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Vol pour Monastir (Tunisie)
 

Monastir

Histoire

Le ribat de Monastir est érigé sur ordre du calife abbasside Haroun ar-Rachid en 796 comme moyen de défense contre les attaques de la flotte byzantine en Méditerranée. Il représente, avec le ribat de Sousse, l'une des deux forteresses les plus importantes de la côte du Sahel. D'après des messages relevant de l'histoire locale et datant du début du Xe siècle, c'est un mérite que de séjourner dans ce ribat connu sous le nom de Grande forteresse. Un service de garde de trois jours à Monastir garantit à chacun une place au paradis. En effet, selon la tradition locale, Mahomet aurait déclaré que Monastir était l'une des portes menant au paradis. La forteresse était perçue, aussi bien parmi les combattants que parmi les ascètes, comme un lieu de pèlerinage et de méditation pour les fêtes religieuses comme l'Achoura ou le ramadan.


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Vol pour la Tunisie
 

Tunisie

Géographie

Les terres cultivées représentent 4,9 millions d'hectares dont 1,6 consacré à la culture des céréales, 1,6 consacré à la culture de l'olivier et 400 000 hectares consacrés aux cultures irriguées. Le désert occupe une superficie comprise entre 33% et 40% du territoire selon qu'on le définisse d'après l'aridité ou selon des caractéristiques paysagères.

La Tunisie possède un relief contrasté entre une partie septentrionale et occidentale montagneuse située dans l'extension du massif montagneux de l'Atlas  »” son point culminant est le Djebel Chambi (1 544 mètres)  »” et coupée par la plaine de la Medjerda (seul cours d'eau alimenté de façon continue), une partie orientale plane s'étendant entre Hammamet et Ben Gardane et une partie méridionale désertique divisée entre une succession de chotts (Chott el-Gharsa, Chott el-Jérid et Chott el-Fejaj), des plateaux rocheux et les dunes du Grand Erg Oriental. Le littoral parsemé de tombolos et de lagunes se déroule sur 1 298 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses. Quelques îles dont les Kerkennah et Djerba parsèment le littoral.

Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques, la grande différence entre le nord et le reste du pays étant due à la chaîne de la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride engendré par le Sahara. En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par divers types de vents : la côte nord est exposée aux vents marins soufflant depuis le sud de la France, ce qui provoque une baisse significative des températures et une hausse des précipitations, et le sud du pays aux vents chauds et secs tels le sirocco soufflant sur les grandes étendues désertiques et les plaines. Le pays bénéficie également d'un taux d'ensoleillement important (dépassant 3 000 heures par an). Les températures varient en raison de la latitude, de l'altitude et de la proximité ou de l'éloignement de la mer Méditerranée. S'il peut faire quelques degrés au-dessous de 0°C en hiver dans les montagnes de Kroumirie, la température grimpe parfois en été aux environs de 50°C dans les régions désertiques. La pluviométrie annuelle varie également selon les régions : d'environ 1 000 millimètres au nord à environ 380 millimètres au centre et environ 300 millimètres au sud.

La flore varie beaucoup en fonction des régions : celle des régions côtières est semblable à celle de l'Europe méridionale et comprend prairies, garrigue, maquis et forêts de chênes-liège. Plus au sud, la végétation est de type steppique avec une dominance de l'alfa. Dans les régions arides de l'extrême sud, les oasis sont plantées de palmiers-dattiers.

Huit aires naturelles ont été érigées en parcs nationaux. Le parc national de l'Ichkeul, qui s'étend sur 12 600 hectares, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il existe également 16 réserves naturelles qui ont pour but d'être un habitat pour des espèces ayant une valeur écologique et économique et en tant qu'écosystèmes vulnérables.

Selon une étude du programme méditerranéen du WWF, la région côtière du nord-ouest figure parmi les 13 sites de la Méditerranée qui se distinguent par leur richesse naturelle, leur biodiversité et leurs espèces végétales et animales uniques.

