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Vol pour Adelaïde (Australie)
 

Adelaïde

Culture

On peut également y visiter la Holy Trinity Church, une église bâtie en 1838, ainsi que la Scots Church de North Terrace, une des premières églises d'Adélaïde. Le jardin botanique d'Adélaïde est réputé être le plus beau d'Australie. Le musée d'art (Art Gallery) contient des pièces de l'époque coloniale et une collection de céramiques du Sud-est asiatique.

La reconnaissance universelle de leurs diplômes ainsi que la possibilité d'obtenir sa résidence permanente à l'issue de son cursus font de ces institutions des lieux d'étude privilégiés pour les enfants des Asiatiques voisins aux revenus confortables.


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Vol pour l'Australie
 

Australie

Politique

La Commonwealth d'Australie est une monarchie constitutionnelle : Élisabeth II est reine d'Australie, un rôle distinct et séparé de sa position en tant que Élisabeth II du Royaume-Uni. Elle est le chef d'État, bien que ce terme n'apparaisse ni dans la Constitution ni dans la loi. La reine est nommément représentée par le gouverneur général. En pratique, la reine Élisabeth II n'est venue que peu de fois en Australie et n'a jamais fait appel à ses pouvoirs. La quasi-totalité du rôle constitutionnel du monarque est donc assumé par le gouverneur général. D'après la Constitution australienne, le rôle du monarque est presque purement cérémonial. Bien que la Constitution donne théoriquement de grands pouvoirs exécutifs au gouverneur général, ceux-ci ne sont jamais utilisés directement et sont délégués au Cabinet dont les membres sont choisis par le parti au pouvoir ou le Premier ministre seul, parmi des membres du gouvernement.

Le gouvernement est assuré par trois pouvoirs et la séparation de ceux-ci :

La base légale de la nation changea avec l'Australia Act de 1986 et le vote de lois liées à cet acte au Parlement britannique. Jusqu'à cette date, un petit nombre d'affaires judiciaires pouvaient être plaidées en dernier ressort au Judicial Committee of the Privy Council, la plus haute cour d'appel du Royaume-Uni. Par cet acte du parlement, la loi australienne devint, sans équivoque possible, la seule valable dans le pays. La High Court of Australia devint aussi la plus haute cour d'appel. Enfin, la possibilité théorique que le parlement britannique puisse voter des lois modifiant des articles de la Constitution australienne fut supprimée.

Économie

Le développement économique de l'Australie a été lent au départ et basé sur l'exportation de la laine. Tout cela a changé avec la découverte d'or en 1851 et les mines ont été le plus important secteur de l'économie australienne de son histoire. À la fin du XXe siècle, l'Australie a une économie prospère et diversifiée, de type occidental, avec un PNB par habitant comparable à celui des grandes puissances économiques européennes. Ces dernières années, l'économie australienne a fait face au ralentissement économique mondial en gardant une croissance stable. Une croissance de la production pour la consommation nationale a déjoué le ralentissement mondial, et la confiance des entreprises et des consommateurs reste solide. L'importance accordée aux réformes est un autre facteur clé de la force de l'économie. Dans les années 1980, le Parti travailliste, dirigé par le Premier ministre Bob Hawke et le trésorier Paul Keating, a joué un rôle crucial dans la modernisation de l'économie australienne.

Depuis 1996, la coalition au gouvernement, dirigée par le Premier ministre John Howard, continue d'implémenter des micro-réformes économiques. Certains disent que la dérégulation du marché du travail durant cette période est le résultat d'une nécessaire flexibilité du marché du travail. D'autres critiquent ces dérégulations pour leur impact négatif sur les salaires, la sécurité et la santé. La législation introduite durant cette période cherchait à réduire la participation et le pouvoir des syndicats en préférant favoriser la négociation à l'intérieur des entreprises. De plus, durant cette période, la coalition gouvernementale a dérégulé de nombreuses autres industries, entre autres le secteur des télécommunications, et a privatisé nombre de monopoles naturels pré-existants.

Depuis la récession que l'Australie devait avoir (selon le Premier ministre Keating) au début des années 1990, l'économie australienne n'a pas souffert de récession dans le cycle économique depuis 13 ans. Même le ralentissement du début des années 2000 n'a pas affecté la croissance de son PNB. En mars 2007, le chômage était tombé à 4,5 %, son plus bas niveau depuis la fin des années 1970.

Nombre de ressources naturelles en Australie restent non-exploitées. L'Australie est souvent qualifiée par les économistes de ferme du monde, mais malgré cet accent sur le secteur agricole, ces dernières années le gouvernement se préoccupe surtout des secteurs du tourisme, de l'éducation, et de la technologie.

Démographie

On estime aujourd'hui que les aborigènes d'Australie étaient 350 000 lorsque les Européens sont arrivés en 1788. En 1996, 386 049 personnes en Australie se disent aborigènes. Malgré le fait que ce soit une population plus rurale que la population générale, les deux tiers des Aborigènes sont urbains. La Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland comptent la moitié des Aborigènes d'Australie. En Tasmanie, les Aborigènes furent exterminés au XIXe siècle.

