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Vol sec Casablanca Damas

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Vol sec pour Damas (Syrie)
 

Damas

La ville

«  C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants, [...] Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église. [...] Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: «  Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia. » La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: «  La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières  ». Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : «  On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde.  »  »

Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.

Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne du troisième Imam des chiites décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn se trouve à Najaf (au sud de l'Irak) et la tête tranchée a été enterée en Égypte(au Caire)

«  Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes ! [...] Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: «  Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. »  »

Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIe siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.)I.2 : Le cadre historique La capitale actuelle de la Syrie est la plus ancienne capitale qui continue à être habitée par du monde .Elle se situe au sud du pays dans une merveilleuse oasis irriguée par Barada. Son nom était déjà attesté par les tablettes de al- »˜Amarnah sous la forme Dimachqa1. L'histoire de la ville est riche. Elle commence du néolithique en passant par toutes les périodes de l'orient : durant la période d'Amarna (dans la première moitié du deuxième millénaire avant J.C), DAMAS était la capitale du pays d'Ube, puis à l'époque araméenne, le royaume de Damas résista à la domination assyrienne (9ème siècle avant J.C). La ville tomba dans les mains des Assyriens et est devenue la capitale du département de l'empire. Enfin, avec la victoire d'Alexandre le Grand en l'année 332 avant J.C, contre les Perses, la ville entra dans les phases classiques qui se prolongeaient jusqu'à la conquête arabe. On pourrait dire que tous les vestiges archéologiques restant dans la ville remontent à l'époque classique et byzantine : le temple de Jupiter qui était transformé en l'église de Jean Baptiste par les byzantins et plus tard en une mosquée islamique, l'enceinte, la porte orientale (Bab Sharqï) avec ses trois baies, la rue droite et la porte de Saint Paul (Bab Kaysan), voir fig.1.2 (Cartes) Notre étude concerne la période historique islamique qui prend naissance avec les conquérants arabes en l'année 38 de l'hégire (638) et qui s'étend jusqu'à aujourd'hui. Comme cette période est très longue, on va se contenter de donner les dates principales de cette période qui concernent uniquement Damas : -en l'année 38 de l'hégire(638) la conquête arabe. - la période Omeyyade 41/661-132 /750 - la période Abbaside 132/750 -264 /887. -entre les années 246/887-360/971 la domination Tulunides, retour des abbasides et Ikhchidides. - la domination fatimide 360/971-468/1076. 1 -Dussaud, 1927, p. 392. Elle a pris le nomme araméen Dourmeseq, doumeseq. 7 - les seldjoukides et les bourrides 468/1076-549/1154. - les Zingides 549/1154-570/1174. - les Ayyoubides 570/1174-658/1260. - l'invasion mongole 658/1260. - les Mamlouks 658/1260-922/1516. - la chute de la ville dans les mains de Tamerlan 2 803/1401. - les Ottomans 922/1516-1336/1918.3 2 - Tamerlan (Tïmurlank) 736/1336- 807/1405, le grand conquérant mongole qui a dévasté l'orient (Iran, Iraq, Syrie) à la fin de quatorzième siècle. Pour savoir plus ce qui concerne son invasion de l'orient islamique voir (Ibn  »˜Arab Sh?h,  »˜Adj?'ib al-maqdur fï naw?'ib Tïmûr, éd :'A?mad al-?um, Beyrouth, 1986) 3 -Il y a des milliers de livres qui traitent de l'histoire de la ville mais pour une plus ample connaissance voir : -Degeorge, Gérard, 1997, Damas des origines aux mamlouks, éd : l'Harmattan, Paris -Mouton, Jean Michel, 1994, Damas et sa principauté sous les Seldjoukides les Bourrides, éd : IFAO, le Caire. -Bianquie, Thierry, 1984, Damas et la Syrie sous domination Fatimide, institue français de Damas, Damas et Nq »¢lZy?dah, Dimachq fï  »˜a?r al-Mam?lïk, et al-RriÈawï, .Abd al-qadir, dimashq, (voir la bibliographie) 8 III : Les fortifications de Damas : Damas comme les autres villes du monde médiévale islamique était protégée par un système complet de fortification à l'origine romaine Ces fortifications consistent en les éléments suivants : - La muraille, fortifiée par des tours. - Les portes. - La citadelle. - Le fossé. En fait, notre étude va aborder seulement les deux éléments (la muraille avec ses tours et les portes) de manière plus détaillée. Vu que la première construction de la muraille attestée par les épigraphes et les vestiges archéologiques fut faite par Nur al-Ddïn Zingï4, on va diviser l'étude en deux parties : La première avant les Seljukides, notre étude ici compte complètement sur les textes des historiens, au contraire de la deuxième partie où on utilise toutes les sources d'informations (les donnés archéologiques, les textes historiques, les épigraphes, les cartes, les photos, les représentations dans les manuscrits médiévaux). Enfin, les portes de la ville actuelle sont à partir de l'ouest : Bab al -Djabiyah (la porte de Djabiyah). Bab al-?ßaghïr (la petite porte), Bab Kaysan (la porte de Kaysan.)Bab Sharqï (la porte orientale), Bab T »¢m(la porte de T »¢ma), Bab al-Ssalamah (la porte de la paix) Bab al-Faradïs (la porte des vergers) et Bab al- Faradj (la porte de la délivrance). 4 - Nur al-Ddïn Zingï :il est né à Alep en l'an 511/1118 , il a pris le pouvoir après l'assassinat de son père en l'an 541/1146, son état a étendu sur tous les payes de proche orient ( la majorité de la Syrie, le nord d'Iraq, et l'Egypte) pendant sa vie ( morte 569 /1174). (Ibn Taghrï Birdï, ,al-Nnudj »¢m al-z?hirzh fmul »¢k mi?r wa al-q?herah, , éd : D?r al-kutub al-mi?riyyah, tome .6, p. 71) 9 Chapitre II : La muraille avant la conquête arabe : Si on jette un coup d'oeil sur la carte de Damas, on peut constater comme les autres chercheurs5 que le plan antique de la ville est composé de trois parties principales : la ville araméenne, la quartier hellénistique et le quartier nabatéen6 ce qui nous aide dans notre essai à connaître la localisation de la muraille dans les époques araméens jusqu'à la grande fondation romaine. D'abord, selon les textes assyriens7, Damas affronta fortement et résista une longue période contre les rois assyriens avant sa chute ce qui montre qu'elle est dotée d'un système fort des fortifications comme les autres villes araméennes en Syrie. Les limites de la ville araméenne ne sont pas très bien figurées. Cependant, comme la majorité de la ville antique orientale, elles se divisent en deux parties8 : - la ville haute : on trouve sur le point le plus haut le siège administratif (le palace) et religieux (le temple) entouré de la muraille. Pour le palace, les chercheurs estiment qu'il se trouve dans la petite colline d'Al-Samm?kah9. En revanche, le temple a eu la même localisation de la mosquée des omeyyades10, mais pour nous on estime 5-comme Sauvaget et les deux allemand Wulzinger et Watzinger. (Voir Cartes,fig : 1.2) 6- on le trouve dans le quartier de Bab Tumsous le nom (al-Nïb?un) c'est très facile de distinguer la relation avec les nabatéens. On peut trouver en arabe les formes suivantes : al- 'Anb, al-Nabï, al-Naba?. Voir Ibn Man?ur, Lis?n al- »˜arab sur le site aluraq, p. 5568 URL : http://www.alwaraq.net/. 7-Ces textes attestent que la ville a été assiégée plusieurs fois par les armées assyriennes, mais l'essai qui est le plus important, c'est de Shalmaneser III (858-824 av .J.C) en l'an 841 av. J. C. qui raconte son victoire contre le roi araméen de Damas, mentionnée sous le nom Dima- as- qi, qui reste dans leur ville assiégée. (Klengel,1985, 52). 