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Billet avion Bruxelles Noumea
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Billet avion pour Noumea (Nouvelle-Caledonie) |
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NoumeaPrésentation
Nouméa, (se prononce /numea/) principale ville portuaire de Nouvelle-Calédonie, est la capitale administrative de cette collectivité d'outre-mer au statut spécifique et le chef-lieu de la Province Sud. C'est aussi la plus grande ville francophone d'Océanie et même de tout l'océan Pacifique devant Papeete. Bien que peu peuplée (91 386), même en comptabilisant sa banlieue (146 000), c'est une ville où l'on croise toutes sortes d'ethnies. La majorité des habitants sont des Blancs, principalement des Caldoches mais aussi une forte minorité de fonctionnaires et de militaires français métropolitains qui y vivent temporairement. On trouve aussi une forte proportion de Kanaks, d'Asiatiques et de Polynésiens. C'est donc une ville très métissée mais à culture européenne, où la langue de Molière est très présente. Le mot "Nouméa" est un nom d'origine kanak remplaçant l'ancien nom de la ville : Port-de-France.
Géographie
Nouméa est située sur une presqu'île à l'extrémité sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Elle dispose d'un relief accidenté constitué de plusieurs collines (Ouen Toro, Montravel, mont Coffyn, mont Vénus, etc...), culminant à celle de Montravel à 167 mètres au dessus du niveau de la mer.
Sa particularité est que son centre-ville et certains de ses quartiers (dont la zone industrielle de Ducos) sont essentiellement construits sur des remblais ou des polders, réalisés après l'assainissement de différentes zones marécageuses littorales au XIXe siècle (centre ville, quartier latin) ou bien plus récemment gagnés sur la mer (zone industrielle, port autonome). L'ancienne île Nou, un des anciens sites du bagne de Nouvelle-Calédonie, est devenue une presqu'île artificielle rebaptisée Nouville après la construction de remblais et d'un pont reliant le port à l'île.
La côte où se situe Nouméa forme une succession de baies qui offrent un éventail d'activités : baignade (Anse Vata, baie des Citrons, baie de Magenta), plaisance (baie de Sainte-Marie, marinas des baies de l'Orphelinat et de la Moselle), port touristique (quai Jules Ferry) ou commercial et industriel.
Protégée en partie des vents dominants (sud-est : les alizés tropicaux) par sa situation sur la côte Ouest de la Grande Terre, elle dispose également d'une rade profonde à laquelle on accède par l'une des plus grandes passes dans le récif corallien.
Le climat, tropical, est l'un des plus cléments du Territoire : ce n'est pas là que l'on enregistre les plus fortes températures minimales ou maximales, ni les plus fortes précipitations. Ainsi, la moyenne des précipitations à l'année (basée sur la période 1966-1995) est de 1072 mm, les mois les plus pluvieux (plus de 100 mm en moyenne) étant janvier, février et mars (la « période des cyclones » durant la saison chaude) et juin (période des pluies durant la saison fraîche), selon Météo France. La température moyenne est aux alentours de 26°C pour la saison chaude (décembre, janvier, février, mars, avec des températures maximales excédant souvent les 30°C) et de 20°C pour la saison fraîche (juillet, août, avec des minimales à 17°C parfois tôt le matin), toujours selon Météo France. Les records de température enregistrés à Nouméa ont été de 37°C pour les maximales et 14°C pour les minimales.
Mais Nouméa est sujette, comme le reste de la Nouvelle-Calédonie, aux tempêtes tropicales qui vont de la simple dépression tropicale jusqu'au cyclone. Le dernier en date, Erica en 2003, a provoqué des dégâts importants du fait de la puissance de ses vents et de son accélération subite qui a pris de court les météorologues: à Nouméa, plusieurs arbres ont été arrachés, à quoi s'est ajouté de nombreux dégâts matériels (une demi-lune datant de la Seconde Guerre mondiale a été littéralement balayée, le toit de l'université s'est envolé, etc.), 230 personnes ont dû être accueillis dans trois centres d'hébergement (Nouville, Anse Vata et Rivière Salée), mais aucune perte humaine ne fut à déplorer sur Nouméa (bilan humain sur l'ensemble du territoire: 2 morts plus la mort d'un agent d'électricité après le cyclone lors de travaux de rétablissement de l'énergie sur le réseau). De plus, Nouméa fut la seule commune du Territoire à ne pas souffrir d'une coupure en eau potable. En revanche, de nombreux voiliers de plaisance, mouillés dans les différentes baies de Nouméa, furent échoués du fait des vents violents et de la forte houle sur les digues du port.
