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Billet avion pour Paris (France)
 

Paris

Présentation

Paris est une ville française, capitale de la France, chef-lieu de la région d'Île-de-France et unique ville-département du pays. Elle se situe sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l'Oise et de la Seine en aval. Ses habitants s'appellent les Parisiens.

La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au coeur d'une riche région agricole en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle, Paris devient un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et les arts. Le pouvoir royal se fixant dans cette ville, son importance économique et politique ne cessera de croître. Ainsi, au début du XIVe siècle, Paris est la ville la plus importante de tout le monde chrétien. Au XVIIe siècle, elle est la capitale de la première puissance politique européenne, au XVIIIe le centre culturel de l'Europe et au XIXe capitale des arts et des plaisirs.

Paris est la capitale économique et commerciale de la France, sa première place financière et boursière. La densité de son réseau ferroviaire, autoroutier et sa structure aéroportuaire, plaque tournante du réseau aérien français et européen, en fait un point de convergence pour les transports internationaux. Cette situation est issue d'une longue évolution, en particulier de l'absolutisme puis du jacobinisme révolutionnaire. Cette conception est celle d'une vision centralisatrice de la Monarchie puis de la République française qui donne un rôle considérable à la capitale dans le pays et tend à concentrer à l'extrême les pouvoirs. Cette suprématie de Paris sur sa province tend à amoindrir le rôle des autres villes de France ; l'autorité et l'attitude qualifiée d'arrogante du « Parisien » ailleurs en France tendent à être qualifiés de parisianisme. Cette dichotomie a poussé les gouvernements successifs depuis les années 1960 à développer la décentralisation afin de mieux rééquilibrer le pays.

Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l'histoire mondiale, un centre politique et économique majeur. Symbole de la culture française, son animation et ses grands musées en font une attraction pour près de trente millions de visiteurs internationaux par an. Paris est également considérée comme une des capitales mondiales de la mode et du luxe.

En 2005, la population de Paris intra-muros est de 2 153 600 habitants d'après l'estimation de l'Insee. Néanmoins, au cours du XXe siècle, l'agglomération de Paris s'est largement développée hors des limites de la commune. Son aire urbaine, qui inclut l'agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11 174 740 habitants en 1999. Elle est, avec celles de Moscou et de Londres, l'une des trois plus peuplées d'Europe.

Géographie physique

Au coeur du bassin parisien, vaste plaine sédimentaire, Paris est implantée sur la Seine où se situent deux îles qui constituent le coeur historique de la ville : l'île de la Cité à l'ouest, où se trouvent aujourd'hui la Conciergerie (actuel palais de justice), la Préfecture de police, l'Hôtel-Dieu et la cathédrale Notre-Dame de Paris, et l'île Saint-Louis, à l'est. De là, la ville s'étend inégalement sur les deux rives du fleuve, la superficie de la rive droite est nettement supérieure à celle de la rive gauche.

Paris intra-muros, délimité en 1860 par les fortifications, est aujourd'hui séparée de la banlieue par le boulevard périphérique, une voie rapide urbaine circulaire d'une longueur de trente-cinq kilomètres. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou indirectement par les autoroutes et routes nationales qui rejoignent cette rocade routière. Le boulevard périphérique constitue de fait une frontière artificielle entre la ville et les communes limitrophes ; la couverture progressive de cette voie permet de mieux ouvrir Paris à son agglomération.

À l'extérieur de cette limite, Paris s'étend également sur des extensions accueillant l'héliport (15e arrondissement) et surtout deux grands espaces boisés aménagés par Haussmann sur des communes voisines avant d'être rattachés à Paris en 1929 : à l'ouest, le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e) et à l'est, le Bois de Vincennes (995 hectares, 12e), ce qui porte le périmètre de la ville à 54,74 kilomètres.

De part et d'autre du fleuve, plusieurs reliefs composés de buttes-témoin gypseuses forment de petites collines. Sur la rive droite : Montmartre (131 mètres d'altitude), point culminant au cimetière du Calvaire, Belleville (128,5 mètres d'altitude), point culminant rue du Télégraphe, Ménilmontant (108 mètres d'altitude), les Buttes-Chaumont (103 mètres d'altitude), Passy (71 mètres d'altitude) et Chaillot (67 mètres d'altitude). Sur la rive gauche : Montparnasse (66 mètres d'altitude), la Butte aux Cailles (63 mètres d'altitude) et la Montagne Sainte-Geneviève (61 mètres d'altitude).

La ville de Paris n'est pas très étendue, avec 105 km2, elle ne se situe qu'au 113e rang des communes de France métropolitaine. En revanche, l'unité urbaine de Paris, c'est-à-dire la ville et son agglomération urbaine, recouvre une superficie de 2 723 km2 rassemblant en 1999 9 644 507 habitants répartis dans 396 communes d'Île-de-France.

Le point zéro des routes de France, point de repère situé devant Notre-Dame de Paris et matérialisé sur une dalle, a pour coordonnées géographiques 48,85341°N, 2,34880°E sur l'ellipsoïde WGS84, soit 452 230 m, 5 411 365 m dans le système de repérage UTM fuseau 31.

La Seine traverse la ville en formant un arc de cercle, entrant dans la ville par le sud-est, remontant vers le centre puis redescendant pour sortir au sud-ouest. De ce fait, la rive droite (située au nord du fleuve), est environ deux fois plus étendue que la rive gauche (partie située au sud). Plus de trente ponts permettent de franchir la Seine dans Paris.