8-Pour savoir plus: cooper, Lisa 2006, Early urbanism on the upper Euphrates, Routledge, New York. 9- al-Samm?kah : petite colline qui est la plus haute dans la vieille ville. Le nom vient de al-Ssamak, poisson en français. 10-al-Shihabï, 1996, p. 13-14. 10 qu'il y a un autre palace près du temple, la même localisation du palace ( al-Kha?r?')11de Mu »˜?wyyah le premier 41/661,60/68012. Or, il nous semble que la muraille du temple romain Jupiter protège ce siège là. - la ville basse : ce sont les quartiers, les marchés, les ateliers, les murailles principales de la ville et les portes. On pense que la ligne de la muraille araméenne n'est pas très loin des deux côtés nord et ouest de la ligne actuelle. Par contre, les nouveaux habitants de la ville comme les grecs et les nabatéens fondaient leurs quartiers à l'est de la ville araméenne. Ce qui signifie que le reste de la muraille araméenne se trouve dans le quartier de Bab Tuma et le secteur entre Bab al-?aghïr et Bab Kaysan. Quelques années après, avec les grecs qui ont construit leur quartier et plus tard les nabatéens, les fortifications de la ville ont subit de grandes opérations de fondation de la muraille pour intégrer les derniers quartiers dans le système défensif de la ville. Mais on n'est pas sûr si la ligne de la muraille romaine a suivi le même trajet que les murailles Greco- nabatéennes13. En revanche, la localisation du quartier nabatéen à l'extrémité orientale dans le plan de la ville nous pousse à croire que les fondateurs romains ont suivi les traces de la muraille qui entourait la ville. En l'année 64 av. J.C, Damas à été occupée par les romains qui ont fait fortifier la ville par une muraille puissante constituée de grosses pierres remarquables jusqu' à nos jours avec de grandes tours et sept portes. Selon Sauvaget (voir Fig.1.2), la muraille était sous une forme d'un rectangle d'environ 1500 m sur 750 m dont les côtes étaient rectilignes sauf celui qui longeait au nord le long d'un bras secondaire de la rivière Barad?14. 11-al-Kha?r?' : un adjectif féminin, qui signifie en français (la verte). 12 -al-RrÈawï, 1979, p. 47-49, les historiens arabes ont nommé les restes de la murailles du temple : al-?ißn (la forteresse). 13 -on pence qu'on est les premiers qui ont utilisé cette expression. 14- Sauvaget, 1949, p. 323. 11 L'hypothèse de Sauvaget reste dominante dans la place des études archéologiques jusqu'à une période récente. Mais Cheveden15 dans les années quatre vingt a refusé cette hypothèse après ses études approfondies concernant seulement la muraille et en particulier la méthode de Sauvaget qui consiste à imaginer la ligne de la muraille à travers le plan antique, plutôt classique. C'est à dire Cheveden voit que la muraille islamique avait suivi les traces de la ligne antique sauf le changement du front nord entre les deux futures portes islamiques : Bab al-Ssalamah et Bab al- Faradj. Il faut souligner ici que les historiens arabes mentionnent les noms des portes avec des planètes qui y sont représentées16ce qu'on peut le relier avec les origines classiques de la muraille. Nous sommes du même avis que Cheveden, celui qui porte sur l'idée que la ville a conservé la ligne de la muraille même dans les périodes islamiques dans tous ses côtés sauf le front ouest qu'on a abordé dans notre étude17. C'est-à-dire que la muraille romaine n'était pas un projet prêt à exécuter sur le terrain comme les chercheurs européens veulent toujours imaginer, mais ils ont respecté les constructions qui étaient avant, comme les murs. Enfin, on pense qu'il n'y a pas de modifications concernant la muraille à l'époque byzantine. 15- Cheveden, 1980, p. 170. 16-Sauvair, 1954, p 374. 245. Badran, 1960, p. 42. al-Rr?Èawï, 1969, p. 45. On va mentionner suivant les planètes qui ont figuré sur les portes selon al-Badrï et qui est entre parenthèses selon Ibn  »˜As?kir : Jupiter (Mars).Bab al -Djabiyah, Mars. (Jupiter) Bab al-?aghïr, Saturne. Bab Kaysan. Soleil. Bab Sharqï, Venus. Bab T »¢m?, Lune .Bab Djïnïq (Bab al-Faradïs al-Masd »¢d), Mercure. Bab al-Faradïs. 12


