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Vol sec Athènes Damas
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Vol sec pour Damas (Syrie) |
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DamasLa ville
« C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants, [...]
Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église. [...]
Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: « Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia. »
La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: « La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières ». Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : « On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. » »
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne du troisième Imam des chiites décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn se trouve à Najaf (au sud de l'Irak) et la tête tranchée a été enterée en Égypte(au Caire)
« Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes ! [...]
Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: « Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. » »
Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIe siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.)I.2 : Le cadre historique La capitale actuelle de la Syrie est la plus ancienne capitale qui continue à être habitée par du monde .Elle se situe au sud du pays dans une merveilleuse oasis irriguée par Barada. Son nom était déjà attesté par les tablettes de al- »Amarnah sous la forme Dimachqa1. L'histoire de la ville est riche. Elle commence du néolithique en passant par toutes les périodes de l'orient : durant la période d'Amarna (dans la première moitié du deuxième millénaire avant J.C), DAMAS était la capitale du pays d'Ube, puis à l'époque araméenne, le royaume de Damas résista à la domination assyrienne (9ème siècle avant J.C). La ville tomba dans les mains des Assyriens et est devenue la capitale du département de l'empire. Enfin, avec la victoire d'Alexandre le Grand en l'année 332 avant J.C, contre les Perses, la ville entra dans les phases classiques qui se prolongeaient jusqu'à la conquête arabe. On pourrait dire que tous les vestiges archéologiques restant dans la ville remontent à l'époque classique et byzantine : le temple de Jupiter qui était transformé en l'église de Jean Baptiste par les byzantins et plus tard en une mosquée islamique, l'enceinte, la porte orientale (Bab Sharqï) avec ses trois baies, la rue droite et la porte de Saint Paul (Bab Kaysan), voir fig.1.2 (Cartes) Notre étude concerne la période historique islamique qui prend naissance avec les conquérants arabes en l'année 38 de l'hégire (638) et qui s'étend jusqu'à aujourd'hui. Comme cette période est très longue, on va se contenter de donner les dates principales de cette période qui concernent uniquement Damas : -en l'année 38 de l'hégire(638) la conquête arabe. - la période Omeyyade 41/661-132 /750 - la période Abbaside 132/750 -264 /887. -entre les années 246/887-360/971 la domination Tulunides, retour des abbasides et Ikhchidides. - la domination fatimide 360/971-468/1076. 1 -Dussaud, 1927, p. 392. Elle a pris le nomme araméen Dourmeseq, doumeseq. 7 - les seldjoukides et les bourrides 468/1076-549/1154. - les Zingides 549/1154-570/1174. - les Ayyoubides 570/1174-658/1260. - l'invasion mongole 658/1260. - les Mamlouks 658/1260-922/1516. - la chute de la ville dans les mains de Tamerlan 2 803/1401. - les Ottomans 922/1516-1336/1918.3 2 - Tamerlan (Tïmurlank) 736/1336- 807/1405, le grand conquérant mongole qui a dévasté l'orient (Iran, Iraq, Syrie) à la fin de quatorzième siècle. Pour savoir plus ce qui concerne son invasion de l'orient islamique voir (Ibn »Arab Sh?h, »Adj?'ib al-maqdur fï naw?'ib Tïmûr, éd :'A?mad