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Émirats Arabes Unis
Présentation
Les Émirats arabes unis (EAU) sont un État fédéral, créé en 1971, regroupant sept émirats mitoyens, Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn, situés au Moyen-Orient entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Les Émirats sont l'un des plus importants producteurs et exportateurs de pétrole ; les principales réserves gazières et pétrolières sont dans l'émirat d'Abou Dabi, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et capitale politique du pays tandis que l'émirat de Dubaï, capitale économique du pays, s'est tourné depuis quelques années vers de nouvelles ressources tels que les ports francs, les nouvelles technologies mais surtout le tourisme de luxe.
Outre cette fédération, la côte du golfe persique compte d'autres émirats, le Koweït et du Qatar, ainsi que Bahreïn (devenu un « royaume » en 2002) et le sultanat d'Oman.
Histoire
De récentes découvertes faites dans les Monts Hajar permettent de retracer l'histoire des Émirats arabes unis à l'apparition des premiers hommes dans la région, il y a plus de 7500 ans. Ces peuples entretenaient déjà des relations avec les civilisations du Nord, qui sont peu à peu devenues des partenaires commerciaux importants.
Devenu une véritable plaque tournante pour le commerce, le port d'Omana (à présent Umm al-Qaiwain), fut utilisé par les marchands pour transporter leur marchandise de la Syrie et du sud de l'Irak jusqu'en Inde. Le commerce de perles commença à se développer et à s'imposer comme un commerce important dans la région
En 630 après J.C., les émissaires du prophète de l'islam Mahomet arrivèrent dans la région et convertirent la population à l'islam. Les armées islamiques se servirent de Julfar (à présent Ras al-Khaimah) comme avant-poste pour conquérir l'Iran. Au fil du temps, Julfar devint un centre perlier et un port important pour le commerce dans l'océan Indien.
Au XVIe siècle, alors que les grandes puissances européennes se disputaient le contrôle de l'océan Indien, les Portugais luttèrent contre les populations arabes de Julfar et d'autres ports dans le Golfe. À l'intérieur des terres, de grandes familles commencèrent à prendre le contrôle de différents émirats. À cause de sa puissance, la famille des Qawasim attira notamment l'attention des Britanniques qui voulaient s'assurer le contrôle des routes de commerce.
Les Bani Yas régnaient sur l'oasis de Liwa, centre des activités économiques de la région, depuis le début du XVIe siècle. Au début des années 1790, une branche des Bani Yas, les Al Bu Falah, s'installèrent à Abou Dabi sous le pouvoir d'un cheikh de la famille Al Nahyan. Peu après, en 1833, une autre branche de la tribu des Bani Yas, les Al Bu Falasah, s'établit dans la crique de Dubaï, instaurant ainsi la domination des Maktoum dans cet endroit.
Après la défaite des Qawasim, en 1820, les Britanniques signèrent une série d'accords et de traités avec les cheikhs de chaque émirat de la côte du Golfe, celui de 1853 garantissant l'arrêt de la piraterie contre les navires britanniques, d'où le nom des États de la Trêve (en anglais : Trucial States) donné aux actuels Émirats et 4 autres (Dibba, Hamria, Kalba et Hira). Les Britanniques prirent soin de renforcer les liens qui les liaient aux États de la Trêve, afin de freiner les convoitises d'autres grandes puissances européennes..
En 1892, un nouveau traité érigea les États de la Trêve en protectorat et les fit entrer dans l'empire colonial britannique. Il les engageait à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec des pays autres que le Royaume-Uni sans le consentement de ce dernier. En retour, le Royaume-Uni garantit la protection des États de la Trêve contre toute attaque maritime ou terrestre.
Cette période de calme permit à l'industrie perlière de prospérer à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Cependant, les deux guerres mondiales eurent un effet très néfaste sur cette industrie, qui finit par s'éteindre juste après la Seconde Guerre mondiale, lorsque le gouvernement indien se mit à imposer des taxes sur les perles importées du Golfe.
Au début des années 1960, un premier puits de pétrole fut découvert à Abou Dabi, ce qui permit le développement rapide de l'émirat, sous la conduite du cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, qui fit construire des écoles, des hôpitaux, des logements et des routes. Dubaï fut également gagné par cet élan de développement économique, aidé par les recettes des exportations pétrolières. Les différents émirats commencèrent à se rapprocher et à prendre le contrôle des mains des Anglais, notamment en formant un conseil qui leur permit de décider eux-mêmes des enjeux politiques les concernant. À la tête de ce conseil se trouvait Adi Bitar, le conseiller du cheikh Rashid bin Saeed Al Maktoum. Enfin, en 1968, les britanniques se retirèrent de la région et mirent fin aux États de la Trêve, qui étaient composés également des états du Bahrein et du Qatar. Les 9 états tentèrent de former une union, mais ne parvenant pas à se mettre d'accord, Bahreïn et Qatar déclarèrent leur indépendance respectivement en aout et en septembre 1971.