La majorité de la population australienne est descendante d'immigrants du XIXe et XXe siècle, des Britanniques de toutes origines : anglaise, irlandaise, écossaise et galloise. Bien que les colonies australiennes aient été fondées en tant que colonies pénitentiaires (sauf l'Australie-Méridionale et l'Australie-Occidentale), l'arrivée de bagnards britanniques en Australie s'arrêta progressivement entre 1840 et 1868. Pendant la Gold Rush (ruée vers l'or) de la fin du XIXe siècle, les bagnards et leurs descendants devinrent une petite minorité face aux centaines de milliers de colons des îles Britanniques. Un exemple de la masse des arrivants : dans les années 1850, le total des immigrants arrivant dans les Nouvelles-Galles du Sud et au Victoria était équivalent à 2 % de la population totale du Royaume-Uni et de l'Irlande.

La population australienne a plus que doublé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, encouragée par un programme ambitieux d'immigration post-guerre. Au XIXe siècle, l'Australie mit en place des mesures fortes pour prévenir l'immigration de non-blancs (la politique de l'Australie blanche). Après 1945, les immigrants venant de Grèce, de Turquie, d'Italie et d'autres pays accrurent la diversité culturelle du pays. En 1973, l'Australie mit officiellement fin aux politiques d'immigration discriminatoires, et une grande immigration asiatique apparut. En 1988, environ 40 % des immigrants en Australie venaient d'Asie et, en 1997, les Asiatiques composaient 5 % de la population. La population indigène - les Aborigènes d'Australie et les habitants du détroit de Torres - forme 2,2 % de la population (recensement de 2001). En 2001, la campagne électorale fut dominée par les sujets de l'immigration et de la sécurité nationale.

Un grand nombre de citoyens australiens (950 000 en 2004) vit à l'étranger. Ce nombre (presque 5 %) est immense comparé à d'autres pays. Ce n'est que récemment que le sujet a reçu de l'intérêt de la part du gouvernement et des médias, mais le terme de diaspora australienne fait aujourd'hui partie du vocabulaire australien.

De même que nombre d'autres pays développés, l'Australie vit aujourd'hui un vieillissement de sa population.

Le pays, ayant rencontré de graves problèmes d'intégration chez les nouveaux arrivants d'origine non-anglophone, décide qu'à partir de fin 2007, les nouveaux candidats à l'immigration, s'ils veulent obtenir la citoyenneté australienne, devront passer et réussir deux volets de questionnaires, comportant des questions sur l'histoire australienne, l'histoire aborigène, sur la culture du pays, sur les sports nationaux et sur la connaissance de la langue anglaise. Le gouvernement australien espère qu'ils permettront une meilleure intégration sociale des immigrés.

Les Néo-Zélandais ont droit à des visas spéciaux qui les autorisent à rester pour vivre et travailler en Australie indéfiniment. Cependant, ils sont exclus des aides nationales auxquelles peuvent prétendre les citoyens australiens ou résidents permanents. De nouvelles règles datant de 2001 ont divisé les Néo-Zélandais vivant en Australie en deux catégories : ceux résidant dans le pays avant 2001 et ceux arrivés après. Les premiers pourront toucher des allocations chômage après 2 ans de résidence, comme tout autre immigrant avec un visa permanent. Les derniers ne pourront prétendre à aucune allocation chômage du tout, comme cela est le cas pour les immigrants en Australie avec seulement un permis de travail.

L'anglais est la langue officielle de facto de l'Australie, même si certaines communautés aborigènes continuent de parler leurs langues natales. Un nombre considérable d'immigrants de première et deuxième générations est bilingue. L'italien, le cantonais et le grec sont encore très largement parlés.

La Constitution australienne garantit la séparation de l'Église et de l'État. Il n'y a aucune religion officielle en Australie. Même si le pays est très grandement laïc, les trois quarts des Australiens se disent chrétiens, en majorité catholiques ou anglicans.


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Vol au départ de Paris (France)
 

Paris

Économie

La Défense, quartier de gratte-ciels qui se développe depuis les années 1960, compte trois millions de mètres carrés de bureaux et 150 000 salariés. On y trouve 1 500 entreprises dont quatorze des vingt premières entreprises nationales et quinze des cinquante premières mondiales[126]. Un grand plan de relance est prévu pour le quartier pour les années à venir.

D'autres quartiers d'affaire se développent hors de ce grand pôle de l'Ouest. À Paris intra muros, Paris Rive Gauche dans le 13e arrondissement est le plus important projet en cours de développement. En banlieue, d'autres pôles se développent dans des zones où les prix de l'immobilier sont moins élevés (Plaine Saint-Denis) ou sur des hubs stratégiques (aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle)[127].