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Vol sec pour la Syrie
 

Syrie

Géographie

L'essentiel du territoire syrien est constitué par un vaste plateau calcaire (hamada) surmonté de quelques anciens reliefs volcaniques (djebel druze), et traversé au nord-est par le fleuve Euphrate. La Syrie est un pays majoritairement aride en particulier à l'intérieur et à l'Est du pays. Le niveau de pluviométrie moyen est de 318 mm par an mais tombe à moins de 150 au Nord-ouest contre plus de 800 près de la côte et près de 1 400 dans les montagnes. Le pays est en dessous du niveau du seuil de pénurie puisque la ressource par habitant s'établit à 947 m³ par an (le seuil de stress hydrique est généralement fixé à 1 700 m³ par an et par habitant et le seuil de pénurie à 1 000). La Syrie reçoit de plus son eau des pays voisins : 50% des réserves proviennent de Turquie, 20% du Liban. Autre facteur inquiétant, l'exploitation des nappes phréatiques dépasse leur capacité de renouvellement. La Syrie exploite ainsi aujourd'hui plus de 50% des ressources renouvelables alors que le seuil maximum communément admis est de 30%. Le nord-est du pays (« Djézireh ») et le sud (« Hawran ») sont des zones agricoles importantes.

Les principales villes du pays incluent Damas dans le sud-ouest, Alep au nord, et Homs. Les autres villes importantes sont situées pour la plupart sur la côte. La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32°C et la température moyenne hivernale atteint les 10°C. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22°C. L'horaire d'hiver prend effet du mois de novembre au mois de mars (+2 heures GMT). L'horaire d'été prend effet du mois d'avril au mois d'octobre (+3 heures GMT).

Économie

La monnaie officielle est la livre syrienne, symbole (£S), communément appelée lira. Elle est égale à 100 piastres syriennes. Les billets en circulation valent : 50, 100, 200, 500, et 1000 £S, tandis que les pièces de monnaie valent : 1, 2, 5, 10 et 25 £S.

Démographie

La plupart des Syriens vivent non loin de l'Euphrate et le long de la côte, une bande de terre fertile entre les montagnes côtières et le désert. L'éducation est libre et obligatoire de l'âge de six à onze ans. L'école se compose de six ans d'études primaires, suivi d'une formation générale ou professionnel de trois ans et d'un programme universitaire ou professionnel lui aussi de trois ans. La deuxième période de trois ans pour la formation universitaire est exigée pour pouvoir entrer à l'université. Le nombre d'inscrit dans les écoles d'études supérieures se compose de plus de 150 000 élèves. L'alphabétisation chez les Syriens est de 89% chez les garçons et 64% pour les filles.

Ethniquement, les syriens font partie du peuple sémitique originaire du Levant. Aujourd'hui les syriens sont largement considérés comme des arabes en vertu de leur langue, et de leur lien culturel et historique avec les arabes. Un plus petit nombre de syriens sont d'origines non-sémitiques, qui sont issus de peuples ayant occupé la région (en particulier les croisés).

La population de la Syrie est musulmane à 90%, le pays compte 10% de chrétiens. Parmi les musulmans, 78% sont sunnites, et les 12% restant sont divisés entre d'autres groupes musulmans, principalement les alaouites et les druzes, mais également un nombre restreint d'ismaéliens et de chiite. Les chrétiens sont divisés en plusieurs confessions, il y a les syriaques d'Antioche (appelés Syriani en arabe, ou Suryoyo en syriaque moderne), composant la moitié de la population chrétienne, de syriens maronites et des catholiques (15%), mais également des chrétiens assyriens, des arméniens vivant principalement à Alep et des groupes melchite orthodoxe . Les adorateurs du diable (yézidis) sont environ 150 000 personnes installés sur la frontière irakienne, et presque à l'unanimité issus de l'ethnie kurde. Il existe une minorité juive en Syrie, qui vit principalement à Damas. Leur nombre était estimé à 40 000, mais la plupart ont émigré vers Israël dans les années 1990. Il reste une petite minorité juive à Damas et à Alep aujourd'hui. Les juifs israéliens originaires de Syrie, conservent pour la plupart des liens avec leur pays d'origine.

