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Vol pour Djerba (Tunisie)
Djerba
Histoire
Djerba est occupée par l'Espagne de 1521 à 1524 et de 1551 à 1560. Elle devient ensuite la base temporaire du corsaire et amiral ottoman Khayr ad-Din Barberousse. De 1524 à 1551, l'île est l'une des bases principales des corsaires ottomans et nord-africains conduits par Dragut. C'est dans ce contexte de rivalité entre Ottomans et Européens pour le contrôle de la Méditerranée qu'une bataille navale oppose au large de l'île, du 9 au 14 mai 1560, la flotte ottomane menée par Piyale Pacha et Dragut à une flotte européenne principalement composée de navires espagnols, napolitains, siciliens et maltais.
En 1568, le pacha de Tripoli s'y présente pour demander un grand tribut et l'île est prise par Ibrahim en 1598. Pendant le XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, l'île dépend alternativement des gouverneurs d'Alger, de Tripoli ou de Tunis jusqu'à ce que Hammouda Pacha (gouverneur de 1631 à 1659) l'incorpore définivement au royaume de Tunis. En 1705, avec l'établissement de la dynastie des Husseinites, le bey de Tunis est dorénavant représenté sur l'île par un cheikh et des caïds recrutés parmi les plus importantes familles locales. La plus importante d'entre elles est la famille Senumeni (XVIe siècle) puis celle des Bel Djelloud. L'un des membres de cette famille, Saïd, fera utiliser tous les navires de l'île pour empêcher que Younès, fils d'Ali I Bey, puisse se rendre sur l'île, ce qui lui coûtera la vie. De la seconde moitié du XVIIe siècle aux XVIIIe et XIXe siècles, la famille dominante est celle des Ben Ayed.
À partir du XVIIIe siècle, l'orthodoxie malékite se substitue à l'ibadisme et la langue berbère perd peu à peu de son importance face à l'arabe. Au XVIIIe siècle, on assiste à des incursions de la part des nomades Urghamma et Akkara provenant de la région du Djefarra. En 1705 et 1706, la peste fait ravage sur l'île et reviend en 1809. En 1794, l'île est pillée par un aventurier nommé Ali Burghul durant 58 jours et, en 1864, elle est à nouveau atteinte par des nomades de la région de Zarzis. Cette même année, une nouvelle épidémie de peste et une révolte sont relevées. En 1846, Ahmed I Bey interdit l'esclavage, acte qui affecte l'économie de l'île qui est alors l'un des plus importants centres du commerce des esclaves en Tunisie, avec Gabès, où parviennent les caravanes d'esclaves venant des oasis de Ghadamès et Ghat. Le commerce se déplacera par la suite vers Tripoli.
L'île reste sous la domination ottomane jusqu'en 1881, date à laquelle la Tunisie passe sous protectorat français avant d'accéder à l'indépendance en 1956.
Le 11 avril 2002, un attentat est commis contre des touristes visitant la synagogue de la Ghriba. Un camion bourré d'explosifs saute à proximité de cette dernière : 21 personnes sont tuées, dont 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français, et d'autres blessées. Le gouvernement tunisien parle alors d'un accident mais les experts suggérèrent rapidement un attentat qui est revendiqué par la suite par Al-Qaida.
Économie
Le tourisme est la principale activité économique de l'île : Djerba est célèbre dans le monde entier pour ses plages et les nombreux hôtels dont elle dispose. Les espaces permettent d'avoir de grandes unités hôtelières (un complexe comporte 3000 lits et quelques autres hôtels ont plus de 1000 lits). La présence de l'aéroport international de Djerba-Zarzis (ouvert en 1970 et agrandi depuis) et d'infrastructures routières satisfaisantes contribue à en faire un centre touristique important et un générateur de croissance économique pour ses habitants. Les touristes, principalement allemands, italiens et français, y apprécient le mélange de modernité et de tradition.
L'économie de l'île repose également sur les champs d'oliviers et les huileries associées. L'artisanat local, comme les poteries du village de Guellala, se développe en même temps que le tourisme. Enfin, la pêche locale profite d'eaux parmi les plus poissonneuses de la mer Méditerranée : sautade de mulets et pêche à la gargoulette (amphore) de poulpes.
