Pierre et Vacances_été
Billets d'avion - Comparer tous les vols. Trouver et acheter le billet avion le moins cher parmis les vols de tous les voyagistes, companies aériennes regulières et charter, nationales et lowcostHôtels - Comparer les offres de chambres d'hôtel. Louer une chambre d'hôtel en 1 clicVoitures - Comparer les offres de locations de voiture pour la durée complète de votre séjour ou weed-end. Louer une voiture en 1 clicSéjours - Comparer les offres de locations, croisières, circuits, week-ends, thalasso.. et voyager moins cher. Formules Tout Compris / All Inclusive, Vol+Hotel, Dernières Minutes. Un voyage sur mesure en 1 clicCircuits - Comparer les offres de circuits et voyages accompagnésCroisières - Comparer les offres de croisières
 Vous êtes ici : Billet d'avion > Billet d'avion de Tunis à Annecy

Billet d'avion Tunis Annecy

Liens
 Billet avion Tunis Annecy Billet avion Tunis Annecy
Vol Tunis Annecy Vol Tunis Annecy
Vol sec Tunis Annecy Vol sec Tunis Annecy
Billets d'avion Billets d'avion
 
_
_
Recherche de billets d'avion Tunis Annecy
_
 

Type de trajet :
Ville de départ
Ville d'arrivée
Départ le  Départ le
Retour le
 Retour le
Classe Adultes
Vol direct Enfants
Bébés
Rechercher
 
_
Avec Jetcost, faites votre réservation pour Annecy en quelques clics. Les vacances à Annecy sont au meilleur prix avec Jetcost.com : reservez votre billet d'avion Tunis - Annecy, votre hotel et même votre voiture de location pour découvrir Annecy , destination dépaysante.

Grace au comparateur de billet d'avion Tunis Annecy, effectuez votre recherche instantanement et reserver votre billet d'avion Tunis Annecy pas cher en un petit clic.

Vous recherchez le meilleur prix pour votre billet d'avion Tunis - Annecy ? Trouvez votre Billet d'avion pour Annecy pas cher avec Jetcost. Comparez les meilleurs tarifs : promotions, billet d'avion moins cher, voyages degriffes et offres de derniere minute pour Annecy au départ de Tunis parmi de nombreuses agences de voyage en ligne, de compagnies aériennes régulières et low cost.

Jetcost vous permet de trouver votre billet d'avion pas cher à destination de tous les aéroports de Annecy.

Billet d'avion pour Annecy (France)
 

Annecy

Géographie

Annecy est traversée par une voie ferrée passant par Genève et Aix-les-Bains. La gare ferroviaire est un départ de trains grande vitesse qui gagnent les voies à grande vitesse à hauteur de Lyon ou de Mâcon.

Deux gares routières, situées à proximité immédiate de la gare ferroviaire, permettent de gagner les communes non desservies par les voies ferrées, les stations de sport d'hiver, l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry...

Le réseau de transport en commun urbain de l'agglomération annécienne est la SIBRA (Société intercommunale des bus de la région annécienne). Il est constitué d'un réseau de dix lignes principales (bus urbains), huit lignes d'extension (minibus), dix lignes express (cars interurbains), quatre lignes fonctionnant le dimanche, deux lignes de soirée et d'une ligne d'été reliant les treize communes de la communauté d'agglomération. La place de la gare est l'important centre de correspondance des différentes ligne du réseau. À partir de ce point, vous pouvez vous rendre dans l'ensemble des communes de l'agglomération.

Un service de navettes par bateau relie Annecy Ă  d'autres villes riveraines du lac : Sevrier, Saint-Jorioz, Duingt, Doussard, Talloires, Menthon-Saint-Bernard et Veyrier-du-Lac.

Les bateaux de croisière sur le lac partent du canal situé à l'entrée du Thiou.

Annecy possède un aéroport situé sur les communes de Meythet et de Metz-Tessy. Des vols réguliers permettent de faire la liaison avec l'aéroport d'Orly de Paris en vols directs.

Le Fier et son affluent le Thiou ne sont pas navigables. Néanmoins, le lac constitue une voie d'eau en lui-même et est fréquenté par les bateaux de croisière et les bateaux-navettes.

Une grande partie du centre-ville et de la vieille ville sont constitués de voies piétonnes. Les plus grandes et les plus fréquentées sont la rue Sainte-Claire, la rue Carnot et la rue Royale. Une autre rue piétonne, la rue Louis Armand, se situe dans le Nord de la commune, dans le quartier de Novel.

Annecy est composĂ© de 9 quartiers - Centre ville : mairie, prĂ©fecture, centre bonlieu (culturel), centre courier (commercial), gares ferroviaires et routières - Parmelan Albigny Ă  l'est : plages de l'impĂ©riale et d'Albigny, quartier rĂ©sidentiel - Les Ă©coles : gendarmerie, quartier rĂ©sidentiel - Novel Teppes Ă  l'extrĂŞme nord : ZUP bâtie au dĂ©but des annĂ©es 1970, beaucoup de complexes sportif - Parc des sports : quartier rĂ©sidentiel, stades, hall des expos - Les romains : quartier rĂ©sidentiel, place des romains (plus grande place d'Annecy) - La mandallaz : quartier rĂ©sidentiel situĂ© entre la gare et Cran-Gevrier - Vieille ville : rues piĂ©tonnes, vieilles prisons, château, canaux - Balmette, Prairie et Vovray : quartiers rĂ©sidentiels pour Balmette et Prairie, zone industrielle de Vovray qui s'Ă©tend jusqu'Ă  Seynod Le centre ville s'Ă©tend de la gare Ă  l'ouest jusqu'au palais de justice Ă  l'est.

Histoire

La rive nord du lac d'Annecy fut occupĂ©e au moins dès 3 100 av. J.-C. et Annecy, qui s'appelait alors Boutae ou Bautas, fut une bourgade industrieuse Ă  l'Ă©poque romaine (50 av. J.-C.).

Boutae est le nom romain d'Annecy, découvert dans une inscription à Meythet (C.I.L., XII, n°2532).


