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Vol pour Toulouse (France)
 

Toulouse

Administration

Pour le premier degré d'éducation, Toulouse possède 104 écoles maternelles et 93 écoles primaires publiques et 22 écoles élémentaires privées. Pour le secondaire, Toulouse dénombre 24 collèges publics et 12 collèges privés. La ville possède 12 lycées publics dont les plus connus sont le lycée Pierre-de-Fermat et le lycée Saint-Sernin et 13 lycées privés.

Au cours de l'année scolaire 2005-2006, l'agglomération de Toulouse comprenait environ 97 000 étudiants. Il s'agit de la troisième ville étudiante de France après Paris et Lyon.

L'Université de Toulouse a été fondée en 1229. Les trois pôles universitaires qui lui ont succédé sont l'université Toulouse I - Sciences sociales (UT1 - Toulouse I),l'université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse II) et l'Université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse III). Cette dernière est la plus grande Université de Toulouse, la seconde de Province, avec 28 056 étudiants. À ces trois pôles s'ajoute l'INPT (Institut National Polytechnique de Toulouse) qui a le statut d'université.

Toulouse possède aussi plusieurs grandes écoles d'ingénieurs spécialisées dans l'aéronautique comme l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace) (regroupement de SUPAERO (ENSAE) (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace) et de l'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques)), l'ENAC (École nationale de l'aviation civile), et l'IPSA (Institut Polytechnique des Sciences Avancées), mais aussi en météorologie comme l'ENM (École nationale de la météorologie) et enfin diverses écoles plus généralistes comme l'Institut catholique des arts et métiers (ICAM) et l'Institut supérieur de technologie (IST).

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires. Avec 11 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, etc.), l'agglomération se positionne comme le troisième pôles de recherche français après Paris et Marseille. Sont présents Airbus, le CNES, une industrie chimique, le cancéropôle, le Centre National de Calcul de Météo-France installé depuis 1982 (au sein de ce centre sont effectués les prévisions météorologiques pour la France entière). La Météopôle regroupe de plus le Centre national de recherches météorologiques (CNRM).

Dès le XIIe siècle, Toulouse possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1505, tous ces établissements sont rattachés à l'Hôpital Saint-Jacques qui devient l'Hôtel-Dieu. L'hôpital de la Grave reste indépendant sur le rive gauche de la Garonne pour traiter les pestiférés. Au XIXe siècle, des médecins comme Dominique Larrey et Jean-Étienne Esquirol pratiquent dans les hôpitaux toulousains.

Aujourd'hui, deux centres hospitaliers majeures accueillent les patients à Toulouse. Le centre hospitalier universitaire de Toulouse regroupe un ensemble d'hôpitaux : l'hôpital Purpan, l'hôpital de Rangueil, l'hôpital Larrey, l'hôpital des enfants et l'hôpital Paul de Viguier. Le centre hospitalier La Grave et Casselardit s'occupent des personnes âgées et des patients admis en psychiatrie. Il regroupe l'hôpital La Grave, Casselardit et l'hôtel-Dieu Saint-Jacques.

Toulouse possède diverses cliniques comme la clinique Ambroise Paré, la clinique saint Jean Languedoc, la Nouvelle Clinique de l'Union, la Clinique Pasteur et la polyclinique du Parc.

La ville de Toulouse est jumelée avec les villes suivantes (par ordre chronologique) :

Lors du vote du budget primitif principal 2003, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 195 000 000 ? et la section investissement présentée se montait à 181 000 000 ? (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Les objectifs de la ville étant de maintenir une dette zéro (depuis le remboursement de sa dette via le transfert du réseau d'eau à Vivendi) et donc l'auto-financement, maintenir la pression fiscale et avoir un investissement par habitant parmi les plus élevés des villes de France. Ce budget tient compte des remboursements des assurances et des investissements dus aux dégâts de la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse. Les quatre taxes de 2003 furent votées par le conseil municipal de Toulouse pour des taux de : 19,02 % pour la taxe d'habitation, 21,36 % pour la taxe foncière bâti, 82,49 % pour la taxe foncière non bâti, et 18,64 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal).

La fiscalité directe locale est supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Cette situation s'explique par le fait que Toulouse subit une pression démographique et urbaine importante. Elle attire une grande partie de la population et de l'économie du département. Cet attrait nécessite de la part de la municipalité de gros efforts d'aménagement et d'investissement qui se répercutent sur la fiscalité.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Toulouse est de 111,49 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Haute-Garonne, très largement supérieur à la moyennes nationale (83/1000). Ce taux est aussi largement supérieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85,46/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,8 %, le plus faible du département et de la région et assez éloigné des moyennes régionale (28,25 %) et nationale (28,76 %).