Nouméa possède une végétation assez luxuriante, avec notamment de nombreux espaces non bâtis (notamment la colline de Montravel, ou l'essentiel du Ouen Toro qui a été aménagé en parcours pédestre). Mais les rues aussi sont verdoyantes. On y trouve une végétation de type tropical, avec les pins colonaires typiques du Territoire (l'un des emblèmes calédoniens), les cocotiers, les palmiers mais aussi les flamboyants qui se reconnaissent à la saison chaude par leurs fleurs rouges vives. Le parc forestier propose un sentier botanique permettant de découvrir de nombreuses espèces endémiques locales (le taux d'endémisme du territoire est considéré comme le plus élevé au monde). La politique de réaménagement de la place des Cocotiers durant les années 1990 en a fait également un bon éventail de la flore locale. Les espaces verts sont donc nombreux (parc forestier, place des cocotiers mais aussi l'ancien vélodrome du Receiving, le tour des baies, la plage de Magenta...). Nouméa restant une ville où le type d'habitat est essentiellement pavillonnaire, la plupart des habitants disposent ainsi de jardins.
Histoire
Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques ont été entreprises dans la presqu'île de Nouméa, révélant un peuplement avant l'installation des Européens. La présentation des différents sites archéologiques calédoniens, et donc nouméens, ont fait l'objet d'une présentation exhaustive dans la thèse de l'archéologue néo-calédonien, directeur du département d'Archéologie du Territoire, Christophe Sand: La Préhistoire de la Nouvelle-Calédonie; contribution à l'étude des modalités d'adaptation et d'évolution des sociétés océaniennes dans un archipel du sud de la Mélanésie.
Quoiqu'il en soit, la plupart des sources des militaires français témoignent que la presqu'île même était inhabitée (ou quasi inhabitée) lors de la fondation de Port de France. C'est même l'une des raisons qui ont poussé Tardy de Montravel à choisir ce site, espérant alors avoir peu de problèmes liés aux populations locales. Ainsi, si l'on sait que la presqu'île a été habitée avant l'arrivée des Européens (et même peu de temps avant), il est fort improbable que les colons aient cherché à minimiser la présence mélanésienne dans la presqu'île au moment de leur installation. Par conséquent, soit les peuplements pré-européens n'étaient pas de manière durable, soit la presqu'île fut dépeuplée (en raison des épidémies apportées par les premiers contacts avec les Européens, missionnaires ou santaliers, ou bien plus anciennement en raison de guerres claniques). D'un autre côté, si la presqu'île en elle-même n'était pas ou peu peuplée par les Mélanésiens au moment de la création de Port-de-France, il est possible qu'il s'agissait d'une dépendance des tribus alentours (à Païta, à Dumbéa et au Mont-Dore) peuplée que sporadiquement pour des activités « saisonnières » (pêche...). Cette thèse pourrait se retrouver dans deux origines possibles du nom de Nouméa : pour certains, il s'agirait d'une déformation due à une mauvaise compréhension des Européens du mot « Dumbéa », qui désigne aujourd'hui une rivière qui se jette à l'entrée de la presqu'île et l'une des communes du Grand Nouméa. Pour d'autres, il s'agirait de mots en langue Djubéa : « Nou » signifiant « île » ou « presqu'île » (d'où l'île Nou, devenue depuis Nouville), et « Méa » pouvant signifier « lagune aux poissons, propice à la pêche ». Néanmoins, il n'existe aucune certitude sur le peuplement pré-européen de Nouméa, de même que l'origine étymologique du nom du chef-lieu est sujette à controverse et à diverses interprétations.
Après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France le 24 septembre 1853, la nouvelle administration coloniale cherche un endroit abrité et bénéficiant d'une bonne rade afin d'y créer un poste militaire et d'en faire le chef-lieu de l'île. Finalement, c'est le capitaine de vaisseau Tardy de Montravel (qui a donné son nom à un des quartiers de la ville) qui trouve le site idéal, protégé des vents dominant et en face d'une importante passe dans le récif, sur une presqu'île au sud-ouest de la Grande Terre. Ainsi est fondé le 25 juin 1854 Port de France qui se réduit à ses débuts à une simple garnison de militaires concentrés autour du fort Constantine (à l'emplacement duquel se trouve aujourd'hui le centre hospitalier Gaston Bourret).