L'espace tunisien apparaît inégalement peuplé et développé sur le plan socio-économique selon un gradient intérieur-littoral (ouest-est). Les treize gouvernorats côtiers totalisent 65,3% de la population totale avec une forte densité de population (140 habitants par km²). L'économie y est diversifiée et c'est l'activité industrielle qui se démarque le plus avec la concentration de 85% des établissements industriels du pays et même de 87,5% de l'emploi dans ce secteur économique.

La Tunisie est urbanisée à 64,9 % (2005) et connaît un taux d'urbanisation annuelle de 3,6 %. Le réseau urbain se situe sur la bande littorale orientale, entre les régions de Tunis et Gabès en passant par le Sahel et Sfax (centre-est du pays), qui dispose des plus grandes infrastructures économiques et concentre plus de 80 % de la population urbaine. Les principales agglomérations sont :

Économie

Entre 1956 et 1960, pour affirmer le contrôle public dans les secteurs-clefs, le gouvernement prend en main la direction du secteur bancaire et nationalise les sociétés de transport, d'électricité, de gaz naturel et d'eau. Dans le même temps, le 18 octobre 1958, le dinar tunisien devient la monnaie officielle. Cependant, l'importance croissante de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) mène le pays vers l'adoption du socialisme. Les objectifs principaux sont alors la « décolonisation économique », l'amélioration du niveau de vie, la réduction de la dépendance des capitaux extérieurs et la création d'un marché national. En mai 1964, l'Assemblée nationale décrète l'expropriation des terres en possession étrangère afin d'établir 300 fermes coopératives d'État. Toutefois, l'expérience rencontre des difficultés insurmontables et est interrompue en septembre 1969 suite à la parution d'un rapport de la Banque mondiale sur le déficit des entreprises publiques. Avec l'arrivée d'Hédi Nouira à la tête du gouvernement, l'État engage son retrait du secteur industriel en l'ouvrant à l'investissement privé. En réalité, la Tunisie maintient largement le subventionnement des prix, le secteur financier est entièrement géré par le gouvernement et l'économie est protégée par des droits de douane très élevés et des restrictions d'importation. Cependant, l'économie bénéficie de résultats positifs grâce aux deux chocs pétroliers, qui font augmenter les prix du pétrole et des phosphates, mais aussi grâce à une production agricole en hausse et à des recettes touristiques plus élevées. Néanmoins, la Tunisie reste dépendante des recettes pétrolières et est pénalisée par son endettement extérieur, grevant les finances publiques qui assurent jusque-là les rentes. De plus, elle n'a pas de base productive en mesure d'absorber le surplus de travailleurs et d'exporter une gamme de produits diversifiée et compétitive. Le manque d'investissement de l'État dans les infrastructures entrave encore la croissance et dissuade les investisseurs privés. Entre 1985 et 1986, les agitations sociales augmentent de façon dramatique où l'UGTT organise des grèves et des manifestations contre l'augmentation du chômage et la politique salariale. En conséquence, le gouvernement conduit par le premier ministre Rachid Sfar se met d'accord avec le Fonds monétaire international sur la mise en place d'un programme de réforme économique. Au bout de 18 mois, les grands déséquilibres internes et externes sont maîtrisés, la dette extérieure reste raisonnable et une croissance du PIB de 4,3 % est atteinte. Dès le début des années 1980, le gouvernement considère aussi la privatisation des entreprises étatiques pour mettre fin à leur endettement. Les secteurs concernés sont surtout le tourisme, les matériaux de construction, l'industrie textile, l'industrie agroalimentaire et la pêche, la mécanique et l'électrotechnique. De plus, le gouvernement encourage l'industrie manufacturière produisant uniquement pour l'exportation en lui donnant la possibilité de s'implanter partout dans le pays tout en travaillant sous le règlement des zones de libre-échange.