La ville est également traversée par deux autres cours d'eau : la Bièvre, qui arrive du sud de Paris, aujourd'hui entièrement souterraine, et le canal Saint-Martin, inauguré en 1825 et long de 4,5 kilomètres. Il est en partie souterrain de la rue du Faubourg-du-Temple à la Bastille et constitue la partie terminale du canal de l'Ourcq, long de 108 kilomètres, qui entre dans la ville par le nord-est. Il alimente le bassin de la Villette, passe sous la place de la Bastille avant de rejoindre la Seine en amont de l'île Saint-Louis, après le port de l'Arsenal. Un canal s'en détache au bassin de la Villette en direction de Saint-Denis, le canal Saint-Denis, long de 4,5 kilomètres et ouvert en 1821, il permet de rejoindre la Seine en aval et d'éviter la traversée de la capitale.

Le bassin parisien forme un grand paysage de couches sédimentaires successives. C'est l'un des premiers lieux qui a fait l'objet d'une carte géologique et a permis de fonder de nombreuses théories en géologie comme la paléontologie et l'anatomie comparée, théories de Georges Cuvier. Le bassin parisien s'est formé il y a 41 million d'années. C'est un bassin marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque que sont le massif des Vosges, le massif central et le massif armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste ouvert vers la Manche et l'océan Atlantique. Cela préfigure les futurs bassins fluviaux de la Loire et de la Seine. À la fin de l'oligocène, le bassin parisien devient continental.

En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est constitué de strates disposés en cuvettes concentriques,. Plus tard, des études approfondies sur des données sismiques, des forages et des puits ont permis d'avoir une image précise du bassin parisien. Celles-ci confirment les strates en cuvettes concentriques mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion.

La première strate datant de l'ère tertiaire est constituée d'alluvions de la Seine d'époque moderne. Les plus anciens dépôts sont constitués de sables et des argiles datant de l'étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d'Auteuil à Trocadéro. Mais l'étage le plus connu est le lutétien riche en gypse et en calcaire.

Le sous-sol parisien se caractérise par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Le calcaire a été exploité jusqu'au XIVe siècle sur la rive gauche de la place d'Italie à Vaugirard. Aujourd'hui, son extraction s'est déplacée vers l'Oise à Saint-Maximin par exemple. L'exploitation du gypse a été très active à Montmartre et Bagneux. Certaines ont été utilisées comme catacombes et forment l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public.

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La Bièvre, petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a été couverte au XIXe siècle pour des raisons hygiéniques. De nombreuses nappes d'eau souterraines sont présentes dans le sous-sol parisien comme les nappes de sable d'Auteuil qui fournissent par un forage de l'eau à la ville. La nappe albienne est la plus connue de la région parisienne et est exploitée à Paris depuis 1841 par le puits artésien de Grenelle.

Paris a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante et se traduit par des étés relativement frais (18°C en moyenne), des hivers doux (6°C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant mais avec des pluies plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes et quelques pointes de température au coeur de l'hiver ou de l'été. Le climat de la ville connaît par ailleurs une certaine variabilité d'une année sur l'autre, certains hivers ou étés pouvant connaître des pointes de température ou de précipitations.

L'ensoleillement est d'environ 1 800 heures par an ce qui est relativement faible (1 595 heures dans les monts d'Arrée, 2 917 heures à Toulon), la ville étant connue pour son ciel laiteux et souvent voilé, conséquence directe des influences maritimes. Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a treize jours par an, en net recul depuis un siècle. Le vent, généralement modéré (cinquante jours avec des rafales supérieures à 50 km/h), est majoritairement de secteur ouest/sud-ouest. Le 26 décembre 1999 durant la première grande tempête qui a balayé l'Europe, des rafales de 169 km/h ont été enregistrées à la station de Paris-Montsouris. Elles ont dépassé 220 km/h au sommet de la Tour Eiffel et constituent le record absolu de vitesse instantanée depuis les premières mesures météorologiques en 1873.

Les 641 millimètres de précipitations se répartissent de manière très égale durant l'année puisque les valeurs extrêmes sont de 45,4 millimètres en février et de 62 millimètres en mai. Paris connaît en moyenne 111 jours de pluie par an, mais si celles-ci sont fréquentes, elles sont en revanche peu soutenues. Les orages se produisent environ 18 jours par an en moyenne, pour l'essentiel de mai à août. Les chutes de neige sont rares (15 jours par an en moyenne) ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Depuis le début des relevés au Parc Montsouris, l'année la plus sèche a été 1921 avec seulement 267 millimètres et la plus arrosée 2000 avec plus de 900 millimètres. La température dépasse 25 °C 43 jours par an en moyenne ; 9 jours par an, elle est supérieure à 30 °C. Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut-être de 4°C plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleil.

Étymologie

Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait la transformation, avec le temps, du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce). L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Il pourrait dériver du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne.

Héraldique

Les armes de Paris se blasonnent ainsi : « De gueules à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur fleurdelysé d'or »

Devise : « Fluctuat nec mergitur », ce qui signifie « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ». Elle évoque le Scilicet, navire également représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge.

La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait écarté Attila et les Huns de la ville au Ve siècle par ses prières. Sa châsse se trouve aujourd'hui à l'église Saint-Étienne-du-Mont.

Histoire

Un habitat permanent à Paris est attesté pour la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le 12e arrondissement,. La présence humaine semble avoir été permanente durant le Néolithique.

Le flou le plus total existe entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, les Parisii, peuple gaulois, sont les maîtres des lieux quand les troupes de César arrivent, en 52 av. J.-C., et la renomment Lutetia (Lutèce). On ne connaît pas encore avec certitude l'emplacement de la cité gauloise : île de la Cité (hypothèse aujourd'hui très discutée), île Saint-Louis ou une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche voire Nanterre.

