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Vol Nice Belgrade

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Vol pour Belgrade (Serbie-et-Montenegro)
 

Belgrade

Histoire

Le 29 novembre 1945, le maréchal Josip Broz Tito proclama à Belgrade l'abolition de la monarchie et la naissance de la République fédérale socialiste de Yougoslavie. En 1946, le général Dra?a Mihailovi? fut jugé et exécuté à Belgrade (Top?ider).

En tant que capitale de cette nouvelle Yougoslavie, la ville connut un important développement industriel. En 1958, la première chaîne de télévision de Belgrade commença à diffuser ses programmes. Par sa relative indépendance à l'égard de Moscou, Tito fit aussi de la capitale de la Yougoslavie une importante ville internationale. En 1961, la première conférence des chefs de gouvernement des Pays non alignés se réunit à Belgrade sous la présidence du maréchal ; le pays tout entier en retirait un important prestige auprès des pays du Tiers-Monde. S'y tinrent aussi des assemblées de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international, ainsi que de nombreuses manifestations culturelles et sportives.

En revanche, l'année 1968 offrit un autre visage de Belgrade, avec de nombreuses manifestations contre Tito qui se soldèrent par de violents affrontements entre les étudiants et la police ; tout cela révélait l'existence d'un réel malaise politique et social dans le pays. En mars 1972, une importante épidémie de variole se déclara dans la ville, ce qui contraignit ses habitants à la quarantaine,.

Le problème des nationalités couvait également. En 1974, une nouvelle Constitution fut proclamée à Belgrade. L'historien Dusan Batakovi? l'analyse en ces termes : « Chaque république, ainsi que chaque province autonome, apparaissaient non seulement comme le représentant unique d'un peuple déterminé, mais aussi comme un élément constituant de la fédération. Ainsi était instaurée une souveraineté double. (...) La désintégration de la Yougoslavie fut, de ce fait, facilitée. »

Le 9 mars 1991, la capitale fut le théâtre d'importantes manifestations de rue conduites par Vuk Draskovi? contre le pouvoir de Slobodan Milosevi?. Selon les médias, entre 100 000 et 150 000 personnes défilèrent dans les rues. Les chars furent déployés pour ramener le calme. Il y eut deux morts et 203 blessés. 108 personnes furent arrêtées.

En 1992, la ville devint la capitale de la République fédérale de Yougoslavie, formée de la République de Serbie et de la République du Monténégro et renommée en 2003 Communauté d'États Serbie-et-Monténégro. Elle eut comme premier président l'écrivain Dobrica ?osi?, membre de l'Académie de la rue Knez Mihailova.

Après le retour au pouvoir de Slobodan Milosevi?, de nouvelles manifestations eurent lieu à Belgrade de novembre 1996 à février 1997 ; la gouvernement était accusé de fraude électorale. Ces manifestation conduisirent à l'élection de Zoran ?in?i?, membre du Parti démocratique ; il fut le premier maire non communiste de Belgrade depuis la fin de la Seconde guerre mondiale

En 1999, pendant la guerre du Kosovo, Belgrade fut bombardée par l'OTAN, ce qui provoqua de nombreux dégâts dans la ville. Parmi les sites bombardés se trouvèrent plusieurs ministères, l'immeuble de la Radio Télévision de Serbie (RTS), plusieurs hôpitaux, l'hôtel Jugoslavija, la tour Us?e, l'émetteur de télévision du mont Avala, ainsi que l'ambassade de Chine. Les ponts de la capitale furent préservés à la demande de la France.

Après les élections de 2000, Belgrade fut le théâtre de nouvelles manifestations qui amenèrent des centaines de milliers de personnes dans les rues (800 000 selon la police, plus d'1 000 000 selon le journaliste britannique Misha Glenny). Ces manifestations contraignirent Milosevi? à démissionner le 5 octobre 2000,. Cette démission mit un terme à ce qu'on appelle familièrement la Révolution des bulldozers.

Depuis 2006, suite à l'indépendance de la République du Monténégro, Belgrade est devenue la capitale de la seule Serbie.

Le district de Belgrade (Ville de Belgrade)

Belgrade dispose d'un statut particulier qui fait de la capitale une unité territoriale à part entière. De fait, Belgrade est aussi le centre administratif d'un district appelé Ville de Belgrade, en serbe cyrillique ? ?. Ce district est divisé en 17 municipalités. Dix d'entre elles possèdent le statut de municipalité « urbaine » : elles sont partie intégrante de la ville-capitale. Les sept autres ont le statut de municipalité « périurbaine » : elles sont situées à proximité de la capitale.

La plupart de ces municipalités sont situées au sud du Danube et de la Save dans la région de la ?umadija. Trois municipalités, Zemun, Novi Beograd et Sur?in, sont situées au nord de la Save dans la région de Syrmie, la municipalité de Palilula est, elle, située sur les deux rives du Danube, dans la région de ?umadija et dans le Banat.

En tant qu'unité territoriale à part entière, la ville de Belgrade est dotée d'un gouvernement municipal autonome.

