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Vol pour Acapulco (Mexique)
Acapulco
Histoire
D'autres objets ressemblent à ceux trouvés sur les plateaux du Mexique. Cependant influencé par les civilisations Tarascan, Mixtèques, Zapotèques, et Aztèques, quelquefois leur payant un tribut et fréquenté par leurs commerçants, Acapulco ne fut jamais sous leur contrôle direct, mais demeura sous le gouvernement de caciques locaux jusqu'à la conquête espagnole.
Après avoir soumis les Aztèques, Hernán Cortés envoya des expéditions au sud pour construire des bateaux et trouver une route avec la Chine. Les premiers explorateurs firent voile depuis Zacatula, près de ce qui est de nos jours Lazaro Cardenas sur la côte à 400 km au nord ouest d'Acapulco. Par un décret royal daté du 25 avril 1528, « Acapulco et ses environs ... où les bateaux du sud furent construits... » passèrent directement dans les mains de la couronne espagnole. Les voyages de découverte partirent pour le Pérou, la Mer de Cortez et l'Asie. Aucun ne retourna à travers l'océan Pacifique, cependant, jusqu'à ce que le "père" Andres de Urdaneta découvrit les vents portants du Pacifique nord, qui l'emmenèrent lui et son bateau, rempli de trésors chinois, à Acapulco en 1565.
Parmi les ressources naturelles, on trouve l'argent, le cuivre, le gaz naturel, l'or, le pétrole, le plomb et le zinc.
Le Mexique est traversé par deux principales chaînes de montagne : La Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale. La Sierra Madre Occidentale à l'Ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre Orientale à l'Est est la prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaînes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère néovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte également d'autres chaînes de montagne moins importantes comme la chaîne de montage californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.
Le plateau fut divisé par le passé entre la Mesa del Norte et la Mesa Centra, néanmoins aujourd'hui les géographes considèrent ces deux parties comme appartenant au même plateau.
Le Mexique a environ 150 fleuves et rivières. Les 2/3 de ces derniers se déversent dans l'océan Pacifique et 1/3 dans le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes. Malgré l'apparente abondance d'eau, les volumes d'eau sont répartis de manière très inéquitable à travers le pays. En effet, cinq rivières, (l'Usumacinta, la Grijalva, le Papaloapán, le Coatzacoalcos, et le Pánuco) totalisent 52% du volume annuel moyen d'eau. Ces 5 rivières (actuellement très polluées) se déversent dans le golfe du Mexique. Seul le rio Panuco n'est pas dans le sud-est mexicain. Le Nord et le Centre du Mexique qui couvre 47% du territoire et regroupe près de 60% de la population ont moins de 10% des ressources d'eau du pays.
Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l'État de Sonora, les plateaux du Nord et un partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et 600 millimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 millimètres. Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de 1000 millimètres de pluies à l'année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2000 millimètres de pluies à l'année ! Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.
Le Mexique connaît une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquées. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin à mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l'année. Février et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ 5 millimètres de pluies en février et 300 millimètres en juillet. Les régions côtières, et spécialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs précipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de 300 millimètres de pluies pendant ce mois.
Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.
Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempêtes de juin à novembre. Les ouragans de la côte pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les 200 km/h, qui mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégâts importants aux hôtels et habitations de la région.
Économie
Même si le pétrole ne représente aujourd'hui qu'une partie des exportations mexicaines, les ressources financière dégagées par Pemex financent 30% du budget de l'État. Cette situation a permis aux mexicains de bénéficier d'une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l'OCDE et de toute l'Amérique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l'OCDE).
Le secteur primaire représente 4% du PIB et emploie 18% de la population active.
L'industrie représente 26,5% du PIB (2004) et emploi 24% de la population active.
Le secteur tertiaire représente 69,5% du PIB et emploi 58% de la population active.
En janvier 1994, le Mexique, le Canada et les États-Unis signent l'Accord de libre échange d'Amérique du Nord ALENA créant ainsi la plus vaste zone de libre-échange du monde. L'ALENA a fortement transformé le Mexique qui passa d'une politique économique marquée par son fort protectionnisme à une politique économique basée sur le libre-échange et l'insertion dans l'économie mondiale. L'année même de la mise en application de l'ALENA, le Mexique connut une grave crise économique marquée par un forte dévaluation du peso. Les raisons de cette crises sont multiples, adaptation imposée du tissu économique à ce nouvel environnement économique, politique monétaire, confiance des investisseurs internationaux, problèmes de la dette...
