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Billet avion pour Alger (Algerie)
 

Alger

Présentation

Alger, (arabe : ? al-Jaza'ir, Dzayer ; berbère : L?ayer), surnommée Al Bahdja (« La Radieuse ») ou « la Blanche », tant par les Algériens que par les Français, est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays.

Étymologie

Le nom d'« Alger » est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezranna.

Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri. Une première explication voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d'Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza'ir (?), « Les Îles », en français « Les Îles des Mezranna» (Djezaïr Beni Mezranna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge également désigner la côte fertile de l'actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza'ir. Une seconde explication voudrait que le nom soit donné en l'honneur du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr viendrait alors de D'ziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Mezranna serait également une forme arabisée de Imezren, ou « Berbères », ce qui donnerait la forme originelle Tiziri n' at Imezran, « Ziri des berbères ». En outre, les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger.

Géographie

Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. Les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par la Casbah, la vieille ville.

La ville d'Alger (ou plutôt l'Alger précolonial, la Casbah) a six portes : Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar, et Bab Jedid et Bab Sidi Abd Rahmane.

Démographie

La ville d'Alger compte 4 029 936 habitants. L'agglomération d'Alger, avec ses 4 250 000 habitants , regroupe plus de 12% de la population algérienne et se place à la 1e place des agglomérations les plus peuplées du Maghreb.

Histoire

Appelée Icosium (« l'île aux mouettes ») lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, sa fondation remonte au IVe siècle av. J.-C. (des débris de vases campiniens  »” datant du IIIe siècle av. J.-C.  »” y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940).

Jardin d'essai: créé en 1832 par Auguste Hardy, sur une superficie de 48 hectares on y trouve des allées de platanes, de ficus, de dracoenas, de bambous, de chamaerops excelsa (trachycarpus fortunei), de lataniers et de superbes palmiers. Le jardin était surplombé par un Musée des Beaux Arts. Dans un enclos, était le parc zoologique.

En 1830, suite à l'affaire dite « de l'Éventail », Charles X envoie un corps expéditionnaire français prendre possession de la ville. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants en 1830.


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Billet avion pour l'Algérie
 

Algérie

Présentation

L'Algérie est un pays d'Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale Alger est située à l'extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Deuxième pays d'Afrique par sa superficie, l'Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 200 km. Elle partage également sept frontières terrestres, à commencer par la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger au sud-est, le Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l'ouest.

L'Algérie est membre de l'ONU, de l'Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué vers la fin des années quatre-vingt, à la création de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

La Constitution définit « l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain. ».

Étymologie

L'appellation Algérie provient du nom de la ville Alger. Étendu pour désigner l'ensemble du pays conquis depuis Alger, le nom Algérie est officiellement adopté le 14 octobre 1839 par Antoine Virgile Schneider, ministre de la Guerre. Selon l'historien Eugéne Guernier : « Il n'est pas sans intérêt de noter que cette appellation consacrait la conquête arabe et on peut se demander pourquoi les hommes politiques français du moment, tenant mieux compte du passé, n'ont pas adopté les noms de Numédie, de Kabylie ou de Maurétanie. ».

Le nom d'Alger est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezranna. Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri. Une première explication voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d'Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza'ir (?), « Les Îles », en français « Les Îles des Mezranna» (Djezaïr Beni Mezranna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l'actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza'ir. Une dernière explication voudrait que le nom soit donné en l'honneur du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr viendrait alors de D'ziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Mezranna serait également une forme arabisée de Imezren, ou « Berbères », ce qui donnerait la forme originelle Tiziri n' at Imezran, « Ziri des berbères ». En outre, les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger.

Histoire

L'Afrique, le bassin de la Méditerranée, l'Europe ainsi que l'Orient furent des éléments incontournables qui enrichirent grandement le cheminement historique de l'Algérie. À l'extrême Sud, on peut noter aussi l'existence du plus grand musée naturel au monde. Autant de preuves qui attestent de l'extraordinaire richesse de son histoire.

Des sites archéologiques révélèrent des ossements d'hominidés dont les dates obtenues par archéomagnétisme remontent jusqu'à 2 millions d'années. Les chercheurs y ont vu la présence de l'Homo habilis et de l'Homo erectus (appelé auparavant Atlanthrope) au début du Paléolithique.

