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Vol Lille Agadir
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 | Vol pour Agadir (Maroc) |  | | | AgadirHistoire
À l'époque médiévale, Agadir était un bourg de peu de notoriété, Agadir el-arba`, débouché sur la mer de la grande ville du Souss, Taroudant. En 1505, les Portugais fondèrent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du cap Ghir), à l'emplacement du quartier aujourd'hui disparu de Founti.
En 1519 les Portugais construisirent une forteresse à Agouz, à l'embouchure de l'oued Tensift. Le reflux portugais commença quand le 12 mars 1541 le Saâdien Mohammed Ech-Cheikh s'empara de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais furent faits prisonniers, dont le gouverneur Gutierre de Monroy et sa fille Dona Mercia. Les captifs furent rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona Mercia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devint l'épouse de Mohammed Ech-Cheikh et elle mourut en 1544, en couche.
Les positions portugaises acquises entre 1513 et 1514 allaient en diminuant. L'Afrique commençait à compter moins pour le Portugal qui se tournait désormais vers les Indes et le Brésil.
Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devint un port d'une certaine importance, développant les échanges avec l'Europe
En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah sous l'autorité du sultan. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir une inscription hollandaise qui signifie : "Crains Dieu et honore ton roi".
Après une longue période de prospérité sous le règne saadien, Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah au port concurrent d'Essaouira. Ce déclin dura un siècle et demie. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir: "C'est maintenant une ville déserte, il n'y a plus qu'un petit nombre de maison qui tombent en ruines".
En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans son port provoqua le Coup de force d'Agadir (incident franco-allemand), occasion pour la France d'établir son protectorat sur le Maroc. La ville n'était alors qu'une modeste bourgade.
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 | Vol pour le Maroc |  | | | MarocÉconomie
En 2006, le Maroc est la cinquième puissance économique du continent africain, selon la Banque mondiale qui a établi le classement suivant :
Il fait partie des pays dit émergent au même titre que des pays comme l'Inde, la Chine, la Turquie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, le Brésil,ou la Pologne..
La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2006, la ville possédait une capacité d'hébergement équivalente à 35 068 lits devant Casablanca avec 26 660 lits.
Médias
En terme de liberté de la presse, le Maroc est classé 97e selon le classement effectué chaque année par Reporters sans frontières.
La seule chaîne télévisée privée marocaine est Médi 1 Sat. Créée le 1er décembre 2006, elle se veut surtout chaîne d'information.
Cependant, il existe un bon nombre de stations de radio privées marocaines :
La plus ancienne chaîne de télévision marocaine est RTM (pour Radiodiffusion télévision marocaine) créée le 3 mars 1962. Elle a été renommé Al Aoula le 28 avril 2007.
La Société nationale de radiodiffusion et de télévision détient la majorité des chaînes télévisées marocaines et une partie des stations de radios. Son capital est détenu à 100 % par l'État marocain.
Démographie
La plupart des Marocains sont musulmans sunnites de rite malékite, de souche arabo-berbère. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche berbère, même si aujourd'hui les berbérophones forment une minorité estimée à environ 40 % de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.
La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l'arabisation et l'islamisation. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l'expulsion des morisques d'Espagne appelée la limpieza del sangre, ce qui amplifia le processus d'arabisation.
Enfin la traite des Noirs, commencé au VIIIe siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 8 000 juifs au Maroc.
La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des français et des espagnols, beaucoup sont des professeurs ou des techniciens. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.
La langue officielle du Maroc est l'arabe littéral. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le chleuh au sud et le tamazight au centre du pays. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60 % la parlent couramment[citation nécessaire], et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures. Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence espagnole, en grande majorité domine l'espagnol[citation nécessaire], soit à peu près 4 millions d'hispanophones[citation nécessaire]. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains. On estime à 3 % le taux de marocains anglophones[citation nécessaire]. D'autant plus que l'anglais est présente dans le système éducatif marocain en plus de l'italien et de l'allemand.
L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont a l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université privé Alakhawayn. Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles tels que l'ISCAE, l'école Hassania, l'école Mohammedia, les ENCG (établies à Agadir, Casablanca, Marrakech, Settat, Tanger...)
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 | Vol au départ de Lille (France) |  | | | LilleÉconomie
La ville de Lille bénéficie aussi de nombreux emplois publics que ce soit de la fonction publique d'État (principalement dans les services décentralisés de l'État regroupés au sein de la cité administrative, une des trois facultés publiques de la ville est encore située à Lille...), la fonction publique hospitalière (le centre hospitalier régional situé à Lille-Sud est le premier employeur de la région), la fonction publique territoriale (conseil général et régional), ou parapublic (siège régional de la SNCF, d'EDF, Banque de France, INSEE, INPI...). La majeure partie de ces emplois publics sont regroupés dans le quartier Saint-Sauveur.
Lille se trouve au sein d'une agglomération encore fortement agricole. Au cours de son histoire, Lille possédait sur son territoire de nombreuses terres agricoles, mais son développement l'a amené à absorber au cours du XIXe siècle les villages voisins pour développer son industrie : L'absorption de Wazemmes et de Lille-Moulins s'est traduite par une transformation de ces villages agricoles en quartier industriel. L'agriculture se trouve repoussée alors au delà des fortifications, c'est-à-dire sur ce qui est aujourd'hui Lille-Sud, Fives, Hellemmes, et saint Maurice Pellevoisin. L'essor industriel du XXe siècle touchera d'abord les propriétés agricoles de Fives et Hellemmes, puis Saint Maurice. La pression immobilière à partir de 1930, puis celle de l'après-guerre fera disparaître celles de Lille-Sud et celles de Pellevoisin où le dernier verger sera rasé en 1964.
