StrasbourgHistoire
En 1949, le ministre britannique des affaires étrangères, Ernest Bevin a déclaré « Nous cherchions un centre qui puisse convenir aux nations européennes et devenir un symbole de l'unité de l'Europe. Le choix de Strasbourg m'a paru évident. Cette grande cité avait été témoin de la stupidité du genre humain qui essayait de régler les affaires par la guerre, la cruauté et la destruction ». Un an plus tard, Strasbourg accueille la Cour des Droits de l'Homme. Puis, en 1952, la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). En 1969, l'Institut des Droits de l'Homme. En 1972, le Centre Européen de la Jeunesse. En 1979, le Parlement Européen est élu pour la première fois au suffrage universel et son maintien à Srasbourg confirmé.
Rôle et enjeux au sein de l'Europe
Strasbourg est, depuis 1920, le siège de la première institution intergouvernementale jamais créée, suite au traité de Vienne, la Commission centrale pour la navigation du Rhin. Auparavant, cette institution était basée à Mannheim. Elle regroupe cinq pays : la France, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas.
En changeant cinq fois de nationalité en 75 ans (1870 - 1945), Strasbourg est devenue la ville symbole de la réconciliation franco-allemande et, plus globalement, de l'unité européenne. La ville est ainsi devenue une des trois capitales européennes avec Bruxelles et Luxembourg, en accueillant le Conseil de l'Europe, puis le Parlement européen dont elle est le siège officiel et la Cour européenne des droits de l'homme.
Crée en 1949, le Conseil de l'Europe a pour objectif la défense des droits de l'homme, la mise en valeur de l'identité culturelle de l'Europe, la recherche de solutions aux problèmes de société (notamment la discrimination, le terrorisme, la bioéthique...), le développement de la stabilité démocratique. Cette institution regroupe 47 États. Le budget 2007 du Conseil de l'Europe est de 197 millions d'euros.
Cette institution a été créée en 1959. Un nouveau bâtiment l'accueille depuis 1998.
Elle pour but l'élaboration d'une pharmacopée commune entre les différents pays de l'Union et qui, à terme, remplacera les pharmacopées nationales.
C'est l'organe parlementaire de l'Union européenne. Il regroupe 785 députés élus par les citoyens européens. Depuis le 7 juillet 1981, le Parlement européen a adopté plusieurs résolutions concernant son siège, demandant aux gouvernements des États membres de respecter l'obligation que leur assignent les traités de fixer un siège unique pour les institutions. Devant la carence des États membres, le Parlement européen a pris un certain nombre de décisions quant à son organisation et à ses lieux de travail (Luxembourg, Strasbourg, Bruxelles). Lors du Conseil européen d'Édimbourg, les 11 et 12 décembre 1992, les gouvernements des États membres sont parvenus à un accord sur les sièges des institutions, aux termes duquel :
Cette décision a suscité des critiques de la part de certains députés partisans du siège bruxellois. Cependant la Cour de Justice (arrêt du 1er octobre 1997 - C 345/95) a confirmé qu'elle fixe bien le siège du Parlement conformément à l'art. 289 CE. Le contenu de cette décision a été inclus dans le traité d'Amsterdam sous forme d'un protocole annexé aux traités communautaires, ce que le Parlement européen a regretté. Le calendrier des sessions est fixé chaque année par le Parlement sur proposition de la Conférence des présidents. Le 24 octobre 2006, le Parlement a officialisé l'achat de l'ensemble de ses bâtiments strasbourgeois, scellant par là son ancrage dans la ville.
Crée en 1992, il s'agit du corps d'armée le plus puissant de l'Europe occidentale.
En 2006, une pétition baptisée Oneseat a été lancée à l'attention des citoyens européens. Elle réclame Bruxelles comme unique siège parlementaire européen et, à ce jour, a réuni un peu plus d'un million de signatures.
