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Serbie
Organisation administrative
La « communauté locale » (en serbe : et Mesna zajednica) est la plus petite unité administrative de la Serbie. Le plus souvent, ces communautés locales coïncident avec une « localité » dont elles portent le nom. Dans les zones rurales, certains villages faiblement peuplés peuvent être regroupés au sein d'une même communauté locale ; dans ce cas, la commauté locale est un peu l'équivalent d'un canton français ; elle porte alors le nom de la localité la plus importante de son secteur. En revanche, dans les zones les plus peuplées, une même localité peut être divisée en plusieurs communautés locales ; c'est notamment le cas dans les villes. Ces communautés sont gouvernées par des « conseils » (en serbe : et saveti) élus aux élections locales.
En janvier 2007, la Serbie, dans son ensemble, comptait officiellement 6 168 « localités » (en serbe : et naselje, au pluriel : et naselja), dont 4 252 en Serbie centrale, 467 en Voïvodine et 1 449 au Kosovo et Metohjia. Ces localités sont, pour la plupart d'entre elles, regroupées au sein d'une municipalité. Le plus souvent, elles correspondent à des localités rurales, communément appelées « villages » (en serbe : ? et selo, au pluriel : ? et sela). Mais un petit nombre d'entre elles sont officiellement définies comme des « localités urbaines » (en serbe : ? et Gradska naselja), communément appelées « villes » ; en 2007, on en comptait 207 dans toute la Serbie, dont 129 en Serbie centrale, 52 en Voïvodine et 26 au Kosovo. Le statut de localité urbaine n'est pas lié au nombre des habitants ; il a été officiellement obtenu au cours de l'histoire du pays et, plus récemment, par décision administrative. En outre, la loi sur l'organisation territoriale de la Répbulique de Serbie, votée le 28 décembre 2007, définit 24 « villes » ou « cités » (au singulier : ? / Grad ; au pluriel : ? / Gradovi). Ces cités disposent d'une assemblée et d'un budget particuliers.
En 2008, la population de Pristina, au Kosovo, était évaluée à 206 686 habitants.
Politique
La République de Serbie est une république démocratique représentative parlementaire, où le Président de la République de Serbie est le chef de l'État et le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le gouvernement et par l'Assemblée nationale de la République de Serbie. Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Le système politique de la Serbie se caractérise par le multipartisme. Il existe actuellement 342 partis dans le pays.
L'actuel drapeau de la Serbie a été adopté le 2 février 2008 ; c'est un drapeau tricolore conçu selon le modèle des couleurs panslaves mais en en inversant l'ordre : rouge en haut, bleu au milieu, blanc en bas, en trois bandes horizontales de taille identique. L'hymne national serbe, Bo?e Pravde, a été écrit, en 1872, par Jovan ?or?evi?, sur une musique de Davorin Jenko ; les paroles ont été légèrement adaptées depuis.
Le Parlement de Serbie, qui représente le pouvoir législatif, est constitué d'une chambre unique, appelée Assemblée nationale de la République de Serbie (en serbe : ? et Narodna skupstina Republike Srbije). L'Assemblée est composée de 250 députés, élus au suffrage universel direct et à scrutin de liste tous les quatre ans. Le pouvoir exécutif est exercé par le Gouvernement de Serbie (en serbe : et Vlade Srbije), qui se compose du Président du gouvernement, ou « premier ministre » (en serbe : ? et Predsednik Vlade) et des ministres (). Le chef du gouvernement est proposé au Président de la République par le Parlement. Après sa nomination et après la formation du gouvernement, le Parlement doit leur accorder sa confiance.
Des élections législatives ont eu lieu le 21 janvier 2007. Suite à ces élections, un gouvernement, a été formé le 15 mai 2007 par le Premier ministre Vojislav Kostunica. Le 8 mars 2008, Vojislav Kostunica a annoncé la démission de son gouvernement suite à la crise gouvernementale provoquée par la déclaration d'indépendance du Kosovo,. De nouvelles élections législatives anticipées ont eu lieu le 11 mai 2008, en même temps que les élections locales, déjà prévues à cette date. Elles virent la victoire relative d'une coalition pro-européenne formée par le Président Boris Tadi?. Un nouveau Premier ministre issu de cette coalition, Mirko Cvetkovi?, gouverne avec le soutiens du Parti socialiste de Serbie depuis le 7 juillet 2008.
