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Billet d'avion pour Nantes (France)
 

Nantes

Histoire

Judicaël de Nantes comte de Nantes de 992 à 1004. Soutenu par Foulque III d'Anjou, prend possession du comté de Nantes après la défaite et la mort de Conan Ier de Bretagne à la seconde Bataille de Conquereuil. Compte tenu de son jeune âge le comte d'Anjou le place sous la tutelle de son vassal le vicomte Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de Nantes de 992 à 994. Judicaël meurt prématurément en 1004 assassiné par trahison.

Budic de Nantes comte de Nantes, fils du comte Judicaël de Nantes, succéda à son père et régna jusque vers 1010. Budic mit à profit un pèlerinage de l'évêque de Rennes en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux et détruire le château du prélat à Nantes. De retour de Palestine, l'évêque demanda l'intervention du comte de Rennes et Budic dut demander l'assistante du comte Foulque III d'Anjou ce qui entraîna la perte d'une partie des territoires nantais, notamment au sud de la Loire.

Dans la lutte avec la maison de Rennes, la maison de Nantes acquiert la suprématie par l'accession d'Hoël de Cornouaille, comte de Nantes, au trône ducal en 1066.

Alain IV Fergent ou Fergant, duc de Bretagne de 1084 à 1112. En 1084, il nomme son fidèle frère Mathias à la tête du comté de Nantes et reprendra personnellement le titre à la mort de celui-ci en 1103. En 1093, Alain IV épouse en seconde noce, Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.

En 1156, le comté de Nantes est détaché, lors d'une période de divisions internes de la Bretagne, et annexé à l'Anjou. En effet, alors que Conan IV est proclamé duc de Bretagne, les Nantais chassent son oncle Hoël comte de Nantes et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté de Nantes sort du duché. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir reprendre le pays nantais, mais doit le restituer à Henri II Plantagenêt qui le conservera en sa main pendant plus de 30 ans (1156-1189).

Conan IV doit abdiquer en 1166 et Henri II PlantagenĂŞt est reconnu gardien du duchĂ© par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy II PlantagenĂŞt, fiancĂ© Ă  la petite-fille de Conan III, Constance de Bretagne, atteigne la majoritĂ©. En tant qu'Ă©poux de Constance, Geoffroy PlantagenĂŞt est proclamĂ© duc de Bretagne sous le nom de Geoffroy II de Bretagne en 1181, mais il meurt prĂ©maturĂ©ment suite Ă  des blessures reçues au cours d'un tournoi organisĂ© le 19 aoĂ»t 1186 Ă  Paris par le roi de France, Philippe Auguste. De ce premier mariage, Constance a deux enfants : notamment Arthur, qui lui succèdera.

En 1196, Arthur fut proclamé duc de Bretagne par les grands barons de Bretagne. Il fut élevé à la cour de Philippe Auguste, qui le protègea des convoitises de Richard Coeur de Lion. À la mort de ce dernier, Arthur, étant le seul fils de Geoffroy Plantagenêt, frère puîné de Richard Coeur de Lion, revendiqua l'héritage de "l'empire Plantagenêt" (Angleterre, Normandie, Anjou, Maine, Poitou, Aquitaine) qui lui fut raflé par son oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère de Richard) avec le soutien de sa grand-mère, la vieille reine Aliénor d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons qui tendaient à l'indépendance. Vaincu, lui et sa soeur sont faits prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun) par Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean sans Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être à la demande de son oncle

À la mort d'Arthur, Philippe II Auguste, roi de France, prit le contrôle du duché de Bretagne et obligea Guy de Thouars mari de Constance de Bretagne, duchesse de Bretagne, veuve de Geoffroy II Plantagenêt à marier sa fille Alix au capétien Pierre Mauclerc, afin de rapprocher le duché de Bretagne du royaume de France. Pierre Mauclerc soutint Philippe Auguste dans son combat contre l'Angleterre, et combattit avec le fils du roi à la Roche-aux-Moines en 1214 contre Jean sans Terre. De retour en Bretagne, il réprima une révolte des barons bretons. Après la mort d'Alix (1221), il fut régent du duché au nom de son fils Jean Ier, qui devint majeur en 1237. Jean Ierle Roux épousa Blanche de Navarre. Arthur II, (1261-1312), duc de Bretagne.

Quoique nomadisant de château en forêt, les ducs de Bretagne séjournèrent très souvent à Nantes, et plus encore à partir du règne de Pierre II puis de François II qui en fait sa résidence principale. On y trouve donc le Château des Ducs de Bretagne, dans lequel vécut enfant une des plus célèbres figures bretonnes, la duchesse Anne de Bretagne.