L'argument principal de cette pétition est le coût de déplacement des députés, évalué à 200 millions d'euros par an. D'autre part, avec une aire urbaine d'environ 700 000 habitants, Strasbourg est une ville de taille assez modeste comparée à Bruxelles qui compte 1,4 millions d'individus. De nombreux députés se plaignent de l'accessibilité insuffisante de la ville qu'elle soit aérienne ou ferroviaire.
Enfin Bruxelles, capitale de la Belgique, est soutenue par tout le pays et le gouvernement alors que Strasbourg n'a pas vraiment le soutien dont elle aurait besoin.
Les projets d'améliorations sont nombreux et visent essentiellement à améliorer l'accessibilité de la ville et à développer son rayonnement économique et culturel.
L'arrivée du TGV Est, en juin 2007, devrait être complétée en 2011 d'une ligne en direction de Lyon. À terme, Strasbourg sera reliée à Stuttgart, Munich et Zurich par l'ICE, le train à grande vitesse allemand, une fois que sera notamment achevée la reconstruction du pont ferroviaire sur le Rhin, à l'horizon 2010. Achevé en 2002, le pont Pflimlin est tout un symbole puisque depuis le XIIe siècle, seuls huit ponts reliant la France à l'Allemagne ont été construits. Si l'idée d'un nouveau pont reliant les deux pays à hauteur de Strasbourg remonte aux années 1950, ce n'est qu'en 1996 que le projet prit sa forme définitive. Ce pont est un instrument économique important : il améliore sensiblement l'accessibilité de la ville depuis l'Allemagne, assurant une meilleure desserte du port autonome de Strasbourg et de l'aéroport d'Entzheim.
Instauré en 1980 sous l'impulsion de Pierre Pflimlin, il a pour objectif d'accroître le rayonnement de la ville en finançant d'importants projets (Zénith, Médiathèque, etc.). Le contrat triennal finance par ailleurs le déficit d'exploitation de certaines lignes aériennes. Le contrat actuel, qui s'achèvera en 2008, pèse 330 millions d'euros et l'État y contribue à hauteur de 30%.
La convention relative à la création de l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau a été paraphée en 2005. Son objectif à est double : développer les échanges entre Strasbourg et l'Allemagne d'une part, et franchir une nouvelle étape dans la construction de l'Europe, en posant les jalons de ce qui pourrait être une métropole binationale de près d'un million d'habitants. L'accord de 2005 vise en effet à développer des projets communs dans les principaux domaines (transports, urbanisme, éducation, santé, emploi, environnement). L'Eurodistrict regroupe notamment les villes de Strasbourg, Kehl, Offenbourg, Lahr et Achern.
Lancé en 2001, ce vaste projet d'aménagement urbain est présenté par la municipalité comme un "trait d'union entre tous les quartiers qui ouvre la ville sur un environnement naturel exceptionnel: l'eau, les canaux, le Rhin." Concrètement, Viaropa se décline en un ensemble de programmes de réhabilitation et de constructions nouvelles s'articulant le long d'un axe est-ouest (d'Eckbolsheim aux rives du Rhin).
En 2004, les villes de Strasbourg et Kehl ont inauguré un Festival des deux rives de part et d'autre du Rhin. Pour l'occasion un parc a été aménagé et l'on peut passer d'un pays à l'autre par la passerelle Mimram.
Crée par l'université franco-allemande, ce forum est un salon de recrutement qui s'adresse principalement aux étudiants à la recherche d'une carrière internationale. Il réunit annuellement plus de 170 exposants.
Démographie
Strasbourg est l'une des rares communautés urbaines de France à avoir fusionné la majeure partie de l'administration de la ville centre avec celle de la communauté urbaine, fusion motivée en 1968 par un souci d'efficacité et d'économie budgétaire.
Le territoire communal strasbourgeois regroupe plus de 60 % de la population de la communauté urbaine de Strasbourg. Celle-ci, sur ses 306 km², compte 451 240 habitants. Entre 1990 et 1999, le taux de croissance annuel moyen était de 0,73 %. Un taux qui a légèrement diminué entre 1999 et 2005 (0,68%) mais qui reste supérieur à la moyenne nationale.