Depuis l'indépendance de la Tunisie, l'agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d'atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. En dépit du développement des autres secteurs de l'économie nationale, l'agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d'oeuvre en 2006. Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (4e producteur mondial et 2e exportateur mondial), les dattes, les agrumes et les produits de la mer. La gestion de l'agriculture appartient encore à des organismes d'État tels les offices des céréales, de la pêche ou de l'huile mais le secteur agricole est de plus en plus pris en charge par des groupes privés souvent présents dans l'industrie agroalimentaire tel le groupe Poulina qui est le premier groupe privé du pays.

En matière industrielle, la Tunisie est le premier exportateur d'Afrique en valeur absolue : elle est ainsi passée devant l'Afrique du Sud en 1999. Les secteurs du textile et de l'agroalimentaire représentent 50 % de la production et 60 % de l'emploi de l'industrie manufacturière. Mais, après avoir cru à un rythme annuel de 2,1 % (entre 2000 et 2005), l'industrie tunisienne fait aujourd'hui face à la concurrence étrangère. Toutefois, les exportations de produits mécaniques et électriques se sont multipliées par cinq entre 1995 et 2005. Quatrième fournisseur de l'Union européenne en produits textiles, elle était jusqu'en 2002 le premier fournisseur de la France avant d'être surclassée par la Chine en 2003. Les ressources naturelles de la Tunisie restent quant à elles modestes, ce qui contraint le pays à importer du pétrole.

Dans le secteur des services, le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l'action conjuguée de l'État et de groupes privés. Le secteur touristique représente 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d'emploi saisonnier. Outre le tourisme balnéaire majoritaire, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l'année) est en fort développement. Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement. Le commerce et la distribution, qui emploie plus de 500 000 personnes et participe à 10,7 % du PIB national, se divise en deux catégories. Ainsi, le secteur se caractérise encore par la prédominance du commerce traditionnel avec 88 % (2006) du chiffre d'affaires, l'essentiel des transactions commerciales étant réalisé par de petits commerçants. La distribution moderne, qui compte pour 12 % du chiffre d'affaires global et regroupe des enseignes nationales et internationales, n'est apparue que lorsque le marché s'est libéralisé en 1999.

Transport

La Tunisie compte aujourd'hui sept ports de commerce (Radès, Sfax, Bizerte, Gabès, Sousse, Zarzis et La Goulette) tandis qu'un port en eaux profondes va être réalisé à Enfida. Placés sous la gestion de l'Office de la marine marchande et des ports, ils assurent à eux seuls 96 % du commerce extérieur tunisien. Avec ses 550 000 passagers et ses 415 000 croisiéristes enregistrés en 2004, le port de La Goulette est l'une des destinations les plus appréciées dans l'ouest du bassin méditerranéen. La Compagnie tunisienne de navigation, société publique, est le principal armateur du pays et assure des lignes régulières reliant les deux rives de la mer Méditerranée (vers Marseille, Gênes, Livourne et Barcelone). Le pays compte par ailleurs trente aéroports dont sept aéroports internationaux. Le principal aéroport du pays est celui de Tunis-Carthage, situé à dix kilomètres de la capitale. En 2005, 39,2 % du trafic s'effectue par l'aéroport international de Tunis-Carthage. Plus des deux-tiers du trafic commercial aérien sont destinés à l'Europe.

Le transport ferroviaire assure plus du tiers des déplacements nationaux à travers un réseau national de 2 153 kilomètres de voies ferrées. Le réseau est exploité par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ainsi que par la Société du métro léger de Tunis spécialisée dans le transport urbain dans la région de Tunis.

Le réseau routier s'étend sur 19 300 kilomètres dont 12 655 kilomètres de routes goudronnées ainsi que de trois autoroutes reliant Tunis à M'saken au sud (prolongée jusqu'à Sfax fin 2007), Bizerte au nord ou Oued Zarga à l'ouest. Le secteur du transport routier domine les transports terrestres de voyageurs et de marchandises. Il est néanmoins contrôlé par les sociétés étrangères à cause du petit nombre d'entreprises tunisiennes.