La cité romaine a été construite, selon un plan hippodamien au Ier siècle sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Le centre de la ville est au croisement du cardo et du decumanus, au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques, le cardo. Elle disposait d'un forum,, de thermes alimentés par un aqueduc depuis le plateau de Rungis, au sud, d'un théâtre et d'arènes. Un cimetière (la nécropole Saint-Jacques) est implanté au sud. Lutèce n'avait probablement que cinq à six mille habitants à son apogée : une cité modeste du monde romain, (Lugdunum au IIe siècle comptant de 40 000 à 400 000 habitants).

Selon la tradition, la ville aurait été christianisée par saint Denis, martyrisé vers 250. Durant le Bas-Empire, Lutèce est touchée par les grandes invasions et sa population se replie dans l'île de la Cité, fortifiée par la récupération de pierres prises aux grands édifices ruinés. Néanmoins dès le IVe siècle, l'existence de faubourgs est attestée, et la ville reprend le nom du peuple dont elle est la capitale, les Parisii.

En 451, sainte Geneviève, future patronne de la ville, serait parvenue à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila qui s'en détournent effectivement sans combat.

Clovis en fait la capitale du royaume des Francs vers 508. Elle le demeure jusqu'au début du VIIe siècle au moins. Au VIe siècle, l'église Saint-Gervais est le premier lieu de culte implanté sur la rive droite, signe que la ville s'y étend. Au IXe siècle, des enceintes y sont donc édifiées, approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli et de la Tacherie.

Les Vikings, grâce à leurs drakkars à faible tirant d'eau, pillent une première fois en 845 la cité abandonnée par ses habitants. Ces incursions se prolongent jusqu'au début du Xe siècle. Systématiquement, la ville est mise à sac et incendiées, sauf versement de forte rançon (le roi Charles le Chauve verse 7 000 livres d'argent en 845). En 885, l'évêque Gozlin fait réparer la muraille gallo-romaine juste avant une nouvelle attaque. La rive gauche est cependant entièrement détruite après un siège d'un an. Les raids ne prennent fin qu'avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu en 911.

Paris est, avec Orléans qu'ils préfèrent, une des deux grandes villes du domaine personnel des Capétiens qui règnent à partir de 987. Hugues Capet malgré sa résidence dans l'Île de la Cité y séjourne peu. Robert le Pieux y vient plus fréquemment. Il fait restaurer le palais de la Cité et les abbayes. La ville devient un important centre d'enseignement religieux dès le XIe siècle. Le pouvoir royal se fixe progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108-1137) et plus encore de Philippe Auguste (1179-1223). La ville redevient capitale du royaume. La rive gauche n'est véritablement reconstruite qu'au XIIe siècle. La rive droite est alors constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois,.

Sa position privilégiée au débouché des grandes routes commerciales fait que la ville profite de l'activité marchande. Le blé entre par la rue Saint-Honoré, les draps du Nord par la rue Saint-Denis et le poisson de la mer du Nord et de la Manche par la rue des Poissonniers. L'importance de son marché, en liaison avec la foire du Lendit à Saint-Denis, nécessite de la place et son établissement dans un lieu plus dégagé que l'île de la cité : Louis VI l'installe vers 1137 au lieu-dit Les Champeaux, les petits champs ; les Halles de Paris y restent durant plus de huit siècles.

En 1163, l'évêque Maurice de Sully entreprend l'édification de la cathédrale notre-Dame à l'emplacement de deux églises mérovingiennes. Une enceinte est construite par Philippe-Auguste pour protéger la ville en pleine expansion : de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade et de la nouvelle forteresse du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étend surtout sur la rive droite.

Maîtres et élèves des écoles épiscopales entourant le cloître notre-Dame cherchent à se soustraire de la tutelle de l'évêque et à créer des écoles indépendantes. Ils s'installent sur la rive gauche et se placent sous le patronage du pape Innocent III. Ils fondent une organisation de défense, l'Universitas, reconnue en 1209-1210. Son renom attire très vite des étudiants de tout l'occident chrétien.

L'importance de la ville augmente, tant sur le plan politique et financier que marchand. Les organes centraux du gouvernement y ayant leur siège, le roi souhaite mieux contrôler Paris et ne lui accorde pas de charte de commune. Néanmoins, il concède des privilèges de bourgeois du roi et accorde des faveurs à la hanse des marchands de l'eau. En 1258, Saint-Louis ôte la prévôté des mains des marchands et la confie à un proche, Étienne Boileau. En 1263, la hanse des marchands élit une première municipalité composée d'un prévôt des marchands, Evrard de Valenciennes, assisté de quatre échevins. Ainsi se met en place un système de double autorité Ville - État.

Vers 1328, la population parisienne est estimée à 200 000 habitants, ce qui en fait la cité la plus peuplée d'Europe . Mais en 1348, la Peste noire décime la population. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobe l'ensemble des actuels 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis.

Durant la Guerre de Cent Ans, le mécontentement populaire nourrit l'ambition du prévôt des marchands Étienne Marcel, provoquant la grande ordonnance de 1357 puis la première grande émeute politique de l'histoire de Paris, nouvelle rupture entre le roi et la ville. Les rois ne séjournent alors plus au centre de la cité, préférant d'abord l'Hôtel Saint-Pol, (détruit sur ordre de Charles VI suite au bal des ardents) puis l'Hôtel des Tournelles, dont on peut plus facilement s'échapper en cas de troubles. En 1407, suite à l'assassinat de Louis d'Orléans), éclate une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui durera jusqu'en 1420 et la cité basculera dans le camp Bourguignon en septembre 1411.