Informations sur Annecy plus d'infos sur Annecy
 
_

Billet d'avion pour la France
 

France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l'expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie]], Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l'image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l'Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l'Empire allemand créé Ă  la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l'influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s'avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l'Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l'État s'est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d'une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du PrĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a rajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l'organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l'arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L'armĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l'Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d'appel (mixte). D'une capacitĂ© de plus de 330 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d'approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France mĂ©tropolitaine est localisĂ©e en Europe occidentale (voir la liste de points extrĂŞmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous diffĂ©rents statuts administratifs, en dehors du territoire europĂ©en : en AmĂ©rique du Nord, dans les Antilles, en AmĂ©rique du Sud, dans l'ocĂ©an Indien, dans le nord et le sud de l'ocĂ©an Pacifique et en Antarctique. Elle partage en mĂ©tropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le BrĂ©sil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matĂ©rialisĂ©e) sur l'Ă®le de Saint-Martin aux Antilles, sĂ©pare la partie française de celle sous souverainetĂ© des Pays-Bas. Enfin la Terre AdĂ©lie (TAAF) revendiquĂ©e par la France est enclavĂ©e dans une partie de l'Antarctique revendiquĂ©e par l'Australie. Les cĂ´tes françaises prĂ©sentent quatre façades maritimes tournĂ©es vers la mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie mĂ©tropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'Ă©tend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union EuropĂ©enne. La France mĂ©tropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e. La longueur totale de ses cĂ´tes atteint 3427 km. La France est un isthme.


Informations sur la France plus d'infos sur la France
 
_

Billet d'avion au départ de Tunis (Tunisie)
 

Tunis

Architecture et urbanisme

Avec une superficie de 270 hectares (plus 29 hectares pour le quartier de la kasbah) et plus de 100 000 habitants, la mĂ©dina reprĂ©sente le dixième de la population tunisoise et le sixième de la surface urbanisĂ©e de l'agglomĂ©ration. L'urbanisme de la mĂ©dina de Tunis a la particularitĂ© de ne pas obĂ©ir Ă  des tracĂ©s gĂ©omĂ©triques ni Ă  des compositions formelles (quadrillage, alignements, etc.). L'organisation complexe du tissu urbain a alimentĂ© toute une littĂ©rature coloniale oĂą la mĂ©dina dangereuse, anarchique et chaotique semblait le territoire du guet-apens. Pourtant, des Ă©tudes entamĂ©es dans les annĂ©es 1930 avec l'arrivĂ©e des premiers ethnologues a permis de dĂ©montrer que l'articulation des espaces de la mĂ©dina n'est pas alĂ©atoire : les maisons s'articulent de manière socioculturelle, codifiĂ©e selon les types complexes des rapports humains. Le domaine bâti est caractĂ©risĂ© en gĂ©nĂ©ral par l'accolement de grandes parcelles (600 m2 environ) et la mitoyennetĂ©.

Architectures domestiques (palais et maisons bourgeoises), officielles et civiles (bibliothèques et administrations), religieuses (mosquĂ©es, tourbas et zaouĂŻas) et de services (commerces et fondouks) prĂ©sentent une grande porositĂ© malgrĂ© un zonage clair entre les commerces et l'habitation. La notion d'espace public est donc ambiguĂ« dans le cas de la mĂ©dina oĂą les rues sont considĂ©rĂ©es comme le prolongement des maisons et soumises aux balises sociales. La notion de propriĂ©tĂ© individuelle est faible et les Ă©talages des souks dĂ©bordent souvent sur la voie publique. Cette idĂ©e est renforcĂ©e par la superficie d'une boutique (environ 3 m²) et des chambres Ă  coucher (10 m2 environ). Aujourd'hui, chaque quartier conserve sa culture et les rivalitĂ©s peuvent ĂŞtre fortes.

Ainsi, le faubourg nord supporte le club de football de l'EspĂ©rance sportive de Tunis alors que, Ă  l'autre extrĂ©mitĂ©, c'est le quartier du grand club rival du Club africain. La mĂ©dina connaĂ®t aussi une sectorisation sociale : le quartier du Tourbet El Bey et le quartier de la kasbah sont les deux quartiers aristocratiques, avec une population de juges et de politiciens, tandis que la rue du Pacha est celui des militaires et des bourgeois (commerçants et notables).

Fondée en 698 autour du noyau initial de la mosquée Zitouna, elle développe son tissu urbain tout au long du Moyen Âge, vers le nord et vers le sud, se divisant ainsi en une médina principale et en deux faubourgs au nord (Bab Souika) et au sud (Bab El Jazira). Devenue capitale d'un puissant royaume à l'époque hafside, foyer religieux et intellectuel et grand centre économique ouvert sur le Proche-Orient, le Maghreb, l'Afrique et l'Europe, elle se dote de nombreux monuments où se mêlent les styles de l'Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais qui empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins, l'architecture arabe n'étant caractérisé que par l'emploi de l'arc brisé et légèrement outrepassé.

Ce patrimoine architectural est également omniprésent dans les maisons de particuliers et les petits palais des personnalités officielles aussi bien que dans le palais du souverain à la kasbah.