Démographie

Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %) s'identifient culturellement aux Arabes, certaines études tendent à indiquer qu'ils seraient ethniquement plus proches des Berbères mais aussi de certains Européens :

«  Comparés avec d'autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l'Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. »

Toutefois, de nombreuses civilisations ont envahi le pays puis ont été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales venant d'Allemagne, Ottomans et enfin Français. De plus, beaucoup de Maures et de Juifs arrivèrent d'Andalousie à la fin du XVe siècle.

Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l'islamisation de la majeure partie de l'Ifriqiya. À cette occasion se créent quelques villes nouvelles dont Kairouan et Mahdia. C'est à partir du XIe siècle, avec l'arrivée des tribus hilaliennes chassées d'Égypte, que l'arabisation linguistique et culturelle devient déterminante. Certains groupes, descendants des Berbères, ont cependant su conservé leur langue et leurs coutumes, souvent en raison de leur enclavement géographique. En effet, de nos jours, ils habitent souvent les régions de montagnes (Matmata, Tataouine, Gafsa ou Sbeïtla). Toutefois, les Berbères, qui représentent une forte minorité ethnique au Maroc et en Algérie, restent peu nombreux en Tunisie.

Presque la totalité des Tunisiens (98 % de la population) est de confession musulmane sunnite de rite malékite. De la forte population juive qui a existé durant 2 000 ans, au sud de Djerba, il n'en reste plus aujourd'hui qu'une infime partie, vivant principalement dans la région de Tunis, car la majorité des Juifs tunisiens ont en effet émigré vers Israël ou la France. Il existe également une petite population chrétienne. Les quelques tribus nomades, minoritaires, sont pour la plupart intégrées et sédentarisées.

La Tunisie a dépassé le cap des 10 millions d'habitants en 2005, ce qui correspond à un triplement de sa population depuis 1956 (3 448 000 habitants) et à un doublement depuis le début des années 1970. Néanmoins, la croissance démographique ralentit, le pays accélérant sa transition démographique dans les années 1990. L'indice de fécondité recule graduellement : le nombre d'enfants par femme est passé de près de 6 dans les années 1960 à 3,4 en 1994 et serait de deux en 2006 (niveau le plus faible du monde arabe). Ainsi, l'accroissement annuel est réduit à 1,08. Mais la Tunisie est aussi un pays qui connaît aussi un taux important d'émigration : le nombre de Tunisiens résidant à l'étranger est évalué à 885 000 personnes. 83 % d'entre eux résident en Europe dont 511 000 en France.

Culture

La culture de la Tunisie est riche de ses 3 000 ans d'histoire et reflète ses cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane ainsi que l'influence des dynasties successives qui règnent sur le pays. Les sites historiques (amphithéâtre d'El Jem et ruines de Carthage), les musées (dont le Musée national du Bardo), l'architecture des villes (Sidi Bou Saïd et son influence arabo-andalouse), la cuisine (baguette, fromage et croissant français ainsi que pâtes italiennes) et la musique témoignent de ce passé où les cultures du bassin méditerranéen se sont croisées.

L'islam est la religion principale de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98 % de la population. Le judaïsme et le christianisme y sont très minoritaires mais la Tunisie se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait l'identité du pays.

Les Tunisiens conservent quelques croyances d'origine berbère comme le mauvais oeil. Nombre de pratiques et de grigris doivent servir à le repousser. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui, par leur méditation, étaient censés guérir les malades et les aveugles. Aujourd'hui, les Tunisiens continuent à les prier et à leur demander quelques faveurs.

