StrasbourgCulture et patrimoine
Le Théâtre national de Strasbourg, descendant du Centre dramatique de l'Est, il obtient son statut de Théatre national en 1968.
Le Zénith (ouverture prévue début 2008) dont la capacité maximale sera de 10 000 spectateurs.
Le Théâtre Alsacien de Strasbourg, crée en 1898. La programmation est, comme son nom l'indique, essentiellement dédiée aux metteurs en scène locaux.
Les TAPS de la Gare (anciennement, Théâtre des Lisières) et de Neudorf, qui proposent une programmation éclectique.
Le Molodoï, centre autonome jeune crée en 1988 et essentiellement tourné vers la musique (hip hop, punk, hardcore).
Les Nuits électroniques de l'Ososphère, qui se déroulent chaque année à la Laiterie[101].
Le Festival Musica, ou Festival international des musiques d'aujourd'hui, créé en 1982. Il réunit plus de 20 000 spectateurs chaque année. En 2007 ce sont plus de 58 compositeurs qui proposent une centaine d'oeuvres contemporaines[102].
Le Festival des Artefacts, festival musical créé au début des années 1990 qui se déroule essentiellement au Rhénus et à la Laiterie[103].
Le Festival de musique de Strasbourg, créé en 1932 par la Société des amis de la musique de Strasbourg et dédié à la musique classique et à l'art lyrique[104].
Le Festival de jazz de Strasbourg, créé en 1987 par la Société des amis de la musique de Strasbourg.
Le cabinet des estampes et dessins, fondé en 1890. Il abrite environ 200 000 oeuvres dont les plus anciennes datent du XVe siècle[105].
Le centre Tomi Ungerer qui présente la donation de l'artiste à sa ville natale. Désormais installé à la villa Greiner, ce musée possède un fond de 8000 dessins et 6000 jouets de l'artiste alsacien[106].
Le musée alsacien, musée des arts et traditions populaires. On y découvre notamment la vie rurale alsacienne entre 1750 et 1860 à travers des objets de toutes sortes : mobilier, poupées, couverts et autres ustensiles[107].
Le musée archéologique qui propose une importante collection d'objets anciens (de -600 000 à 800 ans après J.C.) découverts en Alsace.
Le musée des Arts Décoratifs, situé dans l'enceinte du palais des Rohan. Il nous fait découvrir l'artisanat strasbourgeois du XVIIe siècle sous toutes ses coutures ainsi que les appartements du palais[108].
Le musée des Beaux-Arts, qui retrace l'histoire de la peinture en Europe. Le musée propose entre autres de nombreuses oeuvres italiennes dont la plus ancienne, de Sandro Botticelli, est datée de 1485[109].
Le musée d'art moderne et contemporain qui, depuis son inauguration en 1998, expose des oeuvres datées de 1870 à nos jours[110].
Le musée historique, situé dans le bâtiment de l'ancienne boucherie. Il est essentiellement axé sur l'histoire urbaine, politique et économique de la ville. On y découvre notamment une maquette à l'échelle 1/600e de Strasbourg en 1727[111].
Le musée de l'?uvre Notre-Dame qui déploie une riche collection d'oeuvres anciennes, bien souvent à caractère religieux. On y retrouve notamment l'un des plus anciens vitraux de France[112], la tête romane de Wissembourg (daté de 1060), ainsi que la statuaire du XIIIe siècle de la Cathédrale.[113]
Le musée de minéralogie, musée universitaire qui abrite plus de 30 000 minéraux. On y retrouve notamment la deuxième collection de météorites en France (450 échantillons)[114].
Le musée zoologique, rattaché à l'université Louis Pasteur. Il propose une collection impressionnante d'animaux, parfois rarissimes. Le musée abrite aussi une collection d'un million d'insectes[115].
L'observatoire astronomique avec son Planétarium. Sous la coupole se cache la troisième lunette astronomique de France après celles de Meudon et de Nice. Le Planétarium propose de nombreuses scéances dédiées à la découverte de l'Univers[116].
Le Vaisseau, un espace de découverte scientifique inauguré en 2005. Il est essentiellement destiné aux enfants de 3 à 15 ans[117].