Toutefois, rares sont les palais et demeures qui remontent au Moyen Ă‚ge, contrairement aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles qui ont lĂ©guĂ© des maisons prestigieuses telles que le Dar Othman (dĂ©but du XVIIe siècle), le Dar Ben Abdallah (XVIIIe siècle), le Dar Hussein, le Dar ChĂ©rif ainsi que d'autres maisons plus ou moins vastes et richement dĂ©corĂ©es dont l'inventaire des annĂ©es 1970 n'en compte pas moins d'une centaine. On dĂ©nombre Ă©galement plusieurs palais Ă©levĂ©s par les beys ou des membres de leur entourage dans la banlieue de Tunis et ce depuis le XIIIe siècle. Les principaux palais des beys sont ceux de La Marsa, du Bardo et de Ksar SaĂŻd. Si l'on ajoute les mosquĂ©es et oratoires (environ 200), les mĂ©dersas (El Bachia, Slimania, El Achouria, Bir El Ahjar, El Nakhla, etc.), les zaouĂŻas (Sidi Mehrez, Sidi Ali Azouz, Sidi Abdel Kader, etc.), les kouttabs, les tourbas (Tourbet El Fellari, Tourbet Aziza Othmana et Tourbet El Bey) et les portes, le nombre des monuments de Tunis approche les 600 dont 98 ont Ă©tĂ© classĂ©s depuis 1912. Car, au contraire d'Alger, Palerme ou Naples, son coeur historique n'a en effet jamais souffert de grandes catastrophes naturelles ou d'interventions urbanistiques radicales. Les principaux outrages qu'a subit la mĂ©dina remontent Ă  l'Ă©poque suivant l'indĂ©pendance du pays avec la destruction de l'enceinte et la prĂ©carisation de l'habitat. C'est la raison pour laquelle la mĂ©dina est inscrite en 1979 au patrimoine mondial de l'Unesco. Au dĂ©but du XXIe siècle, la mĂ©dina est ainsi l'un des ensembles urbains traditionnels les mieux prĂ©servĂ©s du monde arabe.

Par ailleurs, le long des boulevards crées sur l'emplacement des anciens remparts, l'apport architectural de la période 1850-1950 se fait sentir dans les bâtiments officiels, la médina accueillant neuf ministères et le siège de la municipalité de Tunis.

Les souks constituent un vĂ©ritable rĂ©seau de ruelles couvertes et bordĂ©es de boutiques de commerçants et d'artisans groupĂ©es par spĂ©cialitĂ©s. Les mĂ©tiers « propres Â» sont situĂ©s près de la mosquĂ©e Zitouna car ils ne suscitent aucune nuisance par l'odeur, le bruit ou l'usage de l'eau. Les marchands d'Ă©toffes, les parfumeurs, les marchands de fruits secs, les libraires et les marchands de laine sont concernĂ©s au contraire des tanneurs, poissonniers, potiers et forgerons qui sont relĂ©guĂ©s Ă  la pĂ©riphĂ©rie. Il existe ainsi une hiĂ©rarchie codifiĂ©e des mĂ©tiers : le commerce des chĂ©chias, celui des parfums, le tissage de la soie, la sellerie, la confection des vĂŞtements, la fabrication des babouches, le tissage, la poterie et enfin les forgerons et les teinturiers.

Au nord de la mosquĂ©e Zitouna, qu'il longe en partie, s'ouvre le souk El Attarine (parfums) construit au dĂ©but du XVIIIe siècle. Il surprend par ses Ă©choppes regorgeant de fioles contenant une grande diversitĂ© d'essences et de parfums. Ă€ partir de ce souk, une rue mène vers le souk Ech-Chaouachya (chĂ©chias) dont la corporation, celles des chaouachis, est l'une des plus anciennes du pays. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des descendants d'Ă©migrĂ©s andalous chassĂ©s d'Espagne. Sur le souk El Attarine s'ouvrent deux autres souks : le premier, qui longe la façade occidentale de la mosquĂ©e Zitouna, est le souk El Kmach (Ă©toffes) et le second, le souk El Birka, datant du XVIIe siècle, abrite les brodeurs mais surtout les bijoutiers. C'est pourquoi, il s'agit du seul souk dont les portes sont encore fermĂ©es et gardĂ©es pendant la nuit. En son milieu, on remarque une place carrĂ©e oĂą se trouvait l'ancien marchĂ© aux esclaves jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Le souk El Birka dĂ©bouche sur le souk El Leffa, oĂą l'on vend toutes sortes de tapis, de couvertures et autres tissages, et se prolonge par le souk Es Sarragine (selliers), Ă©difiĂ© au dĂ©but du XVIIIe siècle, qui est spĂ©cialisĂ© en maroquinerie. Ă€ la pĂ©riphĂ©rie, on trouve les souks Et Trouk, El Blat, El Blaghgia, El KĂ©babgia, En Nhas (cuivre), Es Sabbaghine (teinturiers) et El Grana oĂą l'on vend des vĂŞtements et des couvertures et qui Ă©tait occupĂ© par les juifs livournais.

Dès les premiers temps de sa fondation, Tunis est considĂ©rĂ©e comme une importante base militaire. Le gĂ©ographe El Yacoubi affirme qu'au dĂ©but du IXe siècle « Tunis Ă©tait entourĂ©e d'un mur de briques et d'argile sauf du cĂ´tĂ© de la mer oĂą il Ă©tait de pierre. Â» Souvent endommagĂ©e voire totalement dĂ©truite au cours du Moyen Ă‚ge, l'enceinte conserva toujours son tracĂ© d'origine. Elle Ă©tait parsemĂ©e de diffĂ©rentes portes.

Bab El Jazira, sans doute la plus ancienne porte de la muraille méridionale, ouvrait sur les routes du sud et de Kairouan. Bab Carthagena donnait accès à Carthage d'où étaient ramenés les matériaux de construction nécessaires à la ville. Bab Souika (d'abord appelée Bab El Saqqayin) avait le rôle stratégique de garder les routes vers Bizerte, Béja et Le Kef. Bab Menara (d'abord appelée Bab El Artha) ouvrait la médina vers le faubourg d'El Haoua. Quant à Bab El Bhar, elle permettait l'accès aux quelques fondouks où vivaient les marchands chrétiens de Tunis.

Au dĂ©but du règne des Hafsides, deux nouvelles portes sont percĂ©es au XIIIe siècle : Bab Bnet et Bab Jedid. Avec le dĂ©veloppement de la capitale, deux faubourgs Ă©mergent Ă  l'extĂ©rieur des remparts : Bab El Jazira (au sud) et Bab Souika (au nord). C'est pourquoi, le souverain hafside AbĂ» Darba Muhammad al-Mustansir al-LihyânĂ® ordonne, au dĂ©but du XIVe siècle, la construction d'une seconde enceinte englobant la mĂ©dina et ses deux faubourgs extĂ©rieurs. Elle est dotĂ©e de six portes : Bab El Khadra, Bab Saadoun, Bab El Allouj (d'abord appelĂ©e Bab Er-Rehiba), Bab Khalid ou Bab Sidi Abdallah ChĂ©rif, Bab El Fellah et Bab Alioua. Ă€ l'Ă©poque ottomane, quatre nouvelles portes sont ouvertes : Bab Laassal, Bab Sidi Abdesselam, Bab El Gorjani et Bab Sidi Kacem.

