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Billet d'avion pour Bangkok (Thailande)
Bangkok
Toponymie
Le Livre Guinness des records le note comme le nom de lieu le plus long au monde.
Histoire
Bangkok (aujourd'hui le quartier de Thonburi) était un village situé sur la rive droite du fleuve Chao Phraya. À la suite de la destruction d'Ayutthaya, capitale du royaume, par les Birmans en 1767, le général Chanhda, devenu roi, se replia en aval sur ce site et décida d'y fonder la nouvelle capitale. Devenu dément, il fut assassiné et remplacé par le général Chakri qui, sous le nom de Rama Ier, devint le premier roi de la nouvelle dynastie Chakri régnant encore aujourd'hui. En 1782, il décida, pour des raisons de défense, de transférer la capitale sur la rive gauche et commença des constructions fortifiées, aujourd'hui le Grand Palais. C'est cette date qui est retenue comme fondation de la ville.
Géographie et démographie
La population officielle de Bangkok est de 6 355 144 habitants. Ce nombre est toutefois considéré comme étant très sous-estimé puisqu'il ne prend en compte que les habitants de la ville officiellement enregistrés dans celle-ci et non leur nombre réel (bon nombre de thaïlandais restent enregistrés dans leur ville de naissance). Les estimations les plus sérieuses, bien que spéculatives, estiment que la population vivant dans les limites de la province de Bangkok est de 12 millions d'habitants.
À l'est du bassin de la Chaopraya, on trouve une autre chaîne montagneuse, d'axe nord-sud, qui culmine à 1 270 m grâce au Doi Pia Fai.
Un plateau bas et aride s'étend au nord et à l'est de cette chaîne : c'est le plateau de Khorat, qui occupe le tiers oriental du pays (appelé l'Isan) et borde la vallée du Mékong, à la frontière avec le Laos.
Politique
Le 19 septembre 2006, alors que le Premier Ministre Thaksin Shinawatra était à New York, à l'occasion de l'Assemblée Générale des Nations unies, l'armée a pris le pouvoir. Au cours des premiers jours du coup d'Etat, la population semblait prendre positivement ce coup d'Etat. Cependant, moins d'une semaine après la prise de pouvoir, l'armée a déclaré l'état d'urgence généralisé. Dès lors, celui-ci s'est retrouvé appliqué à l'ensemble du pays et non plus seulement aux trois provinces musulmanes du sud.
Des blindés ont entouré les bureaux du gouvernement à Bangkok et les militaires ont pris le contrôle des chaînes de télévision, avant d'annoncer l'instauration d'une autorité provisoire fidèle au roi de Thaïlande. Le premier ministre déchu s'est réfugié à Londres, où il possède une résidence secondaire. Il prétend être toujours investi de la fonction, mais son autorité est désormais inexistante. Surayud Chulanont, ancien commandant en chef de l'armée, a en effet été investi dernièrement en qualité de premier ministre par le roi de Thaïlande. Précisons que son gouvernement n'a rien d'une junte, car il ne comporte que deux anciens militaires, sur vingt-six ministres. Des élections devraient être prochainement organisées, afin de mettre fin à la loi martiale en vigueur actuellement.
Provinces
Le pays est divisé administrativement en 76 provinces (changwat, singulier et pluriel), réparties en cinq groupes. Le nom de chaque province est dérivé du nom de sa capitale.
Ce n'est que par l'effet du traité britannico-siamois de 1909 que l'ancien royaume de Patani devint partie intégrante de la Thaïlande, sous la forme de quatre nouvelles provinces : Pattani, Yala, Narathiwat et Satun.
Delhi a quatre villes satellites principales qui se trouvent en dehors du territoire national de Delhi. Ce sont Gurgaon et Faridabad dans l'état d'Haryana, et NOIDA (New Okhla Industrial Development Authority) et Ghaziabad dans l'Uttar Pradesh. Delhi est divisé en neuf districts, eux mêmes divisés en trois subdivisions.