Paris sort ruinée de la Guerre de Cent Ans, en particulier à cause du siège de 1429 par Jeanne d'Arc qui veut la reprendre aux Anglais et à leurs alliés bourguignons. Charles VII et son fils Louis XI s'en méfient et n'y séjournent qu'exceptionnellement, lui préférant le Val de Loire. La ville sort lentement du marasme de la guerre. Sa population augmente entre 1422 et 1500, remontant de cent mille à cent cinquante mille âmes. Une modeste expansion économique reprend vers le milieu du XVe siècle, mais la ville souffre de l'absence de la Cour. Paris se transforme en une ville administrative et judiciaire.

La Renaissance, liée aux résidences du roi et de la cour dans le val de Loire, n'influence donc guère Paris. Aussi le gothique flamboyant reste le style parisien par excellence, tant pour l'architecture civile (hôtel de Cluny ou hôtel de Sens) que pour l'architecture religieuse (église Saint-Séverin ou église Saint-Étienne-du-Mont).

Malgré son éloignement, la monarchie s'inquiète de l'expansion désordonnée de la cité. Une première règlementation d'urbanisme est édictée en 1500 à propos du nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII.

En 1528, François Ier fixe officiellement sa résidence à Paris. La reconstruction du Louvre est décidée en 1546. Les portes des anciennes enceintes sont démolies, le premier quai de pierre édifié, les principales rues alignées et un hôtel de ville construit. Le rayonnement intellectuel s'accroît : à l'enseignement de l'université (théologie et arts libéraux) s'ajoute un enseignement moderne tourné vers l'humanisme et les sciences exactes voulu par le roi, au Collège de France. Sous son règne, Paris atteint 280 000 habitants et reste la plus grande ville d'Europe de l'Ouest.

Le 24 août 1572, sous Charles IX, le massacre de la Saint-Barthélémy se prolonge plusieurs jours. On compte entre deux mille et dix mille victimes. La ligue catholique, particulièrement puissante dans la capitale, se dresse contre Henri III durant la journée des barricades en 1588. Ce dernier s'enfuit avant d'assiéger la ville. Il est assassiné au château de Saint-Cloud le 1er août 1589.

Le siège est maintenu par Henri de Navarre, devenu le roi Henri IV. La ville pourtant ruinée et affamée lui refuse l'entrée. Lorsqu'il abjure le protestantisme en se convertissant à la cathédrale de Chartres (le fameux mais apocryphe « Paris vaut bien une messe »), les portes de la cité lui sont finalement ouvertes en 1594.

Lors de son règne, Henri IV multiplie les chantiers dans la ville pour réduire la misère et la pauvreté, l'embellir et servir sa gloire. Le Pont Neuf, dont les travaux avaient été engagés par Henri III, est achevé, offrant pour la première fois accès au paysage fluvial, les précédents ponts étant édifiés avec des maisons en surplomb. Les premiers ensembles architecturaux modernes bordés de pavillons de brique et pierre uniformes sont construits place des Vosges. Hors du périmètre de la ville, l'hôpital Saint-Louis est créé. Les premiers règlements d'urbanisme sont élaborés par le ministre Sully en concertation avec le prévôt des marchands, François Miron.

Sous Louis XIII, le mouvement de construction se poursuit à l'initiative de promoteurs privés. De nouvelles rues sont tracées et des parcelles viabilisées. Christophe Marie, qui laisse son nom au pont Marie, réunit deux îlots pour en faire l'île Saint-Louis dotée d'un ensemble architectural édifié par Louis Le Vau. Richelieu fait détruire de 1633 à 1636 l'enceinte de Charles V sur la rive droite et la remplace par une enceinte bastionnée dite des Fossés Jaunes pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements actuels. Le mouvement de la Contre-Réforme suscite l'édification de soixante nouveaux couvents entre 1600 et 1639, en particulier dans le Marais, le faubourg Saint-Honoré et le faubourg Saint-Jacques. Dans ce dernier, Anne d'Autriche fait édifier le Val-de-Grâce sur de vastes terrains libres afin de célébrer la naissance tant attendue du Dauphin. Les fondations hospitalières et charitables se multiplient sur l'initiative de saint Vincent de Paul, sans réellement réussir à réduite la misère ou l'analphabétisme. En 1622, Paris accède enfin au rang d'archevêché.

En 1648, la journée des barricades marque le début de la Fronde qui provoque une importante crise économique et une nouvelle défiance du roi vis-à-vis de sa capitale. La sécurité du royaume étant assuré par les places fortes de Vauban, Louis XIV détruit les remparts en 1670 et les remplace par une promenade plantée, le nouveau cours, ancêtre des Grands boulevards. Les anciennes portes fortifiées sont remplacées par des arcs de triomphe à la gloire du roi, les portes Saint-Denis et Saint-Martin.

La ville qui atteint les 400 000 habitants ne doit son accroissement démographique qu'à l'immigration provinciale, la mortalité l'emportant sur les naissances. Paris est à cette époque misérable et marquée par une forte insécurité, la légendaire cour des miracles est progressivement vidée de ses faux infirmes et mendiants à partir de 1656 par le lieutenant-général de police Gabriel Nicolas de La Reynie. Le roi choisit Versailles comme résidence en 1677, avant d'y déplacer le siège du gouvernement en 1682. Colbert prend en main la gestion parisienne et fait la navette entre Paris et Versailles. Il implante l'observatoire, l'hôpital de la Salpêtrière puis l'hôtel des Invalides sur la rive gauche, la seule à disposer des terrains nécessaires. Le faubourg Saint-Germain s'étend jusqu'aux Invalides, le Louvre et les Tuileries sont embellis et la place Vendôme aménagée. Durant tout son règne, le roi soleil ne vient que vingt-quatre fois à Paris, essentiellement pour des cérémonies officielles, marquant ainsi une hostilité envers la cité durement ressentie par les Parisiens.