Paris a toujours été une destination pour les commerçants, les étudiants et les pèlerins religieux mais son « tourisme » dans le sens moderne du terme a seulement commencé à grande échelle à la suite de l'apparition du chemin de fer au cours des années 1840. Une des premières attractions fut la série d'expositions universelles à partir de 1855 qui apportèrent à Paris l'édification de nombreux nouveaux monuments dont le plus célèbre est la tour Eiffel érigée pour l'exposition de 1889. Ceux-ci, en plus des embellissements apportés à la capitale sous le Second Empire, ont largement contribué à faire de la ville elle-même l'attraction qu'elle est devenue aujourd'hui.

Mais si Paris est aujourd'hui la capitale la plus visitée au Monde, elle est une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête réalisée par le cabinet Global Market Insite sur soixante villes auprès de 14 000 personnes à travers le monde[128], elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme mais en fin de classement (52e sur 60) en ce qui concerne la qualité de l'accueil et seulement 55e quant aux prix pratiqués[129].

Paris a accueilli au total de 27 millions de touristes dont 17 millions d'étrangers en 2006, 44 millions en incluant la région Île-de-France qui constitue ainsi la première destination touristique au Monde. Elle est également la première ville au Monde pour les congrès internationaux.

Le secteur du tourisme est important dans l'économie parisienne : ce secteur d'activité représente 12,8 % des emplois de la capitale, soit 147 000 personnes dont près de 81 000 dans l'hôtellerie, les services (24,5 %) et le commerce (13,8 %). Les touristes représentent 50 % des visiteurs des musées, 8 % du chiffre d'affaires de la RATP, 10 à 50 % des achats dans les commerces de la capitale et enfin plus de 60 % des seize millions de clients annuels enregistrés dans les hôtels soit 9,7 millions d'étrangers. Le tourisme assure chaque année huit milliards d'euros de retombées économiques et trente millions d'euros de recettes fiscales pour la municipalité liées à la taxe de séjour[130].

En 2006, les cinquante premiers sites culturels de la ville ont enregistré 69,1 millions d'entrées soit une croissance de 11,3% par rapport à 2005. Les principaux sites ont enregistré leur record de fréquentation. En tête du classement, la cathédrale Notre-Dame de Paris totalise environ 13,5 millions d'entrées par an ce qui en fait de très loin le monument le plus visité de France[131]. La basilique du Sacré-Coeur de Montmartre enregistre environ 10,5 millions d'entrées, le musée du Louvre 8,3 millions, ce qui confirme sa place de musée le plus visité au Monde, la Tour Eiffel 6,7 millions et le centre Pompidou 5,1 millions d'entrées. La cité des sciences et de l'industrie enregistre comme le musée d'Orsay trois millions d'entrées annuelles. Plus insolite, la chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse enregistre deux millions de visiteurs par an ce qui en fait le huitième site le plus visité de la capitale devant le muséum d'histoire naturelle, l'arc de triomphe et le musée de l'armée (Hôtel des Invalides). Le musée du quai Branly se révèle prometteur depuis son ouverture en juin 2006 en enregistrant 952 770 entrées en six mois[132].

Les hôtels parisiens et franciliens représentent près du quart du parc hôtelier national. En 2005, on dénombrait 154 745 chambres réparties dans 2 508 hôtels dans la région dont 61% sont situés dans la ville de Paris (1 534 établissements), 16% en petite couronne et 23% en grande couronne. Les deux tiers des établissements sont classés deux ou trois étoiles, 19,4% des hôtels étant classés quatre étoiles. Le tourisme d'affaire représentait 44% des nuitées, chiffre en hausse de près de 28% depuis 1996, et a un impact économique particulièrement important, la dépense journalière de ces visiteurs étant nettement plus élevée que le tourisme de loisir.

Le taux d'occupation moyen était de 71,3% en 2005 ce qui le situe parmi les plus élevés des grandes villes européennes (derrière Barcelone qui atteint néanmoins 79%) et loin devant le taux moyen français de 59%. On peut noter que Las Vegas atteint un taux record de 92%. Le taux parisien est plus élevé en semaine que le week-end et connaît son minimum (autour de 60%) durant les mois de janvier et août et son maximum (autour de 80%) durant les mois de juin, septembre et octobre qui cumulent le tourisme d'affaire et de loisir. Néanmoins l'afflux de visiteurs, hors parc hôtelier, est constant toute l'année avec un léger pic durant l'été, cette part de touristes utilisant d'autres types d'hébergement : location ou échange d'appartements, hébergement familial ou chez des amis, etc. Le taux d'occupation ne varie pas en fonction des arrondissements mais diminue avec le niveau de gamme : la catégorie la plus économique connaît le plus fort taux de remplissage.

Le tourisme international est prépondérant à Paris intra-muros : il représente en effet 67% des nuitées à Paris pour seulement 33% de clientèle nationale. 65% des nuitées étrangères se font dans la ville intra-muros contre seulement 41% des nuitées de la clientèle française qui privilégie un hébergement en dehors de la ville. La part en augmentation de l'hôtellerie économique aux portes de Paris et dans la région explique en partie ce phénomène.

