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Vol Alicante Melilla
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 | Vol pour Melilla (Espagne) |  | | | MelillaRôle de la ville dans les débats diplomatiques
Globalement, la ville joue en fait le rôle d'un guichet et d'un sas de décompression économique entre un espace Schengen réputé riche et un Tiers-Monde réputé pauvre mais ici en cours de phase initiale de décollage économique. Cette donnée permet de relativiser les revendications territoriales affichées de façon récurrentes par l'administration marocaine.
Les revendications dont fait l'objet l'enclave de Melilla (comme celle de Ceuta) sont très anciennes et sont agitées par deux éléments bien distincts. D'une part, celui de l'appareil d'État marocain qui l'utilise dans ses discrètes négociations relatives à l'ancien Sahara espagnol annexé par Rabat depuis la Marche Verte en refusant le projet de référendum proposé par l'ONU. La proposition par l'ONU d'un référendum est en effet soutenue par la diplomatie de Madrid avant que le parti socialiste ne monte au pouvoir, alors que Paris ne semble guère y tenir pour maintenir au Maroc son influence économique et politique en offrant son soutien au Maroc. De plus Madrid et Rabat ont d'importants contentieux sur les droits de pêche de la côte atlantique depuis la fin de l'accord de pêche entre l'Union Européenne et le Maroc, propriétaire avec la Mauritanie d'une des Zones Économiques exclusives (ZEE) les plus poissonneuses du monde, grâce à la remontée d'eau. La renégociation de cet accord était d'importance pour l'Espagne car elle constitue 80% de la flotte de pêche européenne ce qui revient à dire que l'accord UE-Maroc est une affaire plus bilatérale qu'autre chose. Paris joue la carte de Rabat, Madrid reprochant alors à Paris de ne pas faire jouer la solidarité européenne en laissant de fait la place aux coréens sur les côtes atlantiques. L'Espagne a en effet refusé de transférer ses prises sur les côtes marocaines pour un contrôle de taille (les prises ont diminué de moitié en volume mais aussi en taille des poissons, l'écosystème ne pouvant supporter ce niveau de prises), mais aussi car le Maroc souhaitait que ces prises puissent être transformées sur ces terres pour récupérer la marge de transformation. Quant au rôle de Washington dans la région, il est récent. Depuis la réélection du président Bush, le département d'État a renforcé ses liens avec Rabat en optant avec Madrid pour une politique déjà appliquée face à la diplomatie française. Le retrait espagnol de la scène irakienne depuis l'arrivée d'un gouvernement socialiste au Palais de la Moncloa en est bien entendu la cause essentielle. Depuis, le souverain chérifien laisse la presse marocaine affirmer que Washington ne freinerait pas les revendications marocaines sur Ceuta et Melilla. Washington n'a jusqu'ici jamais démenti ces rumeurs reprises récemment dans la presse locale de Melilla. D'autre part, et c'est cet aspect qui est sans doute le plus inquiétant, depuis l'émergence d'une forme violente de l'intégrisme islamiste inspirée par le wahhabisme, Melilla est devenue avec Ceuta une revendication hidjadiste traitant ces deux villes de «cancers infidèles et chrétiens en terre d'Islam». Il est vrai qu'aujourd'hui, ce mouvement en vient à revendiquer l'Andalousie... L'argumentaire utilisé par le wahhabisme n'a rien d'économique, d'historique ou de social, mais politique : il s'agit de lancer des feux partout, rendre inquiet les occidentaux et forcer au conflit des civilisations cher à Huntington. Si la population musulmane à Melilla est traditionnellement modérée et peu sensible à ce type de propagande (elle-même étant définie par le wahhabisme comme «traîtresse à l'islam»), il n'en demeure pas moins vrai qu'elle est travaillée par des groupes belliqueux incontrôlés venus du Maroc, ce que confirment certains incidents dans les mosquées de la ville où les imams légalistes se font régulièrement physiquement agresser. À Melilla, l'opinion publique locale, toutes cultures confondues, semble tétanisée face à ces incidents. Quant à la position de Madrid depuis la mise en place d'une démocratie parlementaire, elle est très stable, à quelques variantes près selon la couleur politique en responsabilité, même si ces variantes sont aujourd'hui exagérément grossies par la presse locale, la municipalité et le conseil régional de Melilla (ces instances politiques étant majoritairement PP à l'heure actuelle). La population locale est en outre massivement très attachée à son appartenance à la Communauté européenne que lui confère la tutelle espagnole et dont elle tire grand bénéfice. Son niveau de vie économique est par exemple exceptionnellement élevé dans le cadre géographique qui est le sien. Enfin, la volonté affichée et sans doute très réelle qu'ont tant l'actuel gouvernement Zapatero que celui de Rabat d'entretenir de bonnes relations semble plaider pour le maintient du statu quo ante et donc la permanence d'une certaine stabilité.
