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Vol Theran Londres

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Vol au départ de l'Iran

Iran

Présentation

L'Iran (en persan : , Iran), dont le nom officiel est République islamique d'Iran (en persan : , Jomhuri-ye Eslami-ye ?ran), est une république islamique d'Asie occidentale (ou centrale). Sa capitale est Téhéran (ou Tehran), sa langue officielle le persan et sa monnaie le rial. Le calendrier officiel est le calendrier persan. L'Iran était aussi connu par le nom de Perse internationalement jusqu'en 1935.

Le pays a une superficie de 1 648 195 km² et une population de près de 70 millions d'habitants. Avec un produit national brut de 570 milliards de dollars en 2005, il constitue la deuxième économie de la région. Son produit intérieur brut par habitant s'élève à 8400 dollars. L'Iran est le 4e producteur de pétrole au monde et le 2e exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il dispose aussi de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel, après la Russie, et en est le 6e producteur.

Origine du nom

Pendant la dynastie Achéménide (550-330 av. J.-C.), les Iraniens appelaient leurs territoires Parsa du nom du royaume de Cyrus le Grand, qui appartenait à la tribu perse, et qu'on retrouve encore aujourd'hui sous la forme de Fars ou Pars, correspondant au nom de cette province d'Iran. Cependant, la totalité de l'État était alors appelée Aryanam. Ce mot est apparenté au terme Aryen, qui signifie noble. À l'époque Parthe (248 av. J.-C. - 224 ap. J.-C.) Aryanam a été modifié en Aryan pour évoluer vers Iranshar et Iran à l'époque Sassanide.

Les grecs utilisaient les termes Aryana et Persis pour désigner la région qui est aujourd'hui connue comme le plateau iranien. Le terme est passé au latin pour devenir Persia, puis en français Perse, terme qui est encore très utilisé dans les pays occidentaux et qui provoque une confusion avec la province du Fars.

Au XXe siècle, une dispute entre intellectuels éclate pour savoir quel devrait être le nom correct du pays. Le 21 mars 1935, jour de Noruz, Reza Shah Pahlavi publie un décret demandant à toutes les relations étrangères du pays de le désigner sous le nom d'Iran dans leur correspondance officielle, en accord avec le fait que Perse est un terme utilisé pour un pays appelé Iran en persan.

En 1979, la révolution iranienne a abouti à la création de la République islamique d'Iran, mais les termes Perse et Iran sont toujours largement utilisés.

Géographie

L'Iran est un pays montagneux et partiellement désertique d'une superficie de 1 648 000 km². Au nord, il a des frontières communes avec l'Arménie (35 km), l'Azerbaïdjan (611 km) et le Turkménistan (992 km), et a 740 km de côtes sur la mer Caspienne. Les frontières occidentales sont partagées avec la Turquie au nord et l'Irak au sud, finissant au Chatt-el-Arab (en persan : Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d'Oman forment l'intégralité de sa limite méridionale de 1770 km. L'Iran a un contentieux avec les Émirats arabes unis depuis les années 1970 portant sur les îles Tunbs et Abu Moussa, occupées militairement par l'Iran. À l'est se trouvent l'Afghanistan au nord et le Pakistan au sud. La distance entre l'Azerbaïdjan au nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan au sud-est est approximativement de 2330 km.

Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale - la plus peuplée - est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l'Alborz (Elbourz) ; c'est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus élevé de l'Iran, le Damavand qui culmine à 5607 m. Le plateau iranien est la zone située entre les chaînes de montagnes localisées à l'est et à l'ouest du pays. La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités (comme le Dasht-e Kavir) parsemés de rares lacs salés.

Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs tels qu'Ispahan ou Shiraz. Jusqu'au XXe siècle, lorsque furent construites les principales autoroutes et chemins de fer à travers les chaînes montagneuses, ces bassins avaient tendance à être relativement isolés les uns des autres. Typiquement, une grande ville dominait un bassin, et il existait des relations économiques complexes entre la ville et les centaines de villages à sa périphérie. Dans les hauteurs des chaînes montagneuses délimitant les bassins, des groupes organisés de manière tribale pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux de moutons et de chèvres entre leurs pâturages traditionnels d'été et d'hiver.