La ville de Toulouse connaît un niveau de délinquance élevé par rapport au reste de la région. La mairie, en accord des associations de commerçants, a donc décidé d'installer une douzaine de caméra réparties dans la ville pour prévenir la délinquance. À partir de juillet 2007, elles permettent de surveiller 24h/24h plusieurs quartiers.

Économie

La bonne santé de l'économie toulousaine est principalement liée aux industries de pointe de l'aéronautique et du spatial. Mais, depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d'activité. Le PIB de l'agglomération est d'environ 30 milliards d'euros, ce qui la classe au troisième rang des villes de France au regard de son poids économique, derrière Lyon et Paris, mais devant Marseille, Nice et Lille. Toulouse se caractérise aussi par son très faible taux d'endettement : un des plus bas en Europe pour une ville de cette taille.

En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Toulouse est de 216 480, se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit:

Le taux de chômage était de 9,9 % en 2005 et était estimé en décembre 2006 à 9,1 % un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale (8,6 %).

Culture et patrimoine

Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand secteur sauvegardé de France (220 ha). De nombreux lieux toulousains sont à découvrir en flânant. Le patrimoine de bâtiments religieux est particulièrement riche, avec quelques curiosités comme l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra muros (quatorze de neuf cloches et plus).

De plus, Toulouse se tourne irrémédiablement vers l'avenir et vers l'industrie de pointe qui compose la principale part de son économie, avec de nouveaux lieux touristiques comme la visite des sites d'Airbus dont les chaînes de montage de l'A380, le musée d'art moderne et contemporain (les abattoirs) et la cité de l'espace avec l'exposition d'une reproduction de la station MIR, une fusée Ariane V, un cinéma grand format en 3 D et bien d'autres curiosités liés à l'espace.

Toulouse regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est le Capitole qui abrite l'Hôtel de Ville, un opéra et un orchestre symphonique, sur la place du même nom. L'immense Salle des Illustres permet au public d'admirer les chefs-d'oeuvre d'artistes toulousains du XIXe siècle. Situé au coeur du centre-ville, cette large place est le lieu de départ touristique de découverte de la « ville rose ». À l'arrière du Capitole, le donjon du Capitole est situé dans un parc et regroupe les locaux de l'office du tourisme. La place Wilson situé à l'entrée du centre-ville en bas des allées Jean-Jaurès est une place dont les bâtiments en brique sont construit de façon concentriques autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et ses cinémas.

Les quais et les berges de la Garonne ont été aménagés au XVIIIe siècle. Les quais Henri Martin et les quais de Tounis construits en brique pour contenir les inondations permettent de se promener le long du fleuve et de découvrir les anciens ponts de Toulouse. Le pont-Neuf, d'une longueur de 220 mètres, est le plus vieux pont de Toulouse avec le pont de Tournis. Le pont Saint-Pierre est un pont métallique datant de 1897. Un peu plus en aval sur la Garonne se trouve le Bazacle, un gué où les premiers toulousains se sont installés. Il forme aujourd'hui une digue permettant de maintenir un niveau d'eau suffisant à la Garonne durant les mois d'été. Au bord du fleuve, l'hôpital de la Grave et sa chapelle Saint-Joseph de la Grave sont visibles grâce au dôme de la chapelle fabriqué en cuivre. Près de la Garonne se trouve aussi le château d'eau de Toulouse qui renferme une galerie d'expositions photographiques.

Enfin, quelques bâtiments publics sont remarquables comme la gare Matabiau située au bord du canal du Midi, la prison Saint-Michel et le Palais Niel qui a été construit sur les anciennes fortifications de Toulouse pour l'installation du Maréchal de France Adolphe Niel. Et l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est l'un des seuls édifices pratiquement intact de l'époque romaine.

Toulouse est la ville française où l'on trouve le plus d'hôtels particuliers datant du XVIe siècle. Il est vrai qu'à la fin du Moyen Âge, dans cette période faste de la Renaissance et du commerce Toulousain du pastel, nombre de commerçants et de capitouls ont érigé leurs hôtels particuliers, souvent surmontés d'une tour (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité). Puis, les parlementaires se sont dotés à leur tour de demeures prestigieuses, rivalisant d'audace et de génie pour avoir le plus bel édifice de la ville. Ainsi, dans le centre ville, on ne dénombre pas moins de 74 hôtels particuliers.