De ce passé subsistent quelques anciennes halles (halle de Wazemmes, halle de Solférino et halle aux sucres), et au coeur du vieux Lille des noms de rue qui rendent hommage aux anciens grands abattoirs de Lille aujourd'hui rasés.
Lille affirme sa vocation industrielle dès le XVIe siècle, particulièrement dans le domaine textile avec ses filatures de coton. Au début du XIXe siècle, Lille profite de l'avènement de la machine à vapeur et des importants gisements de charbon de la région pour développer une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mécanique (Fives, Hellemmes, Bois blancs).
La crise pétrolière de 1973 s'accompagna dans la région d'une crise charbonnière. Ceci affecta l'industrie mécanique tel Fives Cail (8000 employés sur Fives). À cette première crise vint s'ajouter celle du textile français. Il reste aujourd'hui de nombreuses traces de ce passé récent :
Pour faire face au déclin des activités industrielles, Lille a cherché à développer des activités tertiaires, notamment sous l'impulsion de Pierre Mauroy qui a favorisé la desserte de Lille par le réseau de lignes à grande vitesse et lancé le projet de centre d'affaires Euralille. Lille est sur la voie de cette reconversion depuis maintenant quelques décennies.
Lille est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie du Nord-Pas-de-Calais.
Lille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille-Métropole. Elle gère le port fluvial, le troisième de France, et l'aéroport de Lille-Lesquin ainsi que le CFA.
À la fin du XIXe siècle, l'essor de la ville amena la création de nombreuses banques mutualistes. Aujourd'hui, trois d'entre-elles sont des acteurs majeurs de l'économie régionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe CIC), du Crédit mutuel Nord-Europe (groupe Crédit mutuel) et du Crédit du Nord. Depuis de nombreuses directions régionales se sont implantées à Lille, parfois de façon importante comme le LCL qui a fait bâtir une tour à Euralille, quartier où la Caisse d'épargne du Nord-Pas de Calais (issue de la fusion des caisses de Flandres Hainaut et Pas-de-Calais décidée en 2006) inaugurera sa propre tour en 2007.
La société Gras-Savoye, fondée à Lille en 1907, est la première entreprise européenne de courtage d'assurance et de réassurance.
Lille cherche à se débarrasser de sa réputation de ville industrielle, par un important travail de remise en valeur de ses quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles, notamment durant la dernière décennie du XXe siècle. À cette époque, la vie culturelle souffraient de la disparition des fêtes de Lille (sorte de carnaval se déroulant traditionnellement au mois de juin) et de la longue fermeture pour travaux du Palais des Beaux-Arts de Lille.
Grâce à la mise en valeur du Vieux-Lille dans les années 1980 et 1990, et celle de la Citadelle au début des années 2000, le patrimoine de la ville s'est retrouvé à la hauteur de l'enjeu. Lille, bénéficiant de son excellente desserte, a alors attiré un nombre croissant de visiteurs, quasi exclusivement pour des séjours courts, grâce à sa réputation de ville jeune et ouverte[réf. nécessaire].
Le lancement du projet Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a été un des événements déclencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle obtient en 2001. Avec ses 800 000 personnes venues pour l'inauguration de Lille 2004, Lille a su montrer qu'elle pouvait attirer les foules avec un événement de grande ampleur[réf. nécessaire]. La municipalité a voulu prolonger cet élan en transformant l'opération en biennale à thèmes : Lille 2004 a fait venir Shanghai à Lille, en 2006 Lille 3000 importe Bombay, et en 2009 c'est l'Europe orientale et centrale qui seront programmées.
À côté du tourisme culturel, la ville a également développé un important tourisme d'affaires et de salons professionnels. Lille Grand-Palais accueille aujourd'hui de très grands congrès. Un casino doit être inauguré dans le même quartier en 2008.
Transports et infrastructures
Lille dispose d'une situation géographique privilégiée au niveau européen. Un important réseau de transports s'est développé et en fait aujourd'hui un important carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.
Au niveau urbain, Lille dispose d'un périphérique et d'un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l'agglomération. Les transports en communs (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l'inconvénient d'être principalement en « étoile », polarisé autour de Lille.
L'agglomération lilloise bénéficie d'un réseau de transport dense. Deux lignes du VAL, constituant le réseau de métro automatique le plus long au monde (45 km), desservent les principales villes jusqu'à la frontière belge. Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les gares de Lille. Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La mairie de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haute vitesse, les « Citadines ». Ces bus, aux couloirs propres, permettront d'assurer un haut débit de transport à l'instar du système Teor de Rouen, en complétant l'offre du métro. Ces lignes assurent également un maillage plus fin des transports lillois et bénéficient du programme « Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu'à 0h30.
Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de l'agglomération pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d'un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions.
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 | Vol au départ de la France |  | | | FranceGéographie
À l'exception de sa frontière nord-est, le pays est délimité principalement par des mers et l'Océan et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, Pyrénées.
La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 »810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.
Divisions administratives
Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.
Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.
Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.
Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.
Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.
Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.
Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.
La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.
Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.
Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur
les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).
D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.
Environnement
La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.
Démographie
La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.
La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.
En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).
En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.
La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .
Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger.
Économie et développement
La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait être considerée comme un « grand » pays à l'échelle mondiale. Cependant, son poids économique a su en faire un rôle majeur de la scène internationale. La France a très tôt tiré profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique, du centre de l'Europe aux débouchés sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : Méditerranée, Manche, Atlantique... À cet égard, le Marché commun européen mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.
La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, elle est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du à une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement lié surtout aux départs massifs en retraite et préretraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activité agricole occupe 60 % du territoire métropolitain à travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitié sont mis en culture et le reste profite notamment à l'urbanisme mais aussi aux forêts.
En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi
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