La plupart des ducs de Bretagne choisirent Nantes et ses environs comme lieu de sépulture.

Charles VIII entre dans la ville en 1491 et celle-ci est unie Ă  la France (comme le reste de la Bretagne) en 1532.

Nicolas Fouquet y est arrêté par d'Artagnan sur ordre de Louis XIV le 5 septembre 1661.

Des troubles se produisent dans la ville pendant la Révolte du papier timbré survenue en 1675.

Des réfugiés acadiens chassés d'Acadie après le Grand Dérangement trouvent refuge dans l'actuel quartier de Chantenay (à Sainte-Anne) entre 1775 et 1785. Cette vague de réfugiés sera bientôt suivie, en 1793, par celle des nombreux Vendéens fuyant la guerre de Vendée.

Au dĂ©but du XVIIIe siècle la ville est le premier port français. Elle fonda sa richesse sur le commerce triangulaire et devint la première place nĂ©grière d'Europe.

Durant les guerres de VendĂ©e, Nantes resta rĂ©publicaine, malgrĂ© un siège. En effet, pendant la RĂ©volution, les VendĂ©ens, sous Cathelineau et Charette, entreprirent, le 29 juin 1793, de s'emparer de Nantes. Cathelineau y fut mortellement blessĂ©. Charette sera capturĂ© plus tard et fusillĂ© le 29 mars 1796. Jean-Baptiste Carrier, reprĂ©sentant de la Convention, procède entre 1793 et 1794 Ă  des exĂ©cutions de masse par noyade, qu'il appelle « mariages rĂ©publicains Â» ou « dĂ©portation verticale Â», en fait, un vĂ©ritable massacre systĂ©matique basĂ© sur l'opinion politique et la foi.

En 1801, Après la crĂ©ation des dĂ©partements qui obligèrent les diocèses français Ă  s'adapter aux nouvelles limites territoriales. Le Concordat Ă©tablit de nouvelles dispositions entre l'Etat et l'Eglise. Ainsi le hameau de Saint-Jacques (dĂ©pendant de la paroisse de Saint-SĂ©bastien-sur-Loire), blotti autour de son prieurĂ©, devint une nouvelle paroisse. Celle-ci ainsi que les Ă®les de la Loire (futur Ă®le Beaulieu), dĂ©pendantes de la commune voisine de Saint-SĂ©bastien-sur-Loire furent rattachĂ©es Ă  la commune de Nantes. En ce dĂ©but du XIXe siècle, les limites municipales de la commune de Nantes franchissaient la rive Sud de la Loire en prenant juridiquement possession du châtelet de Pirmil et du faubourg Saint Jacques.

Dès 1825, c'est à Nantes que sont créés vraisemblablement les transports en commun grâce à Stanislas Baudry avec ses omnibus remplacés par le tramway en 1875 de type Mékarski.

En 1908, rattachement des communes limitrophes de Doulon (Ă  l'est) et de Chantenay (Ă  l'ouest).

La ville est nommĂ©e par le dĂ©cret du 11 novembre 1941 Compagnon de la LibĂ©ration suite Ă  l'exĂ©cution, le 22 octobre 1941, de 48 otages en reprĂ©sailles Ă  l'assassinat du lieutenant-colonel Hotz deux jours plus tĂ´t par trois jeunes rĂ©sistants communistes. Cet Ă©vènement donnera son nom Ă  l'une des principales voies de Nantes : le Cours des 50 otages.

1958 : Abandon du tramway Ă©lectrique et dĂ©molition du Pont transbordeur de l'ingĂ©nieur Ferdinand Arnodin.

1985 : Nantes est la première ville française Ă  se doter d'un rĂ©seau de tramway moderne (qui est aujourd'hui le plus important de France).

Héraldique et devises de la ville

Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle. L'hermine et sa moucheture typique est traditionnellement attribuĂ©e Ă  la Bretagne, dont Nantes a Ă©tĂ© l'une des capitales. L'Ă©cu est timbrĂ© d'une couronne comtale et entourĂ© d'une cordelière. La Croix de Guerre et la Croix de Compagnon de la LibĂ©ration ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es au XXe siècle.

Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville Ă©tait Oculi omnium in te sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur Â»). Ă€ l'initiative d'un prĂ©fet, une nouvelle devise fut adoptĂ©e sous la Restauration : Favet Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent Â» ou encore par « Neptune favorise ceux qui voyagent Â» (cf. La France illustrĂ©e, 1882, de Malte-Brun). Cette devise fut approuvĂ©e par lettres patentes du roi Louis XVIII le 3 fĂ©vrier 1816. Cette devise est positionnĂ©e au dessus de l'Ă©cu, contrairement Ă  l'usage.

