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Vol pour la France
 

France

Géographie

Ă€ l'exception de sa frontière nord-est, le pays est dĂ©limitĂ© principalement par des mers et l'OcĂ©an et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, PyrĂ©nĂ©es.

La France mĂ©tropolitaine a une grande variĂ©tĂ© de paysages, entre les plaines cĂ´tières situĂ©es dans le nord et l'ouest et les chaĂ®nes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les PyrĂ©nĂ©es). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine Ă  4 Â»Â‰810 m. Il existe aussi d'autres rĂ©gions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisĂ©es. La France bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d'un rĂ©seau fluvial Ă©tendu qui est composĂ© principalement par la Loire, le RhĂ´ne (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivitĂ©s françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liĂ©s Ă  leur plus forte autonomie : les collectivitĂ©s de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions gĂ©nĂ©ralement confĂ©rĂ©es aux rĂ©gions et dĂ©partements mĂ©tropolitains. Toutefois, Mayotte Ă©volue depuis 2001 vers le statut de dĂ©partement d'outre-mer, pour une plus forte intĂ©gration. Ces deux collectivitĂ©s, bien que situĂ©es hors de l'Union europĂ©enne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitĂ©es sont gĂ©rĂ©es Ă  distance depuis un autre territoire habitĂ©, par un administrateur dĂ©signĂ© par l'État au nom de la rĂ©publique : les Ă®les Éparses (dans l'ocĂ©an Indien, dispersĂ©es autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'ocĂ©an Indien) sont administrĂ©es depuis la RĂ©union, et Clipperton (Ă  l'Est de l'ocĂ©an Pacifique, au large du Mexique) est gĂ©rĂ©e depuis la PolynĂ©sie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La RĂ©publique française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en mĂ©tropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national gĂ©nĂ©ral Ă©tait organisĂ© Ă  intervalles rĂ©guliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance dĂ©mographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalitĂ© supĂ©rieur Ă  la moyenne europĂ©enne (830 900 naissances contre 531 200 dĂ©cès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc Ă©voluĂ© de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fĂ©conditĂ©, il est de 2,01 bĂ©bĂ©s par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fĂ©conditĂ© plus Ă©levĂ©s en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le dĂ©but du XXIe siècle sa structure Ă©voluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgĂ©e, en raison Ă  la fois de la progression de l'espĂ©rance de vie (la France jouit d'une des plus longues espĂ©rances de vie au monde) et de l'arrivĂ©e vers le troisième âge de la gĂ©nĂ©ration du baby boom (ce phĂ©nomène est appelĂ© communĂ©ment le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrĂ©s viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'Ă©trangers (personnes de nationalitĂ© Ă©trangère) en France mĂ©tropolitaine Ă©tait de 3 501 000 personnes, c'est-Ă -dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable Ă  la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur Ă  l'INED, le nombre d'immigrĂ©s est très difficile Ă  estimer Ă  cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois Ă©tudes ont Ă©tĂ© menĂ©es : en 1927, 1942 et 1986. D'après une Ă©tude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent Ă©tranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance Ă©conomique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait ĂŞtre considerĂ©e comme un « grand Â» pays Ă  l'Ă©chelle mondiale. Cependant, son poids Ă©conomique a su en faire un rĂ´le majeur de la scène internationale. La France a très tĂ´t tirĂ© profit d'atouts naturels indĂ©niables, Ă  commencer par sa situation gĂ©ographique, du centre de l'Europe aux dĂ©bouchĂ©s sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : MĂ©diterranĂ©e, Manche, Atlantique... Ă€ cet Ă©gard, le MarchĂ© commun europĂ©en mis en place en 1957, a constituĂ© pour les entreprises françaises une vĂ©ritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de reprĂ©senter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole europĂ©enne en 1999, elle est largement en tĂŞte des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du Ă  une modernisation considĂ©rable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement liĂ© surtout aux dĂ©parts massifs en retraite et prĂ©retraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activitĂ© agricole occupe 60 % du territoire mĂ©tropolitain Ă  travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitiĂ© sont mis en culture et le reste profite notamment Ă  l'urbanisme mais aussi aux forĂŞts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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Bruxelles