La ville de Tunis conserve trois portes, Bab Saadoun, Bab El Khadra et Bab El Bhar, qui ouvraient l'ancien mur qui a disparu en grande partie.

Comme dans le reste de la Tunisie, une très large majoritĂ© de la population tunisoise (aux environs de 98 %) est de confession musulmane sunnite. La capitale abrite donc un très grand nombre de mosquĂ©es de diffĂ©rents styles architecturaux, signes de leurs Ă©poques de construction respectives. La principale et la plus ancienne d'entre elles, la mosquĂ©e Zitouna, bâtie en 732 au coeur de la mĂ©dina puis entièrement rebâtie en 864, est un prestigieux lieu de culte et, pendant longtemps, un important lieu de culture et de savoir en abritant les locaux de l'UniversitĂ© Zitouna jusqu'Ă  l'indĂ©pendance de la Tunisie. Il accueille encore les cĂ©rĂ©monies marquant les principales dates du calendrier musulman auxquelles assiste rĂ©gulièrement le prĂ©sident de la RĂ©publique.

La mĂ©dina regroupe la plupart des grandes mosquĂ©es de la capitale qui sont toutes construites avant l'avènement du protectorat français :

La présence d'églises à Tunis témoigne de la présence française pendant un demi-siècle mais aussi des échanges de Tunis avec le reste du bassin méditerranéen. Tunis est par ailleurs le siège du diocèse de Tunis dont l'évêque siège dans la cathédrale Saint-Vincent-de-Paul, édifiée en 1897 sur l'emplacement de l'ancien cimetière chrétien de Saint-Antoine. À celle-ci s'ajoutent un réseau d'édifices catholiques, dont l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, mais aussi protestants avec l'église réformée et l'église anglicane Saint-Georges. La petite communauté orthodoxe est quant à elle regroupée autour de l'église grecque orthodoxe (1862), gérée par l'ambassade de Grèce, et de l'église russe orthodoxe (1957) qui témoigne de la présence en Tunisie d'une petite colonie de réfugiés russes blancs.

Le judaĂŻsme bĂ©nĂ©ficie quant Ă  lui d'une très longue tradition de prĂ©sence dans la ville malgrĂ© l'Ă©migration d'une grande partie de la communautĂ© après l'indĂ©pendance. Parmi les lieux de culte juifs subsistent encore la synagogue Beit Yaacouv et surtout la Grande synagogue de Tunis Ă©difiĂ©e Ă  la fin de la première moitiĂ© du XXe siècle en remplacement de l'ancienne Grande synagogue dĂ©molie dans le cadre des travaux de rĂ©amĂ©nagement du quartier juif de la Hara.

Tunis compte quelques grands parcs dont les premiers sont amĂ©nagĂ©s Ă  la fin du XIXe siècle par les autoritĂ©s du protectorat français.

Le plus grand d'entre eux, le parc du Belvédère, constitué dès 1892 sur un site choisi à l'époque pour sa position excentrée par rapport à la ville et sa vue sur Tunis et son lac, est le plus ancien parc public du pays. Il est réalisé dans le style paysager qui se pratique alors en métropole, constituant un très vaste espace de plus d'une centaine d'hectares traversé de routes que l'on peut parcourir à pied ou en voiture. Il abrite par ailleurs le zoo de Tunis, qui présente la faune africaine, et le Musée d'art moderne.

Le jardin Habib Thameur, jardin français situé dans le quartier du Passage, se caractérise par un tracé régulier et comprend une pièce d'eau centrale ainsi que des parterres et des massifs floraux. Le jardin du Gorjani, jardin anglais situé au sud-ouest de la ville, présente un tracé irrégulier très probablement lié la topographie escarpée du terrain. Il comprend un bassin central et des allées courbes. Tous deux sont réalisés dans l'année qui suit l'indépendance en lieu et place d'anciens cimetières désaffectés, notamment le cimetière israélite de Tunis qui est déplacé au Borgel.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, une progression rapide mais inĂ©gale de la banlieue s'effectue selon les secteurs gĂ©ographiques concernĂ©s. La banlieue prend ainsi une part de plus en plus importante dans la population de l'agglomĂ©ration tunisoise. ReprĂ©sentant 27 % du total des habitants en 1956, elle passe Ă  37 % en 1975 puis Ă  près de 50 % de ce total en 2006 :

Au nord-ouest, dans le prolongement du Bardo, centre politique du pays après l'indépendance et quartier des ministères et de l'Assemblée nationale, le bâti progresse par des occupations puis des constructions illégales ou par la construction d'habitats collectifs bon marché (Ksar Saïd, Den Den, La Manouba, etc.). Au nord, le Belvédère, El Menzah et l'Ariana se structurent par des lotissements pavillonnaires de part et d'autre des nouvelles voies de communication reliant le centre-ville à l'aéroport. Ici vivent les classes moyennes et se sont implantées de nombreux équipements universitaires et organismes de recherche étatiques. Le sud de l'agglomération souffre encore de ses activités industrielles, minières et portuaires. À Ben Arous se multiplient toutefois les lotissements résidentiels ou les occupations illégales de terrains le long des axes routiers.


