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Vol pour Brest (France)
 

Brest

Histoire

(...) Oh Barbara Il pleut sans cesse sur Brest Comme il pleuvait avant Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé C'est une pluie de deuil terrible et désolée Ce n'est même plus l'orage De fer d'acier de sang Tout simplement des nuages Qui crèvent comme des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l'eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.

Il est à noter quand même que cette chanson exagère énormément la destruction de Brest. "Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien." Brest était loin de ne plus rien avoir après sa libération, malgré les combats et les bombardements.

La commune de Brest s'agrandit de façon importante en 1945, quand commença sa reconstruction, en absorbant 3 communes voisines: Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d'autres régions (la Sarthe notamment) rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon. On construisit des baraques en bois pour ceux qui n'avaient nulle part où aller. Le plan de ville de la reconstruction puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, mais respecte les formes géométriques dessinées par Vauban. À l'inverse de celui de villes reconstruites quasiment à l'identique, il n'a pas visé la conservation de l'esthétique et du patrimoine historique de la ville, dont le dernier vestige est la rue de Saint-Malo.

En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1000 à 2000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l'ordre. La répression quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d'une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l'Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes.

Orientée de longue date vers l'industrie d'armement, Brest y puise sa prospérité d'après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Politique et administration

La mairie principale de Brest se situe à l'Hôtel de Ville, place de la Liberté. Il existe 5 mairies de quartier (Bellevue, Saint-Marc, Rive droite, Lambézellec et Europe).

Depuis 1973, Brest forme avec 7 communes voisines une communauté urbaine, appelée Brest Métropole Océane.

Économie

Malgré son image de ville industrielle dont l'activité dépend en grande partie des commandes militaires, le tertiaire représente 75% de l'activité dans le bassin de Brest. Cette tendance à la tertiarisation se poursuit encore, ce qui permet le maintien des effectifs salariés, malgré le déclin industriel.

9e port de commerce français en comptant la réparation navale civile, la ville évolue vers les métiers de recherche et de conception, mais reste résolument attachée à la mer. Elle revendique ainsi la place de premier pôle européen pour les sciences et techniques liées à la mer: 60 % de la recherche française dans le domaine maritime est basée à Brest.

Brest est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest, qui gère des infrastructures de réparation navale civile, l'Aéroport de Brest Bretagne, ainsi que le port de commerce de Brest, le port de pêche de Brest, le port de Camaret, le port de Landerneau, le port de Lanildut, le port de l'Aber Wrac'h.

Brest est représentée dans trois pôles de compétitivité labellisés par l'État en 2005 :

Le Technopôle Brest-Iroise regroupe 4 600 personnes et fédère les mondes de l'entreprise, de l'enseignement supérieur et de la recherche, plus particulièrement dans les domaines suivants:

Liste des principaux employeurs sur le territoire de Brest Métropole Océane, par secteurs d'activité, en 2005, source Insee.

Transports

L'automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n'étant que peu utilisé, pour bonne partie en raison du relief de la ville.

Desservie par une gare ferroviaire et routière qui surplombe le port de commerce, Brest est également dotée d'un réseau de bus appelé Bibus composé de 22 lignes dont 3 à la demande.

Un projet de tramway est à l'étude par la SEMTRAM, le mode fer étant privilégié. Il parcourra à partir de 2012 la ville d'est en ouest en reliant Technopôle à Kergaradec et Froutven.


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Vol pour la France
 

France

Géographie

À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 Â»Â‰810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand Â» pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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Lisbonne

Tourisme

Le Bairro Alto (Quartier Haut) est un quartier du centre de Lisbonne. C'est un secteur commercial, de divertissement et résidentiel. Actuellement, le Bairro Alto est le lieu de réunion des jeunes de la ville et l'une des principales zones de loisir nocturne. Dans ce quartier se concentrent généralement les groupes de tribus urbaines, qui possèdent des établissements et des lieux de réunion propres. Le fado y survit encore. Les gens qui fréquentent le Bairro Alto de nuit sont un mélange de locaux et de touristes.