L'agglomération de Strasbourg compte 50 salles dans six cinémas. Le centre de la ville est investi par les petits cinémas indépendants à vocation culturelle, notamment l'Odyssée[118]. Ce petit cinéma situé dans les locaux d'un ancien théatre cinématographique de 1913 propose par ailleurs une bibliothèque dédiée au cinéma (6000 revues, 2500 photographies). On retrouve aux alentours deux complexes : un UGC situé dans le quartier de Neudorf (22 salles, 5 100 places, un écran de 23,5 mètres) et un Pathé situé à Brumath (12 salles).
Avec l'arrivée des complexes de cinéma, trois cinémas du centre ville ont cependant fermé leurs portes : le Méliès, l'ancien UGC et le Pathé Club.
Cultes
Strasbourg est, encore aujourd'hui, la seule ville de France a posséder une faculté de théologie protestante et catholique intégrée à son système d'enseignement public (dû au statut particulier du droit local, qui maintient le régime concordataire pour les religions protestante et catholique, et plus récemment, la religion juive). l'unité d'enseignement de théologie protestante est également, depuis toujours, une formation privée pour les élites intellectuelles de la ville. Ainsi, Catherine Trautmann, ancien maire socialiste de la ville, y a fait ses études de premier cycle.
Strasbourg compte une des plus importantes communautés juives de France après Paris, Marseille, Lyon, Nice et Toulouse : 17 000 membres environ. Les juifs furent pourtant bannis de Strasbourg durant plus de quatre siècles (de 1389 à 1789), époque où ils s'installèrent dans les villages et petites villes des environs. Au XIXe siècle, l'Alsace était la région où habitait le plus grand nombre de français de confession hébraïque. La ville est dotée de plusieurs synagogues, dont la vaste Synagogue de la Paix, d'une clinique privée (la clinique Adassa), d'un hospice pour seniors (le foyer Élisa) ainsi que de plusieurs écoles et établissements secondaires (école Akiba, école Yehouda Halévi, l'ORT) gérés par la communauté juive.
Une mosquée est également en cours de construction, quoique son édification donne lieu a des controverses, notamment sur l'origine des fonds et l'intégration ou non de la religion musulmane dans le régime concordataire.
Enfin, la ville a également de forts liens avec le bouddhisme. Ainsi, l'association France Tibet Libre et le Lycée international des Pontonniers ont-ils organisés la venue du Dalaï Lama, dans les années 1980, et des échanges réguliers avec des moines bouddhistes sont maintenus.
Les autorités religieuses de Strasbourg sont l'archevêque, Mgr Jean-Pierre Grallet, le grand rabbin M. René Gutman, le président de l'Église protestante et le président du culte musulman du Bas-Rhin, M. Mohamed Lathay.
Transports
Dès l'origine, Strasbourg doit son nom à sa position « à la croisée des chemins ». Encore aujourd'hui, la ville bénéficie d'une situation géographique privilégiée qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques uns des principaux axes de communication du continent.
Le réseau moderne du tramway strasbourgeois, inauguré en 1994, compte depuis le 25 août 2007 cinq lignes pour 56 stations[119]. Les extensions en cours, qui s'achèveront en juin 2008, feront du réseau de tram strasbourgeois le plus étendu de France et le seul "maillé", avec près de 70 stations et 53,0 kilomètres de de lignes. La capacité de transport sera alors de 300 000 passagers par jour[120]. Une nouvelle extension, programmée à l'horizon 2010, doit permettre de relier la vallée de la Bruche et le piémont des Vosges via un tram-train desservant notamment l'aéroport d'Entzheim dont la station doit être reconstruite près de l'aérogare, ainsi que les villes de Molsheim, Rosheim, Obernai et Barr. A plus long terme, la ligne A devrait être prolongée pour desservir le nouveau Zénith et le futur parc des expositions, tandis que la ligne D devrait atteindre Kehl et l'Allemagne.
Par ailleurs, un réseau de bus, également exploité par la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) dessert l'ensemble de l'agglomération strasbourgeoise. Avec ses 320 kilomètres de lignes[121], il offre un maillage dense sur l'ensemble du territoire de la CUS et poussant même jusqu'à la gare de Kehl en Allemagne. Réorganisé avec l'arrivée du tram et autour de celui-ci, il compte aujourd'hui 30 lignes urbaines et 11 interurbaines.