Informations sur Tunis plus d'infos sur Tunis
 
_

Billet d'avion au départ de la Tunisie
 

Tunisie

Histoire

En effet, la Tunisie apparaĂ®t comme un enjeu stratĂ©gique Ă  la charnière des bassins occidental et oriental de la MĂ©diterranĂ©e. Elle est donc l'objet des convoitises rivales de la France et de l'Italie, la première entendant assurer la sĂ©curitĂ© de ses territoires algĂ©riens et Ă©viter que l'Italie ne contrarie ses ambitions en Égypte et au Levant en prenant le contrĂ´le des accès de la MĂ©diterranĂ©e orientale. ConfrontĂ©s Ă  une surpopulation inquiĂ©tante, les dirigeants du jeune royaume d'Italie rĂŞvent d'une grande politique coloniale et ce territoire, oĂą la minoritĂ© europĂ©enne est constituĂ©e pour l'essentiel d'Italiens, est un objectif dont la conquĂŞte constitue une prioritĂ© pour le gouvernement de Rome. Roustan et Maccio, les deux consuls français et italien, se dĂ©pensent sans compter pour profiter des difficultĂ©s financières du bey. Les incursions des pillards kroumirs en territoire algĂ©rien fournissent le prĂ©texte nĂ©cessaire et Jules Ferry, soutenu par LĂ©on Gambetta, fait valoir qu'il est nĂ©cessaire d'aller s'emparer en Tunisie de la « clĂ© de la maison algĂ©rienne Â». En avril 1881, les troupes françaises pĂ©nĂ©trent dans le pays et Sadok Bey, ne tentant pas de rĂ©sister, accepte de signer, le 12 mai, le traitĂ© du Bardo qui fait de la Tunisie un protectorat français. En 1883, après avoir matĂ© un soulèvement de tribus, les Français confient l'organisation de la conquĂŞte au rĂ©sident gĂ©nĂ©ral Paul Cambon. Après une pĂ©riode d'administration militaire, des contrĂ´leurs civils venus d'AlgĂ©rie se substituent aux caĂŻds locaux.

Le pays est alors marquĂ© par de profondes mutations touchant tous les domaines : il est dotĂ© d'une infrastructure ferroviaire, routière et portuaire, l'objectif de la colonisation Ă©tant la mainmise sur les ressources du pays. On entame Ă©galement l'exploitation des ressources minières et d'importants investissements dans une agriculture mĂ©canisĂ©e Ă  hauts rendements. Or, la dĂ©gradation progressive de la situation Ă©conomique et sociale suscite la formation d'une bourgeoisie rĂ©formiste, l'effervescence nationaliste et la conscientisation de la population autochtone. Le mouvement de libĂ©ration nationale Ă©merge avec des intellectuels de deux tendances : ceux issus du Collège Sadiki et de l'UniversitĂ© Zitouna dont BĂ©chir Sfar et Ali Bach Hamba et ceux issus du LycĂ©e Carnot dont Abdeljelil Zaouche et Hassen Guellaty. En 1911 et 1912, plusieurs Ă©meutes dĂ©clenchĂ©es Ă  Tunis au moment de la guerre italo-turque donnent le point de dĂ©part d'un mouvement d'opposition organisĂ© mais faisant l'objet d'une rĂ©pression très dure. Après la Première Guerre mondiale, la crĂ©ation du Destour, en 1920, relance le mouvement nationaliste qui est nĂ©anmoins touchĂ© par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale des travailleurs tunisiens. La crise des annĂ©es 1930 et les changements politiques, survenus en France et en Europe, favorisent la naissance de nouvelles organisations politiques, syndicales, philanthropiques, sportives, culturelles et de jeunesse. Cette dynamique nouvelle permet Ă  Habib Bourguiba, aidĂ© par ses camarades Mahmoud Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga, de quitter le Destour et de crĂ©er, le 2 mars 1934, le NĂ©o-Destour.

Toutefois, les autoritĂ©s du protectorat tentent de contenir toute tentative de renversement de l'ordre Ă©tabli : les chefs du NĂ©o-Destour sont dĂ©portĂ©s dans le sud du pays puis libĂ©rĂ©s, en 1936, par le gouvernement de LĂ©on Blum qui ouvre des nĂ©gociations interrompues en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent en juillet et provoquent Ă  nouveau l'arrestation des leaders du NĂ©o-Destour et la proclamation, en 1938, de l'Ă©tat de siège. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Tunisie devient le théâtre des premières opĂ©rations communes entre l'armĂ©e amĂ©ricaine et son alliĂ©e britannique en 1942-1943. Le corps principal de l'armĂ©e britannique commandĂ© par le gĂ©nĂ©ral Bernard Montgomery avance Ă  partir de la Libye, après sa victoire dans la bataille d'El-Alamein, en direction du sud de la Tunisie (ligne Mareth) tandis que les États-Unis et d'autres alliĂ©s approchent par l'ouest Ă  la suite de leur dĂ©barquement en AlgĂ©rie et au Maroc (OpĂ©ration Torch). L'Allemagne Ă©tant alors engagĂ©e dans la bataille de Stalingrad, il est facile de considĂ©rer la campagne de Tunisie comme un Ă©vĂ©nement mineur mais en rĂ©alitĂ© elle a un impact important : elle ouvre la route de la Sicile et de l'Italie aux AlliĂ©s. Le conflit interrompt Ă  peine l'action des nationalistes : dès la fin des annĂ©es 1940, le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tentĂ© de canaliser Ă  son profit les idĂ©es nationalistes, Moncef Bey est dĂ©posĂ© après la libĂ©ration qui met fin Ă  l'occupation allemande du pays (novembre 1942-mai 1943). Il est remplacĂ© par son cousin Lamine Bey.

En aoĂ»t 1950, ce dernier forme un gouvernement auquel participe le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du NĂ©o-Destour. Cependant, face aux atermoiements de la France, Bourguiba se rĂ©sout Ă  la confrontation et encourage la rĂ©sistance armĂ©e. Il est Ă  nouveau arrĂŞtĂ© en janvier 1952. En 1954, les choses changent brusquement avec l'arrivĂ©e de Pierre Mendès France Ă  la tĂŞte du gouvernement français : la France consent Ă  nĂ©gocier avec les nationalistes. Dans un discours prononcĂ© Ă  Carthage, le 31 juillet, Mendès France s'engage Ă  accorder l'autonomie interne qui fait l'objet des conventions signĂ©es, le 3 juin 1955, avec Tahar Ben Ammar. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traitĂ© du Bardo et reconnaĂ®t l'indĂ©pendance de la Tunisie.