Religion
L'île est un centre de la secte islamique des ibadites. Ainsi, à trois kilomètres de Sedouikech, en direction d'El Kantara, se trouve l'une des mosquées souterraines de l'île où les ibadites persécutés se réfugièrent pour pratiquer leur culte. Comme elle n'est plus utilisée pour le culte, elle peut être visitée librement. Entourée d'une oliveraie, on y accède par un escalier très raide et étroit qui conduit dans la chambre principale. À côté de la mosquée se trouve un grand réservoir qui alimente un puits également souterrain.
Les terres cultivées représentent 4,9 millions d'hectares dont 1,6 consacré à la culture des céréales, 1,6 consacré à la culture de l'olivier et 400 000 hectares consacrés aux cultures irriguées. Le désert occupe une superficie comprise entre 33% et 40% du territoire selon qu'on le définisse d'après l'aridité ou selon des caractéristiques paysagères.
La Tunisie possède un relief contrasté entre une partie septentrionale et occidentale montagneuse située dans l'extension du massif montagneux de l'Atlas » son point culminant est le Djebel Chambi (1 544 mètres) » et coupée par la plaine de la Medjerda (seul cours d'eau alimenté de façon continue), une partie orientale plane s'étendant entre Hammamet et Ben Gardane et une partie méridionale désertique divisée entre une succession de chotts (Chott el-Gharsa, Chott el-Jérid et Chott el-Fejaj), des plateaux rocheux et les dunes du Grand Erg Oriental. Le littoral parsemé de tombolos et de lagunes se déroule sur 1 298 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses. Quelques îles dont les Kerkennah et Djerba parsèment le littoral.
Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques, la grande différence entre le nord et le reste du pays étant due à la chaîne de la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride engendré par le Sahara. En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par divers types de vents : la côte nord est exposée aux vents marins soufflant depuis le sud de la France, ce qui provoque une baisse significative des températures et une hausse des précipitations, et le sud du pays aux vents chauds et secs tels le sirocco soufflant sur les grandes étendues désertiques et les plaines. Le pays bénéficie également d'un taux d'ensoleillement important (dépassant 3 000 heures par an). Les températures varient en raison de la latitude, de l'altitude et de la proximité ou de l'éloignement de la mer Méditerranée. S'il peut faire quelques degrés au-dessous de 0°C en hiver dans les montagnes de Kroumirie, la température grimpe parfois en été aux environs de 50°C dans les régions désertiques. La pluviométrie annuelle varie également selon les régions : d'environ 1 000 millimètres au nord à environ 380 millimètres au centre et environ 300 millimètres au sud.
La flore varie beaucoup en fonction des régions : celle des régions côtières est semblable à celle de l'Europe méridionale et comprend prairies, garrigue, maquis et forêts de chênes-liège. Plus au sud, la végétation est de type steppique avec une dominance de l'alfa. Dans les régions arides de l'extrême sud, les oasis sont plantées de palmiers-dattiers.
Huit aires naturelles ont été érigées en parcs nationaux. Le parc national de l'Ichkeul, qui s'étend sur 12 600 hectares, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il existe également 16 réserves naturelles qui ont pour but d'être un habitat pour des espèces ayant une valeur écologique et économique et en tant qu'écosystèmes vulnérables.
Selon une étude du programme méditerranéen du WWF, la région côtière du nord-ouest figure parmi les 13 sites de la Méditerranée qui se distinguent par leur richesse naturelle, leur biodiversité et leurs espèces végétales et animales uniques.
L'espace tunisien apparaît inégalement peuplé et développé sur le plan socio-économique selon un gradient intérieur-littoral (ouest-est). Les treize gouvernorats côtiers totalisent 65,3% de la population totale avec une forte densité de population (140 habitants par km²). L'économie y est diversifiée et c'est l'activité industrielle qui se démarque le plus avec la concentration de 85% des établissements industriels du pays et même de 87,5% de l'emploi dans ce secteur économique.