La constitution tunisienne prévoit l'exercice libre des religions tant qu'elles ne portent pas atteinte à l'ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l'établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme et limite le port du hijab (notamment dans les administrations et écoles publiques). Les fêtes religieuses musulmanes sont considérées comme des jours fériés (Aïd el-Kebir, Aïd el-Fitr, Mouled, etc.). Le gouvernement reconnaît également la sainteté des fêtes religieuses des non-musulmans, particulièrement celles des religions monothéistes.


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Berlin

Culture

Aujourd'hui, Berlin doit faire face à de graves difficultés financières, mais les manifestations culturelles continuent. On peut noter le Carnaval des Cultures, un défilé de rue multi-ethnique annuel, ainsi que le CSD (Christopher Street Day), qui est la plus grande manifestation d'homosexuels en Europe centrale. Ces événements attirent des millions de Berlinois et sont soutenus par le gouvernement de la ville. Jusqu'en 2003, chaque été eut aussi lieu la Love Parade, le plus grand défilé d'amoureux de la musique techno, en plein centre-ville, dans le Tiergarten.

Bien que la population diminue et que le taux de chômage soit élevé, beaucoup de jeunes Allemands et d'artistes continuent à s'installer à Berlin, faisant de la ville la capitale de la jeunesse et de la culture pop d'Allemagne. D'ailleurs, en 2003, il a été annoncé que l'annuel Popkomm, une référence mondiale dans l'industrie musicale, aurait lieu désormais à Berlin, après s'être déroulé pendant 15 années à Cologne. De plus, la chaîne musicale MTV Allemagne a aussi déménagé son siège de Munich pour Berlin fin avril 2004.

Enfin, Berlin est aussi une référence pour le cinéma avec l'accueil chaque année en février de la Berlinale, festival international de cinéma dont la récompense suprême est l'Ours d'Or.

Berlin accueille chaque année en février la Berlinale. Quelques films se déroulant à Berlin :

À Berlin il y a deux jardins zoologiques: Le Zoo de Berlin (Zoologischer Garten Berlin), fondé déjà en 1844, et le Jardin Zoologique de Berlin-Friedrichsfelde (Tierpark Berlin), fondé en 1954. Depuis la réunification de la ville de Berlin les deux institutions coopèrent intensivement et à partir du 31er janvier 2007 ils sont dirigés par un seul directeur.

Économie

Berlin est la ville la plus touristique d'Allemagne et accueille chaque année plus de sept millions de visiteurs.

Économie et politique y sont toujours étroitement liées : avant la chute du mur de Berlin, la partie occidentale de la ville survivait grâce aux subventions fournies par la RFA, qui couvraient plus de la moitié de son budget. Les salariés berlinois recevaient alors un Berlinzuschlag, une prime spécifique récompensant leur fidélité à Berlin. Désormais, les travaux de réhabilitation de la partie orientale et l'aménagement des futurs locaux du gouvernement, ne peuvent être financés uniquement par la ville, actuellement au bord de la faillite.

Par exemple, des pelouses municipales ne sont plus entretenues aussi souvent qu'avant, des piscines et des théâtres publics ont dû fermer. Les investisseurs étrangers ne sont pas venus s'installer si vite que l'on avait espéré et les rentrées fiscales restent maigres, comparées aux dépenses concernant une population connaissant un fort taux de chômage. Beaucoup d'entreprises de Berlin-Est ont dû fermer pour manque de productivité.

Historiquement, l'industrie a un poids important dans le développement économique de la ville. Des quartiers entiers sont nommés d'après des grands noms de l'industrie allemande, comme, notamment, Siemensstadt, bâti dans les années 1920 dans le quartier de Spandau pour les ouvriers de cette entreprise. Elle y a toujours son siège, contrairement à beaucoup d'autres sociétés berlinoises qui ont quitté la ville après la construction du mur, par peur d'être coupées de leurs fournisseurs et de leurs marchés.

La société de service laisse aussi des empreintes à Berlin et, parmi les employeurs importants aujourd'hui, on peut citer l'aéroport de Tegel. Néanmoins, la fonction publique reste encore longtemps le premier employeur de la ville.