Statut linguistique

Le bilinguisme de Bruxelles s'explique aussi par l'histoire de cette ville. Les premières décennies de l'indépendance de la Belgique, le néerlandais n'était pas une langue officielle dans le pays. Ceci a motivé beaucoup d'habitants de la capitale, dont la langue usuelle était alors issue du brabançon, proche du flamand, de commencer à parler le français avec leurs enfants afin de leur permettre d'avancer socialement. Graduellement, la ville est devenue presque entièrement francophone, bien que beaucoup de noms de rues, communes etc. soient d'origine flamande (Schaerbeek, Etterbeek, Molenbeek, etc.), et bien que beaucoup de ces francophones aient une partie de leurs racines flamandes.

Étant très largement majoritaires Ă  Bruxelles, les francophones n'ont souvent (mais pas toujours) qu'une connaissance scolaire limitĂ©e du nĂ©erlandais ; en revanche, les Flamands minoritaires de Bruxelles sont gĂ©nĂ©ralement parfaitement bilingues nĂ©erlandais/français et n'hĂ©sitent pas Ă  utiliser directement le français pour communiquer dans les commerces et autres lieux publics de la capitale.

Les partisans Flamands du maintien du bilinguisme dans la ville et la RĂ©gion de Bruxelles considèrent que le statut linguistique actuel de la capitale n'est que la juste rĂ©ciprocitĂ© de la paritĂ© linguistique qui existe au niveau fĂ©dĂ©ral (50% des ministres belges sont des francophones alors que les francophones reprĂ©sentent 39% de la population belge). Cette paritĂ© n'existe cependant pas au niveau des Chambres. Afin de justifier le statut actuel de Bruxelles, certains Flamands Ă©voquent Ă©galement le fait historique incontestable selon lequel, dans le passĂ©, jusqu'Ă  la fin du XIXe siècle, Bruxelles est une ville majoritairement de langue flamande (plus exactement de langue brabançonne). Au dĂ©but du XXème siècle, la langue française devient majoritaire. Cette tendance se poursuit et s'amplifie durant les dĂ©cennies suivantes. Avec la Flandre française (de Bailleul Ă  Dunkerque), Bruxelles est le seul exemple d'une francisation accĂ©lĂ©rĂ©e et massive, aux XIXème et XXème siècles, dans un territoire d'expression flamande aussi peuplĂ©.

Les partisans francophones d'une limitation du statut bilingue de Bruxelles (mais avec des droits étendus pour la minorité linguistique) estiment, en ce qui les concerne, que le rapport de force linguistique est disproportionné à Bruxelles par rapport à ce qu'il est au niveau fédéral, et que le régime bilingue à Bruxelles est inadapté, voire injuste à l'égard des francophones. Ils insistent sur le fait qu'au niveau fédéral, le taux de 39% de francophones en Belgique est équitablement comparable au pourcentage de 50% de ministres francophones, tandis que, dans le cas de Bruxelles, la proportion de néerlandophones au parlement et surtout au gouvernement est nettement disproportionnée par rapport aux 10% de la population que représentent les néerlandophones à Bruxelles.

Le débat est toujours en cours, mais, à l'heure actuelle, le statu quo prévaut tant au niveau fédéral qu'au niveau bruxellois. Certains affirment que la remise en cause de la parité à Bruxelles entraînerait la même remise en cause de la parité linguistique au sein du gouvernement fédéral. Pour ajouter à la complexité de ce débat, il est à noter que quelques communes situées autour de la région bruxelloise (c'est-à-dire sur le territoire de la région flamande) sont majoritairement peuplées de francophones. Une revendication francophone est donc l'élargissement de la région bruxelloise qui aurait pour effet, notamment, de créer une frontière commune, un couloir, entre la Wallonie et Bruxelles. Le débat est en cours.