Elle possède un maire élu pour quatre ans, qui exerce des fonctions représentatives et exécutives. Il est assisté par un "maire adjoint". Nenad Bogdanovi? fut maire de Belgrade à partir de 2004 et jusqu'au 27 septembre 2007, date de sa mort, ; il était membre du Parti démocratique. Le premier membre du parti démocratique à avoir été désigné comme maire de Belgrade dans la période récente est Zoran ?in?i?, élu en 1996.

La Ville de Belgrade possède aussi une Assemblée, composée de 90 membres. La majorité locale est formée par le Parti démocratique (33 députés), par le Parti démocratique de Serbie (13 députés) et par le Groupe 17 Plus (5 députés). Dans l'opposition, le Parti radical serbe, le Parti socialiste de Serbie et le Mouvement « Force de la Serbie » (PSS) ont respectivement recueilli 28, 6 et 5 sièges.

Cette assemblée, élue pour 4 ans en même temps que le maire, se réunit selon les circonstances et au moins une fois tous les trois mois. L'actuel président de l'Assemblée est Milorad Perovi?.

Démographie

En juin 2007, la population était estimée à 1 588 381 habitants. Belgrade a accueilli de nombreux Serbes venus des diverses régions de l'ancienne Yougoslavie, notamment ceux qui fuyaient les guerres et leurs suites. Si l'on tient compte des réfugiés venus de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, de ceux du Kosovo, si l'on tient compte aussi des étudiants, la population de Belgrade pourrait dépasser les deux millions d'habitants.

La capitale accueille également plusieurs milliers de Chinois, venus s'intaller dans le milieu des années 1990 ; c'est ainsi que le Blok 70 un quartier situé dans la mmunicipalité de Novi Beograd est devenu le quartier chinois de Belgrade,. Belgrade possède également des habitants venus du Moyen Orient, prinicipalemnt de Syrie, d'Iran, de Jordanie et d'Irak ; beaucoup sont arrivés dans les années 1970 et 1980 pour effectuer leurs études, puis se sont installés et ont fondé des familles,.

Les chrétiens serbes orthodoxes constituent la plus importante communauté religieuse de Belgrade, avec 1 429 170 membres. Il y a aussi 20 366 musulmans, 16 305 catholiques et 3 796 protestants. Il y avait autrefois une importante communauté juive, mais après l'occupation de la ville par les Nazis et l'émigration de nombreux Juifs en Israël, la communauté ne comptait officiellement que 415 membres en 2002.

Culture

De nombreux événements culturels se déroulent dans la capitale : le Festival international du film de Belgrade (FEST), le Festival international de théâtre de Belgrade (BITEF), le Festival d'été de Belgrade (BELEF), le Festival international de musique de Belgrade (BEMUS), la Foire internationale du livre de Belgrade ou encore le Festival de la bière de Belgrade.

L'écrivain Ivo Andri?, lauréat du prix Nobel de littérature en 1961, a écrit à Belgrade son oeuvre la plus célèbre, Le Pont sur la Drina. D'autres auteurs de premier plan sont associés à la ville de Belgrade : Branislav Nusi?, Milos Crnjanski, Borislav Peki?, Milorad Pavi? et Mesa Selimovi?.

L'essentiel de l'industrie du cinéma serbe est située à Belgrade. En 1995, Emir Kusturica a remporté la Palme d'Or pour son film Underground.

Dans les années 1980, sur le plan musical, Belgrade fut un des centres de la Nouvelle vague yougoslave, avec des artistes comme VIS Idoli, Ekatarina Velika et ?arlo Akrobata, qui étaient tous originaires de la capitale. Parmi les groupes de rock célèbres, on peut citer Riblja ?orba et Bajaga i Instruktori. La ville est le centre d'un style musical connu sous le nom de turbo-folk, dont la chanteuse Ceca Ra?natovi? est l'un des représentants les plus célèbres. Belgrade joue un rôle important sur la scène du hip hop serbe, avec le groupe Beogradski Sindikat, avec des rappeurs comme ?kabo et Mar?elo et surtout avec le label Bassivity Music.

Belgrade compte de nombreux théâtres, dont les plus importants sont le Théâtre National, le Théâtre dramatique yougoslave, le Théâtre Zvezdara et l'Atelier 212.

La ville de Belgrade est également le siège de l'Académie serbe des Sciences et des Arts, de la Bibliothèque Nationale de Serbie et du Musée National ainsi que de nombreuses institutions culturelles étrangères, comme l'Institut Cervantes, le Goethe-Institut et le Centre Culturel Français, qui sont tous trois situés rue Knez Mihailova. On y trouve aussi l'American Corner, le Forum culturel autrichien (Österreichischen Kulturforums), le British Council, le Centre russe pour la science et la culture (? ? ), l'Institut Confucius, le Centre culturel canadien, l'Istituto Italiano di Cultura et le Centre culturel de la République islamique d'Iran.


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Vol pour la Serbie-et-Monténégro
 

Serbie-et-Monténégro

Histoire

Un vif débat a concerné la majorité qualifiée de 55% qui était nécessaire à l'adoption du référendum qui prévoyait l'indépendance.