Pour réduire les coûts administratifs et pour intégrer Berlin à son voisinage, une initiative visant à regrouper les Länder de Berlin et de Brandebourg (avec sa capitale Potsdam) a été finalement refusée par les populations consultées par référendum. Ainsi, Berlin affronte seule les défis économiques et politiques de la fin du XXe siècle, parmi lesquels la venue du gouvernement allemand.

Si Berlin est redevenue en droit la capitale de l'Allemagne dès le 3 octobre 1990, la décision de transférer les administrations et les parlementaires n'a été prise que le 21 juin 1991 et l'échéance repoussée pour le 1er janvier 2000. Berlin accueille donc le siège de la présidence (château de Bellevue) et de la chancellerie et son gouvernement (Reichstag et Bundestag), ce qui a constitué un des grands chantier du centre-ville.


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Allemagne

Aspects culturels et politiques

* Berlin, Brême, et Hambourg sont des 'villes-Länder' (en allemand Stadtstaat). Pour Hambourg et Brême, il s'agit d'un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.

Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d'un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres: l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36% des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50% et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : Pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets les Länder peuvent légiférer a condition que l'État fédéral l'autorise. Celui-ci ne peut intervenir pour légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.

Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.

De 1945 à la réunification allemande de 1990,la RFA cultive l'« oubli de puissance » . Elle devient le modèle de l'État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en intégrant au sein du plus grand nombre d'alliances. de ce point de vue l'entrée de la RFA dans l'OTAN, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l'Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l'ordre d'une « diplomatie du chéquier », la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le Traité de l'Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.

Mais la chute du communisme et la réunification de l'Allemagne change le statut de l'Allemagne. L'unification intéresse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteur d'occupation. Sans leur accord l'unité allemande était impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D'où la signature, à Moscou du Traité « 4 + 2 » appelé aussi Traité de Moscou mais son véritable nom est « Traité portant règlement définitif concernant l'Allemagne ». Ce Traité fixe le nouveau statut international de l'Allemagne unie au coeur de l'Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er) en plafonnant l'armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l'Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'est, à acquérir cette stabilité politique. N'ayant plus de visée de puissance ou d'hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l'homme ou les droits sociaux. elle privilégie la culture d'influence via les investissements économiques dans les PECO dont elle favorise l'intégration. Elle est devenu un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, à laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 2002. En 2005, environ 7 000 soldats étaient y stationnés.

Géographie de l'Allemagne

L'Allemagne est un État qui ne connaît aucune contrainte naturelle liée au relief ou au climat. Le nord est occupé par une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par une bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.

L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km² à 468 776 km². Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.

Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km² à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en oeuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu'en 2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d'euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. La réunification consiste à convertir les anciennes industries de la RDA et à les soumettre aux nouvelles normes environnementales. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.

Avec ses 231 habitants par km², l'Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique. C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L'Ouest reste toutefois plus peuplé que l'Est. En effet, on rencontre d'importantes concentrations urbaines à l'ouest et au sud du pays :

90% de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Londres et Paris pour leur territoire national. Berlin compte actuellement 3,5 millions d'habitants. Il existe aussi une quinzaine de villes qui atteint les 500 000 habitants.

Le taux de natalité de l'Allemagne est l'un des plus faibles (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les 11 Länder de l'Ouest. Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène: le faible pourcentage de naissances hors mariage, l'absence totale d'une politique familiale incitative - peu de crêches ni d'écoles maternelles pour les enfants de moins de 5 ans -, la quasi-obligation pour une femme de s'arrêter de travailler quand elle a un jeune enfant. Jusque qu'au début des années 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest. En effet, pour favoriser le travail des femmes et soutenir la croissance démographique, la RDA avait mis sur pied une véritable politique familiale. Avec la réunification, tous ces avantages ont disparu. La natalité de l'Est de l'Allemagne est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. La population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029.


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