Selon les termes de la constitution serbe de 2006, le Président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Le Président de la République représente la nation. C'est ainsi qu'en 2004 a été créée la Chancellerie nationale du Président de la République (en serbe : ? et Narodna kancelarija predsednika Republike), une institution qui permet aux citoyens de communiquer directement avec le chef de l'État. L'actuel président de la République de Serbie est Boris Tadi?, qui a été réélu pour un deuxième mandat le 3 février 2008.
Au cours de son histoire la Serbie a développé trois grandes alliances géostratégiques :
Toute l'histoire géopolitique de la Serbie a été guide par ces trois choix, sauf exception des deux conflits mondiaux ou les souverains serbes de Serbie et de la première Yougoslavie monarchiste ont choisi les camps opposés à l'Allemagne et l'Autriche dans un premier temps puis l'opposition aux Troisième Reich.
Aujourd'hui encore ces tendances de fond sont présentes dans la vie politique serbe, avec le Parti démocratique et le Parti radical serbe qui orientent la politique étrangère de la Serbie respectivement vers l'ouest et vers l'est. Le Parti démocratique de Serbie était jusqu'à la crise du Kosovo le parti charnière des coalitions gouvernementales, place qu'il pourrait se faire ravir par le Parti socialiste de Serbie.
L'État serbe a succédé à l'État yougoslave qui siégeait à l'ONU comme membre fondateur depuis le 26 juin 1945 ; la Serbie a en effet hérité des représentations diplomatiques de l'ancienne Yougoslavie. Il a d'abord siégé au titre de République fédérale de Yougoslavie (troisième Yougoslavie), devenue Serbie-et-Monténégro et aujourd'hui en tant que République de Serbie. Cette situation n'est pas unique puisque la Russie a elle aussi hérité du siège de l'ancienne URSS.
Économie
Selon les estimations de 2007, l'agriculture représentait 12,3% de l'activité économique de la Serbie, l'industrie 24,2% et les services 63,5%.
Dans le cadre du projet South Stream, près de 30 milliards de m³ de gaz russe et d'Asie centrale devraient être acheminés chaque année en Europe. Gazprom a fait de la Serbie une de ses priorités dans la région. En effet, la Serbie est le pays à la plus grande partie du tracé sur son territoire, soit plus de 400 km sur une longueur totale d'environ 900 km, pour la partie terrestre, pour le tronçon passant à plus de 2 km de profondeur par endroits sous la mer Noire il sera d'environ 900 km. En Serbie, à Banatski Dvor, devrait également être construit un réservoir de gaz souterrain, capable de contenir environ 300 millions de m³, de quoi fournir tous les pays d'Europe de l'Ouest pendant une certaine période en cas de coupure du réseau. L'accord prévoit que le gazoduc serbe aura une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an au moins. Pour construire et entretenir l'infrastructure de South Stream en Serbie, les sociétés Srbijagaz (Serbie) et Gazexport, une fililale de Gazprom (Russie), ont prévu de créer une co-entreprise. Une fois le trace terminé, en 2013, l'importance énergétique de la Serbie sera plus importante pour l'UE que l'Ukraine aujourd'hui, alors que l'importance de l'Ukraine sera moindre. La Serbie, dépendant du soutien de Moscou pour le Kosovo, apparaît en effet pour la Russie comme un partenaire beaucoup plus fiable que l'Ukraine, qui, elle, a tendance à se tourner vers les États-Unis. Le Parlement de Serbie a vote le lundi 8 septembre 2008 à 12h, l'adoption du projet South Stream. Le 24 décembre 2008 à Moscou, la Serbie et la Russie ratifient trois accords de partenariat énergétique signés en janvier et Gazprom obtient une part majoritaire dans NIS,.
Industrie
Plusieurs complexes industriels : sidérurgie, automobile (Zastava, Fiat Kragujevac, Iveco, Fabrika Automobila Priboj, Ikarbus, industrie Utva, construction de tracteurs et de machines agricoles Industrija Motora i Traktora et Rakovica, agro-alimentaire.
La Russie et la Serbie n'ont pas de bannières douanières. Cette politique entre les deux États à été signée entre la Yougoslavie et l'Union soviétique dont les deux pays sont les héritiers. Les accords signés à l'époque sont encore en vigueur jusqu'en 2012. Des pourparlers sont en cours dans le but de prolonger ces accords. Fiat qui profite déjà de la mane à Kragujevac pourrait voir arrive Volkswagen qui envisage lui aussi la construction d'une usine.