Gouvernement et politique
Contrairement aux autres territoires de l'Union indienne, le territoire de Delhi possède sa propre Assemblée législative, un gouverneur, un Conseil des ministres et un Premier Ministre nommé par le président de l'Inde. Les autres ministres du territoire sont nommés par le président sur le conseil du Premier Ministre. Les sièges de l'Assemblée législative sont attribués par élection directe à partir des collèges électoraux territoriaux du territoire de Delhi, au nombre de 70. Le Lok Sabha (la Chambre du parlement indien) a 7 collèges électoraux sur le territoire de Delhi. Cependant, le gouvernement de l'Union indienne et le gouvernement du territoire de Delhi administrent conjointement la Nouvelle Delhi qui est à la fois le siège du gouvernement territorial de Delhi et du gouvernement d'Inde. Le Parlement indien, le Rashtrapati Bhavan (palais présidentiel) et la Cour suprême d'Inde sont situés à New Delhi. Delhi était depuis longtemps le bastion du Indian National Congress, parti politique également connu sous le nom de Congress Party (Parti du Congrès), mais dans les années 1990, le parti Bharatiya Janata Party (BJP) conduit par Madan Lal Khurana a, pour la première fois, détrôné le parti du congrès qui, en 1998 avec Sheila Dikshit, reprend sa place forte lors des des élections d'état. Le gouverneur actuel est, depuis le 9 juin 2004, B.L. Joshi.
Économie
Avec un produit domestique de 830,85 milliards de roupies (INR)pour l'année 2004-2005 (soit environ 14,5 milliards d'euro), Delhi a une place prépondérante dans le commerce sud asiatique. Le revenu moyen des habitants de Delhi est de 53 976 INR, soit environ 2,5 fois plus élevé que la moyenne nationale. Le secteur tertiaire contribue à 70,95 % au produit domestique, suivi par les secteurs secondaire et primaire avec des contributions respectives de 25,20 % et 3,85 %. (chiffres de 2001)
Les habitants de Delhi ayant un emploi constituent 32,82 % de la population, soit une augmentation de 52,52 % entre 1991 et 2001. Le taux de chômage à Delhi a chuté de 12,27 % en 2000 à 4,63 % en 2003. Le nombre d'employé des secteurs public et semi-public se montait à 620 000 en 2001.
Le secteur des services connaît une croissance exponentielle en raison du nombre d'habitants anglophones qualifiés, ce qui attire bon nombre de multinationales : technologies de l'information, télécommunication, hôtels, banques, medias, tourisme...
L'industrie de Delhi est également en pleine expansion ; de nombreuses entreprises manufacturant des biens de consommation ont établi des unités de production voire leur siège social dans et autour de Delhi. La taille du marché de consommation de Delhi associé à la facilité de trouver du personnel qualifié attire de plus en plus d'investisseurs étrangers. En 2001, le secteur de l'industrie employait 1,44 millions de personnes réparties sur 129 000 usines. Construction, énergie, télécommunication, santé, services et immobilier sont les secteurs les plus dynamiques de l'économie de Delhi. Le commerce de détail est un des secteurs qui croissent le plus vite en Inde.
Service public
La distribution de l'eau à Delhi est gérée par le Delhi Jal Board (DBJ). En 2006, le DBJ a distribué 2,95 millions de m³ d'eau par jour sur une consommation globale estimée à 4,37 millions de m³ par jour. Le reste de l'approvisionnement est fait par des forages publics et privés ainsi que par les pompes manuelles. Avec 1,09 millions de m³ par jour, le barrage Bhakra-Nangal est la première source d'approvisionnement pour le DBJ, suivi par le Yamuna et le Gange. Avec la baisse du niveau de l'eau et l'augmentation de sa population, Delhi doit faire face à de nombreuses pénuries d'eau.
Delhi produit chaque jour 8 000 tonnes de déchets solides stockés dans trois décharges par la MCD. Le rejet quotidien d'eau usagée est de 2,45 millions de m³ par jour, dont 13 % d'origine industrielle. Une grande partie des égouts se déversent directement dans le Yamuna sans traitement préalable de l'eau.
La consommation électrique par habitant de Delhi est d'environ 1265 kWh mais la demande est supérieure à la capacité de production, et le Delhi Vidyut Board (DVB) en charge de la distribution de l'électricité et incapable de répondre à la demande croissante, se voit obligé d'emprunter de l'énergie au réseau des régions du nord de l'Inde (India's Nothern Region Grid). Chaque année, en particulier durant la période chaude, lorsque la demande énergétique est à son maximum, Delhi doit faire face à des pannes totales ou partielles du réseau. Plusieurs sites industriels de Delhi sont reliés à des générateurs électriques privés pour pouvoir satisfaire leurs besoins en énergie. Il y a quelques années, la distribution électrique a été ouverte à la concurrence. Les deux groupes distribuant actuellement l'électricité à Delhi sont Tata et Reliance Energy.
