StrasbourgCulture et patrimoine
Le palais des Rohan ancien palais épiscopal construit entre 1728 et 1741 par l'architecte Robert de Cotte. Il accueille aujourd'hui trois musées : le musée archéologique, le musée des beaux-arts et le musée des arts décoratifs.
L'hôtel du préfet de région (architecte : Jean-Pierre Pflug), construit entre 1731 et 1736 pour le compte de François Joseph de Klinglin alors prêteur royal de la ville. Il accueillit un temps la préfecture du Bas-Rhin. Détruit en 1870 pendant le siège de Strasbourg, il fut rapidement restauré.
L'Opéra municipal aujourd'hui Opéra national du Rhin (architecte : Villot), commencé en 1804 et achevé en 1821, il fut partiellement détruit en 1870 à la suite de bombardements allemands. En 1888, la façade arrière a été enrichie d'un avant-corps circulaire.
Le château de Pourtalès construit au XVIIIe siècle. Il a été remanié à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle et même au début du XXe siècle (pavillons agrandis, parc à l'anglaise, nouveau corps de bâtiment). Ce château est aujourd'hui la propriété d'une université américaine, la Schiller International University.
L'ancienne mairie (architecte : Joseph Massol) achevée en 1736. Sa construction a été financée par Régnier III de Hanau-Lichtenberg qui mourut avant la fin des travaux. Le bâtiment devient hôtel de ville en 1806. Aujourd'hui, il est principalement utilisé pour les célébrations de mariage.
On prétend qu'après les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture Wilhelmienne, notamment : La place de la République avec :
Le Palais du Rhin (architecte : Hermann Eggert), ancien palais impérial construit entre 1883 et 1888 dans le plus pur style germanique. Edifié pour accueillir l'empereur lors de ses visites à Strasbourg, il marque le rattachement de la ville à l'Allemagne, et s'inscrit dans un programme de rénovation urbaine de grande ampleur. Il abrite depuis 1920 la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin.
Le Théâtre national de Strasbourg (architectes : Hartel et Neckelmann), construit entre 1888 et 1899, il accueillit dans un premier temps les sessions de la Délégation régionale. En 1911, il devient le Parlement d'Alsace-Lorraine jusqu'à la fin de la première guerre mondiale . Rattaché depuis 1972 au Ministère de la culture, il est le premier théâtre national implanté en province.
La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (architectes : Hartel et Neckelmann) inaugurée en 1895 elle est aujourd'hui, avec ses trois millions d'ouvrages, la deuxième bibliothèque de France.
L'hôtel des Postes (architecte : Von Rechenberg) de style néo-gothique, il a été édifié entre 1896 et 1899 par l'administration des Postes. Le bâtiment a été partiellement détruit en 1944. Lors de sa reconstruction, on utilisa du grès rose. Il s'agit encore aujourd'hui d'un centre de traitement postal.
Le palais universitaire (Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg) édifié en 1884 sous le contrôle du jeune architecte Otto Warth, il accueille aujourd'hui encore certaines filières universitaires (histoire, histoire de l'art etc.). Il est considéré comme l'un des plus beaux monuments construits sous l'ère allemande.
Le Lycée International des Pontonniers, ex-Lycée de Jeunes Filles inauguré en 1904.
La gare centrale, inaugurée en 1883, est l'un des premiers édifices entrepris après le rattachement le l'Alsace à l'Allemagne. La façade du bâtiment n'a quasiment pas été retouchée, elle est aujourd'hui surmontée d'une cloche de verre.
Le bâtiment Gallia (Germania à sa construction), achevé en 1885. Il a d'abord abrité une compagnie d'assurances. Depuis les années 1920, il est le siège d'associations étudiantes (aujourd'hui le CROUS et l'Association Fédérative Générale des Étudiants de Strasbourg).
La caserne Stirn (architecte : Von Lilienstern) construit entre 1884 et 1897. Après la guerre de 1870, Strasbourg devient une base importante de l'armée allemande. Ce bâtiment, très moderne à l'époque, couvre une superficie de 4,0 hectares et peut accueillir trois bataillons d'infanterie.
Le monument aux morts, situé Place de la République, inauguré en 1937 par le Président de la République Albert Lebrun, porte comme seule inscription "A nos morts" sans mentionner la patrie pour laquelle les soldats sont tombés. La sculpture représente une mére (symbolisant la ville de Strasbourg) tenant sur ses genoux ses deux enfants mourants, l'un allemand et l'autre français. Ils se sont combattus et devant la mort enfin ils se rapprochent. La sculpture a été réalisée par Léon-Ernest Drivier. C'est un des rares Monuments aux morts pacifistes français.
La Cité-jardin du Stockfeld et la cité Ungemach, du début du XXe siècle.