La ville serbe de Kragujevac, avec Zastava, est un centre de production automobile aujourd'hui modeste, avec 11 000 voitures produites, contre 220 000 en 1989 du temps de la Yougoslavie socialiste , ce qui en faisait le premier centre automobile du pays devant les usines Renault de Novo Mesto et Volkswagen de Sarajevo. La Yugo était le véhicule le plus produit. En septembre 2008, Fiat a investit 700 millions ? et le gouvernement de Serbie 200 millions ? dans la rénovation de l'usine Zastava le monstre industriel issu de ses investissement produira 300 000 véhicule (individuel, fiat classe A et B, mais aussi car et camion Iveco) par an à destination de la Serbie pour seulement 10 % le reste de la production sera destiné à l'exportation dans l'UE et surtout en Russie, avec laquelle la Serbie a signé des accords de suppression des taxes de douane.
Vers la fin des années 1980, au début du processus de "transition économique", la situation économique de la Serbie était favorable. Mais elle a été gravement affectée par les sanctions économiques des Nations unies en 1992-1995 et par les dommages causés aux infrastructures et à l'industrie par les raids aériens de l'OTAN en 1999. Ces difficultés ont été encore accentuées par la perte des marchés de la Yougoslavie et du SEV principalement récupérés par des grandes entreprises européennes. Les problèmes économiques actuels s'expriment par un taux de chômage élevé (20% en 2005). Ils peuvent être attribués à un certain manque de réformes économiques.
Après le départ de Slobodan Milosevi? en octobre 2000, la croissance économique du pays fut importante (6,3% en 2006). Le pays s'attend à un taux de croissance élevé pour les années à venir. Par ses résultats économiques, la Serbie a parfois été surnommée « le tigre balkanique », en référence aux « tigres » de l'Asie de l'Est. Néanmoins, le PIB du pays est toujours bien en-dessous du niveau de 1990. En 2006, il était estimé à 47,77 milliards de dollars américain, soit 5 713 dollars américain par habitant. Le taux de croissance du PIB était de 5,9% en 2005.
La Serbie s'était préparée à adhérer à l'Union européenne, son partenaire commercial le plus important.[réf. nécessaire] Elle a un déficit élevé de son commerce extérieur. Sa dette est de 20 milliards de dollars américain (soit 2500 ? par habitant), contre 35 milliards pour la Croatie, 30 pour la Slovénie et 64 pour la Hongrie.
La BERD prévoit une croissance de 3,1 % en 2009 pour les pays de la zone balkanique, elle était de 6,2% en 2007 et 6,5% en 2008. Cette diminution est bien entendu due à la crise économique de 2007-2008.
Culture
La notion de Culture serbe (en serbe cyrillique et serbe latin : ? et Sprska kultura) se rapporte à la culture de la Serbie et, plus généralement, à celle de tous les Serbes vivant sur le territoire de l'ex-Yougoslavie et ailleurs de le monde (voir Diaspora serbe). Elle a subi une forte influence de la part de la Tradition, notamment dans les arts, dans l'artisanat et dans la musique. Cette culture traditionnel s'est formé aux Moyen Âge, via l'influence de l'Empire byzantin et celle de l'Église orthodoxe. Lors des cinq siècles de la présence ottomane, elle a été préservée dans les traditions familiales (voir Slava) et dans les monastères, tout en continuant de se développer dans les régions contrôlées par les Habsbourgs (voir Confins militaires) et la République de Raguse (voir Monténégro). Au début du XIXe siècle, après le première et le seconde soulèvement serbe contre les Turcs, elle a connu un nouvel essor avec une importante influence de la culture occidentale. Cette occidentalisation ultra-rapide fût grandement dû à l'importante minorité serbe de l'Empire d'Autriche qui modernisa l'appareil d'état aux cours du XIX. Après 1945 pendant la République fédérale socialiste de Yougoslavie, elle a subi l'influence du Titisme via son programme d'Autogestion, le Titisme régime de type socialiste avait la particularité d'être ouvert vers l'extérieur, elle continua donc à recevoir simultanément, l'influence de la culture occidentale, tout en conservant une forte imprégnation de sa culture traditionnelle orthodoxe.
Les chrétiens orthodoxes représentent en Serbie plus de 90% des croyants (sans le Kosovo). On date la conversion des Serbes entre 867 et 870, et c'est dans cette période que l'on constate une explosion des prénoms chrétiens parmi les Serbes sous le règne du souverain Mutimir qui lui portait encore un prénom slave. L'Orthodoxie, en grec , en français, la foi droite (ou christianisme orthodoxe) descende en droite ligne des premières communautés chrétiennes fondées par les apôtres de Jésus dans les provinces orientales de l'Empire romain et comptant quelque 200 millions de fidèles. Elle est organisée en de nombreuses Églises territoriales (et non nationales) qui forment ensemble l'« Église orthodoxe » ou « Communion orthodoxe » fidèle à la théologie des sept conciles du premier millénaire chrétien et au droit canon qui en découle. Jusqu'au schisme de 1054, les Églises d'occident (Église catholique romaine comprise) aussi furent orthodoxes, c'est-à-dire conformes à la théologie et au droit canon des sept conciles du premier millénaire.