Au XVIIIe siècle, Versailles ne dépossède pas Paris de son rayonnement intellectuel ; au contraire même, elle en fait une puissante frondeuse ouverte aux idées des Lumières. C'est la période des salons littéraires, comme celui de madame Geoffrin. Le XVIIIe siècle est aussi celui d'une forte expansion économique qui provoque une importante croissance démographique, la ville atteint 650 000 habitants à la veille de la Révolution française.

En 1715, le régent Philippe d'Orléans quitte Versailles pour le Palais-Royal. Le jeune Louis XV est installé au palais des Tuileries pour un retour, éphémère, de la royauté dans Paris. Dès 1722, Louis XV se réinstalle au château de Versailles rompant la fragile réconciliation avec le peuple parisien.

La ville s'étend alors à peu près sur la superficie des six premiers arrondissements actuels, le jardin du Luxembourg marquant la frontière occidentale de la ville. Louis XV s'intéresse personnellement à la ville à partir de 1748. La place Louis XV, devenue plus tard place de la Concorde, est aménagée de 1763 à 1772. Puis c'est l'église Sainte-Geneviève (l'actuel Panthéon), le théâtre de l'Odéon, l'école militaire et l'esplanade du Champ-de-Mars. Tous ces édifices font partie de vastes réaménagements urbains qui transforment la physionomie des quartiers qui les entourent. En 1785, le mur des Fermiers généraux entoure approximativement les onze premiers arrondissements actuels et n'a pas de vocation militaire : elle n'est édifiée que pour taxer le transit des marchandises via les barrières d'octroi.

C'est à Versailles que débute la Révolution française par la convocation des États généraux puis le serment du Jeu de paume. Mais, les Parisiens, atteints par la crise économique (prix du pain), sensibilisés aux problèmes politiques par la philosophie des Lumières mais également par une rancoeur à l'égard du pouvoir royal qui a abandonné la ville depuis plus d'un siècle lui donnent une nouvelle orientation. La prise de la Bastille le 14 juillet 1789, liée au soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine en est une première étape. Le 15 juillet 1789, l'astronome Jean Sylvain Bailly reçoit à l'hôtel de Ville la charge de premier maire de Paris. Le 5 octobre, menée par les femmes, l'émeute se déclenche sur les marchés parisiens. Le soir, la foule atteint Versailles. Le 6 au matin, le château est envahi et le roi doit accepter de venir résider à Paris au palais des Tuileries et d'y appeler l'Assemblée constituante qui s'installe le 19 octobre dans le Manège des Tuileries. « Le boulanger, la boulangère et le petit mitron » ramenés de Versailles deviennent de fait des prisonniers de la Révolution.

Le 14 juillet 1790 se déroule la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars mais le même lieu est le théâtre de la fusillade du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791. Bailly mis en cause est guillotiné pour avoir fait tirer sur le peuple. Le couvent des Cordeliers et le couvent des Jacobins, occupés après la mise en vente des biens nationaux à partir de mai 1790, constituent de hauts lieux du Paris révolutionnaire ; ils marquent la toute puissance des clubs parisiens sur le cours de la Révolution.

Dans la nuit du 9 août 1792, une Commune révolutionnaire prend possession de l'Hôtel de Ville. Lors de la journée du 10 août 1792, la foule assiège le Palais des Tuileries avec le soutien du nouveau gouvernement municipal. Le roi Louis XVI et la famille royale sont incarcérés à la tour du Temple. La monarchie française (restaurée en 1814) est de fait abolie. Après les élections de 1792, les représentants de la Commune de Paris, très radicaux, s'opposent à la Convention nationale au groupe des Girondins représentant l'opinion plus modérée de la bourgeoisie des provinces et écarté en 1793.

Les Parisiens vivent alors deux années de rationnement et de règne de la Terreur sous la poigne du comité de salut public. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la mairie, s'emploient à incarcérer tout ce que la ville compte encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui encore le seul de France à être privé de tout pouvoir de police,. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné sur la place Louis XV, rebaptisée « place de la Révolution ». Il est suivi sur l'échafaud en seulement quelques semaines par 1 119 personnes, dont Marie-Antoinette, Danton, Lavoisier et finalement Robespierre et ses partisans après le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

La Révolution n'est pas une époque de développement pour la ville et peu de monuments sont édifiés. En revanche, de nombreux couvents et églises sont rasés. Ils laissent place à des lotissements édifiés sans plan d'ensemble, ce qui aboutit à une réduction des espaces verts de la ville et à une densification du centre. Sous le Directoire, des immeubles de rapport, de style néo-classique, sont élevés.

En 1799, le pouvoir politique passe à Napoléon Bonaparte qui écarte les assemblées du Directoire réunies à Saint-Cloud. Le 2 décembre 1804, il est sacré empereur par le pape Pie VII à la cathédrale Notre-Dame. Il décide d'établir à Paris la capitale de son Empire. Il en fait même la capitale de l'Europe impériale. En 1801, Paris a compensé les pertes subies durant la Révolution et compte 546 856 habitants ; cette progression est surtout le fait de l'immigration provinciale, la natalité restant faible. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, la ville est distancée par Londres en pleine expansion économique et démographique qui atteint 1 096 784 habitants.

L'empereur veut de grands monuments à sa gloire comme l'arc de triomphe ou le pont d'Iéna. L'approvisionnement en eau est amélioré par la création du canal de l'Ourcq et de nombreuses fontaines publiques sont mises à la disposition des Parisiens. La voirie est entièrement réorganisée. Des quais, des égouts, des cimetières, des marchés ou la numérotation des maisons sont mis en place ainsi que des abattoirs et la halle aux vins. Une grande percée est-ouest (la rue de Rivoli) est réalisée.

