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Pologne
Historique
Poste avancé de l'Occident catholique romain face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions. Celles-ci, particulièrement au XIIIe siècle, ruineront le pays (invasions de la Horde d'Or mongole de 1248 à 1275).
Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, unifie la Pologne.
Elle atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellon, avec Ladislas II. La Rzeczpospolita Obojga Narodów (res publica de deux nations) résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie (l'Union de Lublin - 1569), couvre alors un territoire qui « allait de la Baltique à la mer Noire » et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale était alors Cracovie, en Petite Pologne. Casimir IV réunit même pour une petite période les couronnes de Bohème (1471) et de Hongrie (1490) à celle de Pologne.
La Rzeczpospolita se dota par ailleurs d'un système politique inédit depuis la Rome Antique, l'Aristocratie. Le Roi y était en effet élu, et non héréditaire. Certes, cette « république » ne donnait le droit de vote qu'aux seuls nobles. Cela représentait toutefois presque 10 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale au XVIIe siècle. Les nobles obligèrent le roi à céder de ses prérogatives, notamment en ce qui concernait les impôts, l'armée et la justice. Ainsi, le monarque polonais, à l'époque où les monarchies européennes (France, Espagne, Autriche, Prusse) « s'absolutisaient », était au contraire affaibli.
La tolérance religieuse était une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans était restée catholique (dans les années 1980, 9 polonais sur 10 étaient baptisés), de nombreux nobles s'étaient convertis au protestantisme, luthérien mais surtout calviniste. Par ailleurs, la Pologne avait donné abri (en particulier dans la ville de Leszno) aux « Frères tchèques » (Hussites) qui voulaient échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg. Enfin, la Rzeczpospolita comptait une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays.
En 1570, l'Accord de Sandomierz prônait la coexistence pacifique des religions. Il fut renforcé en 1572 par la Confédération de Varsovie. La tolérance était si grande que la noblesse polonaise contraignit Henri de Valois (1572-1574, futur Henri III en France), pour être élu roi de Pologne, à accorder plus de libertés aux protestants français.
Mais cette tolérance se réduisit progressivement au XVIIe siècle, en particulier après 1655, quand la Suède protestante envahit la Pologne et fut arrêtée à Cz?stochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna Góra, dont le prieur, Augustyn Kordecki, était à la tête de troupes numériquement très inférieures.
Le règne de Jean III Sobieski (1674-1696) fut marqué par la construction, à partir de 1677, du château de Wilanów à Varsovie, et par la victoire de ses troupes en 1683, appelées en renfort par les puissances européennes et le Pape pour faire face à une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Victoire militaire qui aura une conséquence politique importante car les Habsbourgs, traditionnels rivaux des Polonais, sont sauvés et partageront plus tard le pays avec la Russie et la Prusse. Cette victoire est aussi à l'origine des croissants, les premières viennoiseries, dont la forme rappelle le symbole du drapeau ottoman.
La Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, partagée trois fois successivement entre ses voisins (1772, 1793 et 1795). La première division de la Pologne, en 1772, conduisit à un sursaut civique. Ce sursaut amena en 1791 à la proclamation d'une Constitution, nettement moins « révolutionnaire » que celle de la France, mais néanmoins perçue comme trop dangereuse pour ses voisins, d'où le second partage. Second partage qui provoqua une révolte menée par un héros de la guerre d'indépendance américaine, Tadeusz Ko?ciuszko. Cette révolte servira de prétexte au troisième partage : la Pologne est rayée de la carte.
Tout au long du XIXe siècle, exception faite de la fin de la période napoléonienne (Grand-Duché de Varsovie), la Pologne se vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie). Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918.