Il y a aussi une communauté musulmane d'environ 180.000 personnes principalement concentré au Sandjak. L'identité des musulmans dans le Sandjak est divisée, certains se disent Bosniaques, d'autres Musulmans (nationalité) et certains partiellement comme Serbes ou Montenégrins.
La communauté catholique est représente par la minorité hongroise 293.299 personnes du nord de la voïvodine.
Les premiers Juifs arrivèrent sur le territoire de l'actuelle République de Serbie à l'époque de l'Empire romain. Mais les communautés juives des Balkans ne prirent de l'importance qu'à la fin du XVe siècle, lorsque les Juifs, fuyant l'Inquisition en Espagne et au Portugal, trouvèrent refuge dans les régions contrôlées par les Ottomans et notamment en Serbie, alors en grande partie sous domination turque. Les communautés s'y développèrent jusqu'à la Première Guerre mondiale, mais elles furent presque complètement anéanties dans l'Holocauste de la Seconde Guerre mondiale. La communauté juive de Serbie compte actuellement moins de 800 membres.
La constitution de 2006 fait du serbe la langue officielle de la Serbie (article 10).
Même si les linguistes utilisent encore le terme de serbo-croate pour définir la langue parlée en Serbie, au Monténégro, en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, officiellement le serbo-croate n'existe plus, chaque pays nommant sa langue serbe, bosniaque ou croate. Les locuteurs de ces diverses langues se comprennent spontanément, sans traducteur ; la séparation et la définition de ces langues est donc historique et politique. En revanche, d'une langue à l'autre, on peut noter des différences partielles dans le lexique ou la morphologie (certaines conjugaisons ou déclinaisons varient). Il y a surtout une différence d'alphabet : il est cyrillique et latin en Serbie, au Monténégro et dans la République serbe de Bosnie, mais seulement latin en Croatie et dans la Fédération croato-musulmane de Bosnie-Herzégovine. En Serbie proprement dite, le serbe s'écrit ainsi avec deux alphabets, l'alphabet cyrillique et l'alphabet latin. Le cyrillique est utilisé par les journaux de référence comme Politika ; les journaux en alphabet latin sont des journaux plus généralistes et populaires, comme Blic ; il caractérise aussi des journaux d'opposition ou progressistes comme Danas. L'administration serbe, quant à elle, privilégie l'alphabet cyrillique, tout en utilisant aussi l'alphabet latin. Le cyrillique est également l'alphabet officiel du Patriarcat de Serbie.
L'administration de la province de Voïvodine reconnaît officiellement six langues : le serbe, le hongrois, le slovaque, le roumain, le croate et le ruthène pannonien. Toutes ces langues sont utilisées dans le gouvernement provincial. Le serbe est employé dans les tous les gouvernements municipaux de la province. Les langues des minorités sont choisies par telle ou telle muncipalité, au niveau local. Le serbe cyrillique a été retenu par les 45 municipalités de la province, tandis que le le serbe en alphabet latin est officiel dans 23 municipalités sur 45. Le hongrois est langue officielle dans 29 municipalité, le slovaque dans 12, le roumain dans 9 et le ruthène dans 6. Le croate est langue officielle dans une municipalité. Ni le tchèque ni le bunjevac, langues minoritaires, ne sont officiellement reconnus au niveau de la Voïvodine. D'autres langues sont également officiellement reconnues dans les municipalités de Serbie centrale, comme le bosniaque (Sjenica, Tutin, Novi Pazar), le bulgare (Dimitrovgrad, Bosilegrad) et l'albanais (Bujanovac, Medve?a, Presevo).
Sur le territoire de la Serbie, il existe plusieurs site d'installation humaine préhistorique, la vallée de la Morava étant un lieux de passage naturel pour l'homme entre l'Europe et l'Asie Mineure (Turquie). Le site paléolithique le plus célébré en Serbie est celui de Lepenski Vir. Il existe en Serbie plusieurs site datant de l'Empire romain et de l'Empire byzantin, la ville de Sirmium romaine puis byzantine, Gamzigrad sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et Justiniana Prima sont les sites incontournables.