La chute de l'Empire en 1814-1815 amène à Paris les armées anglaises et cosaques qui campent sur les Champ-Élysées. Louis XVIII de retour d'exil rentre dans Paris où il se fait couronner et s'installe aux Tuileries.

Louis XVIII et Charles X puis la monarchie de Juillet se préoccupent peu de l'urbanisme parisien et la construction privée à l'initiative de la bourgeoisie d'argent connaît une importante flambée. En 1837, Paris entre dans l'ère du chemin de fer avec l'ouverture de la gare Saint-Lazare. Elle est rapidement suivie par cinq autres. Le prolétariat ouvrier en forte expansion s'entasse misérablement dans les quartiers centraux qui atteignent plus de cent-mille habitants au kilomètre carré et constituent d'importants foyers d'épidémie ; le choléra en 1832 fait 32 000 victimes. En 1848, 80 % des morts vont à la fosse commune et les deux-tiers des Parisiens sont trop pauvres pour payer des impôts. Les quartiers centraux constituent par ailleurs d'importants foyers de révoltes populaires ; les barricades font tomber Charles X lors des trois glorieuses puis Louis-Philippe en 1848. La société de l'époque est abondamment décrite par Balzac, Victor Hugo ou Eugène Sue.

Durant cette période, la ville accélère son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers Généraux. Entre 1840 et 1845, la dernière enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers est construite sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique. Au coeur de la ville, la rue Rambuteau est percée.

Avec l'avènement du Second Empire, Paris se transforme radicalement. Ville à la structure médiévale, aux constructions anciennes et insalubres, quasiment dépourvue de grands axes de circulation, elle devient en moins de vingt ans une ville moderne. Napoléon III a des idées précises sur l'urbanisme ou le logement. S'entourant de Georges Eugène Haussmann, nommé préfet de la Seine en 1853, d'Eugène Belgrand, l'ingénieur hydraulicien, et de Jean-Charles Alphand, architecte paysagiste, il engage de gigantesques travaux de modernisation. Le réseau des égouts passe de 150 à 500 kilomètres. De nombreux quartiers insalubres, traditionnels foyers révolutionnaires et lieux de barricades, disparaissent. Paris est doté de larges avenues (Boulevard de Sébastopol ou Saint-Michel), de somptueux monuments tels que l'Opéra Garnier et enfin de nombreux parcs et jardins (parcs Monceau ou des Buttes-Chaumont) et, à la périphérie de la ville, les bois de Boulogne et de Vincennes). L'île de la Cité est quasiment vidée de ses habitants qui laissent la place à de vastes bâtiments administratifs, l'Hôtel-Dieu et la Préfecture de police. Un nouveau style architectural apparaît avec les immeubles en pierre de taille au décor sculpté dits « Haussmanniens ». Sur les terrains libérés par l'expropriation, les prix montent en flèche. La population ouvrière est chassée. Le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann.

Le le 1er janvier 1860, une loi permet à Paris d'annexer plusieurs communes voisines : Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité ; Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties situées à l'extérieur des fortifications sont rattachées aux communes voisines) ; ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. La capitale française passe ainsi de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares, mais les limites administratives de la ville sont aussi figées. La croissance urbaine continue de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle ne s'accompagne en effet plus d'une expansion des frontières communales ce qui est à l'origine de la « banlieue ».


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France

Présentation

La France, officiellement la République française (souvent appelée l'hexagone dans la presse), est un pays constitué d'un territoire situé en Europe et nommé Métropole ainsi que de territoires situés outre-mer. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est également bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) - elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 - et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaines, puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale. De nos jours la France subit de plus en plus l´influence culturelle des États-Unis.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales.

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.

Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village connu étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.

La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne  »” les Carolingiens  »” conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.

À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).


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Alger

Présentation

Alger, (arabe : ? al-Jaza'ir, Dzayer ; berbère : L?ayer), surnommée Al Bahdja (« La Radieuse ») ou « la Blanche », tant par les Algériens que par les Français, est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays.

Étymologie

Le nom d'« Alger » est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezranna.

Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri. Une première explication voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d'Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza'ir (?), « Les Îles », en français « Les Îles des Mezranna» (Djezaïr Beni Mezranna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge également désigner la côte fertile de l'actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza'ir. Une seconde explication voudrait que le nom soit donné en l'honneur du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr viendrait alors de D'ziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Mezranna serait également une forme arabisée de Imezren, ou « Berbères », ce qui donnerait la forme originelle Tiziri n' at Imezran, « Ziri des berbères ». En outre, les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger.

Géographie

Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. Les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par la Casbah, la vieille ville.

La ville d'Alger (ou plutôt l'Alger précolonial, la Casbah) a six portes : Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar, et Bab Jedid et Bab Sidi Abd Rahmane.

Démographie

La ville d'Alger compte 4 029 936 habitants. L'agglomération d'Alger, avec ses 4 250 000 habitants , regroupe plus de 12% de la population algérienne et se place à la 1e place des agglomérations les plus peuplées du Maghreb.

Histoire

Appelée Icosium (« l'île aux mouettes ») lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, sa fondation remonte au IVe siècle av. J.-C. (des débris de vases campiniens  »” datant du IIIe siècle av. J.-C.  »” y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940).

Jardin d'essai: créé en 1832 par Auguste Hardy, sur une superficie de 48 hectares on y trouve des allées de platanes, de ficus, de dracoenas, de bambous, de chamaerops excelsa (trachycarpus fortunei), de lataniers et de superbes palmiers. Le jardin était surplombé par un Musée des Beaux Arts. Dans un enclos, était le parc zoologique.

En 1830, suite à l'affaire dite « de l'Éventail », Charles X envoie un corps expéditionnaire français prendre possession de la ville. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants en 1830.