Sur la rive du Tage, on trouve le quartier historique de Belém. Son principal intérêt touristique est le Monastère des Hiéronymites, dont la construction a commencé en 1501 et n'a été terminée que 70 ans plus tard. Cette construction a coûté l'équivalent de 70 kg d'or par année. La plupart des coûts ont été supportés par le commerce d'épices. C'est le meilleur exemple de ce qui a été appelé le style manuélien, dont l'inspiration provient des territoires visités pendant les grandes découvertes, avec aussi l'influence de l'architecture gothique et du style Renaissance. La tombe de Luís de Camões, auteur de l'oeuvre Les Lusiades, peut être vue dans le monastère, où se trouve aussi celle de Vasco de Gama. Non loin du monastère se trouve la Tour de Belém, ainsi que la pâtisserie fabricant les fameux Pastéis de Belém.

Le coeur de la ville est la Baixa ou la ville basse. Il est surplombé par les vieux quartiers qui ont résisté au tremblement de terre de 1755 : l'Alfama où se situent le château São Jorge et la cathédrale Santa Maria Maior et le Bairro Alto (littéralement le Quartier Haut), quartier le plus animé la nuit, où l'on trouve de nombreuses maisons de fado, une musique traditionnelle portugaise.

Monuments

Parmi les monuments et lieux touristiques de Lisbonne médiévale, on peut citer :

Ces deux derniers édifices, qui datent de l'époque des découvertes, ont été classés par l'UNESCO comme Patrimoine de l'Humanité. Ils se situent dans le quartier de Belém.

Le monument le plus significatif du début du XVIIIe siècle est l'Aqueduc des eaux libres. Après le Séisme, le plan urbain approuvé par le Marquis de Pombal a permis la création des places du Commerce et de Rossio.

A proximité, on trouve des bâtiments ayant un certain intérêt historique ou artistique tels que : la Praça dos restauradores (place des restaurateurs) et l'Elevador de Santa Justa (l'ascenceur de Sainte Justa) conçu à la fin du XIXe siècle par Mesnier du Ponsard, hypothétiquement un disciple de Gustave Eiffel. Le Théâtre National Dona María II est le principal théâtre de la ville.

Dans la partie occidentale de la ville, on trouve le Palais national de Ajuda situé dans la freguesía d'Ajuda. Les autres palais notables sont le Palais des Nécessités, actuel siège du ministère des Affaires extérieures portugais et le Palais de Belem dans la freguesía de Belem, qui est la résidence officielle du président du Portugal.

À la fin du XIXe siècle les plans urbains ont permis d'étendre la ville au-delà de la Baixa, en créant l'actuelle Avenida da Liberdade. En 1934 on a construit la Praça Marquês de Pombal au bout de l'avenue.

Au XXe siècle, on a créé les Avenues Nova et la Ville Universitaire de Lisbonne. En termes d'architecture, les réalisations les plus remarquable de la fin du XXe siècle sont le Parque das Nações (parc des nations) et l'Alta de Lisboa, encore en construction. Les bâtiments de la fin du XXe siècle les plus célèbres sont les Torres das Amoreiras (1985, de l'architecte Tomás Taveira, également auteur du quartier polémique du Comté ex-zone J), le Centre Culturel de Belem (inauguré en 1991), l' Estação do Oriente (de Santiago Calatrava), la Tour Vasco da Gama et l'Océanorium de Lisbonne (de Peter Chermayeff).

Le monument au Christ Roi (le Cristo Rei) se trouve sur l'autre rive du fleuve, dans le conseil municipal d'Almada. Avec les bras ouverts, surveillant la ville, il ressemble à la statue du Christ Rédempteur au sommet du Corcovado à Rio de Janeiro. Ce monument fut offert par Francisco Franco à Salazar après la Seconde Guerre mondiale.

En juin, Lisbonne célèbre les fêtes en l'honneur de l'un de ses saints patrons, saint Antoine de Padoue. On fait de grandes fêtes dans les rues, avec des sardines grillées (nourriture typique). Le saint patron le plus important de la ville, saint Vincent de Saragosse, dont on dit que les restes reposent dans la cathédrale, n'a pas de fête particulière.