L'entreprise d'état Mahangar Telephone Nigam Limited (MTNL) et quelques entreprises privées comme Hutch, Airtel, Tata Indicom, Idea Cellular et Reliance Infocomm fournissent à Delhi un réseau téléphonique performant. La couverture pour les téléphones portables est très étendue et les deux services : GSM et CDMA sont disponibles. L'internet à haut débit s'étend dans la cité.
Delhi possède 43 casernes de pompiers gérées par le service d'incendie de Delhi qui intervient sur environ 15 000 alertes par an.
Démographie
Beaucoup de groupes ethniques et culturels sont représentés à Delhi, ce qui en fait une ville cosmopolite. Siège du pouvoir politique et centre de commerce, la ville attire les travailleurs de toutes les régions de l'Inde, augmentant ainsi la diversité. Étant un centre diplomatique, représenté par des ambassades de 160 pays, Delhi a également une grande population expatriée.
Les années 1996 à 1998 ont vu une succession de partis à la tête du pays, arrivés au pouvoir par la formation d'alliances hétérogènes et qui se sont révélées éphémères. Le BJP, parti nationaliste, a formé un gouvernement en 1996, suivi immédiatement par une coalition nommée Front Uni (United Front). En 1998, le BJP a formé à nouveau avec plusieurs partis régionaux une Alliance démocratique nationale (National Democratic Alliance ou NDA) et est devenu le premier parti non-congressiste à se maintenir au pouvoir jusqu'au terme de son mandat, soit cinq ans. Aux élections de 2004, le Congrès a remporté la majorité des sièges de la Lok Sabha et a formé un gouvernement avec une coalition de partis de gauche opposé au BJP au sein l'Alliance progressiste unie (United Progressive Alliance).
On notera qu'un intouchable, K.R. Narayanan, a pu accéder en 1997 à la présidence, ce qui montre l'ampleur des changements qui ont eu lieu dans la société indienne malgré de très vives résistances. L'actuelle présidente indienne est Pratibha Patil depuis 2007. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le Premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004).
Relations extérieures
L'Inde se considère comme une grande puissance encore mal reconnue. La Charte des Nations unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de sécurité le traité de non-prolifération nucléaire ne la reconnaît pas comme État doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir prétendre.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature auprès du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) afin d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion « pacifique » de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps in Strategic Partnership (NSSP), Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi la Russie, la France, le Japon, et le Royaume-Uni.
L'Inde rompt avec l'approche nehruvienne, tiers-mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des « grands ». À ce titre, elle milite pour l'obtention d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
Géographie
L'Inde occupe la majeure partie du sous-continent indien, qui est placé entre la plaque tectonique de l'Inde et la partie nord-ouest de la plaque indo-australienne. Une partie du territoire des États du nord et du nord-est de l'Inde est située dans le massif de l'Himalaya. Le reste de l'Inde septentrionale, centrale, et orientale est occupé par la zone fertile de la plaine indo-gangétique. Dans la partie occidentale, bordée par le Pakistan du sud-est, se trouve le désert du Thar. L'Inde méridionale se compose presque entièrement du plateau péninsulaire du Deccan, flanqué de deux massifs côtiers au relief accidenté, les Ghats occidentaux et les Ghats orientaux.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays. L'Inde possède par ailleurs trois archipels : les Laquedives, qui se trouvent au large de la côte du sud-ouest ; la chaîne volcanique des îles d'Andaman et de Nicobar au sud-est, et les Sunderbans dans le delta du Gange au Bengale occidental. Le climat en Inde varie de tropical dans le sud à plus tempéré dans le nord de l'Himalaya, où les régions montagneuses reçoivent les chutes de neige continues en hiver.
Le climat de l'Inde est fortement influencé par l'Himalaya et le désert de Thar. L'Himalaya et les montagnes de l'Hindu Kouch au Pakistan, font obstacle aux vents catabatiques venus d'Asie centrale et les empêchent ainsi de pénétrer dans le continent, ce qui préserve la chaleur dans la majeure partie de ce dernier, contrairement à la plupart des régions situées à la même latitude. Le désert du Thar, quant à lui, attire les vents humides de la mousson d'été qui, entre juin et septembre, est responsable de la plus grande partie des précipitations de l'Inde.