La clientèle étrangère provient pour l'essentiel de huit pays qui en fournissent plus des deux-tiers : par ordre décroissant, l'Europe avec le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-bas et la Belgique fournit à elle seule 42% des clients étrangers puis viennent les États-Unis avec 18,5% et enfin le Japon avec 7,5%. La plus forte augmentation de 2000 à 2005 provient de la clientèle asiatique (hors Japon) avec une hausse de 57% ; néanmoins, cette part ne représente encore en valeur absolue que 5,5% de la clientèle étrangère.

Si Paris a la réputation d'être une ville chère, l'hôtellerie reste néanmoins compétitive comparativement aux autre principales métropoles mondiales : la capitale ne se classait que 17e sur vingt métropoles pour les prix de ses hôtels deux étoiles ; néanmoins, elle reste la plus chère du monde après Genève pour les tarifs de son hôtellerie haut de gamme. Celle-ci est la plus présente dans les 8e et 9e arrondissements comme tout le parc hôtelier parisien.

La croissance du nombre de chambres a été spectaculaire en Île-de-France depuis 1990 : elle atteint 47% en quinze ans et 3 000 chambres supplémentaires par an depuis 1996 ce qui représente le quadruple de l'augmentation moyenne annuelle française. Néanmoins, cette augmentation de l'offre se situe pour la quasi-totalité en périphérie, la ville de Paris voyant plutôt une hausse du niveau de son parc vers le haut de gamme mais très peu de créations pures. Les secteurs du Stade de France à Saint-Denis, de Disneyland Paris à Marne-la-Vallée et de Roissy-en-France à proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle ont connu la plus forte augmentation.

Les hôtels franciliens offraient 54 637 emplois directs en décembre 2004 dont 29 301 dans Paris ce qui représentait 2% des emplois de la capitale, en augmentation de 2,2% par an, auxquels il faut ajouter les emplois induits[133].

Enseignement

Durant l'année scolaire 2005-2006, 263 812 élèves sont scolarisés dans le secteur public, dont 135 570 dans le premier degré et 128 242 dans le second degré, ainsi que 138 527 dans le secteur privé, dont 91 818 sous contrat. Paris possède des établissements en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ou en réseau d'éducation prioritaire (REP) : 214 écoles et 32 collèges (soit un enfant parisien sur cinq) relèvent de ces classements[134].

En 2007, la ville totalise 881 établissements publics dont 323 écoles maternelles, 334 écoles élémentaires, 6 établissements spécialisés (écoles à l'hôpital), 110 collèges, 72 lycées généraux et technologiques, 34 lycées professionnels et 2 lycées expérimentaux publics. S'ajoutent 256 établissements privés sous contrat : 110 écoles maternelles et élémentaires, une école spécialisée, 67 collèges, 73 lycées généraux et technologiques et 5 lycées professionnels privés sous contrat.

Dans l'enseignement secondaire, les lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et le lycée international de Saint-Germain-en-Laye ont une envergure nationale voire internationale.

L'enseignement supérieur regroupait en 2004 environ 600 000 étudiants en Île-de-France soit plus du quart du total français[135]. Parmi eux, la moitié étudient dans Paris intra muros[136].

Il existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Toutefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne.

Dès le XIIe siècle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particulièrement en matière de théologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice ecclésiastique. Les collèges, résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement, sont organisés en facultés. L'origine de la Sorbonne remonte à 1257. L'université vit essentiellement autour de la Montagne Sainte-Geneviève, sur la Rive gauche. Ce quartier, le quartier latin, est aujourd'hui encore un grand centre universitaire.

À partir du XVIIIe siècle, des écoles spécialisées sont créées pour certaines professions. Elles sont à l'origine des grandes écoles actuelles. L'École polytechnique et l'École normale supérieure sont créées pendant la Révolution. L'Université de Paris moderne est constituée au XIXe siècle de six facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle, le nombre d'étudiants croît fortement. Après la révolte des étudiants de mai 1968 dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris I à Paris XIII), chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité.

Paris intra-muros reste le centre universitaire français majeur. Les universités Paris I à VII y sont situées ainsi que Paris-Dauphine quoiqu'un peu excentrée. Le quartier latin conserve une place importante : on y trouve les sites les plus anciens de la Sorbonne et de l'ENS ainsi que le Collège de France. Plus généralement, les sites les plus importants se trouvent généralement dans le Nord de la rive gauche (Sciences Po, Assas, Jussieu, EHESS, etc). Il existe une certaine volonté d'étendre le quartier universitaire vers l'est, dans le XIIIe arrondissement où se trouve le site principal de la Bibliothèque nationale de France et où plusieurs sites universitaires ont ouvert.