Au Paléolithique moyen, les industries lithiques caractéristiques de l'Atérien sont reconnaissables par la présence de pièces à pédoncule. L'évolution des formes humaines depuis l'Homo erectus a abouti à l'apparition de l'Homo sapiens de type archaïque, ancêtre de la forme humaine actuelle, dont il n'existe pas de vestiges en Algérie (mais qui est documenté dans le Maroc voisin, grotte du Djebel Irhoud).

Le Paléolithique finit avec l'Ibéromaurusien, connu en particulier par les fouilles menées dans la grotte d'Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrements.

Les derniers chasseurs-cueilleurs sont représentés dans le nord de l'Algérie par les Capsiens, attestés jusqu'il y a 8 000 ans. Les modalités de passage à l'économie de production (et donc au Néolithique) sont très mal connues dans le Nord.

Dans le Sud (Sahara), le Néolithique est une période florissante en raison d'un climat globalement plus humide que l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riche. De plus, les êtres humains de cette période ont gravé et peint les parois des abris. La chronologie exacte de cet art est très discutée et notamment la date de son apparition (il n'existe pas de moyen de le dater directement). Certains chercheurs pensent qu'il est apparu dès la fin du Pléniglaciaire, au Paléolithique, tandis d'autres ne le pensent pas antérieur au Néolithique.

L'Antiquité de l'Algérie est marquée par les Berbères gétules. Ils établirent des liens commerciaux et politiques avec Carthage et l'Égypte. La fondation XXIIe dynastie égyptienne par le chef gétule Sheshonq à la tête d'une coalition, marquerait le départ du calendrier berbère. Remarquables cavaliers, devenus par la suite des mercenaires.

L'histoire de la Numidie commence avec l'émergence des tribus massyles et massaessyles. Les premiers sont à l'origine de la Numidie orientale et les seconds de l'Occidentale. Massinissa finira, dans le contexte de la seconde guerre punique à unifier la Numidie. L'empire romain, avec l'aide des mercenaires gétules, colonisera la Numidie.

L'Algérie est par ailleurs le pays méditerranéen qui renferme le plus grand nombre de vestiges de l'époque romaine. Les plus connus sont ceux de Timgad et Tipaza, cette dernière offre à titre d'exemple l'une des plus grandes superficies de nécropoles antiques connues autour de la Méditerranée.

La chute de Rome, puis des Vandales, et l'instabilité durant la période byzantine entraînent la reconstitution de plusieurs principautés berbères. Certaines, notamment dans les Aurès, vont résister à l'arrivée des musulmans entre 670 et 702. Les figures les plus connues de ce conflit furent le roi chrétien Koceila, qui vainquit Oqba Ibn Nafaa en 689, près de Biskra, puis la reine guerrière Kahena (de son vrai nom Dihya), qui à la tête des Berbères (Djerawa de l'Aurès et Nefoussa de Tripolitaine) ainsi que des Roums de la côte, infligea, en 693, à la bataille de la Meskiana, une sévère défaite au corps expéditionnaire arabe de l'émir Hassan Ibn en Noman, qu'elle repoussa jusqu'en Tripolitaine.

Après la conquête musulmane, les citadins adoptèrent l'islam et progressivement la langue arabe. Berbère, phénicien, romain, arabe, espagnol, turc, français : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est intense, donnant lieu à un arabe algérien (et maghrébin en général) qui s'est perpétué jusqu'à nos jours. La première partie de la conquête musulmane de l'Espagne fut menée par un contingent berbère presque entièrement composé de récents convertis, à commencer par son chef Tariq ibn Ziyad, qui donna son nom à la colline de Gibraltar ( ?, « Djebel Tariq »). Après le succès de Tarik, le calife le fit enchaîner et mourut en route.

Au Xe siècle, le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi fonda la dynastie Fatimide, en Basse Kabylie où il trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes. Les Fatimides établirent leur autorité en Afrique du Nord entre 909 et 1171 et fondèrent un califat dissident des Abbassides de Bagdad. Leur règne est marqué par de nombreuses révoltes Kharijites, notamment celle d'Abu Yezid de la tribu Banou Ifren , en 944, à la tête de tribus berbères Zénètes, qui infligea la plus sévère défaite à l'armée Fatimide, affaiblie et rendue vulnérable, en prenant Kairouan. La révolte fut vaincue par Ziri ibn Manad, à la tête de tribus Sanhadjas, qui en sauvant l'empire reçue le poste de gouverneur du Maghreb central. Ainsi en 972, lorsque les Fatimides, après l'annexion égyptienne, eurent moins d'intérêts pour le Maghreb, c'est son fils, Bologhine ibn Ziri, qui hérita du contrôle de l'Ifriqiya. Les Zirides y règneront pendant environ deux siècles. Hammad Ibn Bologhine, le fils de Bologhine, gouvernera indépendamment des Zirides, sur le nord de l'actuelle Algérie, à partir de 1014 en reconnaissant, comme califes légitimes, les Abbassides sunnites de Bagdad, fondant ainsi la dynastie des Hammadides. Les Zirides reconnaîtront, à leur tour, en 1046, les califes Abbassides, montrant ouvertement aux Fatimides leur abandon du chiisme.