Dès 1855, un premier plan d'urbanisme est constitué par le chef de bataillon du Génie Paul Coffin (qui a donné son nom à une des collines de la presqu'île). Il prévoit la construction d'une butte, dite butte Conneau, afin de gagner de l'espace sur la mer. Le 26 juin 1859, Port-de-France devient une commune dont le maire et le conseil municipal sont nommés par le gouverneur de la colonie (le conseil municipal ne sera élu qu'à partir de 1881).
La ville va lentement se développer avec l'arrivée de colons, de négociants, mais surtout par la présence de 1864 à 1894 du bagne sur l'île Nou dans la rade du chef-lieu puis dans la presqu'île de Ducos. Pour éviter toute confusion avec Fort-de-France en Martinique, son nom est changé en Nouméa le 2 juin 1866. L'arrivée des bagnards offre une main d'oeuvre gratuite à la colonie qui s'en sert pour réaliser de grands travaux, comme l'assainissement des marécages de la presqu'île (Baie de l'Orphelinat, quartier latin), l'arasement de la butte Conneau entre 1875 et 1877 qui donne naissance à l'actuel centre-ville, la construction de routes, l'aménagement du port ou la réalisation de conduites et de canalisations permettant d'approvisionner la petite ville en eau. Puis Nouméa se modernise, avec l'éclairage public au gaz en 1887, puis le premier réseau téléphonique et le premier service de transport en commun. La première automobile arrive en 1901, et en 1914 Nouméa est reliée à la commune de Païta, puis plus tard à La Foa, par un chemin de fer (le « petit train de la mine »).
Mais c'est l'exploitation du nickel qui donne un second souffle au chef-lieu après l'abandon du bagne en 1894 et qui lui confère son rôle de capitale économique du territoire, notamment lorsque l'on se rend compte que le nickel renforce de manière considérable les capacités de résistance de l'acier. La production et la transformation du nickel devient donc un enjeu stratégique pour la France au début du XXe siècle dans un contexte de course à l'armement à la veille de la Première Guerre mondiale, et c'est ainsi qu'est créée l'usine de Doniambo à Nouméa en 1909 qui concentre toute la production de nickel de la colonie. Durant l'entre-deux guerre, Nouméa s'étend progressivement sur la totalité de la presqu'île mais est durement touchée par la crise des années 1930.
En 1942, les Américains débarquent et transforment la Nouvelle-Calédonie en un gigantesque porte-avions pour la guerre du Pacifique. En vérité, la Nouvelle-Calédonie devient la principale base arrière américaine pour les opérations du Pacifique. Les Américains apportent avec eux la modernité et marquent profondément les Calédoniens : Coca-Cola, chewing-gum, dancing... Plusieurs quartiers de Nouméa gardent encore la trace toponymique de cette présence: Receiving, Motor Pool sont des noms de quartier hérités d'ancienne zone militaire américaine... Beaucoup de Calédoniens et de Nouméens ont gardé une certaine nostalgie de cette époque, et encore aujourd'hui, de nombreuses cérémonies commémorent tous les ans cette période autour du mémorial américain. Après-guerre, certaines demandes loufoques ont été envoyées à Washington pour faire de la Nouvelle-Calédonie le 51e État d'Amérique.
La présence de l'US Army a durablement dopé l'économie néo-calédonienne qui va atteindre son apogée dans les années 1960-70 : c'est l'époque du « Boom du Nickel ». L'or vert permet à l'île de s'enrichir considérablement, et c'est surtout Nouméa qui bénéficie des retombées économiques de cette exploitation grâce à la présence de l'usine SLN de Doniambo. Principale conséquence de ce boom économique : une vague d'extension frénétique et plutôt anarchique de la "capitale" avec la construction de tours copiées sur les grands ensembles urbains métropolitains : Montravel, Saint-Quentin à la sortie de la ville, Magenta...