Il n'y a pas de système fluvial d'importance dans le pays, et historiquement, le transport se faisait au moyen de caravanes qui suivaient les routes traversant les cols des chaînes montagneuses. Celles-ci empêchaient aussi l'accès au golfe Persique et à la mer Caspienne.

Le climat de l'Iran est principalement aride ou semi-aride. La plaine côtière caspienne fait exception avec un climat subtropical : les températures y tombent rarement en dessous de 0°C en hiver et le climat reste humide toute l'année. Les températures estivales montent rarement au dessus des 29 °C, et les précipitations annuelles sont de 680 mm à l'est et de 1700 mm à l'ouest. Dans l'ouest du pays, les régions habitées dans les vallées des monts Zagros connaissent des températures moins clémentes, des températures moyennes en dessous de 0°C et de fortes chutes de neige. Les bassins orientaux et centraux sont très arides, avec moins de 200 mm de précipitations annuelles et des températures estivales dépassant les 38°C. Les plaines côtières du golfe Persique ont des hivers tempérés, et des étés très chauds et très humides. Les précipitations y varient entre 135 et 355 mm.

L'Iran est dans une zone du globe sismiquement très instable et est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Le 26 décembre 2003, un important tremblement de terre a frappé la région de Bam, dans le sud du pays, détruisant ainsi les vestiges de l'Arg-é Bam (citadelle et ville antique).

La faune et la flore d'Iran, étant donnée la grande quantité de biomes et de biotopes, accueille de nombreuses espèces animales et végétales. Les zones semi-désertiques accueillent des félins et des gazelles tels le lynx d'Eurasie, le chat de Pallas, la gazelle indienne, la gazelle à goitre ou encore l'onagre du désert. Certaines sont menacées d'extinction, comme le Guépard d'Iran (Acinonyx jubatus venaticus), dont il ne reste que 50 à 60 individus. D'autres animaux sont endémiques aux régions iraniennes, comme le Tétraogalle de Perse ou le daim de Perse, qui sont aujourd'hui très rares. Les espèces d'oiseaux sont également très nombreuses en Iran : buse féroce, faucon crécerelle, aigle royal, gypaète barbu, ganga unibande dans les steppes, outarde houbara d'Asie dans les déserts. Dans les forêts de montagne se trouvent des sangliers, des ours, des cerfs et des bouquetins.

La préservation de l'environnement en Iran a commencé à être prise en compte par l'État dans les années 1950, à la suite des dégradations environnementales et de la surexploitation des ressources naturelles. L'Iran s'est d'abord dotée d'une association iranienne de la vie sauvage en 1956, puis d'une organisation de la chasse et de la pêche en 1967 et enfin d'un ministère de l'environnement en 1971. Le but de ces organisations était la protection de l'environnement.

Depuis le début du XXIe siècle, les principaux problèmes environnementaux sont les suivants :

Le plus préoccupant de ces problèmes est peut-être celui de la qualité de l'air, plus particulièrement dans la capitale à Téhéran. Le monoxyde de carbone représente une partie importante des 1,5 millions de tonnes de produits polluants rejetés à Téhéran en 2002.

Les provinces (en persan : , Ostan) sont gouvernées par une ville centrale, généralement la plus grande ville de la province. Le gouverneur de province (en persan : , Ostandar) est nommé par le ministre de l'Intérieur.

Depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces, augmentant le nombre des provinces de 28 à 30.

Chaque province (Ostan) est divisée en départements (Shahrestan), eux-mêmes divisés en cantons (Bakhsh), qui regroupent une dizaine de villes (Shahr). Les villages (dehestan) sont la plus petite unité administrative ; ils sont rattachés aux villes. La structure administrative de l'Iran change très régulièrement. En 2005, l'Iran comptait 324 départements, 865 cantons, 982 villes et 2378 villages.