La Tunisie est urbanisée à 64,9 % (2005) et connaît un taux d'urbanisation annuelle de 3,6 %. Le réseau urbain se situe sur la bande littorale orientale, entre les régions de Tunis et Gabès en passant par le Sahel et Sfax (centre-est du pays), qui dispose des plus grandes infrastructures économiques et concentre plus de 80 % de la population urbaine. Les principales agglomérations sont :
Économie
Entre 1956 et 1960, pour affirmer le contrôle public dans les secteurs-clefs, le gouvernement prend en main la direction du secteur bancaire et nationalise les sociétés de transport, d'électricité, de gaz naturel et d'eau. Dans le même temps, le 18 octobre 1958, le dinar tunisien devient la monnaie officielle. Cependant, l'importance croissante de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) mène le pays vers l'adoption du socialisme. Les objectifs principaux sont alors la « décolonisation économique », l'amélioration du niveau de vie, la réduction de la dépendance des capitaux extérieurs et la création d'un marché national. En mai 1964, l'Assemblée nationale décrète l'expropriation des terres en possession étrangère afin d'établir 300 fermes coopératives d'État. Toutefois, l'expérience rencontre des difficultés insurmontables et est interrompue en septembre 1969 suite à la parution d'un rapport de la Banque mondiale sur le déficit des entreprises publiques. Avec l'arrivée d'Hédi Nouira à la tête du gouvernement, l'État engage son retrait du secteur industriel en l'ouvrant à l'investissement privé. En réalité, la Tunisie maintient largement le subventionnement des prix, le secteur financier est entièrement géré par le gouvernement et l'économie est protégée par des droits de douane très élevés et des restrictions d'importation. Cependant, l'économie bénéficie de résultats positifs grâce aux deux chocs pétroliers, qui font augmenter les prix du pétrole et des phosphates, mais aussi grâce à une production agricole en hausse et à des recettes touristiques plus élevées. Néanmoins, la Tunisie reste dépendante des recettes pétrolières et est pénalisée par son endettement extérieur, grevant les finances publiques qui assurent jusque-là les rentes. De plus, elle n'a pas de base productive en mesure d'absorber le surplus de travailleurs et d'exporter une gamme de produits diversifiée et compétitive. Le manque d'investissement de l'État dans les infrastructures entrave encore la croissance et dissuade les investisseurs privés. Entre 1985 et 1986, les agitations sociales augmentent de façon dramatique où l'UGTT organise des grèves et des manifestations contre l'augmentation du chômage et la politique salariale. En conséquence, le gouvernement conduit par le premier ministre Rachid Sfar se met d'accord avec le Fonds monétaire international sur la mise en place d'un programme de réforme économique. Au bout de 18 mois, les grands déséquilibres internes et externes sont maîtrisés, la dette extérieure reste raisonnable et une croissance du PIB de 4,3 % est atteinte. Dès le début des années 1980, le gouvernement considère aussi la privatisation des entreprises étatiques pour mettre fin à leur endettement. Les secteurs concernés sont surtout le tourisme, les matériaux de construction, l'industrie textile, l'industrie agroalimentaire et la pêche, la mécanique et l'électrotechnique. De plus, le gouvernement encourage l'industrie manufacturière produisant uniquement pour l'exportation en lui donnant la possibilité de s'implanter partout dans le pays tout en travaillant sous le règlement des zones de libre-échange.
Depuis l'indépendance de la Tunisie, l'agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d'atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. En dépit du développement des autres secteurs de l'économie nationale, l'agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d'oeuvre en 2006. Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (4e producteur mondial et 2e exportateur mondial), les dattes, les agrumes et les produits de la mer. La gestion de l'agriculture appartient encore à des organismes d'État tels les offices des céréales, de la pêche ou de l'huile mais le secteur agricole est de plus en plus pris en charge par des groupes privés souvent présents dans l'industrie agroalimentaire tel le groupe Poulina qui est le premier groupe privé du pays.
En matière industrielle, la Tunisie est le premier exportateur d'Afrique en valeur absolue : elle est ainsi passée devant l'Afrique du Sud en 1999. Les secteurs du textile et de l'agroalimentaire représentent 50 % de la production et 60 % de l'emploi de l'industrie manufacturière. Mais, après avoir cru à un rythme annuel de 2,1 % (entre 2000 et 2005), l'industrie tunisienne fait aujourd'hui face à la concurrence étrangère. Toutefois, les exportations de produits mécaniques et électriques se sont multipliées par cinq entre 1995 et 2005. Quatrième fournisseur de l'Union européenne en produits textiles, elle était jusqu'en 2002 le premier fournisseur de la France avant d'être surclassée par la Chine en 2003. Les ressources naturelles de la Tunisie restent quant à elles modestes, ce qui contraint le pays à importer du pétrole.