al-?um, Beyrouth, 1986) 3 -Il y a des milliers de livres qui traitent de l'histoire de la ville mais pour une plus ample connaissance voir : -Degeorge, Gérard, 1997, Damas des origines aux mamlouks, éd : l'Harmattan, Paris -Mouton, Jean Michel, 1994, Damas et sa principauté sous les Seldjoukides les Bourrides, éd : IFAO, le Caire. -Bianquie, Thierry, 1984, Damas et la Syrie sous domination Fatimide, institue français de Damas, Damas et Nq »¢lZy?dah, Dimachq fï »a?r al-Mam?lïk, et al-RriÈawï, .Abd al-qadir, dimashq, (voir la bibliographie) 8 III : Les fortifications de Damas : Damas comme les autres villes du monde médiévale islamique était protégée par un système complet de fortification à l'origine romaine Ces fortifications consistent en les éléments suivants : - La muraille, fortifiée par des tours. - Les portes. - La citadelle. - Le fossé. En fait, notre étude va aborder seulement les deux éléments (la muraille avec ses tours et les portes) de manière plus détaillée. Vu que la première construction de la muraille attestée par les épigraphes et les vestiges archéologiques fut faite par Nur al-Ddïn Zingï4, on va diviser l'étude en deux parties : La première avant les Seljukides, notre étude ici compte complètement sur les textes des historiens, au contraire de la deuxième partie où on utilise toutes les sources d'informations (les donnés archéologiques, les textes historiques, les épigraphes, les cartes, les photos, les représentations dans les manuscrits médiévaux). Enfin, les portes de la ville actuelle sont à partir de l'ouest : Bab al -Djabiyah (la porte de Djabiyah). Bab al-?ßaghïr (la petite porte), Bab Kaysan (la porte de Kaysan.)Bab Sharqï (la porte orientale), Bab T »¢m(la porte de T »¢ma), Bab al-Ssalamah (la porte de la paix) Bab al-Faradïs (la porte des vergers) et Bab al- Faradj (la porte de la délivrance). 4 - Nur al-Ddïn Zingï :il est né à Alep en l'an 511/1118 , il a pris le pouvoir après l'assassinat de son père en l'an 541/1146, son état a étendu sur tous les payes de proche orient ( la majorité de la Syrie, le nord d'Iraq, et l'Egypte) pendant sa vie ( morte 569 /1174). (Ibn Taghrï Birdï, ,al-Nnudj »¢m al-z?hirzh fmul »¢k mi?r wa al-q?herah, , éd : D?r al-kutub al-mi?riyyah, tome .6, p. 71) 9 Chapitre II : La muraille avant la conquête arabe : Si on jette un coup d'oeil sur la carte de Damas, on peut constater comme les autres chercheurs5 que le plan antique de la ville est composé de trois parties principales : la ville araméenne, la quartier hellénistique et le quartier nabatéen6 ce qui nous aide dans notre essai à connaître la localisation de la muraille dans les époques araméens jusqu'à la grande fondation romaine. D'abord, selon les textes assyriens7, Damas affronta fortement et résista une longue période contre les rois assyriens avant sa chute ce qui montre qu'elle est dotée d'un système fort des fortifications comme les autres villes araméennes en Syrie. Les limites de la ville araméenne ne sont pas très bien figurées. Cependant, comme la majorité de la ville antique orientale, elles se divisent en deux parties8 : - la ville haute : on trouve sur le point le plus haut le siège administratif (le palace) et religieux (le temple) entouré de la muraille. Pour le palace, les chercheurs estiment qu'il se trouve dans la petite colline d'Al-Samm?kah9. En revanche, le temple a eu la même localisation de la mosquée des omeyyades10, mais pour nous on estime 5-comme Sauvaget et les deux allemand Wulzinger et Watzinger. (Voir Cartes,fig : 1.2) 6- on le trouve dans le quartier de Bab Tumsous le nom (al-Nïb?un) c'est très facile de distinguer la relation avec les nabatéens. On peut trouver en arabe les formes suivantes : al- 'Anb, al-Nabï, al-Naba?. Voir Ibn Man?ur, Lis?n al- »arab sur le site aluraq, p. 5568 URL : http://www.alwaraq.net/. 