Le NĂ©o-Destour obtient 95 % des suffrages aux Ă©lections de mars 1956. Devenu chef du gouvernement, Habib Bourguiba brise l'opposition de Salah Ben Youssef, Ă©carte Lamine Bey et, le 25 juillet 1957, proclame la rĂ©publique dont il devient le premier prĂ©sident. Il met sur pied un rĂ©gime qui se veut Ă  la fois moderniste (laĂŻcisation de l'enseignement, promulgation du Code du statut personnel, etc.), libĂ©ral (reconnaissance des libertĂ©s fondamentales) et socialiste (rĂ©forme agraire et dĂ©veloppement planifiĂ©). Les relations avec la France sont tout d'abord difficiles comme le rĂ©vèle, en 1961, la crise de Bizerte (dernière base militaire française en Tunisie qui est finalement Ă©vacuĂ©e le 15 octobre 1963).

Néanmoins, passé les premiers temps de l'indépendance, sa politique suscite une montée des mécontentements. Une nouvelle série de nationalisations de terres en 1964 provoque la suspension de l'aide financière française. En septembre, le dinar tunisien doit être fortement dévalué. Réélu président le 8 novembre, Bourguiba est critiqué par les pays arabes pour ses positions modérées envers Israël avec qui il a demandé à ses pairs arabes de négocier pour résoudre la question palestinienne. Les relations diplomatiques avec l'Égypte sont rompues en octobre 1967, puis avec la Syrie en mai 1968. La détérioration des rapports entre le Parti socialiste destourien (PSD) et l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) aboutit à l'arrestation et à la condamnation, en janvier 1966, d'Habib Achour (secrétaire général du syndicat). Le projet d'accélération de la réforme agraire provoque un mécontentement généralisé. En novembre 1969, le ministre en charge du dossier, Ahmed Ben Salah, est déchu et exclu du parti. Après la réélection de Bourguiba, le 2 novembre, le premier ministre Bahi Ladgham met fin à la réforme agraire, augmente les salaires des ouvriers et abaisse les prix. Bourguiba confie l'année suivante à Hédi Nouira le soin d'assurer la relance de l'économie tunisienne. La loi qu'il fait adoptée en avril 1972 encourage ainsi les investissements étrangers.

Au congrès du PSD (octobre 1971), les libĂ©raux l'emportent mais sont Ă©cartĂ©s du bureau politique. Leur dirigeant, le ministre de l'intĂ©rieur Ahmed Mestiri, est exclu du parti en janvier 1972. En janvier 1974, Bourguiba et le colonel Mouammar Kadhafi dĂ©cident de fusionner la Tunisie et la Libye. Le projet est annulĂ© en mars et le ministre des affaires Ă©trangères Mohamed Masmoudi est Ă©cartĂ© du gouvernement. Élu prĂ©sident Ă  vie du PSD, Bourguiba fait exclure les opposants et adopter le système du parti unique. Réélu le 3 novembre, il est Ă©lu, en mars 1975, prĂ©sident Ă  vie. Mais les crises, dès lors, se succèdent. L'UGTT dĂ©clenche, le 26 janvier 1978, une grève gĂ©nĂ©rale qui dĂ©gĂ©nère en une Ă©meute brutalement rĂ©primĂ©e par l'armĂ©e. Les principaux responsables du syndicat sont arrĂŞtĂ©s et Achour est condamnĂ© Ă  10 ans de travaux forcĂ©s. Face Ă  la menace, les dirigeants de l'UGTT sont amnistiĂ©s (Ă  l'exception de Ben Salah) et, lors du congrès du PSD (avril 1981), Bourguiba affirme les droits des syndicats Ă  l'autonomie et l'Ă©volution vers le multipartisme. Toutefois, la hausse du prix des produits de première nĂ©cessitĂ© provoque, dĂ©but 1984, de graves Ă©meutes. Bourguiba, malade et affaibli par l'âge, voit autour de lui se multiplier les candidats Ă  sa succession et l'autoritĂ© de l'État s'amoindrir. Après l'attaque cĂ©rĂ©brale de Nouira, il nomme Mohamed Mzali comme premier ministre. La politique Ă©conomique est alors marquĂ©e par une crise financière grave marquĂ©e notamment par un Ă©puisement des rĂ©serves en devises du pays. Bourguiba nomme au mois de juillet 1986 un technocrate, Rachid Sfar, Ă  la tĂŞte du gouvernement. Mais sa santĂ© se dĂ©gradant de plus en plus, il passe sous l'influence de son entourage et prend des dĂ©cisions incohĂ©rentes alors que la confrontation avec le mouvement islamiste menace la stabilitĂ© du pays.

DĂ©clarĂ© « mĂ©dicalement empĂŞchĂ© Â», le prĂ©sident Bourguiba est destituĂ© le 7 novembre 1987 et remplacĂ©, conformĂ©ment Ă  la constitution, par le premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali. DotĂ© de nouvelles structures, le PSD devient le Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique (RCD) et un processus de renouvellement des dirigeants est engagĂ©. La constitution abolit les dispositions relatives Ă  la prĂ©sidence Ă  vie et des mesures d'amnistie sĂ©lectives sont prises. Le 2 avril 1989, Ben Ali, est Ă©lu prĂ©sident et le RCD obtient la quasi-totalitĂ© des sièges Ă  la Chambre des dĂ©putĂ©s. Pourtant, de graves incidents se produisent, le 8 mai 1991, sur le campus universitaire de Tunis : deux Ă©tudiants sont tuĂ©s. Le 22 mai, un projet de complot de l'organisation islamiste Ennahda, visant Ă  assassiner le prĂ©sident Ben Ali, est dĂ©couvert. Cinq auteurs de l'attaque sanglante (17 fĂ©vrier) contre un local du RCD en plein centre de Tunis sont exĂ©cutĂ©s le 9 octobre. En juin 1992, la Ligue tunisienne des droits de l'homme est dissoute et 279 islamistes sont jugĂ©s au cours de deux procès, en juillet-aoĂ»t, pour le complot de 1991 : les principaux dirigeants d'Ennahda, dont certains sont en fuite, sont condamnĂ©s Ă  la prison Ă  perpĂ©tuitĂ©. Cependant, la libĂ©ralisation de l'Ă©conomie et les efforts en faveur du dĂ©veloppement Ă©conomique se poursuivent.