Dans le secteur des services, le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l'action conjuguée de l'État et de groupes privés. Le secteur touristique représente 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d'emploi saisonnier. Outre le tourisme balnéaire majoritaire, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l'année) est en fort développement. Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement. Le commerce et la distribution, qui emploie plus de 500 000 personnes et participe à 10,7 % du PIB national, se divise en deux catégories. Ainsi, le secteur se caractérise encore par la prédominance du commerce traditionnel avec 88 % (2006) du chiffre d'affaires, l'essentiel des transactions commerciales étant réalisé par de petits commerçants. La distribution moderne, qui compte pour 12 % du chiffre d'affaires global et regroupe des enseignes nationales et internationales, n'est apparue que lorsque le marché s'est libéralisé en 1999.
Transport
La Tunisie compte aujourd'hui sept ports de commerce (Radès, Sfax, Bizerte, Gabès, Sousse, Zarzis et La Goulette) tandis qu'un port en eaux profondes va être réalisé à Enfida. Placés sous la gestion de l'Office de la marine marchande et des ports, ils assurent à eux seuls 96 % du commerce extérieur tunisien. Avec ses 550 000 passagers et ses 415 000 croisiéristes enregistrés en 2004, le port de La Goulette est l'une des destinations les plus appréciées dans l'ouest du bassin méditerranéen. La Compagnie tunisienne de navigation, société publique, est le principal armateur du pays et assure des lignes régulières reliant les deux rives de la mer Méditerranée (vers Marseille, Gênes, Livourne et Barcelone). Le pays compte par ailleurs trente aéroports dont sept aéroports internationaux. Le principal aéroport du pays est celui de Tunis-Carthage, situé à dix kilomètres de la capitale. En 2005, 39,2 % du trafic s'effectue par l'aéroport international de Tunis-Carthage. Plus des deux-tiers du trafic commercial aérien sont destinés à l'Europe.
Le transport ferroviaire assure plus du tiers des déplacements nationaux à travers un réseau national de 2 153 kilomètres de voies ferrées. Le réseau est exploité par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ainsi que par la Société du métro léger de Tunis spécialisée dans le transport urbain dans la région de Tunis.
Le réseau routier s'étend sur 19 300 kilomètres dont 12 655 kilomètres de routes goudronnées ainsi que de trois autoroutes reliant Tunis à M'saken au sud (prolongée jusqu'à Sfax fin 2007), Bizerte au nord ou Oued Zarga à l'ouest. Le secteur du transport routier domine les transports terrestres de voyageurs et de marchandises. Il est néanmoins contrôlé par les sociétés étrangères à cause du petit nombre d'entreprises tunisiennes.
Démographie
Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %) s'identifient culturellement aux Arabes, certaines études tendent à indiquer qu'ils seraient ethniquement plus proches des Berbères mais aussi de certains Européens :
« Comparés avec d'autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l'Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. »
Toutefois, de nombreuses civilisations ont envahi le pays puis ont été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales venant d'Allemagne, Ottomans et enfin Français. De plus, beaucoup de Maures et de Juifs arrivèrent d'Andalousie à la fin du XVe siècle.
Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l'islamisation de la majeure partie de l'Ifriqiya. À cette occasion se créent quelques villes nouvelles dont Kairouan et Mahdia. C'est à partir du XIe siècle, avec l'arrivée des tribus hilaliennes chassées d'Égypte, que l'arabisation linguistique et culturelle devient déterminante. Certains groupes, descendants des Berbères, ont cependant su conservé leur langue et leurs coutumes, souvent en raison de leur enclavement géographique. En effet, de nos jours, ils habitent souvent les régions de montagnes (Matmata, Tataouine, Gafsa ou Sbeïtla). Toutefois, les Berbères, qui représentent une forte minorité ethnique au Maroc et en Algérie, restent peu nombreux en Tunisie.
Presque la totalité des Tunisiens (98 % de la population) est de confession musulmane sunnite de rite malékite. De la forte population juive qui a existé durant 2 000 ans, au sud de Djerba, il n'en reste plus aujourd'hui qu'une infime partie, vivant principalement dans la région de Tunis, car la majorité des Juifs tunisiens ont en effet émigré vers Israël ou la France. Il existe également une petite population chrétienne. Les quelques tribus nomades, minoritaires, sont pour la plupart intégrées et sédentarisées.