C'est à partir de 1048, dans certaines régions du Sud, au temps d'Ibn Khaldoun, que des tribus arabes, principalement les Banû Hilâl et les Banu Sulaym, immigrent en Afrique du nord. Ces « terribles bédouins » hilaliens furent envoyés par le pouvoir Fatimides afin de réprimer les Zirides et les Hammadides. Par vagues successives, ils menaient des incursions dans les grandes villes, pillant puis détruisant tout sur leur passage. Pour l'Algérie, leur nombre ne dépassant pas quelques dizaines de milliers de personnes, ils étaient cependant parfois alliés avec certaines tribus locales des Zénètes. Ces deux royaumes, alors prospères, seront grandement affaiblies par ces incursions. Les Zirides transfèreront alors leur capitale de Kairouan à Mahdia, les Hammadides, d'Al-Quala (La Kalâa des Béni Hammad, aujourd'hui reconnue patrimoine mondial par l'UNESCO) à Béjaïa.

L'Algérie est alors, sur une petite partie à l'Ouest, sous le contrôle des Almoravides, des Hammadides au centre, et des Zirides à l'Est. Quand en 1152, ils sont définitivement vaincus par une nouvelle dynastie berbère, les Almohades, dirigés par Abdelmoumen Ibn Ali et dont le chef spirituel est Muhammad ibn Tumart. Les Almohades formeront un des plus puissants empires méditerranéen, unifiant le Maghreb et la pays d'Al-Andalus jusqu'en 1269. Avec les grandes villes du littoral (Béjaïa, Annaba, Alger...), le Maghreb central s'ouvre à l'Occident chrétien en entretenant un commerce actif, apportant notamment les fameux cheval barbes, de la cire ou encore du cuir de qualité. La chute des Almohades marque un tournant dans les relations avec les puissances chrétiennes de nord, qui s'organisent pour la Reconquista alors que le mythe de l'invincibilité musulmane prend fin. Au Maghreb, des dynasties locales s'imposent, comme les Mérinides de Fès dans le Maghreb occidental, les Abdelwadides de Tlemcen du Maghreb central, et les Hafsides de Tunis et de Béjaïa en Ifriqiya. Ces dynasties qui rayonnent sur l'Afrique du Nord d'abord entre le XIIIe siècle et le XIVe siècle, subissent de plus en plus, vers la fin du XVe siècle, la pression de l'essor des puissances espagnole et portugaise, et conjugué aux luttes intestines pour l'accès au trône, leur pouvoir connaît alors des reculs successifs et l'émiettement de leur empire.

Le démantèlement des grandes dynasties islamiques entraîne la formation d'une multitude de petites principautés, de fédérations de tribus ou de ports autonomes, repère de corsaires. Les puissances chrétiennes de la péninsule Ibérique en profitent ; les portugais partent en expédition dans le Maghreb occidental, suivis des espagnols qui occupent des ports méditerranéens (Mers el Kebir, Oran, Béjaïa...). Mais la formation de véritable « cité-État pirate » sur le littoral (Côte des Barbaresques) et la piraterie qu'elle engendrait inquiétait et dérangeait de plus en plus les puissances européennes. Aussi, en 1516, l'Espagne décida d'assiéger le port réputé d'Alger. Les Algérois font alors appel aux corsaires turcs. Les frères Barberousse, fort de plusieurs succès dans l'ouest algérien, parviennent en 1518 après plusieurs échecs à chasser les Espagnols d'Alger avec en partie l'appui des tribus kabyles.

Grâce à ce succès, Khayr ad-Din Barberousse put obtenir du sultan Soliman le Magnifique le soutien officiel de l'empire Ottoman, recevant le titre de beylerbey (gouverneur de province) ainsi qu'un contingent de janissaire. Khayr ad-Din organisa la région en véritable État organisé, la régence d'Alger. La régence fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830. La région de Constantine (du fait de la résistance kabyle), conquise en 1525, prit une relative autonomie administrative par rapport à Alger et fut administrée par des beys jusqu'à la conquête française le 13 octobre 1837.