Le 2 décembre 1971, six émirats accèdent à l'indépendance sous la forme d'une fédération et prennent le nom d'Émirats arabes unis. Ils seront rejoints en 1972 par Ras el Khaïmah. Le pays connaît alors une importante période de développement économique et démographique.
La prospérité et le développement moderne que connaissent aujourd'hui les Émirats arabes unis sont en grande partie le fruit des efforts de Zayid, premier président des E.A.U. Le nouvel État nait dans une période d'instabilité politique dans la région. Deux jours avant sa création, l'Iran s'était emparée des îles de la Grand et de la Petite Tunb, qui faisaient partie de Ras Al-Khaimah. Des troupes iraniennes avaient également débarqué à Abu Musa, un territoire de Sharjah.
Zayid fut élu premier président des EAU en 1971, puis fut réélu tous les cinq ans jusqu'à sa mort en 2004. Il jouit d'un grand prestige sur la scène internationale, grâce à son plus grand respect des lois humanitaires internationales et à ses efforts pour maintenir la paix dans la région. Sous sa présidence, les EAU envoyèrent des troupes afin de combattre pour la libération du Koweït en 1990-1991 et contribua au mouvement pour le maintien de la paix au Kosovo.
Sous son influence, les EAU connurent un grand essor économique leur permettant de se développer rapidement et de devenir une force importante dans la région. Estimant que tous les citoyens avaient leur rôle à jouer dans la construction du pays, Zayid prit rapidement des mesures pour améliorer le statut des femmes dans la société en facilitant leur accès à l'éducation et en leur donnant une place plus importante dans la vie politique du pays.
À sa mort, son fils aîné, le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, lui succéda en qualité de président des EAU et de souverain d'Abou Dabi.
Géographie
Les Émirats arabes unis sont situés dans le sud-ouest de l'Asie, dans la péninsule arabique, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, sur les rives du Golfe d'Oman et du Golfe Persique, entre Oman et l'Arabie saoudite (frontaliers) Une enclave omanaise (Madha) se situe dans les montagnes à l'est du pays, formant le détroit d'Ormuz, face à l'Iran. Les E.A.U. se situent entre 22°50 »² et 26° de latitude Nord, et entre 51° et 56°25 »² de longitude Est.
La totalité du territoire est désertique ou semi-désertique. Le sud du pays est constitué d'une partie du Rub' al Khali (le désert des déserts), tandis que l'est et le nord sont occupés par des montagnes. Quelques oasis (Al Ain, Manama...) permettent de maintenir une vie dans le désert. Des sebkhas occupent le sud et l'ouest du pays, notamment le long de la côte, à l'ouest d'Abou Dabi.
Des revendications territoriales, sur trois îles (Grande Tumb, Petite Tumb et Abu Mussa) du détroit d'Ormuz et du golfe Persique, l'opposent à l'Iran. Outre le fait même de la possession de ces îles et îlots, c'est surtout l'établissement des zones économiques exclusives qui est en jeu, avec, à la clé, les réserves pétrolières et minières offshore.