Les couleurs de la ville sont le blanc et le noir. Ces couleurs sont reprises dans le logo actuel de la municipalité.

Politique et administration

L'actuel maire de Nantes est Jean-Marc Ayrault (PS). Élu depuis 1989, son dernier mandat, commencé en 2001, court jusqu'en 2008.

Depuis 1995, la municipalitĂ© nantaise a divisĂ© la ville en onze quartiers possĂ©dant chacun un "ComitĂ© consultatif" et des Ă©lus rĂ©fĂ©rents, ainsi qu'une Ă©quipe de techniciens municipaux. Ces quartiers sont composĂ©s de micro-quartiers. Voici les onze quartiers nantais :

Nantes appartient à une communauté urbaine, nommée Nantes Métropole, tout comme 23 communes voisines.

Nantes est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton) et 35 648 habitants (10e canton).


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Billet d'avion pour la France
 

France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l'expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie]], Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l'image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l'Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l'Empire allemand créé Ă  la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l'influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s'avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l'Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l'État s'est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d'une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du PrĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a rajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l'organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l'arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L'armĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l'Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d'appel (mixte). D'une capacitĂ© de plus de 330 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d'approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France mĂ©tropolitaine est localisĂ©e en Europe occidentale (voir la liste de points extrĂŞmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous diffĂ©rents statuts administratifs, en dehors du territoire europĂ©en : en AmĂ©rique du Nord, dans les Antilles, en AmĂ©rique du Sud, dans l'ocĂ©an Indien, dans le nord et le sud de l'ocĂ©an Pacifique et en Antarctique. Elle partage en mĂ©tropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le BrĂ©sil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matĂ©rialisĂ©e) sur l'Ă®le de Saint-Martin aux Antilles, sĂ©pare la partie française de celle sous souverainetĂ© des Pays-Bas. Enfin la Terre AdĂ©lie (TAAF) revendiquĂ©e par la France est enclavĂ©e dans une partie de l'Antarctique revendiquĂ©e par l'Australie. Les cĂ´tes françaises prĂ©sentent quatre façades maritimes tournĂ©es vers la mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie mĂ©tropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'Ă©tend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union EuropĂ©enne. La France mĂ©tropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e. La longueur totale de ses cĂ´tes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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Billet d'avion au départ de Agadir (Maroc)
 

Agadir

Quartiers

Nombreuses villas proches de l'avenue des F.A.R (Forces Armées Royales). De nombreux Gadiris aisés habitent ce quartier. Plusieurs hectares de verdure entourent ces quartiers résidentiels dont les principales artères sont l'avenue Mokhtar Soussi, l'avenue du Caire et des Nations unies. Les principaux quartiers sont la Cité Suisse, qui s'étend sur plusieurs hectares et abrite l'hôpital Hassan II et le consulat de France, le quartier Secteur Mixte qui abrite le consulat d'Espagne, le quartier Founti (SONABA) abritant de belles villas proches de la plage et du quartier touristique, et au-delà le quartier résidentiel Illigh. Belle vue sur la plage à 2 km. Un peu a l'est de ces quartiers, en allant vers l'aéroport, il y a encore la cité Dakhla où ont été bâties des villas s'inspirant de l'art marocco-andalou et, près de la faculté Ibnou Zohr, des immeubles modernes en verre.

Port de pêche, port de commerce et port de plaisance en cours d'achèvement, doté d'une marina. L'avenue du Port, qui est sa principale artère, est entourée d'usines de conserve et compte quelques restaurants de sardines. Le port, très moderne, attire également les touristes. Son marché aux poissons près de l'avenue du Port est réputé.

La Casbah, élevée en 1572, était, avec Founti qui s'étendait à son pied devant la mer, le plus vieux quartier d'Agadir, authentique forteresse aux petites rues sinueuses et animées, surgie du XVIe siècle. De la fière forteresse, il ne reste plus aujourd'hui qu'une longue muraille restaurée à l'identique, après le tremblement de terre; l'intérieur n'est plus qu'un terrain inconstructible. Mais la vue demeure exceptionnelle sur la baie d'Agadir. Un petit café construit contre la muraille qui attirait toujours les promeneurs et les touristes est maintenant désaffecté (donc prévoir sa bouteille d'eau quand on y monte à pied).