La Tunisie a dépassé le cap des 10 millions d'habitants en 2005, ce qui correspond à un triplement de sa population depuis 1956 (3 448 000 habitants) et à un doublement depuis le début des années 1970. Néanmoins, la croissance démographique ralentit, le pays accélérant sa transition démographique dans les années 1990. L'indice de fécondité recule graduellement : le nombre d'enfants par femme est passé de près de 6 dans les années 1960 à 3,4 en 1994 et serait de deux en 2006 (niveau le plus faible du monde arabe). Ainsi, l'accroissement annuel est réduit à 1,08. Mais la Tunisie est aussi un pays qui connaît aussi un taux important d'émigration : le nombre de Tunisiens résidant à l'étranger est évalué à 885 000 personnes. 83 % d'entre eux résident en Europe dont 511 000 en France.
Culture
La culture de la Tunisie est riche de ses 3 000 ans d'histoire et reflète ses cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane ainsi que l'influence des dynasties successives qui règnent sur le pays. Les sites historiques (amphithéâtre d'El Jem et ruines de Carthage), les musées (dont le Musée national du Bardo), l'architecture des villes (Sidi Bou Saïd et son influence arabo-andalouse), la cuisine (baguette, fromage et croissant français ainsi que pâtes italiennes) et la musique témoignent de ce passé où les cultures du bassin méditerranéen se sont croisées.
L'islam est la religion principale de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98 % de la population. Le judaïsme et le christianisme y sont très minoritaires mais la Tunisie se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait l'identité du pays.
Les Tunisiens conservent quelques croyances d'origine berbère comme le mauvais oeil. Nombre de pratiques et de grigris doivent servir à le repousser. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui, par leur méditation, étaient censés guérir les malades et les aveugles. Aujourd'hui, les Tunisiens continuent à les prier et à leur demander quelques faveurs.
La constitution tunisienne prévoit l'exercice libre des religions tant qu'elles ne portent pas atteinte à l'ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l'établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme et limite le port du hijab (notamment dans les administrations et écoles publiques). Les fêtes religieuses musulmanes sont considérées comme des jours fériés (Aïd el-Kebir, Aïd el-Fitr, Mouled, etc.). Le gouvernement reconnaît également la sainteté des fêtes religieuses des non-musulmans, particulièrement celles des religions monothéistes.
En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger » (voir l'article : Émeutes d'octobre 1988 en Algérie). Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'une libération officiellement totale de la presse écrite.
La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une nouvelle période de violences opposant l'État aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes armés, jusqu'en 1999.
L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu et des ambitions d'une population jeune avide de voyages et d'aventures. (référence nécessaire)
De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.
Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telle que Carrefour, Yves Rocher, ou encore Quick. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro d'Alger, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc.
Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ». Le 11 avril 2007, un double attentat à la bombe vise le palais du gouvernement (où siège le premier ministre et le ministre de l'Intérieure) et le commissariat de Bab-Ezzouar. Ces attentats sont revendiqués par l'Organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (ancien GSPC).
Cependant,comme le rapporte la presse algérienne, Alger est la capitale la moins vivable dans le monde. C'est ce qui ressort d'une étude publiée dernièrement par « The Economist Intelligence », qui est une unité des enquêtes appartenant au groupe britannique « The Economist » (hebdomadaire spécialisé dans les affaires et les analyses économiques). Sur 132 villes sélectionnées, Alger a été classée à la dernière place de ce rapport élaboré en évaluant les conditions de vie de ces villes, selon 40 indicateurs. Ces derniers concernent cinq catégories : la stabilité, le service de santé, la culture et l'environnement, l'éducation et la disponibilité des infrastructures de base. L'évaluation d'Alger a été de 64,7% (alors que Vancouver, la première du classement, a eu 1,3%). En 2005, la « blanche » a été classée par le même organisme à la 125e place (sur 129). Cette fois, Alger a été considérée comme la moins attractive du monde se faisant distancer par Karachi (Pakistan), Tripoli (Libye), Abidjan (côte-d'ivoire), ou encore Dhaka, la capitale du Bangladesh.