Des centres universitaires ont été créés en banlieue depuis les années 1960, le plus ancien étant celui de Nanterre en 1964. Dans le même temps, plusieurs grandes écoles ont également quitté le centre de Paris, notamment pour disposer de locaux plus vastes. Le plateau de Saclay, au sud de Paris, en est devenu un pôle important. Il regroupe, sur un territoire assez vaste, une université (Paris XI), des grandes écoles (HEC dès 1964, Polytechnique), et des laboratoires publics et privés. En 1991, trois autres universités sont créées en banlieue : Cergy-Pontoise, Évry, Marne-la-Vallée et Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. Signe d'une certaine volonté de décentralisation, « Paris » n'apparaît pas dans leur nom contrairement aux autres universités situées en proche banlieue.

La ville de Paris entretient elle-même sept établissements d'enseignement supérieur[137]. Quatre sont dédiés aux arts appliqués dont les prestigieuses École Boulle (ameublement) et École Estienne (arts graphiques, notamment reliure), deux sont des écoles d'ingénieurs (École des ingénieurs de la ville de Paris et École supérieure de physique et de chimie industrielle) et l'École du Breuil est à caractère horticole.

Transports

Paris dispose d'un système de transports particulièrement développé. Outre un réseau dense de lignes de bus et de métro, Paris est desservie par le RER, réseau ferroviaire suburbain qui facilite les relations à l'échelle de l'agglomération parisienne. La ville possède en outre six grandes gares ferroviaires la reliant à sa périphérie grâce à une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien), à toutes les villes de France et aux pays proches par le biais du TGV ou de trains classiques.

Paris est, après Londres, la ville d'Europe qui comptabilise le plus de passagers aériens avec 82,5 millions passagers et 2,2 millions de tonnes de fret transportés en 2006 dans les deux aéroports qui accueillent l'essentiel du trafic : Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle.

Comme dans toutes les mégapoles de la planète, la circulation routière est très dense et souvent difficile malgré les larges avenues tracées par Haussmann au XIXe siècle qui facilitèrent alors grandement un trafic déjà important à cette époque. La ville est ceinte par un boulevard périphérique, voie routière la plus empruntée de France. Un réseau d'autoroutes urbaines en toile d'araignée la relie aux banlieues périphériques et au reste du pays. Le stationnement à Paris se révèle très difficile à l'image de la plupart des grandes métropoles de la planète. Il est payant dans la totalité des rues, la municipalité en place menant une politique de promotion des transports alternatifs (collectifs ou à vélo). Ainsi, la ville dispose depuis la fin des années 1990 d'un réseau de pistes cyclables en augmentation constante. Fin 2006, 371 kilomètres d'aménagements cyclables existent dans Paris, incluant les bandes et pistes cyclables ainsi que les couloirs de bus élargis[138],[139]. À la suite de Rennes et Lyon, la Mairie de Paris lance le 15 juillet 2007 un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib' et géré par JCDecaux[140]. La capitale compte par ailleurs 15 500 taxis parisiens début 2007[141].

Urbanisme

Paris, depuis dix siècles, est la plus importante ville de France, constituant le siège du pouvoir politique. La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque sur une ville qui, contrairement à d'autres métropoles européennes n'a jamais été détruite comme Londres lors du grand incendie de 1666 ou Lisbonne par le tremblement de terre de 1755. Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de certaines rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style homogène et a su moderniser ses infrastructures.

L'organisation de la ville doit beaucoup aux travaux d'Haussmann, sous le Second Empire. Il a fait percer la plupart des grands axes et des voies les plus fréquentées aujourd'hui (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol, etc). On associe souvent Paris à l'alignement d'immeubles de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres, aux façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième étage. Paris se distingue du centre de beaucoup d'autres grandes villes occidentales par la densité de sa population[142].

Il existe depuis longtemps des règles strictes d'urbanisme, en particulier des limites à la hauteur des immeubles. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments de plus de trente-sept mètres ne sont autorisés qu'à titre exceptionnel et la limite de hauteur est encore moins élevée dans de nombreux quartiers[143]. La Tour Montparnasse demeure depuis 1973 le plus haut immeuble de Paris et même de France, bien que la situation devrait prendre fin dès 2010, les projets de gratte-ciels se multipliant dans le quartier de La Défense : la Tour Assur rénovée atteindra 225 mètres de hauteur mais sera surpassée par la Tour Phare qui atteindra 300 mètres de hauteur et par la Tour Generali qui devrait atteindre 318 mètres de hauteur et devenir l'immeuble le plus élevé d'Europe occidentale.

Paris comptait 6 088 voies publiques ou privées en 1997. Parmi les plus remarquables, on peut citer l'avenue Foch (16e), la plus large de Paris avec 120 mètres, alors que l'avenue de Selves (8e), est l'avenue la plus courte de la capitale avec 110 mètres de longueur. La rue la plus longue de Paris est la rue de Vaugirard (6e et 15e) avec 4 360 mètres de longueur. La rue des Degrés (2e) est quant à elle la rue la plus courte avec seulement 5,75 mètres tandis que la rue du Chat-qui-Pêche (5e) reste officiellement la rue la plus étroite avec une largeur minimale de 1,80 mètre (certaines sources mentionnent néanmoins le sentier des Merisiers, dans le 12e, qui mesure moins d'un mètre, ou encore le passage de la Duée dans le 20e qui, bien que sa partie droite soit aujourd'hui détruite et bordée d'une palissade, mesure seulement 80 cm de largeur). Enfin, la voie la plus pentue est la rue Gasnier-Guy (20e) avec une pente de 17 %[144].