Le pays est situé dans une zone de grande importance géostratégique, au sud du détroit d'Ormuz, un lieu de passage vital où est transporté le pétrole. Le pays partage 530 kilomètres de frontière avec l'Arabie saoudite à l'ouest, au sud et au sud-ouest et 450 kilomètres de frontière avec Oman au sud-ouest et au nord-ouest. La frontière avec le Qatar dans la région de Khawr al Udayd n'atteint que 19 kilomètres au nord-ouest, mais n'en demeure pas moins une source de conflit . La superficie totale des E.A.U. est d'environ 77 700 km². Abou Dabiest l'émirat le plus grand, occupe 87% de la superficie totale du pays (67 340 km²). L'émirat le plus petit, Ajman, a une superficie de seulement 259 km². Les E.A.U. s'étendent sur plus de 650 km sur la rive sud du Golfe Persique. Le plus grand port se trouve à Dubai, mais il y a également des ports à Abou Dabi et Sharjah. On trouve de nombreuses îles dans le Golfe dont certaines sont l'objet de disputes avec l'Iranet le Qatar. Les plus petites îles ainsi que les barrières de corailconstituent un risque pour les navigateurs. De forts courantsainsi que des tempêtesreprésentent également un danger pour les bateaux dans la région. Au sud et à l'ouest d'Abou Dabi, de vastes dunes s'étendent jusqu'à Rub al Khali en Arabie saoudite. Le désert d'Abou Dabi abrite deux oasis importantes avec des réserves d'eau souterraines ; l'oasis de Liwa se trouve dans le sud près de la frontière avec l'Arabie saoudite. À 100 km au nord-ouest de l'oasis de Liwa, se trouve l'oasis d'Al Buraymiqui s'étend des deux cotés de la frontière entre Abou Dabi et Oman. Avant de se retirer du pays en 1971, le Royaume-Unidélimita les frontières des 7 émirats afin d'éviter des disputes territoriales qui auraient pu ralentir la formation de l'état fédéral. Les gouverneurs des émirats acceptèrent en grande majorité les frontières imposées par les britanniques, mais il y eut tout de même une dispute territoriale entre Abou Dabi et Dubaï et entre Dubaï et Sharjah. Ces conflits ne furent résolus qu'après l'indépendance. La frontière la plus problématique est celle des montagnes d'Al Hajar al Gharbi, où cinq émirats se contestent la souveraineté de plus de 12 enclaves différentes.
Environnement, développement durable
Le pays est aride et connait des problèmes qualitatifs et quantitatifs d'alimentation en eau que les systèmes de désalinisation ne peuvent à ce jour compenser ; Il n'accueille une végétation exubérante que dans les oasis, mais les zones sèches abritent de nombreuses espèces rares ou devenues rares, menacées ou protégées. Les fonds marins abritent une grande richesse en biodiversité, notamment dans les milieux coralliens.
Longtemps le pétrole presque gratuit (environ 2,5 millions de barils de pétrole quotidiennement extraits dans le pays en 2008/2009) a découragé la recherche d'efficience énergétique et la sobriété du développement (Chaque habitant des EAU consomme environ 17.000 kWh/an d'électricité et 219.000 litres/an d'eau, soit plus qu'un américain moyen ).
L'usage de l'essence plombée à contribué au saturnisme à la pollution de l'air et des sols dans les villes, et l'air est souvent empoussiéré par les vents nocturnes ou les tempêtes.
Mais la perspective du peak-oil (Pic pétrolier) et de la fin du pétrole a modifié le point de vue des dirigeants et de la population. Le pays accueille maintenant le siège de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables s'est doté d'un ministère de l'écologie qui prépare notamment la transition vers l'après-pétrole, c'est-à-dire le développement d'énergies douces, sûres et renouvelables. Ls EAU disposent notamment d'une ressource inépuisable en énergie solaire. Les recettes du pétrole sont maintenant pour partie investies dans le solaire et l'éolien.
L'oryx d'Arabie (Oryx leucoryx), qui parcourait jadis l'entière péninsule d'Arabie, a disparu à l'état sauvage au début des années 1960. Son aire de répartition naturelle aux Émirats est incertaine, mais on le trouvait probablement à Liwa et dans ses environs, ainsi que dans les plaines montagneuses.
Depuis le début des années 1960, quand Zayid a ordonné de retirer quelques animaux du dernier troupeau sauvage d'oryx d'Arabie afin de les élever en captivité, des progrès remarquables ont été accomplis aux Émirats dans ce domaine. Alors que l'espèce était au bord de l'extinction, son avenir est aujourd'hui assuré. Il existerait de nos jours entre 3 500 et 4 000 oryx, répartis entre plusieurs troupeaux, dans les collections émiriennes. La première phase d'un grand projet visant à remettre 100 oryx en liberté a été mise en oeuvre début 2007.
La gazelle des sables (Gazella subgutturosa marica), d'un poids maximum de 22 kilos, est la deuxième antilope des Émirats par sa taille. L'observation de petits groupes de ces créatures charmantes, dont l'espèce est en danger critique d'extinction, est signalée de temps à autre dans le Sud de l'Émirat d'Abou Dabi.
La gazelle d'Arabie (Gazella gazella cora) se rencontre dans les plaines de gravier, les déserts de sable et les montagnes, son aire de répartition naturelle s'étendant à l'ensemble des émirats, à l'exception des zones de sable très doux de Liwa où seule la gazelle des sables s'aventurait. La gazelle des montagnes au corps gracieux, qui ne pèse que 10 à 14 kilogrammes, peut atteindre une vitesse de 65 kilomètres à l'heure pour fuir un danger. Elle est également en danger critique d'extinction.