7-Ces textes attestent que la ville a été assiégée plusieurs fois par les armées assyriennes, mais l'essai qui est le plus important, c'est de Shalmaneser III (858-824 av .J.C) en l'an 841 av. J. C. qui raconte son victoire contre le roi araméen de Damas, mentionnée sous le nom Dima- as- qi, qui reste dans leur ville assiégée. (Klengel,1985, 52). 8-Pour savoir plus: cooper, Lisa 2006, Early urbanism on the upper Euphrates, Routledge, New York. 9- al-Samm?kah : petite colline qui est la plus haute dans la vieille ville. Le nom vient de al-Ssamak, poisson en français. 10-al-Shihabï, 1996, p. 13-14. 10 qu'il y a un autre palace près du temple, la même localisation du palace ( al-Kha?r?')11de Mu »?wyyah le premier 41/661,60/68012. Or, il nous semble que la muraille du temple romain Jupiter protège ce siège là. - la ville basse : ce sont les quartiers, les marchés, les ateliers, les murailles principales de la ville et les portes. On pense que la ligne de la muraille araméenne n'est pas très loin des deux côtés nord et ouest de la ligne actuelle. Par contre, les nouveaux habitants de la ville comme les grecs et les nabatéens fondaient leurs quartiers à l'est de la ville araméenne. Ce qui signifie que le reste de la muraille araméenne se trouve dans le quartier de Bab Tuma et le secteur entre Bab al-?aghïr et Bab Kaysan. Quelques années après, avec les grecs qui ont construit leur quartier et plus tard les nabatéens, les fortifications de la ville ont subit de grandes opérations de fondation de la muraille pour intégrer les derniers quartiers dans le système défensif de la ville. Mais on n'est pas sûr si la ligne de la muraille romaine a suivi le même trajet que les murailles Greco- nabatéennes13. En revanche, la localisation du quartier nabatéen à l'extrémité orientale dans le plan de la ville nous pousse à croire que les fondateurs romains ont suivi les traces de la muraille qui entourait la ville. En l'année 64 av. J.C, Damas à été occupée par les romains qui ont fait fortifier la ville par une muraille puissante constituée de grosses pierres remarquables jusqu' à nos jours avec de grandes tours et sept portes. Selon Sauvaget (voir Fig.1.2), la muraille était sous une forme d'un rectangle d'environ 1500 m sur 750 m dont les côtes étaient rectilignes sauf celui qui longeait au nord le long d'un bras secondaire de la rivière Barad?14. 11-al-Kha?r?' : un adjectif féminin, qui signifie en français (la verte). 12 -al-RrÈawï, 1979, p. 47-49, les historiens arabes ont nommé les restes de la murailles du temple : al-?ißn (la forteresse). 13 -on pence qu'on est les premiers qui ont utilisé cette expression. 14- Sauvaget, 1949, p. 323. 11 L'hypothèse de Sauvaget reste dominante dans la place des études archéologiques jusqu'à une période récente. Mais Cheveden15 dans les années quatre vingt a refusé cette hypothèse après ses études approfondies concernant seulement la muraille et en particulier la méthode de Sauvaget qui consiste à imaginer la ligne de la muraille à travers le plan antique, plutôt classique. C'est à dire Cheveden voit que la muraille islamique avait suivi les traces de la ligne antique sauf le changement du front nord entre les deux futures portes islamiques : Bab al-Ssalamah et Bab al- Faradj. Il faut souligner ici que les historiens arabes mentionnent les noms des portes avec des planètes qui y sont représentées16ce qu'on peut le relier avec les origines classiques de la muraille. Nous sommes du même avis que Cheveden, celui qui porte sur l'idée que la ville a conservé la ligne de la muraille même dans les périodes islamiques dans tous ses côtés sauf le front ouest qu'on a abordé dans notre étude17. C'est-à-dire que la muraille romaine n'était pas un projet prêt à exécuter sur le terrain comme les chercheurs européens veulent toujours imaginer, mais ils ont respecté les constructions qui étaient avant, comme les murs. Enfin, on pense qu'il n'y a pas de modifications concernant la muraille à l'époque byzantine. 