L'ensemble du réseau de la CTS (tram et bus) transporte 85 millions de voyageurs par an et parcourt 14,5 millions de kilomètres chaque année.
Strasbourg possède le premier réseau cyclable de France avec plus de 440 kilomètres de pistes[122], relié au réseau allemand par le pont Pierre Pflimlin. On notera également l'existence d'une piste européenne transfrontalière de près de 60 kilomètres de long qui relie Molsheim à Offenbourg via Strasbourg. Une autre piste de longueur similaire longe le canal de la Marne au Rhin jusqu'à Saverne, et même Lutzelbourg à proximité du Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller.
Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, Strasbourg voit son agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à 2 fois 3 voies, et ce à moins d'un kilomètre du centre-ville. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et de saturation du trafic, l'autoroute A 35, avec près de 200 000 véhicules/jour[123], est la plus saturée de France après le périphérique parisien.
Il y a un projet de construction d'une nouvelle autoroute de 2 fois 2 voies, dite grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester la rocade ouest. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic (30% selon la Direction Régionale).
Strasbourg est l'une des étapes de la « Magistrale européenne », principal axe Ouest-Est de l'Europe, de Paris à Budapest (soit le trajet de l'actuel Orient-Express), qui doit à long terme devenir la LGV Est européenne. La première étape reliant Paris-Est à Strasbourg a été mise en service le 10 juin 2007, ramenant le temps de trajet vers Paris de 4 heures à 2h20. La seconde phase, prévue à l'horizon 2010 avec la prolongation de la ligne nouvelle entre Baudrecourt et Vendenheim, devrait aboutir à un temps de trajet de 1h50.
Par ailleurs, l'agglomération, par l'intermédiaire de la gare de Kehl, se situe également sur l'un des principaux axes Nord-Sud, de Hambourg à Milan via Francfort et Bâle. L'ouverture du TGV Rhin-Rhône à l'horizon 2012 devrait la placer sur un deuxième axe à grande vitesse entre mer du Nord et Méditerranée.
Le trafic de la gare de Strasbourg est d'environ 35 000 passagers par jour mais l'arrivée du TGV Est devrait à terme porter ce chiffre à 55 000 passagers.
Strasbourg a été fondée sur l'Ill et les activités batelières y ont toujours été très importantes vu la densité du réseau hydrographique. Aujourd'hui on compte plus de 650 000 visiteurs annuels sur les bateaux-omnibus et la ville est également un haut lieu du tourisme fluvial, sur le canal de la Marne au Rhin, et surtout sur le Rhin. CroisiEurope, numéro un du secteur, y a d'ailleurs son siège.
La ville possède également d'importantes installations portuaires sur le Rhin, qui constitue la première voie navigable d'Europe et le premier fleuve commercial du monde. En 1920, le siège de la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin (voir supra, « capitale européenne ») fut transféré de Mannheim à Strasbourg et logée dans l'ancien palais impérial, rebaptisé Palais du Rhin. Le port autonome de Strasbourg est le deuxième port fluvial de France avec 10,4 millions de tonnes de fret en 2006 (trafic ferroviaire inclus).
L'aéroport international de Strasbourg, situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville, à Entzheim, est le septième de France. Son trafic s'est stabilisé depuis 1996, oscillant autour de 2,0 millions de passagers annuels (avec un pic à 2,2 millions en 1999)[124]. Une cinquantaine de destinations desservies, essentiellement en Europe. Une navette effectue la liaison avec la station Baggersee du tram, en attendant la liaison directe par le tram-train.
Pour les vols longs courriers, un service de bus réguliers effectue la liaison avec l'aéroport de Francfort qui constitue l'un des principaux hubs européens avec plus de 300 destinations à travers le monde. Les anciennes bases aériennes canadiennes de Lahr (durant les travaux à Entzheim en 2000) et Söllingen (qui accueille Ryanair contraint de quitter Entzheim par Air France) servent également d'aéroport de complément.