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a vingt-huit États, six territoires, et le territoire de la capitale New Delhi (New Delhi Capital Territory).
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km². Délimitées par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, les frontières indiennes sont longues de 15 000 km.
Économie
L'Inde a réalisé d'énormes progrès économiques depuis l'accession à l'indépendance. Il est vrai qu'il fut un temps, la civilisation indienne rayonnait dans l'ensemble de l'Asie. C'est l'époque où l'Inde, à égalité avec la Chine, se situait au tout premier rang mondial, avec 22.6% du revenu de la planète. C'était en 1700.
Aujourd'hui, l'Inde, un géant de plus d'un milliard d'habitants, commence à reprendre sa place dans l'économie mondiale. Le PIB total indien s'élève à 785.5 milliards de dollars (soit le 4e rang mondial en terme de parité de pouvoir d'achat). L'objectif du gouvernement indien consiste à accélérer le développement économique en réduisant la pauvreté, en développant davantage les infrastructures, notamment en zone rurale, et en facilitant l'accès à l'éducation ainsi qu'aux soins pour la population.
Elle s'efforce d'approfondir ses relations avec l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d'accroître ses interactions avec les pays d'Asie centrale, les États-Unis et l'Europe.
Le pays traverse aujourd'hui une phase de croissance économique euphorique (plus de 8% en 2006).
La classe moyenne indienne compte plus de 350 millions de personnes en constante évolution. Les secteurs qui tirent profit de la conjoncture sont, avant tout, les services et l'industrie manufacturière.
Le pays a réalisé de gros progrès dans le domaine de la micro-informatique, l'informatique de haute performance, la télématique et le développement des logiciels.
L'Inde a mis au point des supers ordinateurs (Param 9000), d'une conception dernier cri. À elle seule, la ville de Bangalore, hyper centre des high-techs et de la recherche scientifique indienne compte 150.000 ingénieurs, au moment où la Sillicon Valley américaine n'a que 120.000 ingénieurs. L'Inde est aujourd'hui le premier exportateur mondial de service de programmation et de logiciels informatiques.
Le taux de croissance annuelle des activités informatiques indiennes s'élève à 50 % et les exportations annuelles en logiciel dépassent les 10 milliards de dollars. La raison essentielle de cette effervescence réside dans le fait que l'Inde s'est lancée depuis les années 1980, dans la formation à grande échelle de chercheurs et de techniciens informaticiens et elle « met sur le marché », depuis plus de dix ans, 500.000 ingénieurs de haut niveau par an.
Dans le domaine spatial, le pays a réussi à lancer en janvier 2007, une fusée transportant une capsule qui a ensuite été récupérée sur Terre, dans le cadre de la préparation d'un vol spatial habité. La fusée indienne PSLV (Polar Satellite Launch Vehicule) a placé sur orbite quatre satellites, une première pour l'Inde, dont deux satellites indiens, un indonésien et un argentin.
Aujourd'hui avec neuf satellites géostationnaires opérationnels, le pays a mis à profit son succès technologique spatial pour créer la télé-éducation ainsi que des réseaux de télé-médecine au service de la population. Le pays compte plus de 3 millions de nouveaux abonnés au téléphone mobile chaque mois. Des jeunes du monde entier viennent étudier en Inde et effectuer des stages dans le pays.
L'Inde est aussi le premier producteur et exportateur de médicaments génériques du monde. La capitale de l'industrie pharmaceutique est Hyderabad. La première entreprise du secteur est Ranbaxy, avec plus de 10 000 salariés et 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires. Les exportations indiennes se chiffrent à plus de 2 milliards de dollars.
La nouvelle coopération que l'Inde est en train de nouer avec Pékin, va montrer que le XXIe siècle sera celui de l'Asie. Désormais plus personne ne peut l'ignorer.
En termes de croissance, l'Inde n'aura plus rien à envier à la Chine. D'après une étude de Jean-Joseph Boillot, ancien conseiller financier à la Mission économique de New Delhi, la croissance de l'Inde dépassera celle de la Chine à l'horizon 2010-2015.