Voir aussi un tableau synoptique des boulevards des Maréchaux et des portes de Paris.

Les monuments les plus célèbres de Paris datent d'époques variées. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l'un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d'ailleurs classés à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve notamment, d'est en ouest : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais, le musée du quai Branly, la Tour Eiffel et le Trocadéro. Plus à l'est, d'importants édifices contemporains ont été construits (le ministère des Finances, le site François Mitterrand de la bibliothèque nationale de France, etc).

On trouve sur l'île de la Cité des monuments anciens emblématiques. La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, fut principalement bâtie du XIIe siècle au XIIIe siècle, a été très restaurée au XIXe siècle et la façade occidentale nettoyée à la fin du XXe siècle. Elle est symboliquement le centre de Paris et les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. L'ancien palais de la Conciergerie fut le siège du pouvoir royal jusqu'au règne de Charles V, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Une partie du bâtiment fut dès lors aménagée en prison et fut notamment le lieu de détention d'illustres personnalités de l'Ancien Régime avant leur exécution, lors de la Révolution française. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie, est considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture gothique. Le pont Neuf, à l'extrémité occidentale de l'île et datant de la fin du XVIe siècle, est le plus vieux pont de Paris en l'état.

Des monuments de style classique marquent également le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au centre du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. Le Louvre, résidence royale, a été embelli au XVIIe siècle et plusieurs fois retouché par la suite. L'Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré, fut érigé à la fin du XVIIe siècle dans les faubourgs de la ville par un Louis XIV soucieux d'offrir un hospice aux soldats blessés. Il abrite depuis le 15 décembre 1840 les cendres de Napoléon Ier et son tombeau depuis le 2 avril 1861[145]. Le Panthéon, édifié quant à lui à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où des Français illustres sont enterrés.

Le patrimoine du XIXe siècle est très abondant à Paris avec notamment l'Arc de triomphe, les passages couverts, le Palais Garnier, construit à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République et qui abrite l'opéra de Paris, et la Tour Eiffel, construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais démantelée. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart des quartiers de la ville.

Au XXe siècle, de nombreuses réalisations des plus grands architectes parsèment les rues de Paris : Guimard, Plumet[146] ou Lavirotte, références de l'Art nouveau en France, puis celles de Mallet-Stevens, Roux-Spitz, Dudok, Henri Sauvage, Le Corbusier, Auguste Perret, etc pendant l'entre-deux guerres.

L'architecture contemporaine à Paris est représentée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d'Art moderne ainsi qu'une importante bibliothèque publique librement accessible, par l'institut du monde arabe ouvert en 1987 ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand : la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l'opéra Bastille et, probablement la plus célèbre, la pyramide du Louvre, oeuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre. Plus récemment, le musée du quai Branly, ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques dessiné par Jean Nouvel et inauguré en 2006, a encore enrichi la diversité architecturale et culturelle de la capitale.

C'est dans la cour du Louvre que débute l'axe historique de Paris : il s'agit d'un alignement monumental d'édifices et de voies de communication partant du centre de la ville en direction de l'ouest. Il commence à la statue de Louis XIV dans la cour principale du palais du Louvre et se poursuit à travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et aboutit à l'arc de triomphe au centre de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'Étoile). À partir des années 1960, la perspective fut prolongée plus à l'ouest par la construction du quartier d'affaires de La Défense, quartier où se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l'agglomération parisienne. La perspective est parachevée en 1989 par la construction de l'Arche de la Défense.

La Tour Montparnasse et la basilique du Sacré-Coeur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de repère importants dans le ciel parisien. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes.

On trouve des jardins anciens dans le centre de Paris comme le jardin des Tuileries et le jardin du Luxembourg. Le jardin des Tuileries a été créé au XVIe siècle, sur la rive droite de la Seine, à proximité du Louvre pour le palais éponyme aujourd'hui disparu. Le jardin du Luxembourg, sur la rive gauche, était autrefois une dépendance privée du château construit pour Marie de Médicis vers 1625. Le jardin des Plantes, créé par Guy de La Brosse, le médecin de Louis XIII, pour la culture des plantes médicinales, fut quant à lui le premier jardin public de Paris.

C'est toutefois sous le Second Empire que les jardins parisiens doivent l'essentiel de leur physionomie actuelle. La création d'espace vert fut un facette importante de la politique d'aération d'une ville où s'entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l'ingénieur Jean-Charles Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors à l'extérieur de Paris sont aménagés : situés respectivement à l'extrême ouest et à l'extrême est de Paris intra-muros, il constituent aujourd'hui, et de loin, les espaces verts les plus étendus de la ville. Certains jardins du centre sont réaménagés et des squares de quartier sont créés. Dans les quartiers plus récents, d'importants parcs sont dessinés, Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), Montsouris, les Buttes-Chaumont ont été conçus par l'ingénieur de Napoléon III.