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Algérie

Présentation

L'Algérie est un pays d'Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale Alger est située à l'extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Deuxième pays d'Afrique par sa superficie, l'Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 200 km. Elle partage également sept frontières terrestres, à commencer par la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger au sud-est, le Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l'ouest.

L'Algérie est membre de l'ONU, de l'Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué vers la fin des années quatre-vingt, à la création de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

La Constitution définit « l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain. ».

Étymologie

L'appellation Algérie provient du nom de la ville Alger. Étendu pour désigner l'ensemble du pays conquis depuis Alger, le nom Algérie est officiellement adopté le 14 octobre 1839 par Antoine Virgile Schneider, ministre de la Guerre. Selon l'historien Eugéne Guernier : « Il n'est pas sans intérêt de noter que cette appellation consacrait la conquête arabe et on peut se demander pourquoi les hommes politiques français du moment, tenant mieux compte du passé, n'ont pas adopté les noms de Numédie, de Kabylie ou de Maurétanie. ».

Le nom d'Alger est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezranna. Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri. Une première explication voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d'Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza'ir (?), « Les Îles », en français « Les Îles des Mezranna» (Djezaïr Beni Mezranna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l'actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza'ir. Une dernière explication voudrait que le nom soit donné en l'honneur du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr viendrait alors de D'ziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Mezranna serait également une forme arabisée de Imezren, ou « Berbères », ce qui donnerait la forme originelle Tiziri n' at Imezran, « Ziri des berbères ». En outre, les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger.

Histoire

L'Afrique, le bassin de la Méditerranée, l'Europe ainsi que l'Orient furent des éléments incontournables qui enrichirent grandement le cheminement historique de l'Algérie. À l'extrême Sud, on peut noter aussi l'existence du plus grand musée naturel au monde. Autant de preuves qui attestent de l'extraordinaire richesse de son histoire.

Des sites archéologiques révélèrent des ossements d'hominidés dont les dates obtenues par archéomagnétisme remontent jusqu'à 2 millions d'années. Les chercheurs y ont vu la présence de l'Homo habilis et de l'Homo erectus (appelé auparavant Atlanthrope) au début du Paléolithique.

Au Paléolithique moyen, les industries lithiques caractéristiques de l'Atérien sont reconnaissables par la présence de pièces à pédoncule. L'évolution des formes humaines depuis l'Homo erectus a abouti à l'apparition de l'Homo sapiens de type archaïque, ancêtre de la forme humaine actuelle, dont il n'existe pas de vestiges en Algérie (mais qui est documenté dans le Maroc voisin, grotte du Djebel Irhoud).

Le Paléolithique finit avec l'Ibéromaurusien, connu en particulier par les fouilles menées dans la grotte d'Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrements.

Les derniers chasseurs-cueilleurs sont représentés dans le nord de l'Algérie par les Capsiens, attestés jusqu'il y a 8 000 ans. Les modalités de passage à l'économie de production (et donc au Néolithique) sont très mal connues dans le Nord.

Dans le Sud (Sahara), le Néolithique est une période florissante en raison d'un climat globalement plus humide que l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riche. De plus, les êtres humains de cette période ont gravé et peint les parois des abris. La chronologie exacte de cet art est très discutée et notamment la date de son apparition (il n'existe pas de moyen de le dater directement). Certains chercheurs pensent qu'il est apparu dès la fin du Pléniglaciaire, au Paléolithique, tandis d'autres ne le pensent pas antérieur au Néolithique.

L'Antiquité de l'Algérie est marquée par les Berbères gétules. Ils établirent des liens commerciaux et politiques avec Carthage et l'Égypte. La fondation XXIIe dynastie égyptienne par le chef gétule Sheshonq à la tête d'une coalition, marquerait le départ du calendrier berbère. Remarquables cavaliers, devenus par la suite des mercenaires.

L'histoire de la Numidie commence avec l'émergence des tribus massyles et massaessyles. Les premiers sont à l'origine de la Numidie orientale et les seconds de l'Occidentale. Massinissa finira, dans le contexte de la seconde guerre punique à unifier la Numidie. L'empire romain, avec l'aide des mercenaires gétules, colonisera la Numidie.

L'Algérie est par ailleurs le pays méditerranéen qui renferme le plus grand nombre de vestiges de l'époque romaine. Les plus connus sont ceux de Timgad et Tipaza, cette dernière offre à titre d'exemple l'une des plus grandes superficies de nécropoles antiques connues autour de la Méditerranée.

La chute de Rome, puis des Vandales, et l'instabilité durant la période byzantine entraînent la reconstitution de plusieurs principautés berbères. Certaines, notamment dans les Aurès, vont résister à l'arrivée des musulmans entre 670 et 702. Les figures les plus connues de ce conflit furent le roi chrétien Koceila, qui vainquit Oqba Ibn Nafaa en 689, près de Biskra, puis la reine guerrière Kahena (de son vrai nom Dihya), qui à la tête des Berbères (Djerawa de l'Aurès et Nefoussa de Tripolitaine) ainsi que des Roums de la côte, infligea, en 693, à la bataille de la Meskiana, une sévère défaite au corps expéditionnaire arabe de l'émir Hassan Ibn en Noman, qu'elle repoussa jusqu'en Tripolitaine.

Après la conquête musulmane, les citadins adoptèrent l'islam et progressivement la langue arabe. Berbère, phénicien, romain, arabe, espagnol, turc, français : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est intense, donnant lieu à un arabe algérien (et maghrébin en général) qui s'est perpétué jusqu'à nos jours. La première partie de la conquête musulmane de l'Espagne fut menée par un contingent berbère presque entièrement composé de récents convertis, à commencer par son chef Tariq ibn Ziyad, qui donna son nom à la colline de Gibraltar ( ?, « Djebel Tariq »). Après le succès de Tarik, le calife le fit enchaîner et mourut en route.