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Billet avion au départ de Lisbonne (Portugal)
 

Lisbonne

Présentation

Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal, située sur l'embouchure du fleuve Tage. En plus d'être la capitale du pays, elle est aussi la capitale de la région de Lisbonne, du secteur métropolitain (ou district) de Lisbonne et est aussi le principal centre de la sous-région du Grand Lisbonne. La ville a recensé 564 477 habitants en 2001, mais regroupe dans son secteur métropolitain environ 3 millions d'habitants, ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays. Lisbonne est la ville la plus riche du Portugal avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne européenne. Deux agences de l'Union Européenne ont leur siège à Lisbonne : l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies et l'Agence européenne pour la sécurité maritime. La CPLP (Comunidade dos Países de Língua Portuguesa, Communauté des pays de langue portugaise) a aussi son siège à Lisbonne.

La ville correspond au conseil (concelho) de Lisbonne, d'une surface de 83,84 km². La densité de population est de 6 518 habitants/km². Le concelho est subdivisé en 53 quartiers (freguesias). Il est limitrophe au nord avec les communes de Odivelas et de Loures, à l'ouest avec Oeiras, au nord-ouest avec Amadora et au sud-est avec l'estuaire du Tage. À travers l'estuaire, Lisbonne est au contact des conseils de la Marge Sud : Almada, Seixal, Barreiro, Moita, Montijo et Alcochete.

« Lisbonne ne se voit pas, elle se sent. »... Ceci est une phrase bien typique pour décrire la Capitale de la Mer, cette ville qui a connu un important âge d'or au XIVe et XVe siècles, époque à laquelle on disait même que la ville sentait les épices.

Histoire

Durant le néolithique, la région était habitée par une branche de la population indo-européenne appelée pré-ibère. Comme dans d'autres endroits de l'Europe atlantique, cette population a construit des monuments religieux tels que des mégalithes, des dolmens et des menhirs qui sont encore visibles aux alentours de la ville. Certains peuples celtes sont entrés en contact avec les pré-ibères et se sont établis dans la zone avant le premier millénaire avant J.-C., aboutissant ainsi à l'apparition de tribus de langue celte comme les Conii et les Cempsii.

Pendant les Guerres puniques, après la mort d'Hannibal Barca (dont les troupes incluaient des membres de la tribu des Conii), les Romains décidèrent de priver Carthage de sa possession la plus précieuse : l'Hispanie (nom donné par les Romains à la Péninsule Ibérique). Après la défaite carthaginoise face à Scipion l'Africain en Hispanie orientale, la pacification de l'ouest a été menée à bien par le consul Decimus Junius Brutus Callaicus. Il signa un accord avec Olissipo, ancien nom de lisbonne, pour que celle-ci envoie ses habitants combattre avec les légions romaines contre les tribus celtiques du nord-ouest. En retour, Olissipo fut intégrée à l'Empire sous le nom de Felicitas Julia, devenant municipe de droit romain. L'autonomie politique lui fut accordée sur un territoire de 50 km autour de la cité ; les habitants étaient exemptés d'impôts et ils obtinrent la citoyenneté romaine. La ville faisait partie de la province de Lusitanie dont la capitale était Emerita Augusta. Les attaques des Lusitaniens contre la ville pendant les fréquentes rébellions l'affaiblissaient et il fallut construire une muraille.

Pendant le règne de l'empereur Auguste, les Romains y ont construit plusieurs édifices : un grand théâtre, des thermes, situés dans l'actuelle Rua da Prata, les temples de Jupiter, de la mythologie, de Cybèle, de Téthys et d'Idae Phrygiae (un culte rare en provenance de l'Asie Mineure), des temples en l'honneur de l'empereur, une grande nécropole sous l'actuelle place de Figueira, un forum et d'autres bâtiments comme l'insulae, une zone de logements situés entre l'actuelle colline du château et le centre de la ville. Beaucoup de ces ruines ont été mises au jour vers le milieu du XVIIIe siècle, quand la découverte de Pompéi a provoqué une mode de l'archéologie parmi les riches européens.