Depuis 1994, l'économie mexicaine s'est remise de la crise économique. Les exportations ont connu une croissance très importantes, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les maquiladoras ou zones franches sont un des éléments importants de ce succès. Aujourd'hui le Mexique représente 50% des importations et exportations d'Amérique latine et est devenu la 8e puissance commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus élevé d'Amérique latine, devant le Brésil et l'Argentine et la 11e puissance économique selon ce même critère.
En 2000, le Mexique connu sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l'arrivée au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique économique de ses prédécesseurs avec un politique budgétaire et monétaire rigoureuse. L'inflation a fortement baissé et les finances publiques ont été fortement améliorées notamment grâce à la hausse du prix du pétrole dont le Mexique est le 5e exportateur mondial. La dette publique ne représente plus aujourd'hui que 23.5% du PIB et la dette extérieure mexicaine a été classée par Standard & Poor's BBB soit le niveau le plus haut jamais atteint par le Mexique et la meilleure notation des grandes économies d'Amérique latine.
Afin de diversifier les débouchés des exportations mexicaines (dont plus de 80% sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signé un grand nombre de traités de libre-échanges, notamment avec l'Union européenne, le Japon, Israël...
Entre 2001 et 2003, le Mexique connu une croissance économique médiocre. (-0,3% en 2001, +0,9% en 2002 et +1,4% en 2003). En effet, la Chine est devenue un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois étant en moyenne 4 fois moins élevé qu'au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle économique à cette nouvelle situation internationale, notamment à travers de réformes structurelles qui se font très lentement.
Depuis 2004, la croissance économique s'est fortement accélérée. +4,3% en 2004 et +3,8% en 2005 (estimations). De nombreuses entreprises revenant au Mexique après être parties en Asie. Néanmoins, pour que cette reprise puisse être pérenne et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millénaire dans la lutte contre la pauvreté qui touche encore 40% de la population, d'importantes réformes structurelles doivent être entreprises.
Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des émigrés mexicains pour leurs familles qui sont restées au Mexique ont représenté en 2005 un record de plus de 20 milliards de dollars. Cela est l'équivalent de la moitié de la valeur des exportations pétrolières du pays, qui représentent à leur tour moins de 10% des exportations totales de biens, au contraire des décennies précédentes où les exportations pétrolières prévalaient dans la balance courante. Cette formidable manne est supérieure aux investissements étrangers au Mexique et permet d'améliorer la situation économique de nombreuses familles rurales.
Démographie et villes
Pendant tout le XIXe siècle, la population du Mexique a seulement doublé. Cette tendance continuera pendant les deux premières décennies du XXe siècle. En 1920 on assiste même à une perte de 2 millions d'habitants. Ce phénomène peut s'expliquer à cause de la Révolution mexicaine entre 1910 et 1920.
Le taux de croissance de la population s'est fortement accéléré entre 1930 et 1980, avec des chiffres supérieurs à 3%. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et à ce rythme on estimait 120 million d'habitants au Mexique en 2000. Le gouvernement fédéral créa alors le Conseil national de la population, CONAPO, avec pour mission d'établir des politiques de contrôle de la natalité et réaliser des études sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu'à 1,6% sur la période 1995 et 2000. En 2005, la population mexicaine s'élevait à 103 millions d'habitants.
L'espérance de vie passa de 36 ans en 1895 à 75,19 ans en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition démographique. En effet, le taux de fécondité n'est plus que de 2,45 enfants par femme, et la mortalité infantile est de 20.91 décès pour 1000 naissances.
En effet, le solde migratoire est traditionnellement négatif et s'élève à plus de 450 000 Mexicains par an. Les États-Unis restent la première destination.
Même si aujourd'hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6% de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencé et s'accélèrera dans les prochaines années.