Mais la crise économique mondiale liée au choc pétrolier de 1973 touche aussi la Nouvelle-Calédonie, à quoi s'ajoute une brutale crise politique et ethnique durant les années 1980 qui va opposer indépendantistes et loyalistes. Nouméa, elle, devient le bastion des anti-indépendantistes et échappe un temps aux affrontements qui ont surtout lieu en brousse. Néanmoins, après la mort le 11 janvier 1985 d'Yves Tual, un jeune Caldoche (ou calédonien d'origine européenne dont la famille est présente sur le Territoire depuis plusieurs générations) de 17 ans tué par des Mélanésiens, des émeutes violentes ont lieu à Nouméa : les commerces de leaders indépendantistes nouméens sont pillés et incendiés (la pharmacie de l'ancien député Maurice Lenormand, la station service Dang, etc.). La situation ne se calme qu'après la signature des accords de Matignon. C'est à Nouméa que sont signés en 1998 les désormais célèbres Accords de Nouméa qui ont défini le statut actuel du Territoire.
À partir des années 1990, le maire Jean Lèques entreprend une importante politique d'embellissement de la ville. Il fait réhabiliter ainsi certains quartiers désaffectés comme Rivière Salée et Ducos dans la périphérie nord de Nouméa ou encore la Vallée-du-Tir. La place des Cocotiers est totalement réaménagée : les monuments anciens de la place (la Fontaine Céleste, le Kiosque a Musique, ou encore l'ancienne mairie qui la borde qui est transformée en musée de la ville) sont rénovés et l'esplanade est agrémentée de nombreux arbres (cocotiers, d'où son nom, flamboyants). Le tour des baies, lui aussi, a été fortement modifié, avec l'aménagement de promenades piétonnières et cyclables, mais aussi de vastes marinas de plaisance. Enfin, depuis le début du XXIe siècle, la municipalité s'est lancée dans un nouveau projet visant à transformer le pôle touristique des baies du sud de la presqu'île (baie des Citrons, Anse Vata) en une sorte de « Côte d'Azur » calédonienne avec des hôtels de luxe, des restaurants et une forte concentration de bars et de boîtes de nuit.
À cette politique d'embellissement s'ajoute une politique d'expansion due à la forte augmentation de la population nouméenne (65 110 habitants en 1989, 76 293 en 1996 et 91 386 en 2004). Ce développement démographique a nécessité une intense activité de constructions d'habitats et de nouveaux lotissements ne cessent d'être aménagés dans la presqu'île (lotissement Tuband au bord de la baie de Sainte-Marie dans la partie sud-est, quartiers aisés de Tina au nord, lotissements accueillant des familles de la classe moyenne ou plus populaires des Portes de Fer et de Magenta à l'est...). De plus, l'agglomération nouméenne, que l'on appelle le Grand Nouméa, ne cesse de s'étendre. Ainsi le quartier de Koutio, dans la commune de Dumbéa, avec son lycée général et technique du Grand Nouméa flambant neuf ou sa galerie marchande accueillant, entre autre, un hypermarché Carrefour, est devenu emblématique de cette expansion frénétique de la capitale vers ses communes voisines. De plus, comme dans la plupart des villes modernes, on observe depuis les années 1980 un phénomène de fuite du centre urbain vers la banlieue. Le solde migratoire de la commune de Nouméa est ainsi négatif au profit des communes de son agglomération (solde de - 4 638 entre 1989 et 1996 ).
Politique
Nouméa est le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, elle est donc le siège du Haut-commissariat ("Haussariat"), résidence du délégué du gouvernement de la République française, ainsi que du Congrès de la Nouvelle-Calédonie (organe législatif du territoire) et du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
C'est également le chef-lieu de la Province Sud, elle accueille donc l'Hôtel de la Province (appelée aussi la « Maison Bleue » par les médias locaux).
Pour ce qui est de la coopération internationale, Nouméa est également le siège du secrétariat général de la Communauté du Pacifique (ancienne Commission du Pacifique Sud CPS).
Nouméa reste un bastion traditionnel du RPCR, également appelé aujourd'hui Rassemblement-UMP, le parti anti-indépendantiste fondé par Jacques Lafleur qui fut député de la 1re circonscription, qui englobe Nouméa et les Îles Loyauté, de 1978 à 2007. L'actuel député de cette circonscription élu en 2007, Gaël Yanno, est issu de ce parti.
plus d'infos sur Noumea
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Nouvelle-CalédoniePrésentation
La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé en Mélanésie - à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne. C'est une collectivité dite sui generis, ou « de son propre genre », rattachée à la France et non pas une collectivité d'outre-mer (COM). Les accords de Nouméa en avaient fait une collectivité à statut particulier, un référendum local portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française est prévu en 2014. Elle est distante de la métropole de près de 20 000 kilomètres. Sa superficie est d'environ 19 100 km². Elle est située dans l'océan Pacifique à 1500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. Son code postal commence par 988.