Olissipo était connue pour son garum qui était exporté dans des amphores jusqu'à Rome et d'autres villes. Le vin, le sel et ses chevaux réputés étaient les principaux produits d'exportation de la ville. Elle a prospéré quand la piraterie a disparu et que des progrès techniques ont permis l'expansion du commerce avec les nouvelles provinces romaines de Bretagne (notamment les Cornouailles) et de la région du Rhin, et également avec les populations qui vivaient le long de la vallée du Tage. La cité était régie par une oligarchie dominée par deux familles, les Julii et les Cassiae. Les archives font état de demandes faites au gouverneur de la province à Mérida et à l'empereur Tibère, par exemple celle dans laquelle ils sollicitaient de l'aide pour combattre les monstres marins qui s'attaquaient aux bateaux. Le Romain de Lisbonne le plus célèbre a été Sertorius qui a dirigé une rébellion contre le dictateur Sylla. La majorité des habitants parlait le latin, avec des minorités de commerçants grecs et d'esclaves. La ville était reliée par des routes à deux autres villes, Bracara Auguste dans la province Tarraconense (actuellement la ville portugaise de Braga) et Emerita Auguste (actuellement Mérida).

Lisbonne a été prise par les Arabes vers 711 (elle a reçu le nom de al-'Isbunah, en arabe ), sous le gouvernement desquels la ville a prospéré. Les Maures, qui étaient des musulmans du Nord de l'Afrique et du Proche Orient, ont construit plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, qui sont actuellement appelées "Cerca Moura". La ville abritait une population diverse parmi laquelle se trouvaient des chrétiens, des berbères, des arabes, des juifs et des Saqalibas.

L'arabe a été imposé comme langue officielle. Le Mozarabe était la langue que parlait la population chrétienne. L'islam était la religion officielle, pratiquée par les Arabes et les muladís, et les chrétiens et juifs pouvaient pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis, à condition de payer le jizya.

Le nom de l'Alfama, le quartier le plus ancien de Lisbonne, dérive de l'arabe al-hamma. En 858, Lisbonne est pillée pendant treize jours par le chef viking Hasting.

Pendant la période Taifa, Lisbonne appartenait à la Taifa de Badajoz, et fut dirigée par Sabur al-Saqlabi.

En 1147, pendant la Reconquête, un groupe de chevaliers français, anglais, allemands, et portugais, conduits par Alfonso, ont assiégé et conquis Lisbonne, qui passe alors en mains chrétiennes.

La reconquête du Portugal et le rétablissement du christianisme est un des évènements les plus significatifs de l'histoire lisbonnaise ; cependant on sait qu'il y avait auparavant un évêque dans la ville qui a été assassiné par les Croisés et que la population priait la Vierge quand se déclarait une épidémie de peste. L'arabe a perdu son statut de langue officielle et peu à peu a cessé d'être utilisé dans la vie quotidienne. La population musulmane qui est restée s'est convertie au catholicisme ou a été expulsée, tandis que les mosquées ont été transformées en églises.

Lisbonne a reçu son premier for (statut juridique de protection royale, en portugais aforamento) en 1179, elle devient la capitale du Portugal en 1255, grâce à sa localisation centrale dans le territoire portugais.

Pendant les derniers siècles du Moyen Âge, la ville s'est beaucoup développée et s'est transformée en un important centre économique.

En 1290, Denis Ier a fondé une école universitaire appelée Estudo Geral (Étude Générale), actuellement Université de Coïmbre, qui fut transféré à plusieurs reprises à Coïmbre pour s'y fixer de manière définitive au XVIe siècle. La ville refonde sa propre université en 1911 après des siècles d'inactivité, en réunissant diverses écoles et collèges universitaires préexistants (par exemple l'Ecole Polytechnique). Il y a actuellement trois universités publiques dans la ville, l'Université de Lisbonne, l'Université Technique de Lisbonne et l'Université nouvelle de Lisbonne, et un institut universitaire privé, l'ISCTE.

Les expéditions portugaises des Grandes Découvertes sont en majorité parties de Lisbonne entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, y compris l'expédition de Vasco de Gama vers les Indes en 1497.

Au XVIe siècle c'est l'âge d'or de Lisbonne. La ville s'impose comme point de commerce européen avec l'Extrême Orient, tandis que l'or du Brésil arrive à la ville.

Après l'incorporation du Portugal à la Monarchie Hispanique de Philippe II de Castille, Ier d'Aragon et Ier du Portugal (1580), il a été envisagé d'installer la cour royale à Lisbonne, mais on y a renoncé, au bénéfice de Madrid, où on avait fixé la capitale en 1561. Les principaux troubles de la restauration de 1640, qui a abouti à l'indépendance du Portugal, ont eu lieu à Lisbonne.