Conformément aux résultats de ce référendum, le Parlement du Monténégro adopte le 3 juin 2006 une déclaration d'indépendance qui marque de fait la dissolution de la fédération.


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Vol au départ de Nice (France)
 

Nice

Démographie

La ville connut une forte hausse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période où la population a fait plus que doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec l'arrivée de populations venues des communes proches (du Comté de Nice lui-même).

Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau l'immigration qui constitutait l'essentiel de cette croissance. L'activité hôtelière et celle des constructions, en plein essor dans les années 1920, attiraient de plus en plus de monde et ont permis ainsi à Nice de devenir une ville d'importance nationale. En 1921, Nice devint alors la onzième ville de France, puis en 1931, la huitième, avant de se classer au sixième rang en 1946.

La population augmenta ensuite très rapidement dans les années 1950 avec notamment l'arrivée de soixante mille personnes. Par la suite, la ville atteignit son niveau démographique actuel grâce aux rapatriés des anciennes colonies françaises, notamment d'Algérie.

Depuis les années 1970, le nombre d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire, relativement élevé, étant compensé par l'accroissement naturel négatif, dû à la forte proportion de personnes âgées.

Actuellement la population de la ville reprend, en raison sans doute de l'héliotropisme. Il est d'ailleurs projeté 350 000 citoyens pour 2005, 360 000 pour 2008, 370 000 pour 2012.

Histoire

D'argent à l'aigle de gueules, le vol abaissé, posée sur trois coupeaux de sinople, mouvant d'une mer d'azur ondée d'argent  »” il existe une variante avec des coupeaux (éléments de montagne) de sable (noirs) et non de sinople (verts) et certains pensent qu'ils s'agit alors des armes du comté de Nice qui se différencieraient ainsi de celles de la ville de Nice

Administration

La Ville de Nice fut le théâtre ces dernières années de différentes affaires politico-financières:

Une demi-douzaine de membres de l'équipe municipale de Jacques Peyrat (UMP) ont été inquiétés par la justice depuis 2000.

En juin 2004, Michel Vialatte, le directeur général des services de la ville de Nice, a été condamné à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour avoir truqué des marchés publics.

En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP, a été mis en examen en 2005 pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'oeuvre du tramway de Nice à une ancienne filiale de Thales.

En décembre 2005, une des responsables du service communication a été mise en examen pour "prise illégale d'intérêt et recel".

En juin 2006, le directeur des relations internationales et du protocole de la mairie de Nice, Martial Meunier-Jourde, 41 ans, et le chef de la police municipale, Daniel Véran, 53 ans, ont été mis en examen pour "trafic d'influence" et placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'affaire Sulzer.

La ville de Nice était divisée en 6 cantons jusqu'en 1971, date à laquelle elle fut divisée en 11 cantons, puis en 14 cantons en 1982 :

Nice s'est vue attribuer quatre codes postaux correspondant chacun à des quartiers aux limites approximatives : voir Codes postaux de Nice.

La santé est assurée principalement par les quatre hôpitaux du centre hospitalier universitaire de la ville, Saint-Roch (Urgences), Cimiez (gérontologie), l'Archet I et II (pédiatrie), Pasteur, ainsi que par diverses fondations (Lenval pour la pédiatrie, Centre Antoine Lacassagne pour la cancérologie) et cliniques privées.

La ville est dotée aussi d'un grande université (Nice Sophia-Antipolis), de l'Institut européen des hautes études internationales, d'un observatoire.

Économie

Nice est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur. Elle gère l'Aéroport Nice Côte d'Azur, l'Aéroport de Cannes - Mandelieu et le Port de Nice.

Nice dispose du second marché d'intérêt national de France, du premier port cimentier de France ainsi que d'un grand nombre de musées et d'hôtels (seconde ville de France après Paris)

Nice est la deuxième ville touristique française après Paris, ce qui, combiné aux difficultés des communications terrestres à longue distance (à cause des Alpes), lui permet de posséder le deuxième aéroport de France en termes de fréquentation (près de 10 000 000 passagers en 2005).

Les deux palais des congrès Acropolis et le palais des congrès de nice. Plusieurs Parcs d'affaires, l'Arenas, Nice la Plaine, Nice Méridia, Saint Isidore, Forum Nord. Plusieurs Centres commerciaux, comme Nice Étoile, Nice TNL, Nice Lingostière, Forum Nord, St-Isidore, La Trinité (autour de l'hypermarché Auchan) et Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var

Culture et patrimoine

Nice est un des plus vieux foyers de peuplement au monde. C'est notamment sur ses terres, sur le site de Terra-Amata, que fut découvert les restes du plus vieux feu humain de la planète. Cité grecque puis romaine, la colline de Cimiez regorge, en outre, de trésors archéologiques dont seulement une petite partie est mise à jour aujourd'hui (thermes, arènes, voie romaine...).

Depuis deux siècles, la lumière de la ville attira les peintres les plus renommés (Chagall, Matisse, Niki de Saint Phalle, Ben, Arman...) et inspira de nombreux artistes et intellectuels dans différents dommaines (Berlioz, Nietzsche, Rossini...).


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Vol au départ de la France
 

France

Géographie

À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 »‰810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand » pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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