15- Cheveden, 1980, p. 170. 16-Sauvair, 1954, p 374. 245. Badran, 1960, p. 42. al-Rr?Èawï, 1969, p. 45. On va mentionner suivant les planètes qui ont figuré sur les portes selon al-Badrï et qui est entre parenthèses selon Ibn »As?kir : Jupiter (Mars).Bab al -Djabiyah, Mars. (Jupiter) Bab al-?aghïr, Saturne. Bab Kaysan. Soleil. Bab Sharqï, Venus. Bab T »¢m?, Lune .Bab Djïnïq (Bab al-Faradïs al-Masd »¢d), Mercure. Bab al-Faradïs. 12
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Vol sec pour la Syrie |
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SyrieGéographie
L'essentiel du territoire syrien est constitué par un vaste plateau calcaire (hamada) surmonté de quelques anciens reliefs volcaniques (djebel druze), et traversé au nord-est par le fleuve Euphrate. La Syrie est un pays majoritairement aride en particulier à l'intérieur et à l'Est du pays. Le niveau de pluviométrie moyen est de 318 mm par an mais tombe à moins de 150 au Nord-ouest contre plus de 800 près de la côte et près de 1 400 dans les montagnes. Le pays est en dessous du niveau du seuil de pénurie puisque la ressource par habitant s'établit à 947 m³ par an (le seuil de stress hydrique est généralement fixé à 1 700 m³ par an et par habitant et le seuil de pénurie à 1 000). La Syrie reçoit de plus son eau des pays voisins : 50% des réserves proviennent de Turquie, 20% du Liban. Autre facteur inquiétant, l'exploitation des nappes phréatiques dépasse leur capacité de renouvellement. La Syrie exploite ainsi aujourd'hui plus de 50% des ressources renouvelables alors que le seuil maximum communément admis est de 30%. Le nord-est du pays (« Djézireh ») et le sud (« Hawran ») sont des zones agricoles importantes.
Les principales villes du pays incluent Damas dans le sud-ouest, Alep au nord, et Homs. Les autres villes importantes sont situées pour la plupart sur la côte. La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32°C et la température moyenne hivernale atteint les 10°C. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22°C. L'horaire d'hiver prend effet du mois de novembre au mois de mars (+2 heures GMT). L'horaire d'été prend effet du mois d'avril au mois d'octobre (+3 heures GMT).
Économie
La monnaie officielle est la livre syrienne, symbole (£S), communément appelée lira. Elle est égale à 100 piastres syriennes. Les billets en circulation valent : 50, 100, 200, 500, et 1000 £S, tandis que les pièces de monnaie valent : 1, 2, 5, 10 et 25 £S.
Démographie
La plupart des Syriens vivent non loin de l'Euphrate et le long de la côte, une bande de terre fertile entre les montagnes côtières et le désert. L'éducation est libre et obligatoire de l'âge de six à onze ans. L'école se compose de six ans d'études primaires, suivi d'une formation générale ou professionnel de trois ans et d'un programme universitaire ou professionnel lui aussi de trois ans. La deuxième période de trois ans pour la formation universitaire est exigée pour pouvoir entrer à l'université. Le nombre d'inscrit dans les écoles d'études supérieures se compose de plus de 150 000 élèves. L'alphabétisation chez les Syriens est de 89% chez les garçons et 64% pour les filles.
Ethniquement, les syriens font partie du peuple sémitique originaire du Levant. Aujourd'hui les syriens sont largement considérés comme des arabes en vertu de leur langue, et de leur lien culturel et historique avec les arabes. Un plus petit nombre de syriens sont d'origines non-sémitiques, qui sont issus de peuples ayant occupé la région (en particulier les croisés).