L'aire urbaine de la ville a été évaluée en 1999 à 612 104 habitants sans la partie allemande, ce qui en fait la 9e aire urbaine de France. Sa croissance est soutenue, avec une moyenne de 0,83% par an entre 1990 et 1999. L'estimation 2007 de l'aire urbaine, ville de Kehl incluse, est de 702 412 habitants.
Administration
Strasbourg est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Elle est en outre le siège de l'académie de Strasbourg et de la province ecclésiastique de Strasbourg.
Le maire actuel de la ville est Fabienne Keller (UMP). Elle a été élu en 2001 avec 50,85% des suffrages, face à la candidate socialiste Catherine Trautmann (40,42%). Fabienne Keller est aussi Sénateur du Bas-Rhin depuis 2004.
Lors des élections présidentielles de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a remporté 51,08% des suffrages contre 48,92% pour la candidate socialiste Ségolène Royal.
Depuis 2001, le président de la communauté urbaine est Robert Grossmann (UMP).
La ville de Strasbourg compte six établissements publics qui emploient 10 859 salariés pour un total de 2 462 lits. 83,0% des patients sont d'origine Bas-Rhinoise. Les principaux hôpitaux sont l'hôpital civil (hôpital pavillonaire d'une capacité de 895 lits), celui de Hautepierre (1 017 lits) et celui de la Robertsau (395 lits). Le budget 2005 des hôpitaux universitaires de Strasbourg est de 684 millions d'euros et 1,41 millions d'euros sont consacrés à la recherche. D'importants travaux sont en cours dans l'enceinte de l'hôpital civil. Ils visent notamment à améliorer les conditions d'hébergement (75% de chambres à une place).
Le taux de criminalité à Strasbourg est de 105,46 actes pour 1000 habitants (2005) et est donc sensiblement supérieur aux moyennes nationale (83,0%). Nonobstant, la ville se place dans la moyenne des grandes villes françaises, à mi-chemin entre les villes du sud (Avignon, Toulouse, Nice etc.) et les villes du nord-ouest (Rennes, Nantes, etc.). .
Le taux d'élucidation des crimes et délits est de 27,21% soit légèrement sous la moyenne nationale (28,76%) mais dans le peloton de tête des grandes villes de France.
Strasbourg possède une capacité d'autofinancement élevée grâce a des performances budgétaires solides. En 2006, la dette représentait 3,2% du budget de fonctionnement, soit 276 euros par habitant. Le taux d'endettement est donc modeste, et pour comparaison l'endettement de la ville de Paris s'élève à 859 euros par habitant. Cependant, la dette a tendance a augmenter du fait d'importants projets d'investissement (TGV Est, tram, Zénith). Le budget primitif pour l'année 2007 est de 328,3 millions d'euros pour le fonctionnement et de 154,7 millions d'euros pour l'investissement.
Économie
Grâce à son emplacement géographique, Strasbourg a toujours été un lieu de passage pour les biens et les personnes. Au centre de l'Europe, la ville se situe au carrefour d'un axe nord-sud historiquement très utilisé et aussi d'un axe est-ouest. Son emplacement sur le Rhin autorise naturellement des échanges par voie fluviale. Comme toute grande ville, le secteur d'activité prédominant est le secteur tertiaire, bien que l'industrie représente encore une part non négligeable des emplois, notamment dans les communes alentours. Strasbourg accueille plusieurs grands sièges sociaux, notamment LIDL-France, le Crédit mutuel, Steelcase et les Brasseries Kronenbourg. La C.U.S (Communauté Urbaine de Strasbourg) compte environ 212 000 actifs (recensement 1999) dont voici la répartition :
Le taux de chômage a Strasbourg est, comme dans beaucoup de grandes villes françaises, supérieur à la moyenne nationale. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Pendant longtemps, la ville s'est distinguée par un taux de chômage remarquablement faible, bien aidée par un secteur secondaire dynamique. Cependant, le recul des activités industrielles en France a progressivement réduit l'écart entre les moyennes strasbourgeoise et française. Depuis le chômage baisse mais reste au dessus des niveaux national et régional.