Culture

Lisbonne est une ville avec une vie culturelle intense, elle est considérée comme un des grands centres culturels européens. Plus ancienne que Rome, épicentre des découvertes, et capitale d'un vaste empire depuis le XVe siècle, la ville a depuis longtemps été le point de rencontre de diverses cultures, le premier lieu où l'Orient, les Indes, l'Afrique et l'Amérique se sont rencontrés et découverts mutuellement. En maintenant des relations étroites, toujours plus affectives et culturelles qu'économiques, avec les anciennes colonies portugaises désormais indépendantes, Lisbonne est une des villes les plus cosmopolites d'Europe. Il est possible, en un seul voyage en métro, d'entendre parler des langues comme le chinois cantonais, le créole cap-verdien, le guyaratí, ou le portugais avec l'accent mozambicain ou brésilien. Ceci est dû à la population d'origines diverses, et non aux touristes qui visitent la ville.

Depuis qu'elle a été Capitale européenne de la culture en 1994, Lisbonne a accueilli une série d'évènements internationaux (comme l'Expo 1998 ou l'Euro 2004) qui ont eu un grand impact dans le développement des activités culturelles et de leurs infrastructures. En 2005 Lisbonne a été considérée par l'International Congress & Convention Association comme la huitième ville du monde la plus recherchée pour la réalisation d'évènements et de congrès internationaux. Plusieurs grandes manifestations comme la Gymnaestrada, le MTV Europe Music Awards et le Rally Dakar, ou le 50e anniversaire de la Tall Ships 'Races (régate internationale de grands voiliers) sont passées par Lisbonne.

Ainsi, le passage au XXIe siècle a vu les salles de théâtre et de cinéma se multiplier tout comme les constructions de pavillons d'exposition, de musées, d'équipements sportifs, etc. Le développement de l'économie lisbonnaise a entraîné conséquemment une explosion de marketing et de mécénat. Les grandes salles de spectacle, les musées et d'autres institutions exhibent aujourd'hui les logos des plus grandes entreprises du pays et de multinationales.

Le revers de la médaille est la dégradation d'une grande partie du patrimoine architectural moins monumental ou visible, contre laquelle les divers gouvernements locaux ont essayé de combattre, mais sans succès. La spéculation immobilière a détruit, durant les dernières années, des milliers de bâtiments de style ancien, mais non classés dans la liste de l'Institut portugais du Patrimoine Architectural, pour satisfaire la recherche croissante d'habitations modernes. La maison d'Almeida Garrett, démolie en août 2006, a été une des victimes les plus récentes que cette fureur constructrice.

La culture de Lisbonne est aujourd'hui, comme toujours, la culture de la diversité et du mélange. L'axe Alfama-Baixa/Chiado-Bairro Alto est une tribune pour la culture érudite et pour la culture populaire, traditionnelle ou moderne. Dans la nuit lisbonnaise, même en semaine, l'offre est variée. Un dîner avec fado peut être suivi par un spectacle d'opéra dans le São Carlos, ou un concert de rock dans le Coliseu dos Recreios. On peut ensuite aller à un concert de musique électronique ou visiter les pubs et les discothèques de la ville.

À Lisbonne, les saisons sont marquées par différents événements culturels. Le carnaval a lieu dans les écoles et pour les enfants en bas âge, dans les centres de loisirs et dans le Haut Bairro. En mars, des athlètes de tous les pays et des dizaines de milliers de participants traversent le Pont du 25 avril lors du semi-marathon de Lisbonne. Au début du printemps, ont lieu des événements de masse comme l'IndieLisboa, un festival international de cinéma alternatif et la Foire du Livre de Lisbonne, qui a lieu en plein air dans le Parc Eduardo VII.