La population de la Syrie est musulmane à 90%, le pays compte 10% de chrétiens. Parmi les musulmans, 78% sont sunnites, et les 12% restant sont divisés entre d'autres groupes musulmans, principalement les alaouites et les druzes, mais également un nombre restreint d'ismaéliens et de chiite. Les chrétiens sont divisés en plusieurs confessions, il y a les syriaques d'Antioche (appelés Syriani en arabe, ou Suryoyo en syriaque moderne), composant la moitié de la population chrétienne, de syriens maronites et des catholiques (15%), mais également des chrétiens assyriens, des arméniens vivant principalement à Alep et des groupes melchite orthodoxe . Les adorateurs du diable (yézidis) sont environ 150 000 personnes installés sur la frontière irakienne, et presque à l'unanimité issus de l'ethnie kurde. Il existe une minorité juive en Syrie, qui vit principalement à Damas. Leur nombre était estimé à 40 000, mais la plupart ont émigré vers Israël dans les années 1990. Il reste une petite minorité juive à Damas et à Alep aujourd'hui. Les juifs israéliens originaires de Syrie, conservent pour la plupart des liens avec leur pays d'origine.
Les Arabes (en comptant les 400 000 réfugiés palestiniens) représentent 90% de la population. Les Kurdes qui sont linguistiquement un peuple indo-iranien représentent la plus grosse minorité ethnique du pays, composant 10% de la population. La plupart des kurdes vivent dans le nord-est de la Syrie, et beaucoup parlent toujours le kurde. Mais beaucoup de kurdes vivent aussi dans les grandes villes syriennes. Les chrétiens assyriens sont également nombreux, ils vivent pour la plupart dans le nord et nord-est du pays. Plus de 12 000 colons israéliens (sur 28 000 habitants) dans le Golan, occupé par l'armée israélienne depuis la guerre des Six Jours (1967)
La langue arabe, est la langue officielle du pays, la grande majorité des syriens parlent cette langue. Beaucoup de syriens instruits parlent l'anglais, le français, mais l'anglais est plus largement compris. L'arménien et le turkmène sont aussi parlés dans le pays. L'araméen (la langue biblique, très proche de l'hébreu, celle de Jésus Christ) est parlé par certains groupes ethniques, comme les Syriaques à Maaloula et à Seidnaya, mais aussi dans de petits villages situés dans la région de Homs comme par exemple Sadad ou Fairouzeh, et bien évidemment à Damas
Culture
Les réalisations artistiques et culturelles de la Syrie antique sont nombreuses. Les archéologues ont découvert que la culture syrienne rivalisait avec celle de Mésopotamie et de l'Égypte, surtout autour d'Ebla. De plus, beaucoup d'artistes syriens ont contribués à la pensée et à la culture hellénistique romaine. Cicéron était un élève d'Antiochos d'Ascalon à Athènes. Et les livres de Poseidonios ont beaucoup influencés Tite-Live et Plutarque.
Les syriens ont aussi contribués à la littérature et à la musique arabe et ont une grande tradition de la poésie orale et écrite. Les intellectuels syriens émigrés en Égypte, ont joués un rôle fondamental dans la nahda, ou la renaissance culturelle et littéraire des arabes au XIVe siècle. Les auteurs syriens les plus célèbres sont Adonis, Haidar Haidar, Ghada al-Samman, Nizar Kabbani et Zakariyya Tamer.
La Syrie possède une petite industrie cinématographique, avec la production qui est entièrement dans les mains de l'Organisation nationale du cinéma d'État, qui emploient des réalisateurs de films en tant que fonctionnaires. Il n'y a qu'un seul film qui peut sortir par an, et la plupart du temps, le film est censuré mais il est néanmoins souvent salué par les festivals internationaux.
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AthènesHistoire
Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques.
La "Grande Catastrophe" : un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu'en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police aient tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant 15 morts. Les Britanniques restaurèrent l'ordre après d'intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère.
La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommença à croître.
L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux Olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.
Influence culturelle
C'est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l'un des fondements de la culture européenne et c'est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l'historien Thucydide :
Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.
Athènes a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux Olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.
Transports
Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).
Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Une ligne de tramway est en construction et a été mise en service pour les Jeux olympiques de 2004.
Un RER, de type français relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l'aéroport international Elefthérios-Vénizélos.
Ce dernier, construit par une entreprise allemande, est très récent et a remplacé l'ancien Elliniko.
À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.
Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 consiste donc en ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.