Strasbourg est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin. Elle gère l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim.
Les activités industrielles à Strasbourg ont pour particularité d'être totalement diversifiées. Elles représentent 14,6% des emplois. Sur les 3000 entreprises industrielles, plus de 30% sont à capitaux étrangers, notamment allemands et américains. Les trois principaux secteurs sont l'automobile (General Motors, Delphi Corporation, Johnson Controls), l'industrie pharmaceutique (Lilly, Octapharma, Prestwick Chemical, Carex, Boiron) et l'agroalimentaire (les brasseries Fischer et Kronenbourg).
Depuis les années 1990, la création du pôle de compétence Alsace-Biovalley a apporté de nombreux emplois dans l'industrie pharmaceutique. Outre les emplois de recherche créés par les laboratoires universitaires, avec la création de nouveaux centres de recherche comme l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire ou l'Institut Clinique de la Souris sur le campus d'Illkirch-Graffenstaden, un certain nombre de multinationales se sont implantées à Strasbourg ou dans sa périphérie. Le point d'orgue de ce développement avait été le transfert du siège social d'Aventis à Strasbourg en 2002, malheureusement le rachat de la société par Sanofi-Synthélabo en 2004 a retransféré le siège social du nouveau groupe à Paris.
Le port autonome de Strasbourg et la facilité de transport des marchandises sur le Rhin ont joué un rôle important dans le développement économique de la ville. Avec 10,4 millions de tonnes marchandises en 2006, il est le deuxième port fluvial de France derrière celui de Paris. Aujourd'hui, certains des espaces du port autonome sont des friches industrielles ; les anciens bassins situés près du centre-ville sont comblés ou revalorisés. Il reste des aciéries de part et d'autre du Rhin, celles du côté français avaient tendance à péricliter avant la remontée du prix de l'acier dans les années 2000 ; celles du côté allemand (groupe BSW - Badische Stahlwerke) se sont muées en micro-aciéries très rentables, embauchant alors beaucoup de travailleurs frontaliers.
L'activité commerciale représente plus de 30 000 emplois à Strasbourg. Deux énormes zones commerciales concentrent l'essentiel de l'activité commerciale : celle de la Vigie au sud et celle de Vendenheim au nord. Le centre-ville rassemble des boutiques de luxe ainsi qu'un important centre commercial qui abrite près de 120 boutiques et 8 restaurants (les Halles).
Strasbourg est l'une des premières places financière et bancaire de France et jouit d'une spécificité importante dans ce domaine. La ville compte dix sièges sociaux de banques (notamment : le Crédit Mutuel, le CIC-CIAL, la Banque populaire d'Alsace, la Caisse d'épargne d'Alsace, le Crédit Foncier et Communal d'Alsace et de Lorraine), cinq salles de marchés et de nombreux établissements étrangers (UBS, Barclays, HSBC, Legal & General, Monte Paschi, etc.). Les activités financières emploient plus de 15 000 personnes sur Strasbourg (secteur immobilier inclus).
Le tourisme est une activité importante pour l'Alsace. Le secteur y emploie 25 000 personnes dont plus de 8 000 sur Strasbourg. On observe cependant une baisse des activités touristiques dans la région depuis 2004. Strasbourg n'échappe pas à la règle et seul le tourisme de luxe se maintient. Chaque année, le célèbre marché de Noël (ou Christkindlmärik) ouvert pendant le mois de décembre, draine un nombre considérable de visiteurs, les capacités hôtelières de la ville et de toute la région faisant le plein à cette période. Malheureusement, ces capacités d'accueil sont sous-utilisées le reste de l'année avec un taux d'occupation moyen des chambres de 54,7% contre 60,4% pour la France.
La restauration est très développée à Strasbourg, notamment dans le centre-ville. Tous les types de restaurants sont représentés, depuis les très nombreux döner-kebaps jusqu'aux trois étoiles (le Burehiesel par exemple), en passant par la restauration régionale typique (winstubs, bierstubs, tartes flambées...).