Histoire

L'Iran possède l'une des civilisations continues les plus anciennes du monde. L'histoire de l'Iran couvre des milliers d'années, depuis les civilisations antiques du plateau iranien, la civilisation des Mannéens en Azerbaïdjan, de Shahr-i Sokhteh (« Ville brûlée ») dans le Sistan, et l'ancienne civilisation de Jiroft, suivie du royaume d'Élam, de l'empire Achéménide, des Parthes, des Sassanides jusqu'à l'actuelle République islamique d'Iran.

L'Iran possède une des civilisations continues parmi les plus anciennes du monde. Des vestiges d'occupation humaine remontant au Paléolithique inférieur y ont été retrouvés au Balouchistan, dont certains  »” parmi les plus anciens  »” ont un âge estimé à 800 000 ans. Au nord-ouest du pays, dans la région de la mer Caspienne, des vestiges datant du Xe millénaire av. J.-C. attestent de l'apparition d'une économie de production de biens au Mésolithique. Des sites néolithiques attestent que la pratique de l'agriculture remonte à 6 et 7000 ans dans la vallée de Gorgan, à Tureng Tepe, Yarim Tepe, et au centre du pays à Sialk II (près de Kashan).

Des objets de cuivre et des céramiques peintes remontant à l'âge du cuivre (il y a 4000 ans), ont été retrouvés en Susiane (province du Khuzestan) et à Sialk. Des recherches archéologiques commencent à peine à faire connaître des civilisations très anciennes comme la civilisation de Jiroft qui bâtit des villes il y a 5000 ans, soit bien avant les civilisations égyptiennes et grecques.

Le début du IIIe millénaire av. J.-C. voit apparaître une forme d'écriture, probablement dérivée du système sumérien, à Suse. L'Empire Élamite (précédé par la civilisation proto-élamite) établit un nouveau pouvoir régional dans le sud-ouest de l'Iran, et concurrence les empires voisins de Babylonie et d'Assyrie. C'est au cours du second millénaire avant notre ère qu'arrivent sur le plateau iranien divers peuples iraniens, provenant d'Asie centrale. Au milieu du VIIe siècle av. J.-C., les Mèdes, groupes de tribus établis au nord et au nord-ouest du pays, établissent leur pouvoir sur la région. À la fin de ce même siècle, les Mèdes et les Babyloniens se libèrent définitivement du joug assyrien en prenant Ninive en 612 av. J.-C.. C'est à la même période qu'apparaissent les premières sources mentionnant Cyrus Ier, roi d'Anshan, petit-fils d'Achéménès, fondateur du premier Empire Perse, celui des Achéménides.

Despotes éclairés, les Achéménides construisent un immense empire s'étendant de l'Inde à l'Égypte, organisé en satrapies reliées entre elles par un immense réseau routier. Le cylindre de Cyrus est la première trace écrite d'une déclaration des Droits de l'Homme, datant de Cyrus II. La dynastie achéménide établit des capitales à Pasargades, Persépolis, Suse et Ecbatane. Leur règne est marqué par les Guerres médiques les opposant aux Grecs. L'empire perse décline après le règne de Xerxès Ier et chute en 330 av. J.-C., conquis par Alexandre le Grand.

Les généraux d'Alexandre établissent la dynastie des Séleucides, qui s'effondre à son tour en 60 av. J.-C., le dernier reliquat de l'empire, en Syrie étant transformé en province romaine par Pompée. L'empire Parthe (aussi appelé Arsacide), fondé par Arsace et Tiridate en 250 av. J.-C., leur succède jusqu'en 224, quand le roi Artaban IV est défait par un de ses vassaux perses. Une nouvelle dynastie naît : les Sassanides, qui donnent naissance au second empire perse (226 - 651).

Les Sassanides furent les premiers à appeler leur empire Iranshahr ou Eranshahr (en persan : , Terre des Aryens). Il s'agit d'une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran : la civilisation perse s'accomplit dans de nombreux domaines, et influence considérablement le monde romain, les deux empires étant perpétuellement en guerre. L'influence culturelle atteint l'Europe occidentale, l'Afrique, la Chine et l'Inde, et continue durant la période islamique,.