Dominant le front de mer et l'oued Tildi, cet ancien quartier était autrefois commerçant et animé. 90% des bâtiments y furent détruits ou gravement endommagés par le tremblement de terre. Rasé après le séisme, aujourd'hui couvert de végétation, il est désormais lui aussi inconstructible. La principale artère est la longue avenue El Moun s'étirant sur plus de 2 km, les auto-écoles y entrainent leurs élèves

Construite en 1992, par l'artiste Coco Polizzi, à Ben Sergao, petit quartier résidentiel d'Agadir à 4,5 km du centre-ville, la médina est une sorte de petit musée traditionnel de plein air sur 5 hectares. Elle abrite des ateliers d'artisans, un musée, des résidences individuelles, un petit hôtel et un jardin exotique. L'entrée est payante.

L'un des quartiers les plus populaires. Connu par sa place des taxis et des bus. Considéré comme une sorte de carrefour qui réuni le coeur de la ville et son entourage

C'est le grand marchĂ©. Il est entourĂ© de remparts et dispose de plusieurs entrĂ©es. Il est organisĂ© en diffĂ©rentes parties : les meubles, les vĂŞtements, les lĂ©gumes, les boucheries... On y trouve des poulets vivants, tuĂ©s et plumĂ©s devant vous. On peut y trouver toutes sorte de dĂ©corations traditionnelles...


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Billet d'avion au départ du Maroc
 

Maroc

Politique

Ce code s'applique aussi aux marocains de confession juive, soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain.

En 2007, le pays compte un taux d'analphabĂ©tisme Ă  l'Ă©chelle nationale de 43 %, plus Ă©levĂ© chez les femmes (54,7 %) et en milieu rural (60,5 %). Le taux d'activitĂ© s'Ă©lève Ă  76,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes.

Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l'Organisation des Nations unies, l'Organisation internationale de la francophonie, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation mondiale du commerce.

L'indice de dĂ©veloppement humain du Maroc (0,640, catĂ©gorie « moyen Â») le classe Ă  la 123e place.

En 2006, l'indice de pauvretĂ© humaine IPH-1 classe le Maroc Ă  la 59e place sur 102 pays avec un taux de pauvretĂ© de 33,4 %, .

Standard & Poor's (S&P) a revu à la hausse le rating du Maroc en haussant la note de sa dette de BB à BB+ en 2005 alors que Fitch Ratings a attribué le 19 avril 2007 l'Investment grade au Royaume du Maroc. Selon cette agence, le rating attribué au Maroc reflète les progrès remarquables accomplis aussi bien sur le plan politique, économique que social au cours des dernières années,ce qui s'est traduit par des améliorations sensibles du niveau de vie.

Subdivisions

Le Maroc compte seize rĂ©gions ayant chacune Ă  sa tĂŞte un wali, ainsi qu'un Conseil rĂ©gional, reprĂ©sentatif des « forces vives Â» de la rĂ©gion. Ces rĂ©gions ont le statut de collectivitĂ© locale.

L'article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivitĂ©s locales] Ă©lisent des assemblĂ©es chargĂ©es de gĂ©rer dĂ©mocratiquement leurs affaires dans les conditions dĂ©terminĂ©es par la loi. Les gouverneurs exĂ©cutent les dĂ©libĂ©rations des assemblĂ©es provinciales, prĂ©fectorales et rĂ©gionales dans les conditions dĂ©terminĂ©es par la loi. Â»

Les numĂ©ros de la liste ordonnĂ©e sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquĂ©es Ă©galement entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours Ă  deux chiffres) :

Géographie

Le plus haut sommet du Maroc est le Jbel Toubkal qui culmine Ă  4 167 m.

Note : Ce paragraphe ne porte que sur le Maroc dans ses limites reconnues par la grande partie de la communautĂ© internationale. Les Ă©lĂ©ments concernant le Sahara occidental (revendiquĂ© et contrĂ´lĂ© en grande partie par le Maroc) ne sont traitĂ©s que dans l'article dĂ©diĂ©.

Au sud se trouve le territoire contesté du Sahara occidental - provinces du Sud pour le Maroc. À l'est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l'Algérie sans frontières réelles et définitives. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla - villes réclamées par le Maroc.

La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays est Casablanca.

Économie

Selon la Banque africaine de dĂ©veloppement, le PIB du Maroc reprĂ©sente 7,5 % de celui du continent (2001). Ce pays est la cinquième puissance Ă©conomique d'Afrique. Le taux de croissance du Maroc en 2006 est de 8,1 % : il est le plus haut comparĂ© avec les autres pays du Maghreb.


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