Administration
Les 54 municipalités (dont 45 villes » » et 3 communautés » ) qui forment la mégalopole d'Athènes (l'Attique) sont (par ordre alphabétique grec, liste incomplète) :
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GrècePolitique
La vie politique est dominée par le Mouvement socialiste panhéllenique (PASOK) et la Nea Dimokratia (Nouvelle démocratie, centre-droit). À l'extrême-gauche subsistent deux partis marxistes, le KKE (marxiste orthodoxe) et le SYN, représentés à la Vouli. L'extrême-droite était marginale : elle a notamment été représentée par le mouvement Printemps politique (POLA) dans les années 1990 elle est représenté depuis les dernieres élections du 16 Septembre 2007 à la Vouli par le Rassemblement Populaire Orthodoxe ( LAOS ).
Géographie
La Grèce partage ses frontières avec l'Albanie, la FYROM, la Bulgarie et la partie européenne de la Turquie. Les côtes grecques sont bordées à l'ouest par la mer Ionienne et à l'est par la mer Égée. Cette mer baigne la majorité des îles grecques, avec des exceptions dont la Crète et l'île de Corfou.Les îles grecques constituent la principale caractéristique du territoire grec et sont indissociablement liées à la civilisation et aux traditions grecques.
La Grèce compte 6 000 îles et îlots dispersés en mer Égée et en mer Ionienne, phénomène unique en Europe. Seules 227 de ces îles sont habitées.
Les îles grecques s'étendent sur 7 500 kilomètres de côtes - sur un total national de 16 000 kilomètres -, qui présentent une grande diversité : plages de plusieurs kilomètres de long, golfes et criques de petite taille, plages sablonneuses bordées de dunes, plages de galets, grottes marines surplombées de pics rocheux, plages de sable noir typiques des sols volcaniques, zones humides côtières.
Minorités
La Grèce est principalement peuplée par l'un des groupes culturels et linguistiques de l'Empire romain d'orient, conquis par les Turcs puis insurgés contre l'Empire ottoman : les hellénophones orthodoxes, qui s'étaient définis comme Romées (o? en grec, Roumis en turc) pendant le Moyen Âge, mais qui à partir du XVIIIe siècle, sous l'influence des Lumières, se revendiquèrent comme ? « Hellènes » ou « Grecs » en français. À partir de 1821 et jusqu'aux guerres balkaniques, les Grecs, comme les différents autres peuples jadis soumis aux Ottomans, accédèrent graduellement à leur indépendance, mais leur culture resta colorée par leur histoire, et à l'intérieur de chaque nouvel état, des minorités subsistèrent.
Langues minoritaires : slavon (dit bulgare et/ou macédonien) albanais, aroumain, turc, yévanique (judéo-grec) et ladino (judéo-espagnol).
Groupes religieux minoritaires: musulmans (120 000), juifs, catholiques romains, protestants (98% des Grecs sont des Chrétiens orthodoxes).
Groupes linguistiques minoritaires, citoyens grecs mais ne se revendiquant pas de la communauté nationale grecque: Albanais, Pomaks (musulmans bulgarophones), Slavons revendiquent une identité nationale bulgare ou macédonienne non reconnue par le gouvernement grec, Rroms (dits Tziganes), Arméniens et Juifs.
Groupes linguistiques minoritaires se revendiquant de la communauté nationale grecque : Helléno-Arvanites albanophones, Aroumains (dits valaques) et Slavo-hellènes (slavophones qui ne se revendiquent pas comme bulgares ou macédoniennes).
Sport
La Grèce est avec la France la seule nation à avoir participé à tous les Jeux Olympiques depuis leur création en 1896. En tout, la Grèce a remporté 138 médailles (37 en or, 62 en argent et 39 en bronze). En tant que nation berceau des Jeux Olympiques, la Grèce ouvre toujours le défilé des nations lors des cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques.
La Grèce est actuellement championne d'Europe en football et en basket-ball, exploit que seule l'Union soviétique a réalisé.
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