Reconduit en 1994, le prĂ©sident Ben Ali renforce son emprise sur l'État et continue Ă  rĂ©pondre Ă  la montĂ©e islamiste par une implacable rĂ©pression. La modification du code Ă©lectoral permet aux partis d'opposition de siĂ©ger Ă  l'AssemblĂ©e nationale mais, aux Ă©lections municipales de 1995, l'opposition n'obtient, dans l'ensemble du pays, que six sièges sur 4 090. Ben Ali est ensuite reconduit en 1999 puis en 2004 (Ă  la suite d'une modification constitutionnelle).

Politique

Le prĂ©sident de la RĂ©publique tunisienne est Ă©lu tous les cinq ans au suffrage universel et il peut se prĂ©senter aux Ă©lections autant de fois qu'il veut pour autant qu'il ait moins de 75 ans. Zine el-Abidine Ben Ali, l'actuel dĂ©tenteur du poste, est Ă©lu le 24 octobre 2004 pour un quatrième mandat. La Tunisie ne connaĂ®t que deux prĂ©sidents au cours de son histoire moderne : Habib Bourguiba (25 juillet 1957-7 novembre 1987), avec comme premiers ministres Bahi Ladgham, HĂ©di Nouira, Mohamed Mzali, Rachid Sfar et Zine el-Abidine Ben Ali, puis Ben Ali (depuis le 7 novembre 1987) avec comme premiers ministres HĂ©di Baccouche, Hamed Karoui et Mohamed Ghannouchi. Le pouvoir lĂ©gislatif, bicamĂ©ral depuis 2002, est exercĂ© par la Chambre des dĂ©putĂ©s, composĂ©e de 189 dĂ©putĂ©s (dont 37 de l'opposition) Ă©lus au suffrage universel, et par la Chambre des conseillers (qui tient sa sĂ©ance inaugurale le 16 aoĂ»t 2005) qui comprend 112 membres.

La constitution actuelle est celle qui est proclamĂ©e le 1er juin 1959, trois ans après l'indĂ©pendance. Elle a subi plusieurs amendements dont celui du 12 juillet 1988 pour limiter le nombre de mandats prĂ©sidentiels Ă  trois (après que Bourguiba eut Ă©tĂ© proclamĂ© prĂ©sident Ă  vie) et celui du 1er juin 2002 suite au rĂ©fĂ©rendum tenu le 26 mai de la mĂŞme annĂ©e, permettant notamment la suppression de la limite du nombre de mandats prĂ©sidentiels, l'allongement de l'âge limite pour dĂ©poser une candidature Ă  la prĂ©sidence, l'instauration d'une immunitĂ© judiciaire pour le prĂ©sident (durant et après l'exercice de ses fonctions) et l'instauration d'un parlement bicamĂ©ral.

Le RCD, parti au pouvoir, fut durant 25 ans le seul parti politique lĂ©gal  Â»Â” alors qu'il portait le nom de PSD  Â»Â” et domine toujours la vie politique avec plus de deux millions d'adhĂ©rents revendiquĂ©s. La scène politique du pays compte actuellement six partis politiques d'opposition lĂ©gaux, un minimum de 20 % des 189 sièges de la Chambre des dĂ©putĂ©s leur Ă©tant garanti par la loi.

Le manque de transparence politique, la faible liberté d'expression et la censure (notamment de la presse et de nombreux sites Web) font qu'une situation politique précise de la Tunisie est difficile à déterminer. De nombreuses ONG internationales pointent du doigt les atteintes aux droits de l'homme en Tunisie notamment en ce qui concerne les atteintes à la liberté d'expression, les prisonniers politiques et d'opinion détenus, l'instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif, la torture et la situation dans les prisons tunisiennes, ainsi que le harcèlement de toute dissidence politique.

Le premier prĂ©sident, Habib Bourguiba, choisit le non-alignement durant la guerre froide tout en ayant des relations Ă©troites avec l'Europe et les États-Unis. Son successeur, Zine el-Abidine Ben Ali, maintient la tradition tunisienne de bonnes relations avec l'Occident tout en jouant un rĂ´le actif dans les instances rĂ©gionales arabes et africaines : le pays accueille, en mai 2004, la 16e session ordinaire du sommet de la Ligue arabe (dont elle est membre depuis 1958) et envoie rĂ©gulièrement de l'aide humanitaire aux Palestiniens et aux États arabo-musulmans en crise comme le Liban, en 2006, ou l'IndonĂ©sie après le tsunami du 26 dĂ©cembre 2004. Le pays est Ă©galement un membre fondateur de l'OUA, dont elle assure la prĂ©sidence en 1994-1995, avant de participer Ă  la fondation de l'Union africaine en juillet 2002. La Tunisie a Ă©galement soutenu le dĂ©veloppement de l'Union du Maghreb arabe qui inclut l'AlgĂ©rie, le Maroc, la Mauritanie et la Libye. Toutefois, ses progrès restent limitĂ©s en raison de tensions entre l'AlgĂ©rie et le Maroc Ă  propos du Sahara occidental. En fĂ©vrier 2001, la Tunisie adhère Ă  la CommunautĂ© des États sahĂ©lo-sahariens et accueille le siège de la Banque africaine de dĂ©veloppement en 2003.

Le pays est depuis longtemps une voix modĂ©rateur sur la question du Proche-Orient : Bourguiba est ainsi le premier dirigeant arabe Ă  appeler Ă  la reconnaissance d'IsraĂ«l par les pays arabes dans un discours prononcĂ© Ă  JĂ©richo le 3 mars 1965. Le pays abrite le quartier gĂ©nĂ©ral de la Ligue arabe de 1979 Ă  1990 ainsi que celui de l'OLP de 1982 Ă  1993 (jusqu'Ă  ce que son comitĂ© exĂ©cutif s'installe dans les Territoires occupĂ©s bien que son dĂ©partement politique reste Ă  Tunis). Le pays joue Ă©galement un rĂ´le modĂ©rateur dans les nĂ©gociations de paix au Proche-Orient : la Tunisie est le premier pays arabe Ă  recevoir une dĂ©lĂ©gation israĂ©lienne en 1993, dans le cadre du processus de paix, et maintient une reprĂ©sentation en IsraĂ«l jusqu'au dĂ©but de la seconde Intifada en 2000.