Au Xe siècle, le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi fonda la dynastie Fatimide, en Basse Kabylie où il trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes. Les Fatimides établirent leur autorité en Afrique du Nord entre 909 et 1171 et fondèrent un califat dissident des Abbassides de Bagdad. Leur règne est marqué par de nombreuses révoltes Kharijites, notamment celle d'Abu Yezid de la tribu Banou Ifren , en 944, à la tête de tribus berbères Zénètes, qui infligea la plus sévère défaite à l'armée Fatimide, affaiblie et rendue vulnérable, en prenant Kairouan. La révolte fut vaincue par Ziri ibn Manad, à la tête de tribus Sanhadjas, qui en sauvant l'empire reçue le poste de gouverneur du Maghreb central. Ainsi en 972, lorsque les Fatimides, après l'annexion égyptienne, eurent moins d'intérêts pour le Maghreb, c'est son fils, Bologhine ibn Ziri, qui hérita du contrôle de l'Ifriqiya. Les Zirides y règneront pendant environ deux siècles. Hammad Ibn Bologhine, le fils de Bologhine, gouvernera indépendamment des Zirides, sur le nord de l'actuelle Algérie, à partir de 1014 en reconnaissant, comme califes légitimes, les Abbassides sunnites de Bagdad, fondant ainsi la dynastie des Hammadides. Les Zirides reconnaîtront, à leur tour, en 1046, les califes Abbassides, montrant ouvertement aux Fatimides leur abandon du chiisme.

C'est à partir de 1048, dans certaines régions du Sud, au temps d'Ibn Khaldoun, que des tribus arabes, principalement les Banû Hilâl et les Banu Sulaym, immigrent en Afrique du nord. Ces « terribles bédouins » hilaliens furent envoyés par le pouvoir Fatimides afin de réprimer les Zirides et les Hammadides. Par vagues successives, ils menaient des incursions dans les grandes villes, pillant puis détruisant tout sur leur passage. Pour l'Algérie, leur nombre ne dépassant pas quelques dizaines de milliers de personnes, ils étaient cependant parfois alliés avec certaines tribus locales des Zénètes. Ces deux royaumes, alors prospères, seront grandement affaiblies par ces incursions. Les Zirides transfèreront alors leur capitale de Kairouan à Mahdia, les Hammadides, d'Al-Quala (La Kalâa des Béni Hammad, aujourd'hui reconnue patrimoine mondial par l'UNESCO) à Béjaïa.

L'Algérie est alors, sur une petite partie à l'Ouest, sous le contrôle des Almoravides, des Hammadides au centre, et des Zirides à l'Est. Quand en 1152, ils sont définitivement vaincus par une nouvelle dynastie berbère, les Almohades, dirigés par Abdelmoumen Ibn Ali et dont le chef spirituel est Muhammad ibn Tumart. Les Almohades formeront un des plus puissants empires méditerranéen, unifiant le Maghreb et la pays d'Al-Andalus jusqu'en 1269. Avec les grandes villes du littoral (Béjaïa, Annaba, Alger...), le Maghreb central s'ouvre à l'Occident chrétien en entretenant un commerce actif, apportant notamment les fameux cheval barbes, de la cire ou encore du cuir de qualité. La chute des Almohades marque un tournant dans les relations avec les puissances chrétiennes de nord, qui s'organisent pour la Reconquista alors que le mythe de l'invincibilité musulmane prend fin. Au Maghreb, des dynasties locales s'imposent, comme les Mérinides de Fès dans le Maghreb occidental, les Abdelwadides de Tlemcen du Maghreb central, et les Hafsides de Tunis et de Béjaïa en Ifriqiya. Ces dynasties qui rayonnent sur l'Afrique du Nord d'abord entre le XIIIe siècle et le XIVe siècle, subissent de plus en plus, vers la fin du XVe siècle, la pression de l'essor des puissances espagnole et portugaise, et conjugué aux luttes intestines pour l'accès au trône, leur pouvoir connaît alors des reculs successifs et l'émiettement de leur empire.

Le démantèlement des grandes dynasties islamiques entraîne la formation d'une multitude de petites principautés, de fédérations de tribus ou de ports autonomes, repère de corsaires. Les puissances chrétiennes de la péninsule Ibérique en profitent ; les portugais partent en expédition dans le Maghreb occidental, suivis des espagnols qui occupent des ports méditerranéens (Mers el Kebir, Oran, Béjaïa...). Mais la formation de véritable « cité-État pirate » sur le littoral (Côte des Barbaresques) et la piraterie qu'elle engendrait inquiétait et dérangeait de plus en plus les puissances européennes. Aussi, en 1516, l'Espagne décida d'assiéger le port réputé d'Alger. Les Algérois font alors appel aux corsaires turcs. Les frères Barberousse, fort de plusieurs succès dans l'ouest algérien, parviennent en 1518 après plusieurs échecs à chasser les Espagnols d'Alger avec en partie l'appui des tribus kabyles.

Grâce à ce succès, Khayr ad-Din Barberousse put obtenir du sultan Soliman le Magnifique le soutien officiel de l'empire Ottoman, recevant le titre de beylerbey (gouverneur de province) ainsi qu'un contingent de janissaire. Khayr ad-Din organisa la région en véritable État organisé, la régence d'Alger. La régence fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830. La région de Constantine (du fait de la résistance kabyle), conquise en 1525, prit une relative autonomie administrative par rapport à Alger et fut administrée par des beys jusqu'à la conquête française le 13 octobre 1837.


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