Toulouse possède de nombreux cafés qui étalent leur terrasses sur les rues semi-piétonnes du centre-ville. Plusieurs quartiers sont très fréquentés aux beaux jours comme la place Wilson, la place Saint-Georges, la place Saint-Pierre et la place Esquirol et Trinité. La grande période des cafés s'est déroulée de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. Les plus beaux établissements se trouvaient autour de la place Wilson (anciennement nommée le square Lafayette). En 1900, quatre hommes d'affaires créent la société anonyme des Grands Cafés et possèdent à l'époque cinq établissements : le Lafayette, le grand café glacier Albrighi, le grand café des Américains, le café de la Comédie et le grand café Sion. Le grand café des Américains était remarquable par sa terrasse (la plus grande de France) dont l'orchestre animait tout le café en 1960.

Aujourd'hui, encore, quelques cafés sont de véritables monuments comme sur la place du Capitole, le café Bibent qui possède une décoration baroque classé monuments historiques en 1978, le café Florida et Mon Café. Les cafés ont joué un rôle lors de la seconde guerre mondiale car des résistants comme Jean Cassou ou le colonel Cahuzac tenaient des réunions sur leurs terrasses. Plus récemment, la place Saint-Pierre est le lieu estudiantin de la ville avec les célèbres Bar basque et Chez Tonton avec son pastis « ô maître ».

Sur la place du capitole, plusieurs hôtels ont une architecture caractéristiques. Le Grand Hôtel de l'Opéra s'élève sur l'emplacement de l'ancien collège Saint-Martial. C'est un hôtel de luxe depuis 1980. À l'angle opposé se trouve l'hôtel du Grand-Balcon qui hébergeait des grands noms comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry à l'époque de l'Aéropostale.

Les monuments catholiques sont nombreux à Toulouse et sont des bâtiments remarquables. La basilique Saint-Sernin située dans le quartier du même nom est classé en 1998 au Patrimoine mondial, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. C'est une église de style roman méridional qui a été consacrée basilique en 1878. L'église des Jacobins et son cloître, situés entre la Garonne et la place du Capitole, est une construction monastique des XIIIe et XIVe siècles, entièrement réalisé en briques, joyau de l'art gothique languedocien. Elle possède une double nef séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut, d'où jaillissent des voûtes d'ogives. La dernière colonne offre un exemple rare du rayonnement de ses voûtes d'ogives formant un « palmier ». La cathédrale Saint-Étienne est la cathédrale de Toulouse construit aux alentours de 1070. Son aspect est particulier car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques.

D'autres églises sont caractéristiques comme l'église Notre-Dame du Taur qui possède un clocher-mur, la basilique de la Daurade, l'église Saint-Aubin, l'église Saint-Nicolas, l'église Notre-Dame de la Dalbade, le Couvent des Augustins, abritant le musée du même nom, et la chapelle des Carmélites qui est le seul bâtiment restant du couvent des Carmélites.

Toulouse possède aussi des monuments protestants comme le temple de la place du Salin et le vieux temple de la rue Pargaminière. Deux monuments orthodoxes existent aussi comme l'église Saint-Saturnin située avenue de Lavaur et l'église Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne. Une nouvelle synagogue et un grand centre communautaire de construction récente représentent les monuments juifs de la ville. Enfin, plusieurs mosquées existent sur la commune comme la mosquée Ennour du quartier d'Empalot, avec son minaret, sa coupole, ses trois niveaux sur 2 100 m² encore en construction, la mosquée Al-Rahma, la mosquée Al Hoceine, la mosquée Salam et la mosquée Abou Bakr.

En plus des berges de la Garonne et du canal du Midi, Toulouse bénéficie de nombreux espaces verts représentant un ensemble de 1 000 hectares. Les parcs et jardins de la ville sont diversifiés allant du jardin japonais du quartier d'affaires de Compans-Caffarelli au parc de la prairie des Filtres au bord de la Garonne. D'autres jardins comme le jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal sont très anciens.

Enfin, en périphérie, le parc de la Reynerie offre un havre de paix tandis que plusieurs zones de loisirs entourent la ville. À l'ouest, le parc de la Ramée possède un lac de 38 hectares et un espace vert de 280 hectares. Au sud, le coteaux de Pech David de 280 hectares dominent la ville et la zone industrielle. Au nord, la zone de loisirs de Sesquières dispose de 117 hectares de parcs et un lac 13 hectares sur lequel le ski nautique est possible.

Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Le musée Saint-Raymond situé près de la basilique Saint-Sernin a été créé en 1892. Il est consacré à l'art et à l'archéologie de l'Antiquité. Le Musée du Vieux Toulouse est un musée privé exposant des objets ou des documents anciens évoquant le passé de la ville. Le Musée Paul-Dupuy présente quant à lui une collection d'objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939. Le Musée Georges-Labit présente une collection d'objets exotiques récolté par l'aventurier Georges Labit.

Le Musée des Augustins est le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795. C'est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central de Paris. Il regroupe une collection de peintures de primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands. il possède aussi une collection de sculptures. L'Hôtel d'Assézat renferme aussi la fondation Bemberg qui regroupe une collection de livres, de tableaux et de sculptures. Le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, créé en 2000, occupe les anciens bâtiments de l'abattoir de la ville. Il regroupe des oeuvres de la seconde moitié du XXe siècle.

Toulouse possède d'autres musées comme le musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse, le musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, le centre Méridional de l'Architecture et de la Ville, le centre municipal de l'Affiche, de la Carte postale et de l'Art Graphique (Toulouse) et le Musée de l'Affiche.


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Vol pour la France
 

France

Géographie

À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 »‰810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand » pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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Vol au départ de Agadir (Maroc)
 

Agadir

Histoire

À l'époque médiévale, Agadir était un bourg de peu de notoriété, Agadir el-arba`, débouché sur la mer de la grande ville du Souss, Taroudant. En 1505, les Portugais fondèrent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du cap Ghir), à l'emplacement du quartier aujourd'hui disparu de Founti.

En 1519 les Portugais construisirent une forteresse à Agouz, à l'embouchure de l'oued Tensift. Le reflux portugais commença quand le 12 mars 1541 le Saâdien Mohammed Ech-Cheikh s'empara de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais furent faits prisonniers, dont le gouverneur Gutierre de Monroy et sa fille Dona Mercia. Les captifs furent rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona Mercia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devint l'épouse de Mohammed Ech-Cheikh et elle mourut en 1544, en couche.

Les positions portugaises acquises entre 1513 et 1514 allaient en diminuant. L'Afrique commençait à compter moins pour le Portugal qui se tournait désormais vers les Indes et le Brésil.

Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devint un port d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe

En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah sous l'autorité du sultan. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir une inscription hollandaise qui signifie : "Crains Dieu et honore ton roi".

Après une longue période de prospérité sous le règne saadien, Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah au port concurrent d'Essaouira. Ce déclin dura un siècle et demie. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir: "C'est maintenant une ville déserte, il n'y a plus qu'un petit nombre de maison qui tombent en ruines".

En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans son port provoqua le Coup de force d'Agadir (incident franco-allemand), occasion pour la France d'établir son protectorat sur le Maroc. La ville n'était alors qu'une modeste bourgade.


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Vol au départ du Maroc
 

Maroc

Économie

En 2006, le Maroc est la cinquième puissance économique du continent africain, selon la Banque mondiale qui a établi le classement suivant :

Il fait partie des pays dit émergent au même titre que des pays comme l'Inde, la Chine, la Turquie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, le Brésil,ou la Pologne..

La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2006, la ville possédait une capacité d'hébergement équivalente à 35 068 lits devant Casablanca avec 26 660 lits.

Médias

En terme de liberté de la presse, le Maroc est classé 97e selon le classement effectué chaque année par Reporters sans frontières.

La seule chaîne télévisée privée marocaine est Médi 1 Sat. Créée le 1er décembre 2006, elle se veut surtout chaîne d'information.

Cependant, il existe un bon nombre de stations de radio privées marocaines :

La plus ancienne chaîne de télévision marocaine est RTM (pour Radiodiffusion télévision marocaine) créée le 3 mars 1962. Elle a été renommé Al Aoula le 28 avril 2007.

La Société nationale de radiodiffusion et de télévision détient la majorité des chaînes télévisées marocaines et une partie des stations de radios. Son capital est détenu à 100 % par l'État marocain.

Démographie

La plupart des Marocains sont musulmans sunnites de rite malékite, de souche arabo-berbère. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche berbère, même si aujourd'hui les berbérophones forment une minorité estimée à environ 40 % de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.

La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l'arabisation et l'islamisation. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l'expulsion des morisques d'Espagne appelée la limpieza del sangre, ce qui amplifia le processus d'arabisation.

Enfin la traite des Noirs, commencé au VIIIe siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 8 000 juifs au Maroc.

La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des français et des espagnols, beaucoup sont des professeurs ou des techniciens. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.

La langue officielle du Maroc est l'arabe littéral. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le chleuh au sud et le tamazight au centre du pays. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60 % la parlent couramment[citation nécessaire], et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures. Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence espagnole, en grande majorité domine l'espagnol[citation nécessaire], soit à peu près 4 millions d'hispanophones[citation nécessaire]. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains. On estime à 3 % le taux de marocains anglophones[citation nécessaire]. D'autant plus que l'anglais est présente dans le système éducatif marocain en plus de l'italien et de l'allemand.

L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont a l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université privé Alakhawayn. Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles tels que l'ISCAE, l'école Hassania, l'école Mohammedia, les ENCG (établies à Agadir, Casablanca, Marrakech, Settat, Tanger...)


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