Depuis les années 1980, plusieurs espaces verts ont été aménagés dans des zones d'activités désaffectées. Le parc de la Villette, conçu par l'architecte Bernard Tschumi à l'emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourd'hui le plus grand parc de Paris intra-muros après les bois de Boulogne et de Vincennes. Durant les années 1990, le parc de Bercy, celui Belleville et d'autres encore ont été créés. Des jardins familiaux ou éducatifs ont également été aménagés à la périphérie de la ville le long de l'ancienne ligne ferroviaire circulaire de « petite Ceinture ». Les jardins d'Eole inaugurés en 2007 sont le plus important parc créé à Paris dans les années 2000.

Les principaux cimetières parisiens étaient situés à la périphérie de la ville à leur création en 1804 sous Napoléon Ier. Plusieurs églises de Paris possédaient également leurs propres cimetières mais à la fin du XVIIIe siècle, il fut décidé de les fermer pour des questions de salubrité. Supprimés en 1786, tous les ossements contenus dans les cimetières paroissiaux ont été transférés dans d'anciennes carrières souterraines en dehors des portes méridionales de Paris, lieu devenu depuis la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Ces carrières sont connues de nos jours comme les catacombes de Paris[150].

Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui de nouveau englobé tous ces anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs grandes figures historiques de Paris ont trouvé le repos dans le cimetière du Père-Lachaise. Les autres cimetières majeurs sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris.

De nouveaux cimetières « hors-les-murs » ont été créés en début du XXe siècle : les plus grands sont le cimetière parisien de Saint-Ouen, le cimetière parisien de Pantin, le cimetière parisien d'Ivry et le cimetière parisien de Bagneux.

Paris, capitale culturelle

Paris est un centre culturel de premier plan. Destination touristique visitée chaque année par quelque 26 millions de touristes étrangers, Paris propose notamment plus de 150 musées, tels Le Louvre, et des sites exceptionnels, comme les Champs-Élysées ou la tour Eiffel. Capitale mondiale des salons et conférences (5% de l'activité mondiale des congrès sur près de 600 000 mètres carrés), de la mode, du luxe, de la gastronomie et de l'amour romantique, Paris propose également un choix important en matière de spectacles, théâtres ou opéras notamment, et présente à un public particulièrement cinéphile un choix sans égal de films en provenance du monde entier.

Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont l'avenue des Champs-Élysées, de la place de la Concorde jusqu'à l'arc de triomphe, la Bastille, Pigalle, la rue Mouffetard, la rue Oberkampf, célèbre pour ses bars, le Marais, la Butte aux Cailles, la place de la République, les rives du canal Saint-Martin, le quartier Latin, le quartier des Halles, Montparnasse ou encore la rue de Lappe.

À Las Vegas, un casino a reconstitué à une échelle un demi la tour Eiffel, l'arc de triomphe et l'Opéra Garnier. Sur le même principe, un promoteur Chinois construit actuellement un « petit Paris » dans la banlieue de Hangzhou en Chine.

Paris et la région Île-de-France possèdent la plus importante offre muséographique de France. On compte en effet pas moins de cent musées dans Paris intra muros auxquels il faut ajouter plus de cent-dix musées dans la région. Mais au-delà du nombre, c'est surtout dans la diversité des collections que se trouve la plus grande richesse.

Capitale multi-centenaire au riche patrimoine, Paris attire chaque année de nombreux visiteurs. Le musée le plus ancien, le plus grand en surface et en collections est le musée du Louvre. Avec un record de fréquentation de 8,3 millions de visiteurs en 2006, le Louvre est de loin le musée d'art le plus visité au Monde. D'autres possèdent également une renommée mondiale tels le musée national d'Art moderne (dans le Centre Georges-Pompidou) ou le musée d'Orsay, consacré essentiellement à l'impressionnisme. À proximité de Paris, le château de Versailles, palais édifié par le Roi-Soleil et résidence des rois de France au XVIIe siècle et XVIIIe siècles, attire également plusieurs millions de visiteurs par an. Le palais et le parc de Versailles sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979[151].

On trouve des musées sous divers statuts administratifs : les plus célèbres sont des musées nationaux, c'est-à-dire appartenant à l'État Français. D'autres dépendent de ministères, tels le musée de l'Armée (Hôtel des Invalides) et le musée de l'air et de l'espace du Bourget qui relèvent du ministère de la Défense. D'autres relèvent de l'Institut de France ou encore sont des musées privés.

La municipalité de Paris possède et gère quant à elle quatorze musées et sites municipaux dont les plus célèbres sont le musée Carnavalet, consacré à l'histoire de Paris, à proximité la maison de Victor Hugo ou encore les catacombes. De nombreuses expositions thématiques y sont organisées[152].