Histoire

Bruxelles, qui a fĂŞtĂ© son millĂ©naire en 1979, a une histoire mouvementĂ©e liĂ©e Ă  celle du continent europĂ©en dans la mĂŞme pĂ©riode. Etymologiquement, le nom de "Bruxelles" est expliquĂ© de diverses manières, pour les uns il serait d'origine flamande ("Broeksel") signifiant en vieux flamand "habitation" (sel) "des marais" ("broek"), en effet, jusqu'au voĂ»tement de la Senne en 1871 (rivière qui traversait le centre de la ville du Sud au Nord), Bruxelles Ă©tait marĂ©cageux et sujet Ă  des inondations pĂ©riodiques. Selon d'autres pour qui l'habitat primitif de Bruxelles est situĂ© sur la Montagne Saint-Michel, il serait d'origine celtique, le lieu ayant Ă©tĂ© habitĂ© bien avant les Francs, et aurait la mĂŞme Ă©tymologie que la ville de Gaule cisalpine « Brixellum Â», l'actuelle Brescello, et dĂ©rive de « briga Â» (hauteur) et « cella Â» (le temple), c'est-Ă -dire le temple sur la hauteur, comme c'est d'ailleurs toujours le cas de la cathĂ©drale Sainte-Gudule.

Économie

L'Ă©conomie de Bruxelles est dominĂ©e par des activitĂ©s dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Son rĂ´le de mĂ©tropole commerciale nord-europĂ©enne en fait aussi une grande ville de congrès. Souvent, ces activitĂ©s sont directement ou indirectement liĂ©es avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union europĂ©enne :

Transports

Pour le transport aĂ©rien, voir aussi l'article dĂ©taillĂ© : AĂ©roports internationaux de Bruxelles

Le TGV Thalys relie Bruxelles Ă  Paris, Amsterdam et Cologne, tandis que le TGV "classique" relie directement la mĂ©tropole aux villes françaises du sud (Lyon, Marseille, etc.) L'Eurostar relie Bruxelles Ă  Londres. Enfin, les trains Eurocity Iris et Vauban relient Bruxelles respectivement Ă  Zurich et Ă  Brigue, tous les deux via Metz, Strasbourg et Bâle. Bruxelles est desservie par plusieurs gares :

Il existe un projet de RER devant apporter une rĂ©ponse aux gros problèmes de mobilitĂ© rencontrĂ©s par la ville. Ce projet implique la crĂ©ation de nouveaux points d'arrĂŞt : la Gare de l'Ouest et Simonis, en correspondance avec le mĂ©tro ; la halte du Germoir Ă  Etterbeek et la gare des Arcades Ă  Watermael, la halte du Vivier d'Oie Ă  Uccle, un arrĂŞt Ă  hauteur du CERIA Ă  Anderlecht et d'autres arrĂŞts qui devraient voir le jour avant, pendant et après la mise en place du RER.

Les transports urbains sont assurĂ©s par un rĂ©seau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Trois lignes de mĂ©tro desservent Ă©galement la ville : les deux premières (lignes 1A et 1B) traversent la capitale d'est en ouest ; la troisième (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. Ă€ noter qu'une quatrième ligne (ligne 3), reliant la gare du Nord Ă  la gare du Midi et se prolongeant jusqu'Ă  la station Albert, est exploitĂ©e avec des tramways souterrains ("prĂ©mĂ©tro"). Le mĂ©tro bruxellois compte 69 stations.

Art et Culture

Bruxelles est une ville Ă©tendue, l'espace disponible par habitant dĂ©passe la moyenne des autres capitales europĂ©ennes. Une part importante du bâti est composĂ© de maisons unifamiliales, maintenant divisĂ©es en appartements, et d'immeubles de faible hauteur. Dans ce paysage urbain s'Ă©lèvent cependant des tours de bureaux modernes (Tour du Midi, Tour Madou, Tour Dexia, Tours Belgacom, Tour des Finances, WTC, etc.), concentrĂ©es dans les quartiers d'affaires de la ville : Gare du nord (surnommĂ© le petit Manhattan), quartier europĂ©en, avenue Louise. De nombreux parcs jalonnent la ville. La proportion d'espaces verts est Ă©galement importante bien qu'inĂ©galement rĂ©partie. Les jardins privĂ©s en intĂ©rieur d'Ă®lot sont nombreux.