Durant le mois de juin, se déroulent les festivités populaires des vieux quartiers de Lisbonne tels que l'Alfama, Madragoa, Mouraria, Castelo et autres, qui sont décorés avec des arches de fleurs. Sur chaque place, dans chaque rue, des groupes de voisins et des associations récréatives improvisent des stands ou des cahutes dans lesquels ils vendent des sardines grillées, des sucreries traditionnelles, du vin et de la sangria. Toutes les nuits on entend de la musique populaire mais aussi de la musique pimba (ce terme désigne la chanson de variété facile, aux orchestrations pauvres) qui est considérée de mauvais goût par les gens cultivés, sauf pendant ces nuits où les citoyens s'unissent pour incarner ensemble Povinho, le personnage traditionnel qui symbolise le Portugais par excellence, avec ses défauts et aspirations. La nuit de San Antonio (ou de Fernando Pessoa...), le soir du 13 juin, est l'apogée des festivités. Des centaines de milliers de personnes se pressent dans les rues et font de ce jour la plus grande fête du Portugal, surpassant les fêtes de réveillon de fin d'année. En début de soirée, des groupes traditionnels défilent dans l'Avenida de Liberdade : chaque quartier rivalise pour gagner le prix de la meilleure chorégraphie. Après cela, la foule se dirige vers les vieux quartiers pour manger, boire et danser au son de musiques populaires et modernes jusqu'au lever du jour.

L'été venu, il y a des festivals pour tous les goûts et de toutes dimensions. Il existe des festivals de théâtre et d'arts scéniques, comme le festival d'Almada et le festival Alkantara, ainsi que ceux de musique comme le Super Rock, Hype@Tejo et, tous les deux ans, le Rock in Rio Lisbonne. En août, quand la ville est désertée par les Lisbonnais pendant les vacances, la culture continue avec le Festival de Jazz de la Fondation Calouste Gulbenkian et avec le Festival des Océans qui a lieu dans le Parc das Nações.


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Portugal

Politique

Peine de mort : abolie en 1867, dernière exécution eut lieu en 1849

Les 4 députés de l'étranger n'ont été connus que le 2 mars 2005 : 1 pour le PS et 3 pour le PSD.

Le Portugal est membre fondateur de l'OTAN et membre de l'Union de l'Europe occidentale. Fin 2001, les forces armées étaient au nombre de 40 312 (22 074 dans l'armée de terre, 10 847 dans la marine et 7 391 dans l'armée de l'air).

Géographie

La géographie du Portugal continentale se divise en deux parties séparées par le Tage avec ses Archipels des Açores et Madère dans l'océan Atlantique. Au nord les régions montagneuses et au sud les plaines. Le relief portugais n'est tout de même pas très accentué ; le point le plus élevé (sur le continent) ne culmine qu'à 1 993 m (Serra da Estrela).

Climat

Le climat du Portugal est un climat plutôt méditerranéen tempéré par l'influence de l'Atlantique. En dehors de quelques régions de l'intérieur, grands froids et chaleurs écrasantes sont rares : hivers doux et étés ensoleillés sont la règle presque partout. Les mois les plus froids sont généralement janvier et février, les mois les plus chauds et les plus secs, juillet et août.

La palette de plages disponible est variée : si l'on trouve de petites criques aux eaux calmes qui rappellent la Corse, la plupart des plages sont, au contraire, longues et bordées de dunes, avec des vagues parfois impressionnantes.

Économie

Le commerce extérieur du Portugal se concentre essentiellement dans l'Union européenne. Aujourd'hui, 80 % des exportations portugaises sont à destination des pays de l'Union européenne, 5 % pour l'Amérique du Nord, les pays lusophones représentant 4 % des exports.

Les exportations de biens manufacturés comme le textile, vêtements, chaussures, liège (leader mondial), machineries, équipements de transports, pâte et dérivés de papier et les produits chimiques représentent 70 % des exportations totales.

Le patrimoine artistique et architectural

Les empreintes de l'art et de l'histoire portugaise apparaissent un peu partout, témoins d'un passé glorieux préservé grâce aux nombreux monuments, vestiges de l'art romain - le temple de Diane à Évora ; exemples de l'art gothique - monastère de Batalha ; expressions de la Renaissance - le couvent du Christ à Tomar - ou illustrations du baroque comme c'est le cas de l'église et de la tour des Clérigos, ex-libris de la ville de Porto (Portugal).


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