Les Arrondissements périphériques
Les arrondissements périphériques d'Alger abritent aujourd'hui plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. On peut citer notamment El-Harrach (ex-Maison Carrée), Hussein-dey, Bab Ezzouar, Bouzareah, Chevalley et Kouba. On peut aussi y ajouter les banlieues de Chéraga, Bordj el Kiffan, Rouiba, Dély-Ibrahim, Draria, Aïn Benian (ex-Guyotville), Aïn Taya, Bordj El Bahri (ex- Cap Matifou) et Birkhadem.
C'est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, divisée en deux : la ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du XVIIe siècle ; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) flanquée de deux minarets, mosquée el Djedid (1660, à l'époque de la régence Turque) avec sa grande coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fut construite par l'almoravide Youssef Ibn Tachfin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), Dar Aziza, palais de la Jénina. La Casbah, c'est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l'on s'y perd, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.
Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu'un climat désertique règne sur le Sud. Durant l'été, les mois les plus chauds sont juillet et août.
Le taux d'urbanisation de l'Algérie avoisine les 60 %, et continue d'augmenter (avec une croissance plus soutenue dans le sud algérien) en dépit des efforts du gouvernement pour freiner la migration vers les villes. L'Algérie compte plus d'une trentaine d'agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants, presque toutes concentrées dans le nord du pays. La plus grande ville est Alger, mégapole de plus de quatre millions d'habitants, soit plus du dixième de la population globale, ce qui en fait la première agglomération du Maghreb.
Il y a également parmi les principales villes algériennes, en termes de population, d'influence culturelle ou d'importance économique :
Politique
Sur le plan politique, l'Algérie a adopté un régime républicain depuis l'avènement de son indépendance en 1962. La Constitution actuelle confère au chef de l'État un rôle central dans la gestion des affaires du pays, c'est ainsi qu'en vertu de ses articles, le président de la République est le chef de l'exécutif, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense. Le chef de l'État détient également le pouvoir de nommer son premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier. L'élection du président de la République se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans. L'actuel président en exercice est Abdelaziz Bouteflika. Élu pour un premier mandat de 1999 à 2004, il est réélu la même année pour un second mandat qui s'achèvera en 2009.
Par ailleurs, le pouvoir législatif est de type bicaméral depuis la réforme constitutionnelle de 1996, il est à noter cependant que les pouvoirs qui lui sont attribués sont fortement diminués par la prééminence du pouvoir exécutif. La répartition des différents élus au niveau des deux chambres du Parlement révèle la composition suivante:
La Constitution algérienne a été adoptée le 10 septembre 1963. Elle a par la suite été révisée à trois reprises. D'abord en 1976, cette première révision constitutionnelle fut initiée sous l'impulsion de Houari Boumediène, elle visait en premier lieu le parachèvement des institutions de l'État algérien en le dotant d'une Assemblée législative, et en créant également le poste de Président de la République, soumis au suffrage universel direct et ce, en remplacement de la fonction de Président du Conseil de la Révolution. La deuxième révision de la Constitution fut menée le 28 février 1989, date à laquelle le multipartisme et la liberté d'expression furent instaurés, c'est donc dans le sillage de cette réforme que le régime du parti unique fut dissous et que beaucoup de partis politiques furent créés par la même occasion. La troisième et dernière révision constitutionnelle fut menée en 1996 avec comme principal objectif l'instauration d'un Parlement bicaméral. Ces institutions furent élues le 5 juin 1997, et constituent le premier Parlement pluraliste de l'Algérie indépendante.
Actuellement l'Algérie compte plus de 40 partis politiques en activité. Cependant, ces mêmes partis ne peuvent en vertu de l'article 42 de la Constitution « être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale », ils doivent aussi recevoir l'agrément du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales pour être en mesure de se présenter aux différentes échéances électorales. Les plus importants d'entre eux demeurent ceux de l'alliance présidentielle qui est composée de trois partis majoritaires à l'Assemblée et au Sénat, il s'agit du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Les principaux partis d'opposition sont le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement pour la réforme nationale (MRN), le Parti des Travailleurs (PT) et le Front des forces socialistes (FFS).