Histoire
Il y a 5 000 ans (v. 3 000 av. J.-C), des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.
Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (hommes en langage polynésien) maîtrisent l'art de la pierre polie, et basent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.
Le 5 septembre 1774, le navigateur anglais James Cook aperçoit la Grande Terre. Il la baptise « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont Cook est originaire (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique).
Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fût le premier à les situer précisément sur une carte.
À partir de 1841, des missionnaires commencent à venir s'installer. Du côté catholique, des frères maristes, menés par Monseigneur Douarre qui est nommé vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie, s'installent tout d'abord à Balade en 1843, mais là encore les missionnaires sont chassés en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, à partir de 1851.
Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral Febvrier Despointes.
Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.
Après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-échecs
En 1931, un groupe de Kanaks est exposé dans une cage, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris .
Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France Libre dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.
Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigénat. En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de « l'or vert »: c'est le « boom du nickel », la Nouvelle-Calédonie devenant alors le troisième producteur mondial.
Les années 80 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénérent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « Événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otage d'Ouvéa.
Cet épisode pousse les deux camps et leurs leaders à négocier aboutissant à la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit alors la mise en place d'une autonomie forte. Le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) étant repoussé entre 2014 et 2018.
Géographie
La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'Océan Pacifique sud, situé autour des coordonnées 21°30 »²Sud 165°30 »²Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est.
La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.
La Grande Terre est nettement plus grande que toutes les autres îles. Les îles Loyauté, Lifou, Maré, Ouvéa, Tiga, sont situées à une centaine de kilomètres au large. Lifou est plus étendue que la Martinique.
Sur une superficie de 16 372 km², la Grande Terre s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude.
Le lagon calédonien a une surface totale de 24 000 km², ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on présente également généralement comme « le plus beau lagon du monde » ) ; il est ceinturé par une barrière de corail d'une longueur de 1 600 km, située entre 10 et 50 km des terres. La température des eaux varie entre 21 et 28°.
plus d'infos sur la Nouvelle-Calédonie
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BruxellesPrésentation
Bruxelles b?y.s?l (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique et le siège des gouvernements et parlements de plusieurs de ses entités fédérées (la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française de Belgique, la Communauté et la Région flamande), ainsi que d'organisations internationales, dont l'OTAN et de nombreuses institutions de l'Union européenne.
Prononciation
En vertu d'une exception de la langue française, son nom se prononce b?y.s?l (le "x" se prononce "ss"). En effet l'orthographe actuelle du nom provient d'une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles "s", comme dans Brussel, Brusselles, par une croix, ce qui n'en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au "x" du grec ancien, n'a été prononcée "ks" en français qu'à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification ne change l'usage bruxellois .
Clarification des termes
Le terme Bruxelles est utilisé pour désigner la commune proprement dite (on parle dans ce cas de Bruxelles-ville), comprenant, outre la petite ceinture, les quartiers de Laeken, de Belliard-Loi, de l'avenue Louise et du Bois, et qui compte près de 145 000 habitants. Mais le plus souvent, « Bruxelles » désigne la Région de Bruxelles-Capitale, qui compte au total 19 communes (162 km²) et plus d'un million d'habitants : c'est une des trois régions fédérées de Belgique, les deux autres étant la Wallonie et la Flandre. Une comparaison avec d'autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées.
Par extension, « Bruxelles » peut également désigner, en général en-dehors de la Belgique et par métonymie, des Institutions européennes (le plus souvent, la Commission européenne).
Selon la constitution (art. 194), la « ville de Bruxelles » (donc la commune de 145 000 habitants) est la capitale de la Belgique et le siège du Gouvernement.
Cette page traite des aspects généraux qui concernent l'ensemble de l'entité urbaine. Pour les aspects institutionnels, référez-vous à la page Région de Bruxelles-Capitale.
Généralités
Il faut distinguer l'agglomération de Bruxelles, au sens géographique informel du terme, des divisions politiques et administratives qui recouvrent des zones d'étendues différentes :
D'une part, la Région de Bruxelles-Capitale, qui regroupe plus d'1 000 000 d'habitants sur les 19 communes (sur une superficie de 161 km²).