La conquête de l'Iran commence en 637, avec Abû Bakr. Après avoir occupé Ctésiphon, capitale de l'empire, les musulmans battent l'armée sassanide à Nahavand en 641-642. L'Iran est ensuite rapidement conquis. La conversion à l'islam est progressive jusqu'au IXe siècle. L'Iran a été islamisé, mais n'a jamais été arabisé, contrairement aux autres régions conquises par le califat. Les persans ont même réussi à se distinguer au sein de l'Islam, et l'apport culturel, politique et même religieux des iraniens à l'Islam est d'une importance fondamentale.

Au VIIIe siècle, le Khorassan se rallie à la doctrine dissidente du chiisme et s'émancipe de la domination arabe. Une révolte renverse la dynastie Omeyyade, installant les Abbassides à Bagdad en 748. Le pouvoir des califes diminue progressivement, et plusieurs dynasties régionales émergent en Iran entre 820 et 1005, dont les Samanides. Ces derniers rivalisent avec Bagdad, et créent d'importants foyers de vie intellectuelle. Outre la culture arabe classique, ils favorisent l'éclosion de la littérature persane et accordent leur protection à des penseurs. En 962, la dynastie Ghaznévides s'installe à Ghazna et régne du Khorasan au Panjâb. C'est sous le patronage de Mahmûd de Ghaznî que Ferdowsi écrit en persan le Shâh Nâmâ (signifiant "Le livre des Rois"), poème épique qui recueille les histoires de la mythologie perse.

Un groupe turc, les Seldjoukides, arrive dans la région au XIe siècle. Les Ghaznévides, puis les Samanides, sont défaits. L'Iran connaît une renaissance culturelle et scientifique. L'observatoire d'Esfahan est créé, où Omar Khayyam met au point un nouveau calendrier qui introduit l'année bissextile : le calendrier persan, encore utilisé aujourd'hui. Cette époque voit aussi une production artistique très riche : l'Art des Saljukides d'Iran.

Après les Seldjoukides, l'Iran est encore dirigé par des petites dynasties locales avant d'être envahi par les Mongols de Gengis Khan en 1219. Le pays est dévasté et l'invasion est désastreuse pour la population. La destruction de nombreux qanats (un système d'irrigation traditionnel performant) détruit le réseau d'habitat. Les villes sont détruites et remplacées par des oasis isolées, la démographie chute et le pays se tribalise. De petites dynasties locales se mettent en place après la fin de la première période mongole en 1335.

Mais rapidement, le pays est de nouveau envahi : Tamerlan (ou Timur, d'origine turque ou mongole), conquiert la totalité de l'Iran, et en devient l'empereur en 1381. L'empire Timouride dure jusqu'en 1507 : les Chaybanides prennent Samarcande tandis que les Safavides reconquièrent une bonne partie du territoire iranien à partir de l'Azerbaïdjan iranien.

L'Iran se convertit au chiisme duodécimain au XVIe siècle, sous l'impulsion d'Ismail Ier, premier souverain Safavide. Cette conversion résulte d'une volonté de s'affirmer face à la domination des Ottomans sunnites et de créer une identité iranienne spécifique. La conversion est obligatoire, sous peine de mort.

L'apogée des Safavides est atteinte sous Shah Abbas Ier le Grand. Le pays est pacifié, son territoire étendu et son administration centralisée. Son règne est aussi un âge d'or pour le commerce et les arts (accueil de commerçants et d'artistes étrangers, développement de la production de tapis, construction d'Ispahan, etc.).

Une invasion de l'Iran par des tribus afghanes met un terme à la dynastie des Safavides. La suprématie afghane est assez brève. Tahmasp Quli, un chef de tribu Afshar, chasse les Afghans et prend le pouvoir en 1736 sous le nom de Nâdir Shâh. Tout le territoire iranien est repris, depuis la Géorgie et l'Arménie jusqu'à l'Afghanistan. Des campagnes militaires sont même menées jusqu'à Delhi en 1739. Nâdir Shâh est assassiné en 1747 par d'autres chefs Afshars.

Le pays est ensuite la proie de luttes tribales pour la conquête du pouvoir : Afshar, Afghans, Qajars et Zands se battent. Karim Khan Zand réussit à réunifier presque tout le pays en 1750. Il refuse de prendre le titre de Shah et préfère se nommer Vakil ar-Ra'aayaa (« Le Régent des paysans »). Sa mort en 1779 est encore suivie de luttes. C'est finalement Agha Mohammad Shah Qajar qui prend le pouvoir en 1794, établissant une dynastie qui dure jusqu'en 1925.

Sous les règnes de Fath Ali Shah, Mohammad Shah, et Nasseredin Shah, le pays retrouve ordre, stabilité et unité. Les marchands (bazaris) et les Oulémas (chefs religieux) deviennent des membres importants de la société iranienne. Cependant, l'autorité centrale est plutôt faible, la classe dirigeante relativement corrompue et le peuple exploité par ses dirigeants. Les puissances coloniales russe et britannique tirent parti de cette situation : grâce à leur supériorité militaire et technologique, elles dominent le commerce de l'Iran et interfèrent dans les affaires internes du pays.

Les premières tentatives iraniennes de modernisation commencent sous Nasseredin Shah. Le système fiscal est réformé, le contrôle central sur l'administration est renforcé, le commerce et l'industrie sont développés. L'influence du clergé chiite et des puissances étrangères se réduisent. La montée de la colère populaire et une demande de réforme mènent le pays à la révolution constitutionnelle de 1906. L'Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d'une constitution.

La Première Guerre mondiale voit grandir l'influence des Britanniques, déjà intéressés par la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d'imposer l'accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.

Peu de temps après, un coup d'État fait changer le pouvoir de main, au profit d'un officier, Reza Khan, qui devient quatre ans plus tard Reza Shah Pahlavi. Au moyen d'un gouvernement centralisé et fort, il modernise l'Iran : développement d'industries lourdes, projets majeurs d'infrastructures, construction d'un chemin de fer national, création d'un système public d'éducation nationale, réforme de la justice (jusque là contrôlée par le clergé chiite), création du code civil iranien, amélioration de l'hygiène et du système de santé. Les droits spéciaux accordés aux étrangers pendant l'époque Qajar sont annulés pour diminuer la dépendance vis à vis de la Grande-Bretagne et la Russie. Le 21 mars 1935, la communauté internationale est officiellement sommée de ne plus utiliser le nom Perse mais Iran (nom local depuis les Sassanides). Interdiction du port du voile pour les femmes et obligation de porter un habit « à l'occidentale » pour les hommes sont décrétés la même année.

Inquiets de ses rapprochements avec l'Allemagne, les Britanniques forcent Reza Shah à abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi en 1941. Reza Shah est envoyé en exil et meurt en 1944. L'occupation du pays a été d'une importance vitale pour les Alliés. Ayant déclaré la guerre à l'Allemagne en 1943, l'Iran se rapproche des puissances occidentales. La même année, la conférence de Téhéran voit Churchill, Roosevelt et Staline réaffirmer leur engagement sur l'indépendance de l'Iran, qui devient rapidement membre des Nations Unies.

En décembre 1945, bénéficiant du soutien de l'Union soviétique, le Gouvernement du peuple d'Azerbaïdjan et la République de Mahabad déclarent leur indépendance dans les régions de l'Azerbaïdjan iranien et du Kurdistan iranien. Des parties du Khorasan, du Gorgan, du Mazandaran et du Gilan sont occupées par les troupes soviétiques : la crise irano-soviétique, première de la guerre froide, se termine en décembre 1946 avec l'effondrement des gouvernements républicains ayant perdu le soutien de l'URSS.

En 1953, le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise le pétrole. Il est alors éloigné du pouvoir à la suite d'un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains, l'opération Ajax. Après sa chute, Mohammad Reza Shah Pahlavi met en place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l'appui américain. En 1955, l'Iran appartient au pacte de Bagdad et se trouve alors dans le camp américain pendant la guerre froide. Mohammad Reza Shah modernise l'industrie et la société grâce aux revenus très importants du pétrole et à un programme de réformes nommé la Révolution blanche. L'Iran entre dans une période de prospérité fulgurante et de modernisation accélérée mais la société, bouleversée dans ses racines, souffre du manque de liberté.


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