Les Arabes (en comptant les 400 000 réfugiés palestiniens) représentent 90% de la population. Les Kurdes qui sont linguistiquement un peuple indo-iranien représentent la plus grosse minorité ethnique du pays, composant 10% de la population. La plupart des kurdes vivent dans le nord-est de la Syrie, et beaucoup parlent toujours le kurde. Mais beaucoup de kurdes vivent aussi dans les grandes villes syriennes. Les chrétiens assyriens sont également nombreux, ils vivent pour la plupart dans le nord et nord-est du pays. Plus de 12 000 colons israéliens (sur 28 000 habitants) dans le Golan, occupé par l'armée israélienne depuis la guerre des Six Jours (1967)

La langue arabe, est la langue officielle du pays, la grande majorité des syriens parlent cette langue. Beaucoup de syriens instruits parlent l'anglais, le français, mais l'anglais est plus largement compris. L'arménien et le turkmène sont aussi parlés dans le pays. L'araméen (la langue biblique, très proche de l'hébreu, celle de Jésus Christ) est parlé par certains groupes ethniques, comme les Syriaques à Maaloula et à Seidnaya, mais aussi dans de petits villages situés dans la région de Homs comme par exemple Sadad ou Fairouzeh, et bien évidemment à Damas

Culture

Les réalisations artistiques et culturelles de la Syrie antique sont nombreuses. Les archéologues ont découvert que la culture syrienne rivalisait avec celle de Mésopotamie et de l'Égypte, surtout autour d'Ebla. De plus, beaucoup d'artistes syriens ont contribués à la pensée et à la culture hellénistique romaine. Cicéron était un élève d'Antiochos d'Ascalon à Athènes. Et les livres de Poseidonios ont beaucoup influencés Tite-Live et Plutarque.

Les syriens ont aussi contribués à la littérature et à la musique arabe et ont une grande tradition de la poésie orale et écrite. Les intellectuels syriens émigrés en Égypte, ont joués un rôle fondamental dans la nahda, ou la renaissance culturelle et littéraire des arabes au XIVe siècle. Les auteurs syriens les plus célèbres sont Adonis, Haidar Haidar, Ghada al-Samman, Nizar Kabbani et Zakariyya Tamer.

La Syrie possède une petite industrie cinématographique, avec la production qui est entièrement dans les mains de l'Organisation nationale du cinéma d'État, qui emploient des réalisateurs de films en tant que fonctionnaires. Il n'y a qu'un seul film qui peut sortir par an, et la plupart du temps, le film est censuré mais il est néanmoins souvent salué par les festivals internationaux.

La numération utilise les chiffres indiens : ? (0), ? (1), ? (2), ? (3), ? (4), ? (5), ? (6), ? (7), ? (8) et ? (9).


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Vol sec au départ de Casablanca (Maroc)
 

Casablanca

Économie

La ville de Casablanca dispose de 2 gares principales, Casa-Port et Casa-Voyageur qui enregistrent 8 millions de passagers annuellement.

Sports

L'emblème du RCA est l'aigle. Son public vient des quartiers populaires de Casablanca et certains quartiers chics. L'emblème du WAC est l'oie. Son public vient de certains quartiers aisés de Casablanca en y ajoutant l'ancienne médina et le centre ville.

Ces deux clubs ont toujours produit les meilleurs joueurs de l'équipe nationale (Abdelmajid Dolmy, Baddou Zaki, Aziz Bouderbala, Mustapha Haddaoui, Noureddine Naybet, Salaheddine Bassir...).