D'autre part, la commune appelée Bruxelles-ville (145 000 habitants) est l'une des 19 communes de cette Région. Elle en occupe le centre historique (parfois appelé le pentagone) ceinturé par les boulevards de la "petite ceinture", ainsi que les anciennes communes de Laeken, Neder-over-Heembeek et Haren (fusionnées en 1921) au nord, les quartiers européen et Cinquantenaire à l'est, l'axe des avenues Louise et Roosevelt et le bois de la Cambre au sud qui lui ont été annexés.
Pour ses fonctions de capitale, il n'est pas fait de distinction entre la ville et la région.
L'agglomération bruxelloise s'étend non seulement sur les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale et leur million d'habitants, mais au-delà sur un territoire bien plus grand couvrant au total environ 520 km² peuplés d'environ 1,4 million d'habitants selon des chiffres de l'État fédéral belge (le nombre étant difficile à estimer, suite aux définitions fort différentes des géographes et à l'absence d'institution officielle depuis la reprise des compétences de l'ancienne agglomération par la région). Bruxelles-Capitale seule (que l'on peut considérer comme le centre urbain avec ses 19 communes) compte un peu plus d'un million d'habitants.
La zone de rayonnement économique bruxelloise comprend une grande partie des deux provinces de Brabant. Elle regroupe les régions qui sont fortement dépendantes économiquement de la capitale et représente environ 2,5 millions d'habitants. On estime à 350 000 le nombre de navetteurs bruxellois.
plus d'infos sur Bruxelles
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BelgiquePrésentation
Le Royaume de Belgique (en néerlandais : Koninkrijk België ; en allemand : Königreich Belgien) est un pays de l'Europe de l'Ouest. Il a une frontière commune avec l'Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et est bordé au nord-ouest par la mer du Nord. Le pays s'étire sur une distance de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon.
La Belgique est membre du Benelux, de l'Union européenne » dont elle est l'un des six pays fondateurs » et de l'OTAN.
Rencontre des cultures germanique et latine, le pays est divisé culturellement et linguistiquement. Les trois langues officielles sont le néerlandais, le français et l'allemand. Elles sont placées sur un pied d'égalité au niveau fédéral. Le néerlandais est parlé au Nord du pays (Régions flamande et bruxelloise) par un peu moins de 60 % de la population, le français est parlé au Sud (Régions wallonne et bruxelloise) par un peu plus de 40 % de la population, l'allemand est parlé à l'Est (Communauté germanophone de Belgique) par 75 000 personnes, soit moins de 1% de la population belge. Ces pourcentages sont des estimations, il n'y a pas de recensements linguistiques en Belgique.
À côté des langues officielles, sont parlées des langues régionales endogènes. Il s'agit du brabançon, du champenois, du flamand, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. Certaines régions ont changé linguistiquement : des zones qui étaient de dialectes allemands, luxembourgeois ou flamands sont devenues francophones. D'un point de vue territorial, le français est en progression, en Flandre (près de Bruxelles, ou dans les environs de la frontière française à côté de Lille), mais également en zone germanophone.
Cette diversité linguistique provoque souvent des conflits politiques, liés à d'autres enjeux (la position arithmétiquement minoritaire de la Wallonie, celle, plus socio-culturelle de la langue néerlandaise au départ, la politique étrangère de l'entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons, surtout à partir des années 1960 etc.), qui ont engendré un système de gouvernance complexe.
Dans l'Antiquité, le peuple belge se composait de tribus celtes, plus tard romanisées, que Jules César appela Belgae. La Gaule belgique occupait alors un vaste territoire limité par le Rhin au nord et à l'est et touchant presque à la Seine au sud, englobant ainsi une partie des Pays-Bas, de l'Allemagne et de la France actuels. À la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, les Pays-Bas du Sud furent un important centre industriel et culturel. Depuis le XVIe siècle jusqu'à la création de la Belgique en 1830, ce territoire fut également le lieu de nombreuses batailles entre les puissances européennes.
Histoire
Durant quatre millénaires, la région aujourd'hui couverte par la Belgique a été le théâtre de bouleversements démographiques, politiques et culturels. Les premières traces de civilisation bien documentées remontent à l'invasion de la région par l'Empire romain au Ier siècle av. J.-C. Selon Jules César : « Horum omnium fortissimi sunt Belgæ ». Les Francs établirent le Royaume mérovingien, qui devint l'Empire carolingien au VIIIe siècle.