Enseignement
Pour l'année 2004-2005, la ville comptait 128 écoles maternelles (17 325 élèves), 116 écoles élémentaires (26 842 élèves) et 43 collèges (21 655 élèves). Strasbourg comptait aussi 18 731 lycéens répartis dans 38 établissements[125].
Le lycée Kléber, fondé en 1871 et reconstruit entre 1955 et 1959, il est l'un des plus grands établissements plublics d'Alsace. Il accueille chaque année plus de 2 000 élèves dont 900 étudiants en classes préparatoires. Le taux de réussite au baccalauréat oscille entre 90,0% et 94,0% suivant les années, dont 45,0% de mentions[126]. Le lycée Kléber dispose de plus de 250 chambres étudiantes individuelles.
Le lycée international des Pontonniers, une ancienne école de jeunes filles fondée en 1815. Il occupe un édifice du tout début du XXe siècle et propose un enseignement résolument tourné vers l'international et les activités artistiques (théatre, histoire des arts). Son taux de réussite au baccalauréat est de 100%[127]. Le lycée international est par ailleurs le 10e le mieux coté de France[128].
Avec plus de 64 000 étudiants[129], Strasbourg est une ville étudiante importante. Mais elle est surtout résolument tournée vers l'international. En effet, plus d'un étudiant sur cinq n'est pas de nationalité française (21,9% des étudiants universitaires en 2005), près de la moitié d'entre eux étant originaires d'Europe. Un tiers de ces étrangers vient d'Afrique. Au total, ce sont près de 100 nationalités qui sont représentées. 96% des étudiants sont localisés à Strasbourg (75% à elle seule) et Mulhouse. Viennent ensuite par ordre décroissant Illkirch, Colmar, Schiltigheim et Haguenau.
Les étudiants en Alsace sont plutôt des étudiantes : elles représentent 56% des inscrits. Elles sont sur-représentées dans les langues (73%), les lettres et arts (69%) ou encore le droit et Sciences-Po (63%). Chute libre en revanche dans les sciences dites « dures » : elles n'y sont plus que 26%. Près de 70% des étudiants en Alsace ont obtenu leur bac dans la région (et même 78% à l'UHA, qui a un recrutement clairement plus local).
Strasbourg compte trois universités regroupées au sein du Pôle universitaire européen qui forment, avec celles de Mulhouse, Bâle, Fribourg et Karlsruhe, la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur (EUCOR).
Université Louis Pasteur (ULP) - Strasbourg I (sciences) [130] qui couvre l'ensemble des domaines scientifiques, de la médecine aux sciences économiques en passant par la physique-chimie. Cette université dépense 11,8 millions d'euros dans des contrats de recherche et compte 1 162 enseignants-chercheurs sur un total de 1 444 enseignants. Son budget total pour l'année 2003 s'élève à 205,25 millions d'euros.
Université Marc Bloch (UMB) - Strasbourg II (nommée auparavant Université des sciences humaines de Strasbourg, USHS) [131] dont les filières sont essentiellement consacrées aux sciences humaines et sociales. Cette université regroupe 511 enseignants dont 389 enseignants-chercheurs. Son budget 2003 est de 45,40 millions d'euros.
Université Robert Schuman (URS) - Strasbourg III (droit, sciences politiques, gestion) [132] qui est dédiée aux sciences politiques et juridiques. Elle compte 386 enseignants dont 278 enseignants-chercheurs pour un budget 2003 de 38,88 millions d'euros.
Le 1er janvier 2009, ces trois entités fusionneront pour constituer l'Université Européenne de Strasbourg.
Les trois universités et les nombreuses écoles et classes préparatoires strasbourgeoises accueillent de nombreux étudiants, et bien que le développement se fasse dorénavant dans des campus décentralisés loin du centre-ville saturé (Illkirch-Graffenstaden, Meinau, Cronenbourg, Haguenau, etc.), les étudiants représentent tout de même entre 1/5 et 1/6 de la population. Les débits de boisson et les lieux de rencontre sont donc très nombreux et beaucoup s'adressent spécifiquement à la population étudiante (notamment près du campus universitaire et dans la quartier de la Krutenau).
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