Au début du XXe siècle, près de 90% de la population vivait dans les zones rurales. Lors du recensement de 1960 la population urbaine devint majoritaire pour la première fois avec 50,6% de la population mexicaine vivant dans les villes et grandes agglomérations. Le nombre de personnes qui habitait dans leur État natal était en 1895 de 96,6% alors qu'en 1950 plus de 80% des Mexicains habitaient dans un autre État que celui où ils sont nés. À travers ces chiffres on peut se rendre compte du phénomène de développement industriel des moyennes et grandes agglomérations mexicaines et l'exode rural qui y est lié. Aujourd'hui les mexicains continuent à être très mobiles à l'intérieur du pays notamment entre les différentes agglomérations. Néanmoins on peut considérer que l'exode rural massif des décennies précédentes fait parti du passé.
La commune est propriétaire et responsable de 16 musées. Parmi eux, les Musées d'art et d'histoire » Musée d'art et d'histoire, Maison Tavel et Musée Rath » forment le plus grand ensemble muséal de Suisse avec ses 8 musées et leur million d'objets, son centre iconographique, sa bibliothèque, son laboratoire de recherche et ses ateliers de restauration.
À ses côtés se trouvent les Conservatoire et Jardin botaniques et leurs herbiers, regroupant quelque six millions d'échantillons, le Musée d'ethnographie et son annexe de Conches, le Muséum d'histoire naturelle, le Musée de l'Ariana ou l'Institut et musée Voltaire connu internationalement pour sa collection de documents du XVIIIe siècle.
Les musées privés, qu'ils soient subventionnés » comme le Mamco » ou entièrement privés » comme le Musée Patek Philippe et le Musée international de la Réforme », sont presque une vingtaine à mettre à la disposition de la population genevoise les richesses de leurs collections.
À Genève, la plupart des salles de spectacles sont la propriété de collectivités publiques. Si certaines sont de véritables institutions, d'autres, tournées vers les compagnies indépendantes, parviennent également à mettre sur pied des saisons complètes. D'autres encore n'ont pas de direction artistique mais sont louées aux compagnies locales.
Ernest Ansermet et l'Orchestre de la Suisse romande, le Grand Théâtre, le Victoria Hall, Armin Jordan, L'Usine, Artamis ou encore le Chat noir ont fait et font toujours la réputation locale voire internationale de la ville.
Genève abrite également des compagnies théâtrales qui y sont nées ou ont décidé de s'y implanter.
À l'exception du ballet du Grand Théâtre qui possède un lieu de répétition et une salle de représentation, les compagnies de danses genevoises ne possèdent pas de salles fixes. Défendues par l'Association pour la danse contemporaine, elles militent pour la création d'une Maison de la danse.
De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :
Depuis 1818, un marronier de la promenade de la Treille est utilisé afin de déterminer le début du printemps. C'est le sautier qui observe l'arbre et qui note le jour de l'arrivée du premier bourgeon. Le sautier publie alors un communiqué de presse qui est repris dans la presse locale.
Le jeudi suivant le premier dimanche de septembre, Genève fête le Jeûne genevois. Selon la tradition locale, cette fête commémorerait la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy rapportée par les Huguenots arrivés à Genève.
Genève est le siège de l'Université de Genève, fondée par Jean Calvin en 1559, auquelle est rattachée la Bibliothèque de Genève (ancienne Bibliothèque publique et universitaire).
La ville abrite par ailleurs l'un des plus prestigieux établissements spécialisés en relations internationales, l'Institut de hautes études internationales, l'Institut international de Lancy (fondé en 1903) mais également de la plus ancienne école internationale au monde, l'École internationale de Genève, fondée en 1924 à la suite de la Société des Nations, et l'Institut Florimont.
Le système éducatif genevois est divisé en écoles primaires (4 à 12 ans), cycles d'orientation (12 à 15 ans) et collèges (15 à 19 ans), le plus ancien d'entre eux étant le Collège Calvin situé dans les anciens bâtiments de l'Université, pouvant ainsi être considéré comme l'école publique la plus ancienne du monde[réf. nécessaire].
Genève possède également des établissements post-secondaires tels que l'École d'Ingénieurs de Genève ainsi qu'un grand nombre d'établissements d'enseignement musical dont l'Institut Jaques-Dalcroze et le Conservatoire de Genève.