Paris accueille un grand nombre de bibliothèques, notamment publiques. La bibliothèque Mazarine, constituée à partir de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin, est la plus ancienne bibliothèque publique de France ; elle fut ouverte au public en 1643.

La Bibliothèque nationale de France se trouve pour l'essentiel à Paris, notamment sur deux sites : « Richelieu » situé dans le 2e arrondissement et surtout « François-Mitterrand » dans le 13e arrondissement. Elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde avec une collection estimée à trente millions de volumes. Cet établissement public est le dépositaire en France du dépôt légal depuis le règne de François Ier.

La ville gère plus 55 bibliothèques municipales de prêt généralistes et des bibliothèques municipales thématiques où il est également possible d'emprunter certains documents. On peut citer parmi les plus connues la bibliothèque historique de la ville de Paris, créée en 1871, qui possède un million de livres et brochures, des photographies, cartes et plans liés à l'histoire de la ville ou la bibliothèque de cinéma François-Truffaut, offrant une importante documentation sur le cinéma[153]. Contrairement à l'accès à la BNF et à la bibliothèque Mazarine, l'accès aux bibliothèques municipales est entièrement gratuit même s'il peut être interdit aux mineurs dans les bibliothèques thématiques. L'emprunt des livres, revues, bandes dessinées ou partitions est gratuit, celui des disques et vidéos se fait moyennant un forfait annuel.

Il existe en outre des bibliothèques publiques, par exemple la Bibliothèque publique d'information du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, associatives ou privées. De nombreuses bibliothèques universitaires sont ouvertes au public.

Les plus grands opéras de Paris sont l'Opéra Garnier et l'Opéra Bastille ; le premier tend vers les ballets et les opéras plus classiques, et le dernier offre un répertoire varié de classique et de moderne.

Le théâtre est traditionnellement un lieu majeur de la culture parisienne. Cela demeure vrai, bien que plusieurs de ses acteurs les plus populaires sont également des vedettes de la télévision française. La Comédie française, le théâtre de l'Odéon ou, sur d'autres registres, le théâtre Mogador et le théâtre de la Gaîté-Montparnasse figurent parmi les principaux théâtres parisiens. Quelques uns sont également des salles de concert.

Des légendes du monde musical français tels qu'Édith Piaf, Maurice Chevalier, Georges Brassens et Charles Aznavour ont trouvé la gloire dans les salles de concert parisiennes : Bobino, l'Olympia, La Cigale ou encore Le Splendid. La salle Pleyel accueille de nombreux concerts symphoniques, la salle Gaveau de la musique de chambre, la maison de Radio France offre quant à elle de nombreux concerts d'une grande diversité musicale.

L'Élysée Montmartre mentionné ci-dessous, dont la taille s'est nettement réduite, est devenu une salle de concert. Le New Morning est l'un des quelques clubs parisiens offrant toujours des concerts de jazz mais on peut y entendre des musiques d'autres horizons. Plus récemment, Le Zénith dans le quartier de la Villette et le palais omnisports dans le quartier de Bercy, voire le stade de France à Saint-Denis ou le Parc des Princes proposent des concert à plus grande échelle.

Les guinguettes et les cafés-concerts constituaient l'épine dorsale du divertissement parisien avant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les exemples précoces, avant le milieu du XIXe siècle, on peut citer la guinguette du moulin de la galette et les cafés-concerts de l'Élysée Montmartre et du Château-Rouge. Les orchestres populaires ont ouvert la voie aux accordéonistes parisiens dont la musique a déplacé des foules à l'Apollo et la java a fait danser au faubourg du Temple et à Belleville. En dehors des clubs survivant de cette époque s'est développée la discothèque moderne : Le Palace, bien que fermé aujourd'hui, en est l'exemple le plus légendaire de Paris. Aujourd'hui, une grande partie du clubbing à Paris se déroule dans des clubs comme le Queen, l'Étoile, Le Cab qui sont très sélectifs. Les clubs orientés vers la musique électronique tels que Le Rex, le Batofar (un bateau converti en club) ou The Pulp sont assez populaires et les meilleurs DJ du monde y offrent leurs prestations.

Comme ailleurs en Europe, les productions hollywoodiennes réalisent le plus grand nombre d'entrées mais des réalisateurs comme Claude Lelouch, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol et Luc Besson et dans un genre de cinéma plus populaire avec Claude Zidi par exemple parviennent à préserver le cinéma français. Les films européens et asiatiques sont également assez largement diffusés.

Paris comptait en 2007 pas moins de 374 salles obscures fréquentées par plus de trente millions de spectateurs par an (chiffres 2004) et se distingue par son important réseau de petites salles d'art et d'essai ainsi que par la variété de l'offre, environ 450 à 500 films différents à l'affiche chaque semaine[154]. Toutefois quelques grands groupes dominent de plus en plus et le cinéma indépendant est fragilisé. Depuis les années 1990, de grands multiplexes de dix ou vingt salles ont été créés (aux Halles, à Bercy, etc)[155].


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France

Géographie

À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 »‰810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand » pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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