Sur le plan extérieur, l'Algérie inscrit son positionnement par rapport aux différentes questions internationales sur la base de la doctrine qu'elle a puisée du combat libérateur qui a permis à son peuple de recouvrer sa pleine souveraineté. C'est aussi au nom de cette morale que ce pays soutint durant les années soixante et soixante-dix un nombre important de mouvements révolutionnaires de par le monde, ce qui lui valut d'être considéré comme « le phare du tiers monde ». Par extension et grâce à ses richesses sur le plan énergétique ainsi qu'à sa position particulièrement privilégiée dans le flanc sud de la Méditerranée, l'Algérie jouit d'une influence certaine au niveau des ensembles régionaux auxquels elle appartient (Union africaine, Ligue arabe, dialogue euro-méditerranéen, etc.). Aussi, l'Algérie a su montrer son importante puissance d'influence parfois supérieure à son « potentiel propre » (économique, militaire, population). Elle a en effet contribué avec succès au règlement d'un certain nombre de crises comme la libération des otages américains en 1981, et plus récemment en 2000 avec la signature de l'accord de paix entre l'Érythrée et l'Éthiopie.
Les organisations internationales auxquelles participe l'Algérie sont recensées dans le tableau ci-dessous :
L'Armée algérienne est appelée Armée nationale populaire (ANP). Elle est composée des commandements des forces terrestres, navales, aériennes et de la Défense aérienne du territoire (DAT). Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit au chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale. La composition de l'armée algérienne révèle un effectif d'environ 300 000 hommes (tous corps confondus) , additionnés aux 150 000 réservistes. Elle est également assistée par le corps de la Gendarmerie nationale composé de 60 000 membres, ainsi que d'un corps d'élite de 5 000 gardes républicains, dépendant du ministère de le Défense.
En 2006, le budget algérien de la défense occupait 3,3 % du PIB, soit environ 3,8 milliards USD. Son principal fournisseur d'armes depuis l'indépendance a été l'Union soviétique. Cependant, depuis la chute de cette dernière à l'issue de la guerre froide, l'Algérie a procédé à une diversification de ses approvisionnements en armes, en se tournant notamment vers des pays comme les États-Unis d'Amérique, la Chine et l'Afrique du Sud. Mais il reste que le matériel russe occupe toujours une place prépondérante au sein du parc militaire algérien, cette position a été davantage renforcée par la signature en 2006 d'un contrat très important de livraisons militaires.
Par ailleurs, l'armée algérienne construit certains types d'armements, cela va des patrouilleurs et corvettes pour la Marine de guerre, jusqu'aux véhicules blindés de transport de troupes pour l'armée de Terre.
L'armée algérienne s'est en outre lancée depuis l'année 2000 dans un processus de professionnalisation, qui vise à terme à adapter l'organisation de cette institution aux standards internationaux (notamment ceux de l'OTAN), le corollaire de cette transformation étant l'intégration de l'Algérie au sein du dispositif de l'OTAN en Méditerranée.
Découpage administratif
L'Algérie est divisée sur le plan administratif en 48 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d'une assemblée élue, l' APW (« Assemblée populaire de wilaya ») et placée sous l'autorité d'un wali (préfet) nommé par le président de la République. Elles sont divisées en daïras, lesquelles sont divisées à leur tour, en communes (1541). Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l'APC (« Assemblée populaire communale ») qui élit elle-même son président, faisant office de maire. Chaque wilaya et daïras porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant récolté au niveau local. Le dernier découpage administratif algérien date de 1985. Les wilayas, classées par leur indicatif, sont :
L'Algérie est parmi les pays les plus riches du continent africain. Elle est la deuxième puissance économique en Afrique avec un PIB annuel de 120 milliards USD en 2006, après l'Afrique du Sud avec 255.0 milliards USD. Sa monnaie est le dinar algérien (DA) abréviation courante ou (DZD) abréviation bancaire.
L'Algérie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur) et de pétrole (13e producteur et 9e exportateur), et dispose aussi de réserves importantes de fer au Sud-Ouest, ainsi que d'or, d'uranium et de zinc à l'extrême Sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L'Algérie a su diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie lourde, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalité des exportations. En outre, même si parmi les productions agricoles de l'Algérie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fève verte, 5e de figue, 6e de datte, 9e d'abricot ou encore 10e d'amande, il est le 5e pays qui exporte le moins sa production agricole. La dette extérieure de l'Algérie s'élevait en décembre 2006 à 4,7 milliards USD contre 17,5 milliards USD en 2005 - le pays est en train de rembourser par anticipation de vastes parts de ses dettes, utilisant ainsi l'afflux de devises inattendues liées à la hausse du prix du pétrole (voir : Pic pétrolier).