Une rivalité féroce est à noter entre les supporters du WAC et du RCA. Les matchs de derby sont généralement des journées exceptionnelles à Casablanca étant donné le fait que le stade principal (Stade Mohamed V) se trouve en plein centre ville. Cette rivalité engendre des provocations qui entraînent des actes de violences entre les supporters des deux clubs. Lors de matchs régionaux, des rixes éclatent dans la rue entre les plus fervents supporters de chacun des deux groupes.

Divers

La grande mosquée Hassan II y a été construite entre 1986 et 1993. Il s'agit -- après La Mecque -- de la deuxième mosquée la plus grande au monde, et le plus grand minaret au monde (200 m).

Le Megarama, complexe de cinéma situé dans le quartier d'Ain Diab, c'est le plus grand cinéma en Afrique avec 14 salles de cinéma, et disposant du 2e plus grand écran de cinéma dans le monde après celui de Los Angeles.

Personnalités nées à Casablanca

Casablanca est une ville qui foisonne de personnes célèbres ou en vues. Elle a vu naître divers chanteurs, footballeurs, écrivains, intellectuels ou encore animateurs de télévision.


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Vol sec au départ du Maroc
 

Maroc

Culture

Le couscous et le tajine sont deux plats très répandus dans la cuisine marocaine ou orientale et sont considérés comme des plats traditionnels de cette région. Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange des plats typiquement marocains : les pastillas (prononcé bastela).

La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique arabe, la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale et la musique hassanie des régions du sud.

Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (gharnati) etc. et la musique Allaoui Raï de la région d'Oujda.

La musique amazigh (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ».

La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le Sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l'esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.). Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.

La religion la plus représentée est l'islam, qui regroupe 99,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement constitué par les européens vivant au Maroc) arrivent derrière avec respectivement 0,2 % et 0,1 %. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus d'israélites, on comptait environ 250 000 juifs, aujourd'hui environ 600 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.

Le Maroc s'illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe. À titre d'exemple, l'augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l'Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l'athlétisme, le Jet Ski, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain :

Défis du Maroc du XXIe siècle

Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l'Algérie et l'Espagne, sont nombreux.

Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste sahraoui, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie. Certains pays soutiennent la revendication du Maroc, d'autres celle du Polisario, la plupart ne prennent pas parti et souhaitent l'autodétermination des habitants du territoire.

Le Maroc réclame toutes les postions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord : Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l'île Alborán, îlot Leila (cette dernière n'appartient actuellement ni à l'Espagne ni au Maroc).

En plus de ces territoires, les frontières qui séparent le Maroc et l'Algérie sont sujets de litige.

Le chômage frappe beaucoup la jeunesse du pays. Chez les jeunes citadins marocains de 15 à 24 ans, le taux de chômage dépasse les 34 %. La moyenne nationale, elle, est de 11 %. En raison de sa forte proximité de l'Europe, et de la présence au nord du Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, le Maroc est souvent sous les projecteurs de l'actualité internationale en raison de l'immigration clandestine avec des milliers de clandestins en transit ou en partance pour le prétendu eldorado européen.

En 2005, selon les autorités marocaines, le démantèlement de plus de 380 réseaux mafieux spécialisés dans l'immigration clandestine a permis l'arrestation de 28 580 candidats à cette immigration illégale (dont 7 440 marocains et 21 140 extra-nationaux, originaires pour la plupart de pays subsahariens).

Médecins sans frontières, l'organisation non gouvernementale travaillant sur le terrain, dénonce, elle, le fait que les migrants en transit sur le territoire marocain soient malmenés ; ces migrants sont en effet arrêtés et jugés arbitrairement, sans avocat pour leur défense, sans interprète de la langue arabe, langue que souvent ils ne comprennent pas.

Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l'une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort par le tribunal anti-terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ». En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital, l'autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu.

Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s'est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu'un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n'ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquent les explosifs.


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