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Belgique

Genèse du fĂ©dĂ©ralisme belge : nationalisme flamand, rĂ©gionalisme wallon et « belgitude Â» bruxelloise

La régionalisation institutionnelle du pays amorcée dans les années 1970 est pour certains Wallons une manière de concrétiser la vingtaine de projets fédéralistes qu'ils ont rédigés depuis 1905 et, dès 1912, avec l'appui d'une majorité de parlementaires wallons, notamment lors du Congrès wallon de 1913, en 1938 lors du dépôt d'une révision de la Constitution allant dans ce sens par Georges Truffaut. En 1947, la majorité du groupe parlementaire wallon appuya une révision de la Constitution belge allant dans ce sens après la réunion du Congrès national wallon en 1945 et 1946. Une nouvelle tentative eut lieu en 1952 à l'initiative de Joseph Merlot. Le 13 janvier 1961, au plus fort de la grève qui paralysait la Wallonie 400 mandataires socialistes wallons se réunirent à Saint-Servais et rédigèrent une Adresse au Roi dans laquelle ils réclamaient la Wallonie le droit de disposer d'elle-même. Du mouvement social naquit un mouvement le Mouvement populaire wallon puis plus tard le Rassemblement wallon qui permettent de penser que ce sont les politiques wallons qui initièrent le passage de la Belgique de l'État unitaire à l'État fédéral amorcé dans les années 70.

Les Bruxellois francophones demeuraient en revanche partisans d'une Belgique centralisée, de crainte de perdre leur influence de ville-centre de la politique et de l'économie belges. Désormais, les Bruxellois (francophones) soutiennent à leur tour la régionalisation, puisqu'ils ont obtenu en 1989 leur propre Région fédérée et la garantie que celle-ci serait une Région à part entière.

Les Bruxellois francophones ne sont ni Wallons, ni Flamands : en revanche, les Bruxellois francophones ont avec les Wallons une langue commune, le français (en raison de la francisation de Bruxelles). Les Bruxellois de souche ont avec les Flamands de nombreuses ascendances familiales (les Bruxellois Ă©taient en majoritĂ© des nĂ©erlandophones au XIXe siècle, parlant des dialectes flamands brabançons).

La population bruxelloise s'est enrichie d'une immigration soutenue en provenance de Wallonie aux XIXe et XXe siècles (dans des proportions Ă©quivalentes Ă  celle en provenance de la Flandre), puis s'est encore diversifiĂ©e avec une immigration d'Europe de l'Est et du Sud au cours du XXe siècle (rĂ©fugiĂ©s russes fuyant le bolchevisme après 1917 ; travailleurs en provenance d'Italie, d'Espagne et du Portugal autour de la seconde guerre mondiale et pendant les Trente glorieuses ; etc.), et enfin une immigration plus rĂ©cente (depuis les annĂ©es 1960-1970) en provenance des anciennes colonies belges mais aussi du Maghreb, de Turquie, d'AmĂ©rique latine, etc. Ces vagues d'immigrations successives ont en commun d'avoir adoptĂ© la langue française.

Les Flamands de Bruxelles ont une position fort différente: ils défendent l'autonomie de la région-capitale, mais revendiquent avec force leur appartenance à la Communauté Flamande. Aucun de leurs élus ne voudrait laisser tomber cela. Ils se définissent comme Flamands et Bruxellois à la fois, l'une étant leur communauté (voir pour certains d'eux, leur 'nation'), l'autre leur ville.

Les deux Régions très majoritairement francophones de Belgique (Région wallonne et Région Bruxelles-Capitale), vivent dans le même espace linguistique, artistique et médiatique. Des solidarités multiples et fortes existent donc entre Wallons et Bruxellois. Les partis politiques belges se divisent selon la langue. Il existe depuis peu un consensus à l'intérieur des partis belges francophones pour faire face à l'indéniable puissance du mouvement nationaliste flamand (tous les partis politiques modérés de Flandre se déclarent "nationalistes flamands" aujourd'hui, le parti du ministre-président flamand envisage même l'indépendance à long terme). Wallons et Bruxellois demeurent très attachés à l'existence de leur région respective, tout en conservant une loyauté politique à la Belgique (cette dernière se manifestant à des degrés divers tant à Bruxelles qu'en Wallonie, mais également, dans une moindre mesure, en Flandre, cf. Sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie).