Coincée entre l'Algérie et la Libye, la Tunisie a toujours cherché à maintenir de bonnes relations avec ses voisins malgré des tensions occasionnelles. La Tunisie et l'Algérie ont résolu une longue dispute frontalière en 1993 et ont coopéré dans la construction du gazoduc transméditerranéen menant vers l'Italie. La Tunisie a par ailleurs récemment signé un accord avec l'Algérie pour démarquer la frontière maritime entre les deux pays. Vis-à-vis de son autre voisin, les relations avec sont plus difficiles à partir de l'annulation par la Tunisie d'un accord visant à la formation d'une union tuniso-libyenne en 1974. Les relations diplomatiques sont rompues entre 1976 et 1977 puis se détériorent à nouveau en 1980 lorsque des rebelles appuyés par la Libye tentent de prendre la ville de Gafsa. En 1982, la Cour internationale de justice tranche le différend relatif à la partition du plateau continental frontalier (riche en pétrole) en faveur de la Libye. L'expulsion par la Libye de nombreux travailleurs tunisiens en 1985 et les menaces militaires américaines conduisent la Tunisie à restreindre leurs relations qui sont à nouveau normalisées dès 1987. Tout en soutenant les sanctions de l'ONU imposées à la Libye, à la suite de bombardements aériens américains, la Tunisie prend soin de maintenir de bonnes relations avec son voisin. Elle soutient ainsi la levée de ces sanctions en 2003, la Libye redevenant ainsi l'un de ses partenaires commerciaux majeurs. Néanmoins, les deux pays ont encore un contentieux maritime sur leur frontière commune.

La Tunisie revendique également sa dimension méditerranéenne. Elle participe ainsi au Forum méditerranéen, dont elle organise l'édition 2005, et devient le premier pays du bassin méditerranéen à signer, le 17 juillet 1995, un accord d'association avec l'Union européenne dans le but de renforcer son ancrage à l'Europe. Avec son plus proche voisin européen, Malte, la Tunisie discute actuellement de l'exploitation pétrolière du plateau continental qui se trouve entre les deux pays.

L'action politique de la Tunisie dĂ©passe pourtant les frontières rĂ©gionales. Lors d'un discours prononcĂ© devant l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies en 1999, le prĂ©sident Ben Ali appelle Ă  la crĂ©ation d'un Fonds mondial de solidaritĂ© (en s'inspirant du Fonds de solidaritĂ© nationale) visant Ă  contribuer Ă  la lutte contre la pauvretĂ© dans les zones les plus dĂ©shĂ©ritĂ©es dans le monde. L'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale adopte Ă  l'unanimitĂ©, le 20 dĂ©cembre 2002, une rĂ©solution portant crĂ©ation de ce fonds et instaurant les modalitĂ©s pratiques requises pour sa mise en place.

Gouvernorats

La Tunisie est divisĂ©e en 24 gouvernorats qui portent le nom de leurs chefs-lieux :

Ă€ leur tĂŞte se trouvent des gouverneurs, nommĂ©s par le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui sont les « dĂ©positaires Â» de l'autoritĂ© de l'État. Trois institutions les aident Ă  accomplir leurs missions :

Aux cĂ´tĂ©s des gouverneurs se trouvent les Conseils rĂ©gionaux qui sont chargĂ©s d'examiner « toutes les questions intĂ©ressant le gouvernorat dans les domaines Ă©conomiques, sociaux et culturels. Â» Ils donnent ainsi leur avis sur les programmes et projets que l'État envisage de rĂ©aliser dans leur gouvernorat respectif, arrĂŞtent le budget des gouvernorats et les impĂ´ts perçus au profit de la collectivitĂ© publique et Ă©tablissent des relations de coopĂ©ration avec des instances Ă©trangères de niveau rĂ©gional (après approbation du ministre de l'intĂ©rieur).

Justice

Le droit tunisien reste largement inspiré par le droit français, tant dans son contenu que dans ses grandes divisions (public et privé) et ses structures.

ModifiĂ©e Ă  plusieurs reprises, la constitution tunisienne garantit les principes fondamentaux suivants :

Le système juridictionnel est prĂ©cisĂ© par la loi portant sur l'organisation judiciaire de 1967, les règles de compĂ©tence (attribution, compĂ©tence territoriale et compĂ©tence d'exception) Ă©tant stipulĂ©es dans d'autres textes dont le Code de procĂ©dure pĂ©nale du 24 juillet 1968. Le système judiciaire est composĂ© de deux grands ensembles : les juridictions civiles (ordinaire, pĂ©nale et spĂ©ciale) placĂ© sous le contrĂ´le du ministère de la justice et les juridictions spĂ©ciales : Conseil de Prud'hommes, Tribunal immobilier, Conseil d'État (Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute Cour (destinĂ©e Ă  juger le crime de trahison commis par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire (qui n'est pas une juridiction d'exception selon les autoritĂ©s tunisiennes). Le domaine de compĂ©tence de ce dernier s'Ă©tend principalement aux atteintes Ă  la sĂ©curitĂ© nationale et Ă  la sĂ»retĂ© intĂ©rieure de l'État.

Géographie

La Tunisie est le pays le plus au nord du continent africain. Il est sĂ©parĂ© de l'Europe par 140 kilomètres au niveau du dĂ©troit de Sicile et rattachĂ© au Maghreb dont il est le plus petit État. Disposant d'une superficie de 163 610 km², le pays est limitĂ© Ă  l'ouest par l'AlgĂ©rie (965 kilomètres de frontière commune), au sud-est par la Libye (459 kilomètres) et au nord et Ă  l'est par la mer MĂ©diterranĂ©e (1 298 kilomètres de cĂ´tes).


Informations sur la Tunisie plus d'infos sur la Tunisie
 
_