La maison de la Radio Télévision, inaugurée en 1961 et aujourdh'ui siège de France 3 Alsace. Cet édifice abrite une mosaïque de 25 mètres de long imaginée par Jean Lurçat et intitulée La Création du monde.
Le Palais de l'Europe (architecte : Henry Bernard) inauguré en 1977. Il abrite le Conseil de l'Europe.
Le palais des Droits de l'homme (architecte : Richard Rogers) qui, depuis 1995, accueille la Cour européenne des droits de l'homme. Le bâtiment épouse le cours de l'Ill, d'où sa forme en arc de cercle.
Le Parlement européen (architecte : Architecture Studio). Inauguré en 1998, il fait suite au sommet d'Edimbourg qui, en 1992, fixe le siège du parlement européen à Strasbourg.
La passerelle Mimram, du nom de son architecte Marc Mimram. Située dans le jardin des Deux Rives et exclusivement piétonne, elle relie Strasbourg à Kehl. Sa fonction, essentiellement symbolique, traduit la volonté de rapprocher les deux rives du Rhin.
La Cité de la Musique et de la Danse, inaugurée en mai 2006, occupée par le pôle des écoles de musique de Strasbourg et principalement par le Conservatoire National de Région de Strasbourg.
Autrefois, la ville méritait le surnom de « ville aux mille églises », avec ses nombreux couvents, congrégations, églises, temples et synagogues. Strasbourg fut d'ailleurs jusqu'au XVIIIe siècle un centre théologique remarquable, avec les principaux acteurs de la Réforme qui y préchêrent (et notamment Calvin).
Strasbourg est notamment connue pour sa cathédrale. L'édifice se distingue aisément par sa couleur, due à l'utilisation de grès rose, et par sa tour unique. Les travaux ont commencé en 1176 mais la première tour ne sera achevée qu'en 1439. La seconde ne fut jamais construite, parce que l'édifice, construit sur un sol instable, risquait de s'effondrer. Cette tour, haute de 142 mètres, a fait de la cathédrale de Strasbourg l'édifice le plus haut du monde entre 1625 et 1847.
La cathédrale de Strasbourg est aussi connue pour son horloge astronomique chef-d'oeuvre de l'art et de la science, et son rayon vert qui se manifeste aux équinoxes lorsque le soleil brille sur la ville. La Fondation de l'?uvre Notre-Dame suit et soigne l'édifice depuis 1246.
Mais elle possède d'autres églises historiques qui ont survécu aux guerres et aux destructions que la ville a subies :
L'Église Saint-Étienne, située à l'intérieur du Collège épiscopal Saint-Étienne. Edifiée en 1210, il ne subsiste aujourd'hui de l'église que le transept et l'abside. La crypte présente les vestiges de la basilique romaine du Ve siècle.
L'Église Saint-Guillaume (protestante) avec ses vitraux pré-Renaissance, renfermant un exceptionnel tombeau à gisants du XIVe siècle exécuté par Woelflin de Rouffach. Le clocher est édifié en 1667. L'ouvrage se distingue par une obliquité flagrante.
L'Église Saint-Jean-Baptiste (catholique), de style gothique. Edifiée en 1477, elle passe sous le contrôle des chevaliers de Malte en 1687. C'est la dernière église de l'ordre des mendiants subsistant à Strasbourg. Elle fut endommagée par des bombardements en 1944 et restaurée vingt ans plus tard.
L'Église Saint-Louis (protestante) achevée en 1859 dans le quartier de la Robertsau.
L'Église Saint-Nicolas (protestante, mais fermée au culte) de style gothique. Sa construction commence en 1381 mais le clocher ne sera édifié qu'en 1585.
L'Église Saint-Paul, ancienne Evangelische Garnisonskirche (église protestante de la garnison), aujourd'hui dédiée au culte réformé, elle a été construite entre 1892 et 1897 dans un style néo-gothique. Les flèches, hautes de 76 mètres, en font l'église la plus haute de la ville.
L'Église Saint-Pierre-le-Jeune (protestante), abritant un remarquable jubé, un cloître récemment rénové, des fresques du XIVe siècle et une sépulture mérovingienne du VIe siècle. L'édifice est commencé au milieu du XIIe siècle mais il sera remanié à plusieurs reprises. Devenue catholique en 1681 sous ordre de Louis XIV, l'église sera rendue aux protestants en 1893.
L'Église Saint-Pierre-le-Jeune (catholique), construite au XIXe siècle pour remplacer l'église Saint-Pierre-le-Vieux qui sera rendue aux protestants. De style néo-romane avec des influences gothiques, l'église possède une coupole typiquement latine.
L'Église Saint-Pierre-le-Vieux, constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante et une église catholique. La partie protestante a été bâtie entre 1381 et 1428 et l'église devient catholique en 1683. De nouveaux aménagements sont entrepris en 1867 et d'autres travaux ont été effectués au début du XXe siècle.