Le fĂ©dĂ©ralisme belge donne de fait la prĂ©sĂ©ance aux RĂ©gions sur les CommunautĂ©s puisque les dĂ©putĂ©s des Parlements wallon et bruxellois sont Ă©lus directement, une partie des dĂ©putĂ©s bruxellois francophones directement Ă©lus formant alors, avec la totalitĂ© des parlementaires wallons directement Ă©lus, le Parlement de la CommunautĂ© Wallonie-Bruxelles, institution parfois remise en cause par des Wallons, comme l'indique rĂ©gulièrement le baromètre politique saisonnier de la Libre Belgique. Depuis, une contestation semblable a surgi Ă  Bruxelles mĂŞme avec un texte publiĂ© le 20 dĂ©cembre 2006 dans le journal Le Soir, auquel des Wallons ont rĂ©pondu positivement le 7 mai 2007. Il semble bien qu'on puisse dire que si la solidaritĂ© francophone n'est pas contestĂ©e, la manière de l'organiser institutionnellement pose actuellement problème puisque la RĂ©gion bruxelloise, bien que majoritairement francophone, a Ă  sa tĂŞte un Gouvernement oĂą le nombre des ministres en titre flamands est strictement identique Ă  celui des ministres francophones (alors que les Flamands reprĂ©sentent 10 % de la population bruxelloise comme le rappelle Philippe Van Parijs), ce qui constitue une asymĂ©trie au niveau de la reprĂ©sentation dĂ©mographique de la capitale. Comme nombre d'habitants francophones de Bruxelles ne votent pas, la reprĂ©sentation flamande tourne cependant autour de 14 % des suffrages, mais ces suffrages Ă©lisent 19% des sièges du Conseil rĂ©gional (17 sièges contre 72 aux francophones). On a calculĂ© qu'un siège francophone "coĂ»tait" 44 % de voix de plus qu'un siège flamand. Dans le gouvernement fĂ©dĂ©ral, le nombre des ministres francophones Ă©quivaut Ă  celui des nĂ©erlandophones (sans compter le premier ministre), bien que les francophones soient dans une position minoritaire (40 Ă  45 % au niveau fĂ©dĂ©ral, si l'on y ajoute aussi les francophones de Flandre). Mais ces deux positions minoritaires ne sont pas comparables. L'une (les Flamands de Bruxelles), constitue une communautĂ© au sein d'une ville, l'autre - les Wallons et des Bruxellois francophones - soit constituent la population presque toute entière d'une entitĂ© fĂ©dĂ©rĂ©e (la RĂ©gion wallonne), vivant sur la plus grande partie du territoire belge, soit constituent la grande majoritĂ© d'une ville qui a fait du français sa lingua franca.

Organisation de l'État fédéral belge

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral, dont le chef d'État actuel est le roi Albert II. En pratique le pays conserve quelques caractéristiques confédérales.

La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d'éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l'indépendance de la Flandre à court terme tandis qu'un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d'obédience républicaine par nature.

Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d'équipollence des normes, c'est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n'a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l'essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l'État belge.

En 1980 lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l'autorise la Constitution. Les 6 députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant les matières régionales.

Le pouvoir fédéral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les élections de juin 2003 le gouvernement est une coalition de quatre partis politiques menée par Guy Verhofstadt, composée des partis socialistes francophone et néerlandophone, ainsi que des partis libéraux francophone et néerlandophone.

L'État fédéral est compétent dans tous les domaines d'intérêt national, tels que la défense et les affaires internationales, toute la sécurité sociale, 95% de la fiscalité, l'économie, les télécommunications et d'importantes compétences semi-fédéralisées, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l'enseignement (âge de l'obligation scolaire, diplômes, etc.).


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