BrésilDécoupage administratif
Le Brésil est composé de 26 États et d'un district fédéral, dont la capitale est Brasilia.
Seuls deux pays en Amérique du Sud n'ont pas de frontière avec le Brésil : le Chili et l'Équateur. Les frontières du Brésil sont le résultat d'une active conquête de l'ouest, initiée dès le XVIIe siècle par les bandeirantes mais non terminée.
Forces armées brésiliennes
Les forces armées brésiliennes se composent de l'armée de terre (Exército) la marine brésilienne (Marinha) dont l'infanterie et l'aviation ainsi que la force aérienne brésilienne (Força Aéra Brasileira, FAB).
Après les années de dictature militaire, il existe une certaine méfiance de la population et des politiques envers les forces armées. C'est pourquoi la puissance militaire est plutôt faible, si on considère la population et la dimension du Brésil.
Puisque les États Américains sont alliés mutuellement (Pacte de Bogota,Traité interaméricain d'assistance mutuelle), le Brésil ne se trouve face à aucune vrai menace extérieure et une grande capacité militaire est en conséquence inutile.
Les forces aériennes ont plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer Tucano et Super Tucano, Lockheed C-130 Hercules, AMX International AMX. Le transport du Président du Brésil est aussi assuré par les forces aériennes.
Il existe une obligation militaire pour des hommes à partir de 18 ans, le service militaire de base dure neuf à douze mois. Le budget de la défense en 2005 s'élevait à 9,94 milliards de dollars américains soit environ 1,3 pour cent du produit intérieur brut, une valeur plutôt inférieure à la moyenne mondiale (l'Allemagne environ 1,6 %).
Les militaires sont aussi utilisés dans les temps de paix à la protection contre les catastrophes et au service de sauvetage, ainsi que pour des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). Le Brésil assure le commandement de la mission de Paix Minustah en Haïti de 6000 hommes dont 1200 Brésiliens, depuis le 1er juin 2004.
Le contrôle aérien civil est aussi sous la responsabilité des forces aéronautique, ainsi que l'Infraero (organisme qui gère les aéroports), et le Centre de lancement d'Alcântara.
La Police Militaire n'est pas à confondre avec les forces armées brésiliennes sous la responsabilité de l'Union (pouvoir fédéral), puisque chaque état fédéral en a la responsabilité.
Économie
Le PIB national total est le troisième d'Amérique, après celui du Canada, mais avant celui du Mexique. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui du Mexique, et à celui de l'Argentine ou du Chili. La population brésilienne est largement urbaine et environ les deux tiers de la population travaillent dans le secteur des services.
Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique. En 2002, entre 22 à 55 millions de personnes (selon que l'on prenne les chiffres du gouvernement ou de la Conférence nationale des Évêques) souffraient de la faim.
Une crise économique éclate en 1998. Le FMI décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais reste fragile.
En janvier 1999, la banque centrale du Brésil annonce que la monnaie du pays, le réal (BRL), ne sera plus ancrée au dollar. Un dollar américain valait environ 2,34 réals en mars 2002, 2,64 réals début 2005, 2,16 réals début 2007 marquant une bonne stabilité pour une monnaie habituée à des fluctuations importantes.
Le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation. Certaines cultures commerciales telles que le soja sont en plein essor. Toutefois, la propriété foncière est très inégalement répartie et la pauvreté rurale reste importante. Les progrès de l'agriculture sont liées à une forte déforestation
Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul »), marché commun du « cône sud » de l'Amérique latine incluant l'Argentine, le Paraguay l'Uruguay et depuis 2005 le Vénézuéla . C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.
Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après presque trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme d'adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif » du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.
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