Cadre administratif
Depuis la promulgation de la Constitution espagnole de 1978 garantissant l'intégrité territoriale de l'État, juridiquement, la ville de Melilla constitue une commune (Municipio) à laquelle se superpose une collectivité territoriale disposant, à l'intérieur d'un État très décentralisé, d'une large autonomie de gestion définie par son statut de Ciudad Autonoma qui l'assimile à une Comunidad (l'équivalent d'une région française) au même titre que, par exemple, la Catalogne ou les Asturies. L'État central y est représenté par une Delegacion del Gobierno qui correspondrait à une préfecture de région en France. Cette représentation de l'État vérifie la conformité constitutionnelle des actes administratifs locaux et garde la haute main sur les affaires régaliennes (Monnaie, Défense, Intérieur...). Melilla est représentée au Parlement de Madrid par un député siégeant à la chambre basse des Cortès et deux sénateurs siégeant à la chambre haute. Partie intégrante de la Communauté européenne, Melilla n'y est cependant pas incluse dans son espace fiscal, échappant ainsi à toute TVA sur les prix à la consommation des marchandises et des services. Depuis 1863, c'est tout le territoire de l'enclave qui est un port-franc alors qu'autrefois, il se limitait au rocher supportant la citadelle et à ses quais. La présence espagnole étant postérieure à la présence marocaine dans la ville, le territoire de Melilla, partie intégrante de l'ancien duché andalou de Médina Sidonia, a été occupée en 1497 par l'Espagne.
Sociologie
La population, quant à elle, n'a rien d'homogène. Il s'agit plutôt d'une collection de communautés très différenciées qui se mélangent peu.
Le groupe le plus important (environ 50% de la population) est constitué d'éléments d'origine ibérique et de confession catholique, lui-même subdivisé en un élément dominant d'origine andalouse et d'un élément secondaire d'origine catalane. Dans ces deux groupes, l'influence de l'Église catholique est en chute vertigineuse depuis la fin de l'ère franquiste. Certains groupes économiques restent cependant influencés par l'Opus Dei, en particulier le secteur des transports maritimes.
Cet élément ibérique est politiquement actif sur le plan local et reste très marqué par l'épisode franquiste. C'est en effet à Melilla que le soulèvement militaire a débuté en inaugurant la guerre civile espagnole. La ville a donc été la première victime des bains de sangs de la répression nationaliste dès le 17 juillet 1936 (mille fusillés, cinq mille prisonniers et autant d'incarcérés dans les camps de concentration selon les dernières recherches universitaires).
Toujours marquée par ces répressions opérées par des troupes marocaines de l'armée coloniale espagnole (les Regulares et la Legion), cette population est restée pour le moins très méfiante vis-à-vis de l'élément musulman au point de manifester dans certains de ses secteurs une indéniable xénophobie bien que publiquement non avouée. Sans doute faudrait-il chercher là l'une des raisons du succès électoral à Melilla du parti conservateur (Partido Popular) et la faiblesse relative du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). L'affaire de l'îlot Persil qui opposa bruyamment l'ancien gouvernement Aznar au gouvernement de Rabat n'a fait qu'accentuer cette tendance.
plus d'infos sur Melilla
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 | Vol pour l'Espagne |  | | | EspagneHistoire
La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne). Le parti communiste est aussi légalisé.
L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.
La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.
Politique
Depuis 1978, l'organisation politique de l'Espagne est régie par la Constitution espagnole de 1978 qui établit un régime de monarchie constitutionnelle et démocratique et la pluralité des partis politiques.