Politique
Le pouvoir délibératif est exercé par le Conseil municipal. Il est composé de 80 conseillers municipaux élus directement par le corps électoral au scrutin proportionnel tempéré d'un quorum de 7 %. Leur mandat dure quatre ans et est renouvelable indéfiniment.
Ils votent le budget municipal et les projets d'arrêtés présentés par le Conseil administratif (CA) qui impliquent une obligation d'exécution. En outre, ils peuvent prendre diverses initiatives :
Il est exercé par le Conseil administratif de Genève qui est un collège de cinq membres élus directement et séparément par le corps électoral de la ville au scrutin majoritaire et pour un mandat de quatre ans. Par tournus, le maire est élu chaque année parmi ses membres. À l'issue des élections administratives du 29 avril 2007, le nouveau conseil administratif, entré en fonction le 1er juin, se compose de la façon suivante :
Les citoyennes et citoyens sont électeurs et éligibles à condition d'être de nationalité suisse et d'être domiciliés sur le territoire de la commune. Les étrangers domiciliés depuis au moins huit ans en Suisse (dont trois mois dans la commune) ont également le droit de vote communal depuis l'adoption d'une initiative populaire cantonale lors de la votation du 24 avril 2005. L'autre initiative octroyant le droit d'éligibilité a en revanche été refusée. Genève suit ainsi la plupart des villes romandes, plus libérales que les villes alémaniques, quant aux possibilités données aux étrangers de participer à la vie politique locale.
Les citoyens et citoyennes de la Ville de Genève disposent du droit de référendum et d'initiative populaire. Ces droits existent aussi au niveau cantonal et fédéral. Ils permettent de soumettre au corps électoral un arrêté voté par le Conseil municipal ou une demande de délibération sur un objet déterminé. Il faut pour ce faire réunir les signatures de 4 000 électeurs au moins, dans les quarante jours qui suivent l'adoption de l'arrêté ou le lancement de l'initiative. Si les signatures sont réunies, le corps électoral est obligatoirement appelé aux urnes.
Ville internationale
Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de « Rome protestante » ou de « cité de Calvin ». De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution russe de 1917.
C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :
Genève accueille également de nombreuses conférences internationales dont certaines sont restées célèbres. Ainsi, c'est ici que sont signées les conventions de Genève en 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi que la convention de 1951 sur le statut des réfugiés. Plus tard, les accords de Genève mettent fin à la Guerre d'Indochine et l'Initiative de Genève tente de contribuer à la résolution du conflit israélo-palestinien. Au vu du nombre de conventions ayant été signée à Genève, la page Convention de Genève (homonymie) en regroupe certaines.
Infrastructures
L'aéroport international de Genève, à Cointrin, est situé à moins de dix minutes du centre-ville et accessible en bus ou en train. De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa et Swiss proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde.
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Les cantons possèdent 2 sièges au Conseil des États (à l'exception des demi-cantons d'Obwald, Nidwald, Bâle-ville, Bâle-campagne, d'Appenzell Rhodes-Extérieures et d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui ont un siège ; ils étaient appelés « demi-cantons » sous l'empire de la constitution de 1874 aujourd'hui remplacée par celle de 1999) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres (conseillers fédéraux), et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Il est désormais composé de 2 sièges pour le Parti radical-démocratrique, 2 pour le Parti socialiste, 2 pour l'UDC et 1 pour le Parti démocrate-chrétien.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un Président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
Économie
Malgré l'absence de ressources naturelles, l'économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés du monde. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir dès 2004 avec une hausse réelle de 2,5%, puis 2,4% en 2005 et 3,2% en 2006. Le PIB s'établit à 486,2 milliards de francs suisses. Pour 2007 et 2008, les prévisions de croissance sont de 2,7% et 2.4% respectivement, confirmant une reprise économique soutenue. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 2,6% en août 2007), et l'inflation relativement faible (0.0% pour août 2007), bien que variables selon les cantons.
Population
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a 4 langues officielles : l'allemand (64% en orange) au nord et au centre, le français (19% en vert) à l'ouest, l'italien (8% en mauve) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 0,5% en violet) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard - Hochdeutsch ou « bon allemand » - est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue.