BéninPrésentation
Le Bénin est un pays d'Afrique occidentale qui couvre une superficie de 112 622 km² en s'étendant sur 670 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 7 513 946 habitants en 2006. Il a comme voisin, le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord.
Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960, sous la dénomination de république du Dahomey, avant de prendre son nom actuel en 1975. Les pouvoirs furent transmis au président Maga par le ministre Louis Jacquinot. La capitale officielle est Porto-Novo ; Cotonou étant la capitale économique.
Le pays (surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique » ) a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. Le régime du Bénin est présidentiel et son chef d'État est Boni Yayi qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006.
Depuis la fin du régime marxiste-léniniste en 1989, le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne, le pays est en effet un des pionniers du multipartisme africain.
Histoire
On retrouve cette opposition dans les qualifications d'« Afrique des greniers » et d'« Afrique des paniers ». La première fait référence au grenier de maïs ou de mil que l'on trouve dans le domaine des savanes africaines, comme au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. La seconde se situe autour de l'équateur et correspond, en Afrique occidentale, au sud de tous les pays littoraux du Golfe de Guinée. Dans ces derniers, en raison du climat équatorial favorable à l'agriculture, rien ne sert d'entreposer, il suffit juste de « porter ».
Les communautés anciennes se structurent sur leurs lignages. Vivant sur des territoires restreints, ces populations n'ont pas besoin d'organisation politique. Quant à leur organisation sociale, elle se base sur le respect des coutumes et des ancêtres morts. L'autorité s'y excerce oralement par le partage de ces traditions. On trouve toujours de telles populations dans le nord-ouest du pays : Berba, Kabyè ou Tanéka.
Lorsque plusieurs lignées se regroupent, elles se structurent en chefferies. Le chef peut être un représentant d'une famille ancienne ou un prêtre. Il s'entoure de dignitaires, chargés chacun d'une activité collective et formant un conseil.
A partir du XVe siècle, la structure sociale se complexifie et des royaumes apparaissent. Il s'en est dégagé 3 grandes aires culturelles : Bariba au nord, Yoruba et Aja-Ewé au sud.
Le nord du pays a connu plusieurs royaumes bariba et notamment le royaume de Nikki. C'est à partir de ce village du nord-est qu'une dynastie, créée au XVIe siècle par Sunon Séro, étendit sa domination sur la région. Son dernier roi, Séro Kpéra, meurt en 1831 en combattant aux côtés des Yorubas d'Oyo (Nigeria) les attaques des Peuls. Le royaume est désorganisé quand les armées coloniales l'envahissent à la fin du XIXe siècle.
Leurs sociétés sont structurées en classes sociales strictes : nobles guerriers, agriculteurs roturiers, artisans et esclaves.
L'aire d'influence des Yoruba couvre l'est du pays. Leur royaume le plus remarquable est celui de Kétou. Fondé par Edé, il est encore en plein essor quand il entre en guerre avec le royaume d'Abomey en 1886.
Selon d'ancienne tradition orale, les Aja-Ewé émigrent à partir du XIVe siècle de la ville de Tado, située sur les rives du fleuve Mono au Togo. Ils établissent dans le sud 2 royaumes : à Sahè ou Savi, et à Davié correspondant à l'actuelle ville d'Allada.
Vers 1620, les héritiers du royaume d'Allada se disputent le trône. De leur scission découle la formation de 2 royaumes supplémentaires. Au sud-est, Zozérigbé crée le royaume de Hogbonou dans la localité d'Adjatché, future Porto-Novo. Et au nord, Houégbadja (1645-1689) institue le royaume du Dahomey, à partir de sa capitale Abomey.
Au XVIIIe siècle, une série de conquêtes se fait sous l'autorité de 12 rois traditionnels, à commencer par Gangnihessou. En 1724, Agadja (1708-1732) roi du Dahomey s'empare du royaume d'Allada. Puis, en 1727, il soumet celui de Savi. En 1741, c'est au tour de Ouidah de tomber sous le joug de son successeur Tegbessou. Le pays dispose désormais d'une large fenêtre sur la mer. Le royaume a pris l'habitude d'échanger, commercialement et politiquement, avec les Portugais et les Néerlandais, arrivés à la fin du XVe siècle. Le Dahomey devient une entité politique organisée, très originale dans la région. Le royaume en est une puissance dominante. Le roi Houégbadja a même à sa disposition un contingent de femmes amazones, anciennes chasseresses d'éléphants. C'est une société complexe, raffinée, efficace mais aussi cruelle et sanglante, notamment lors des funérailles royales qui s'accompagnaient de sacrifices humains.
Dès le XVIIe siècle, ces royaumes, qui se structurent autour des villes d'Allada, Hogbonou et Abomey, prospèrent avec le développement du commerce local. Et l'une de leurs activités qui se base sur la traite des esclaves intéresse les négriers européens. Néerlandais, Portugais, Danois, Anglais, et Français installent le long de la « Côte des esclaves » des comptoirs commerciaux.
Dans la première moitié du XIXe siècle, le roi Guézo du Dahomey donna à la richesse de son royaume d'autres fondements que le commerce des esclaves, développant la culture du palmier à huile afin de répondre à la demande européenne et introduisant de nouvelles cultures d'origine américaine (maïs, tomate, arachide, tabac). Des villages réguliers et propres, et des cultures bien ordonnées couvrent le pays.
Dès 1851, la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo, vassal du roi Glélé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889.
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