Le monarque dispose de pouvoirs politiques et symboliques, définis par l'article 62 de la constitution : il ratifie les lois, peut dissoudre le parlement (Las Cortes Generales), nomme le Président du gouvernement, et est le chef des armées. Par ailleurs (art. 63), il est le chef de la diplomatie de l'État. L'actuel roi est Juan Carlos Ier.
Le Président du gouvernement (Presidente del Gobierno) (rôle comparable à celui d'un Premier ministre), est à la tête de l'exécutif pour une durée de quatre ans renouvelable. Le Président du gouvernement est nommé par le Roi après l'acceptation de sa candidature par le Congreso de los Diputados; il préside le Conseil des Ministres. José Luis Rodríguez Zapatero est Président du gouvernement depuis la mi-mars 2004, après la victoire de son parti aux élections législatives. Il succède à José María Aznar.
Le pouvoir législatif réside dans les Cortes Generales, qui constituent l'organe suprême de représentation du peuple espagnol. Les Cortes Generales sont composées par une chambre basse, le Congreso de los Diputados, et une chambre haute, le Senado. Le Congrès des députés (Congreso de los Diputados) compte 350 membres élus pour quatre ans au suffrage direct. Le Sénat (Senado) est constitué de 248 membres dont 208 directement élus et 40 désignés par les régions.
Les élections se déroulent normalement tous les 4 ans. Les dernières élections générales eurent lieu en mars 2004.
Organisation territoriale de l'Espagne
L'Espagne est divisée en 17 régions, appelées communautés autonomes. Ce sont des sortes d'États fédérés disposant d'un certain degré d'indépendance, même si les compétences cédées par l'État central peuvent beaucoup varier et si les termes « indépendance » et « fédéral » sont quelque peu tabous. Les communautés autonomes sont à leur tour composées d'une ou plusieurs provinces, en faisant un total de 50. Par ailleurs, deux villes, (Ceuta et Melilla), ont un statut spécial.
plus d'infos sur l'Espagne
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La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne). Le parti communiste est aussi légalisé.
L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.
La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.
Politique
Depuis 1978, l'organisation politique de l'Espagne est régie par la Constitution espagnole de 1978 qui établit un régime de monarchie constitutionnelle et démocratique et la pluralité des partis politiques.
Le monarque dispose de pouvoirs politiques et symboliques, définis par l'article 62 de la constitution : il ratifie les lois, peut dissoudre le parlement (Las Cortes Generales), nomme le Président du gouvernement, et est le chef des armées. Par ailleurs (art. 63), il est le chef de la diplomatie de l'État. L'actuel roi est Juan Carlos Ier.
Le Président du gouvernement (Presidente del Gobierno) (rôle comparable à celui d'un Premier ministre), est à la tête de l'exécutif pour une durée de quatre ans renouvelable. Le Président du gouvernement est nommé par le Roi après l'acceptation de sa candidature par le Congreso de los Diputados; il préside le Conseil des Ministres. José Luis Rodríguez Zapatero est Président du gouvernement depuis la mi-mars 2004, après la victoire de son parti aux élections législatives. Il succède à José María Aznar.
Le pouvoir législatif réside dans les Cortes Generales, qui constituent l'organe suprême de représentation du peuple espagnol. Les Cortes Generales sont composées par une chambre basse, le Congreso de los Diputados, et une chambre haute, le Senado. Le Congrès des députés (Congreso de los Diputados) compte 350 membres élus pour quatre ans au suffrage direct. Le Sénat (Senado) est constitué de 248 membres dont 208 directement élus et 40 désignés par les régions.
Les élections se déroulent normalement tous les 4 ans. Les dernières élections générales eurent lieu en mars 2004.
Organisation territoriale de l'Espagne
L'Espagne est divisée en 17 régions, appelées communautés autonomes. Ce sont des sortes d'États fédérés disposant d'un certain degré d'indépendance, même si les compétences cédées par l'État central peuvent beaucoup varier et si les termes « indépendance » et « fédéral » sont quelque peu tabous. Les communautés autonomes sont à leur tour composées d'une ou plusieurs provinces, en faisant un total de 50. Par ailleurs, deux villes, (Ceuta et Melilla), ont un statut spécial.
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