L'Église Saint-Thomas (protestante depuis 1524, la seule de ce genre à conserver des chanoines), d'un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son choeur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur du XVIIIe siècle Jean-Baptiste Pigalle. Mozart et Albert Schweitzer ont joué sur son orgue Silbermann.
L'Église Sainte-Madeleine (catholique) : choeur conservé de l'ancienne église conventuelle du XVe siècle, détruite par un incendie en 1904, servant de chapelle à la nouvelle église, érigée perpendiculairement. Restes d'un cloître gothique et de fresques. L'édifice a été détruit une seconde fois en 1944 et ne sera reconstruit qu'en 1958.
L'Église Sainte-Aurélie (protestante) qui abrite une nef baroque, un orgue d'André Silbermann et une horloge de Jean-Baptiste Schwilgué. Certains éléments de l'église originelle du XIIe siècle sont encore visibles aujour'hui. Elle a cependant été remaniée à plusieurs reprises, notamment en 1765 (portail principal).
L'Église Saint-Maurice (catholique), construite entre 1895 et 1898, dans un style néo-gothique. Son clocher élancé est visible de très loin, fermant une longue perspective depuis la place de Haguenau.
Le Temple Neuf, édifié entre 1873 et 1876 dans un style néo-roman. Il remplace l'église des dominicains qui fut détruite lors de bombardements en 1870. Son clocher culmine à 60 mètres de hauteur. Pour plus d'information concernant la religion catholique à Strasbourg :
Strasbourg est également réputée pour la quantité et la variété de ses orgues baroques, néo-classiques, romantiques, « germaniques », modernes et éclectiques, dont beaucoup sont classés monument historique. La ville est quelque fois surnommée « la capitale de l'orgue ». Plusieurs dynasties de facteurs d'orgues sont représentés dans les églises mais aussi les salles de concert (Palais des Fêtes, ancien Conservatoire, Cité de la musique et de la danse) de Strasbourg : les Silbermann (André et Jean-André), les Schwenkedel (Georges et Curt), les Walther, les Roethinger (Edmond-Alexandre et Max), les Muhleisen, les Kern (Alfred, Gaston et Daniel), etc.
La Choucrouterie, cabaret de Roger Siffer. Ce petit théatre de 80 places accueille 20 000 spectateurs chaque année et propose des spectacles humoristiques sur le thème de l'Alsace.
La Cité de la Musique et de la Danse, dédiée à la musique classique et contemporaine.
La Laiterie, salle de concerts de la ville de Strasbourg inaugurée en 1994 sur un ancien site industriel. Malgré sa taille modeste (deux salles : 1 000 et 300 places) la Laiterie est rapidement devenue un lieu de renommée avec 200 concerts et 100 000 spectateurs par an.
Le Maillon, théâtre de Strasbourg essentiellement basé au Wacken (deux salles : 600 et 150 places) depuis l'incendie criminel de la salle de Hautepierre.
L'Opéra national du Rhin, né de la fusion des opéras municipaux de Colmar, Mulhouse et Strasbourg. Il a obtenu le statut d'opéra national en 1997 et propose plus de 130 représentations par an avec la collaboration de l'orchestre philharmonique de Strasbourg.
L'Orchestre philharmonique de Strasbourg fondé en 1855. Composé de 110 musiciens, il donne plus de 30 concerts par an à Strasbourg et se produit régulièrement à l'étranger. Cet orchestre a obtenu plusieurs récompenses nationales et internationales.
Les Percussions de Strasbourg, groupe instrumental créée en 1962 par six percussionnistes et qui se produit régulièrement dans le cadre de manifestations musicales. Les percussions de Strasbourg proposent aussi des stages et des interventions scolaires.
Le Palais de la Musique et des Congrès qui s'étend sur 50000 m2 et abrite notamment deux auditorium (2 000 et 1 100 places). Il accueille environ 350 manifestations et 320 000 participants chaque année.
Le Pôle Sud, théatre essentiellement dédié au jazz et à la danse. La salle principale peut accueillir 320 spectateurs.
Le parc des expositions, qui regroupe plusieurs halls dont la superficie totale est de 22 000 m2 (sans le Rhenus). Il accueille notamment la Foire européenne (1100 exposants et 220 000 visiteurs par an).
Le Rhenus, Hall transformé en salle de concert avant l'arrivée du Zénith. il peut accueillir 8000 spectateurs et couvre 6500 m2. Il fait parti du Parc des expositions.
Le Théâtre du Jeune Public, fondé en 1974 par André Pomarat et spécialisé dans les pièces pour enfants de 4 à 16 ans. Aujourd'hui centre dramatique national, ce théatre accueille environ 60 000 spectateurs par an.
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