Le 26 janvier 1531, la ville a souffert d'un séisme qui a tué des milliers de personnes. Au début du XVIIIe siècle, pendant le règne de João V, la ville se dote d'un aménagement public extraordinaire pour l'époque : l'Aqueduc des Eaux Libres.


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Billet avion au départ du Portugal
 

Portugal

Présentation

Le Portugal (officiellement la République portugaise) est un État de l'Union européenne se situant au sud-ouest de l'Europe, dans la zone occidentale de la Péninsule Ibérique, délimité au nord et à l'est par l'Espagne, et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. Le territoire du Portugal comprend les régions autonomes des Açores et de Madère, situées dans l'hémisphère nord de l'océan Atlantique, ce qui en fait le pays le plus occidental de l'Europe.

Le nom du Portugal vient de son appellation originale au IXe siècle, où le premier comté au nord était nommé Terra Portucalensis, c'est-à-dire la terre de Portus Cale, du nom de deux villes à l'embouchure du Douro, avec sur la rive droite Portus (l'actuelle Porto), et sur la rive gauche Cale (l'actuelle Vila Nova de Gaia).

Pendant le XVe siècle et le XVIe siècle, le Portugal fut l'un des plus grands pouvoirs économiques, sociaux et culturels du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, Asie, et au Brésil. En 1974, la révolution des oeillets met fin à l'empire colonial, en même temps qu'elle démocratise le pays. C'est aujourd'hui un pays développé, économiquement prospère, social et politiquement stable. Membre fondateur de l'OTAN en 1949, membre de l'ONU depuis 1955, de l'Union européenne depuis 1986, il est aussi l'un des pays fondateurs de la zone euro en 1999.

Bien que le pays soit de petite taille, à cause de la dictature instaurée en 1926 et qui a duré jusqu'en 1974-75 et la perte de ses colonies, le pays n'a connu son essor économique qu'après 1975, et c'est ainsi que près de 1,5 millions de Portugais ont dû aller travailler à l'étranger. Les fortes zones d'immigrations sont le Brésil, la France (près d'1 million), le Luxembourg (22% de la populaion totale du pays), la Suisse, les États-Unis, l'Argentine, le Venezuela, le Canada... (données: Service immigration) [réf. nécessaire] Aujourd´hui le thème du déclin devient de plus en plus présent. Toutefois l´entrée dans l´UE a permis de redynamiser l´économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies), l´émigration s´est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d´immmigration.

Histoire

On trouve des gravures rupestres du Paléolithique à l'air libre dans la vallée de la Côa, dans le nord du Portugal, proche du fleuve Douro. Classées patrimoine mondial, elles datent du XVIIIe millénaire av. J.-C..

Durant l'Antiquité, le territoire portugais est appelé Lusitanie au sud et Gallécie au nord, peuplé de Celtes et d'Ibères, devenu romain au Ier siècle av. J.-C. puis occupé par les Suèves après l'effondrement de Rome au Ve siècle, puis par les Wisigoths. Après l'invasion maure du VIIIe  siècle, l'histoire du Portugal suit l'histoire de la péninsule.

En 1095, le roi Alphonse VI de Castille et de León, souverain de la Galice, en donne la partie sud, le comté de Portucale - un territoire limité au nord par le fleuve Minho et au sud par le fleuve Mondego - au chevalier capétien Henri de Bourgogne, son gendre.

Le fils de ce dernier, Alphonse Ier, dit le Conquérant, est proclamé roi en 1139 après la bataille légendaire d'Ourique. Pendant son règne, il conquerra la plus grande partie du Portugal contemporain (Santarém (Portugal), Lisbonne, Évora). Ses successeurs achèvent la Reconquête du sud du pays sur les Musulmans en 1249.

À partir du XVe siècle, le Portugal connaît un âge d'expansion commerciale et coloniale planétaire : au Maroc (Ceuta, Tanger, Mogador, Mazagan...), sur la côte africaine (Arguin, Elmina, Mombasa, Luanda...), en Inde (Goa, Daman, Diu, Bombay...), en Asie du Sud-Est (Malacca, Moluques...), en Chine (Macao), au Japon (Nagasaki), au Brésil... Ce seront les bases de l'empire colonial portugais qui se maintiendra jusqu'en 1961 à Goa, occupée par l'Inde cette année-là, jusqu'en 1975 en Afrique (Cap-Vert, Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe, Angola, Mozambique) et à Timor, et jusqu'en 1999 à Macao qui sera alors rétrocédé à la Chine.


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