Culture et patrimoine
Le centre historique, la « Grande île » ou « ellipse insulaire », a été classé patrimoine mondial par l'UNESCO en 1988, pour la première fois pour un centre-ville tout entier. Strasbourg est également classée ville d'art et d'histoire par le ministère de la Culture. En 2007, Strasbourg présente son dossier de candidature au titre de Capitale européenne de la culture pour l'année 2013 .
Humanis, collectif d'une centaine d'associations tournées vers le tiers-monde et la réinsertion, organise régulièrement la rencontre d'associations humanitaires sous la bannière « Humananiterre ».
La Maison Kammerzell construite au XVe siècle et qui prendra son aspect actuel à la fin du XVIe siècle suite à d'importants travaux. Cette maison se distingue par sa structure originale : un premier niveau en pierres, puis trois niveaux en bois de type Renaissance rhénane, et enfin trois niveaux de combles.
Les ponts couverts, construits au XIIIe siècle et qui avaient pour rôle de protéger l'accès fluvial de la ville. Le système défensif sera plusieurs fois renforcé jusqu'à la fin du XVIe siècle. Les tours, visibles encore aujourd'hui, sont les dernières des 90 que comptaient les défenses de la ville jusqu'au XIXe siècle.
Le barrage Vauban, écluse fortifiée construite à partir de 1685 visant à renforcer les défenses de la ville. Il pouvait servir à inonder l'accès sud de la ville afin de ralentir (voir de stopper) toute progression ennemie.
Les maisons de la Petite France, véritable panorama du Moyen-Age et de la Renaissance rhénane. Les plus connues sont la maison des tanneurs (construite en 1572 et retouchée au début du XVIIe siècle par son propriétaire) et la maison Haderer, édifices à colombages et aux formes caractéristiques de la région rhénane.
L'Ancienne Douane, édifiée au XIVe siècle et entièrement détruite par les bombardements de 1944, elle a été restauré en 1956 et accueille aujourd'hui un restaurant traditionnel ainsi que des expositions temporaires. C'est l'un des rares témoins du commerce Moyen-Ageux de la ville.
La chambre du commerce, édifiée à partir de 1582 sous l'impulsion d'entrepreneurs suisses. Elle a été agrandie en 1867 dans le respect du style originel.
L'ancienne boucherie, construite entre 1586 et 1588. L'édifice n'abandonnera sa fonction initiale qu'en 1859. Il abrite aujourd'hui le musée historique.
L'hôtellerie du Corbeau. Fermée au XIXe siècle, elle a reçu des hôtes illustres comme Frédéric le Grand, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas ;
L'hôpital civil, édifié une première fois à la fin du XIVe siècle et qui a été partiellement détruit dans un incendie en 1716. La construction d'un nouvel hôpital (encore visible aujourd'hui) commence dès 1717 sous le contrôle de l'architecte Rodolphe Mollinger. Ses immenses toitures abritent trois étages de greniers. L'édifice fut agrandi en 1741.
La cave historique des hospices de Strasbourg, construite entre 1393 et 1395 est le dernier vestige du premier hôpital. Le vin était alors utilisé comme médicament. Epargnée par l'incendie de 1716 qui ravagea l'hôpital, cette cave abrite notamment un vin blanc de 1472. Ce nectar de plus de 500 ans n'a été servi qu'à trois reprises : en 1576, en 1716 ainsi qu'en 1944, aux libérateurs de la ville.
Le lycée Fustel de Coulanges (anciennement collège royal, lycée impérial et école centrale sous la République), jouxtant la cathédrale, a d'abord été le petit séminaire pour les Jésuites après sa construction en 1685. Le lieu a abrité la première imprimerie de Strasbourg, dans la maison dite zum Thiergarten.
L'Aubette (architecte : Jacques François Blondel) édifiée entre1765 et 1778 dans un style néo-classique sur la place Kléber. Ce bâtiment servit dans un premier temps de corps de garde. Endommagé en 1870, il a abrité par la suite le conservatoire de musique. Un important projet de restauration est en cours.
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