Au Moyen Âge, les Pays-Bas étaient divisés en une multitude d'États féodaux qui occupaient la région. La plupart furent unifiés aux XIVe et XVe siècles par les Bourguignons. Ces États gagnèrent une certaine indépendance au XVe siècle et se nommaient les Dix-sept Provinces de Belgique.
Les Pays-Bas du Sud catholiques (l'actuelle Belgique à peu près) se distinguèrent des Pays-Bas du Nord calvinistes à partir du XVIe siècle. Ces derniers firent sécession en 1581 avec de Akte van Verlating. Ils ne reconnaissaient plus le très catholique roi d'Espagne Philippe II comme leur souverain. Ainsi, les dix-sept provinces furent coupées en deux ; dans le Nord, les Provinces Unies et, dans le Sud, les Pays-Bas du Sud. Cette partie fut administrée successivement par les Habsbourg espagnols puis autrichiens, avant de connaître une éphémère indépendance en tant que États belgiques unis.
Jusqu'à la création de la Belgique, les Pays-Bas du Sud furent convoités par de nombreux conquérants français et furent le théâtre de plusieurs batailles qui virent ces derniers affronter des coalitions dirigées tantôt par les Provinces-Unies (notamment la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, qui causa le rattachement d'une petite partie de la Flandre à la France), tantôt par les Autrichiens.
Après la Révolution française, les Pays-Bas du Sud et la Principauté de Liège intégrèrent la France, suite à un référendum en 1792, ce qui mit fin aux ambitions des Espagnols et des Autrichiens. La réunification des Pays-Bas eut lieu à la fin du Premier Empire français en 1815.
Composée de l'ancienne partie méridionale des Pays-Bas espagnols (sauf l'actuel Grand-Duché du Luxembourg, qui est devenu indépendant des Pays-Bas plusieurs années après la Belgique), puis autrichiens, et de l'ancienne Principauté de Liège, le Royaume de Belgique fut instauré après la révolution belge de 1830 qui chassa les Néerlandais. Il fallut trouver un roi. La chose ne fut pas aisée. Un Allemand, duc de Saxe-Cobourg fut finalement choisi ; Léopold Ier devint le premier roi des Belges. En 1885, son fils Léopold II créa l'État indépendant du Congo, propriété personnelle jusqu'à la veille de son décès, qui fournit des matières premières à l'industrie belge. En 1908, le parlement belge vota l'annexion du Congo et de ses riches ressources, qui devint colonie belge.
La Belgique fut ensuite occupée par l'Allemagne pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Depuis, le pays a prospéré et est devenu l'un des pays les plus modernes d'Europe. Le pays entre dans la CEE et son économie se tourne plus vers les pays européens. En 1960 la Belgique accorde l'indépendance au Congo au bout de quelques mois d'un conflit qui a perduré plusieurs années notamment dans la région minière sécessionniste du Katanga ; les indépendances du Rwanda et du Burundi dont la Belgique était, depuis l'issue de la Première Guerre mondiale, la puissance mandataire (SDN), puis l'autorité de tutelle (O.N.U.), sont proclamées quant à elles en 1962.
La Belgique, qui a adhéré à l'OTAN, fut l'un des pays fondateurs de l'Union européenne et fait partie de la zone euro. L'histoire contemporaine est dominée par les évolutions de plus en plus autonomes de ses deux communautés principales, la Communauté française de Belgique et la Communauté flamande. La Belgique est secouée par une montée de nationalisme flamand depuis les années 1960. Le pays est régulièrement l'objet de réformes institutionnelles donnant plus d'autonomie aux régions et communautés pour parer au séparatisme prôné par certains partis flamands sous la pression du Vlaams Belang (Parti politique d'extrême droite nationaliste flamand). Ce mouvement est aujourd'hui le deuxième parti de Flandre avec 18,99 % de vote aux élections du 10 juin 2007. Outre ce dernier, les partis chrétien-démocrate et socialiste flamands se présentent chacun en cartel avec un parti nationaliste-mais démocrate-, respectivement la NVA (Nieuw-vlaamse alliantie) et Spirit. Ces deux dernières formations sont elles-même issues de l'éclatement de l'ancienne "volksunie" aujourd'hui disparue. C'est de ce défunt parti nationaliste flamand qu'est né, par scission des éléments les plus radicaux le Vlaams Blok, l'actuel Vlaams belang.
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