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Vol sec Bali Nice

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Vol sec au départ de l'Indonésie

Indonésie

Économie

Le tourisme indonésien a beaucoup souffert de la crise de 1997, des nombreux conflits qui ont touché et touchent encore l'archipel, et des nombreuses catastrophes, humaines et naturelles, qui l'ont frappé. En 2004 toutefois, le nombre de visiteurs a atteint un record historique de 5,3 millions, dépassant le niveau d'avant la crise, pour baisser légèrement en 2005.

Culture

Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces. Cette action créait des artifices comme la « culture de Java Ouest », la « culture de Kalimantan Est », la « culture de Célèbes Nord » etc., sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. Une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme Java Ouest, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture Banten, une culture Betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture Sunda, une culture Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra Nord, Riau et Jambi à Sumatra, et Kalimantan Ouest et Sud à Bornéo.

Depuis la démission de Soeharto en 1998 et surtout l'ouverture intellectuelle et culturelle initiée par le président Abdurrahman Wahid, diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle, en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement le nom de l'« ethnie », comme l'institut de la culture Minahasa, principale ethnie de la province de Sulawesi Nord. Cette politique trouve un cadre favorable avec la loi sur l'autonomie des régions promulguée en 1999.

Faisant aussi partie de la culture Indonésienne: l'art de la jungle, le pentjak silat qui est un art martial trés efficace mais malheuresement peu connu.

Le premier des Pancasila (« cinq principes ») qui constituent l'idéologie de l'État indonésien est la croyance en un Dieu unique. La constitution ne fait référence à aucune religion en particulier. L'article 29 de cette constitution garantit la liberté de culte et n'accorde de préséance à aucune religion.

Une loi promulguée en 1969 par le régime Soeharto stipule que les cinq religions (en indonésien agama, mot sanscrit signifiant « descendu » ou « hérité du passé ») dont se réclament une grande partie des Indonésiens sont l'islam, le protestantisme (agama Kristen en indonésien), le catholicisme, l'hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme. En 1974, le ministre de l'intérieur avait émis un décret ne laissant le choix aux Indonésiens, pour remplir leur formulaire de demande de carte d'identité, qu'entre cinq religions : l'islam, le protestantisme, le catholicisme, l'hindouisme ou le bouddhisme.

Considérant qu'il était contraire à l'article 29 de la constitution, le président Abdurrahman Wahid (dit « Gus Dur ») a annulé ce décret en 2000.

Les chiffres officiels de 1998 indiquent que 88% des Indonésiens sont musulmans, 5% protestants, 3% catholiques, 2% hindouistes, 1% bouddhistes, le 1% étant constitué d'"autres" religions, ce qui inclut le judaïsme et le christianisme orthodoxe. Aux côtés de ces "grandes" religions officiellement reconnues par le régime Soeharto de nombreuses croyances et pratiques antérieures sont toujours vivantes et font partie de la vie de la plupart des Indonésiens, quelle que soit leur religion officielle.

Bien qu'il ne soit pas à proprement parler une religion, le confucianisme a désormais droit de cité. Le Nouvel An chinois, Imlek, est maintenant jour férié officiel en Indonésie.

La langue nationale (bahasa kebangsaan), l'indonésien (Bahasa Indonesia), est en fait le malais, qui s'est enrichi depuis l'indépendance, dans le contexte dynamique et créateur d'une nation diverse et encore jeune, notamment par des apports des langues régionales. L'indonésien n'est la première langue que pour une petite majorité. Pour une grande partie des Indonésiens, la langue régionale est en effet encore la première langue.

À l'époque coloniale, les Hollandais parlaient malais pour s'adresser aux indigènes. Langue de marins et de commerçants, le malais était devenu, avec l'essor au XVe siècle du sultanat de Malacca sur la péninsule malaise, la langue d'échange dans les ports de l'archipel. L'île vietnamienne de Poulo Condor par exemple (Con Dao en vietnamien), sinistrement célèbre pour avoir abrité un bagne pendant l'époque coloniale française, porte un nom d'origine malaise, puisque pulau veut dire « île ».

Le malais est aussi la langue nationale de la Fédération de Malaisie, où son nom officiel est « malaisien » (bahasa Malaysia), du sultanat de Brunei, et une des langues officielles de la République de Singapour.

La majorité des Indonésiens ont encore comme première langue une langue régionale (bahasa daerah). Le malais est d'ailleurs la langue régionale des habitants de la côte est de Sumatra, de l'archipel de Riau et des côtes ouest et sud de l'île de Bornéo.

Si l'on exclut la province de Papua (moitié occidentale de la Nouvelle-Guinée) et quelques enclaves dans les Moluques, les langues d'Indonésie appartiennent à la famille austronésienne.

En Papua, les linguistes identifient quelque 250 langues, qui ne sont pas toujours apparentées entre elles et que faute de mieux, on regroupe sous le terme de « langues papoues ». Cette diversité s'explique par l'isolement dans lequel vivent les différentes communautés. Ces populations sont arrivées il y a 60 000 ans, donc bien avant les Austronésiens.

La musique la plus connue est celle du gamelan, un ensemble d'instruments de percussion métallique. Elle appartient aux traditions balinaise, javanaise et sundanaise.

Les Balinais et les Javanais ont une tradition commune au moins jusqu'au XVIe siècle. Jusqu'au XVe siècle, cette littérature est écrite dans une langue qu'on appelle vieux-javanais. Le texte le plus important de cette période est le Nagarakertagama, un poème écrit en 1365 qui fait l'éloge du roi Hayam Wuruk de Majapahit. Au XVIe siècle, cette littérature s'écrit dans une langue qu'on appelle moyen-javanais. Le principal texte de l'époque est le Pararaton, une chronique qui décline la généalogie des rois de Singasari et Majapahit.

La conversion à l'islam, à la fin du XVIIIe siècle, du dernier prince hindou de Blambangan sous la pression des Hollandais, sépare Bali de Java. A cette époque, la langue javanaise a déjà sa forme moderne. Les quelque 70 années de paix relative qui sépare la fin des guerres de successions javanaises de la guerre de Java (1825-30) vont voir s'éclore dans les cours royales et princières un art délicat et raffiné. Le monument littéraire de cette époque est la Serat Centhini, poème épique, mystique et paillard de 200 000 vers écrit en 1814 à la demande d'un prince de Surakarta.

Dans l'ouest de Java, les Sundanais possèdent une littérature dans leur propre langue.

Les Bugis et les Makassar du sud de Célèbes ont une tradition littéraire faite notamment d'épopées, dont le célèbre La Galigo des Bugis, mis en scène par Robert Wilson en 2004.

Dans l'ouest de l'archipel, l'essor de l'islam au XVe et XVIe siècles se traduit par la floraison d'une littérature de langue malaise d'inspiration religieuse, mais aussi héroïque.


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