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Billet d'avion pour Toulouse (France)
 

Toulouse

Histoire

En 1152, un conseil commun de la CitĂ© et des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat Â» formĂ© de douze capitouls qui assurent dans un premier temps un rĂ´le judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en rendant des ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre et la justice dans la ville. En 1190, ils construisent une maison commune le Capitole aujourd'hui symbole de la ville. En 1209, la croisade contre les Albigeois va dĂ©truire le comtĂ© de Toulouse et en 1250 Toulouse est intĂ©grĂ© au domaine royal français.

Au XIVe siècle, la ville prospère grâce au commerce et devient la quatrième ville du royaume de France. Mais en 1348, la ville est touchĂ©e par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au XVe siècle. Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont dĂ©truits et la ville se replie derrière ses fortifications.

Durant la Renaissance de la fin du XVe au XVIe siècle, Toulouse connait une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de construction de grands hôtels particulier comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de Toulouse le 7 mai 1463 qui détruit les trois quarts de la cité et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. En 1560, les protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combats.

Au XVIIe siècle, le catholicisme triomphe. Les Ă©glises sont très frĂ©quentĂ©es et de nombreux couvents s'installent en ville. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal du Midi, sont rĂ©alisĂ©s respectivement en 1632 et en 1682. Le Capitole est reconstruit, quant Ă  lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se dĂ©roule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamnĂ© provoque une cĂ©lèbre intervention de Voltaire.

Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt. Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent, le pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des conflits éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la réforme ecclésiastique sont déclarés en 1790 et 1791. La ville est privée de son rang de capitale régional et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du marĂ©chal Wellington aux Français du marĂ©chal napolĂ©onien Soult, qui, bien que parvenant Ă  rĂ©sister, sont contraints de se retirer. La ville Rose a donc Ă©tĂ© le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français. La ville se rallie au roi Louis XVIII et Ă  la Restauration après la chute de NapolĂ©on Ier. En 1848, la RĂ©publique est proclamĂ©e par Henri Joly du balcon du Capitole. Jusqu'en 1914, la ville s'agrandit progressivement avec l'immigration espagnole et l'exode rurale. C'est aussi l'Ă©poque des grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type Haussmannien comme la rue Alsace-Lorraine et la rue de Metz. Le 23 juin 1875, Toulouse connait sa plus forte crue. Au dĂ©bit de 8 000 mÂł d'eau par seconde (300 mÂł en temps normal), la Garonne monta Ă  9,47 m, inondant la quasi-totalitĂ© de la rive gauche, dĂ©truisant le pont d'Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le pont-Neuf a rĂ©sistĂ©. On dĂ©nombra 208 morts, plus de 1 200 maisons dĂ©truites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le marĂ©chal Mac-Mahon se rend Ă  Toulouse. Ă€ la vue du spectacle, il prononça sa dĂ©sormais cĂ©lèbre phrase « Que d'eau, que d'eau ! Â».

Après la Première Guerre mondiale, Toulouse entre dans l'ère industrielle avec la poudrerie, l'aviation et la cartoucherie. Dans les annĂ©es 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges LatĂ©coère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l'AĂ©ropostale est créée, avec des figures comme Antoine de Saint-ExupĂ©ry et Jean Mermoz. Pierre-Georges LatĂ©coère, est initialement arrivĂ© dans la ville rose pour crĂ©er des wagons de chemin de fer, mais lorsque la guerre Ă©clate, il est chargĂ© par le gouvernement de dĂ©velopper des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionnĂ© par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est dĂ©sormais une chaĂ®ne de montage d'avions de guerre. C'est Ă  ce moment qu'il prend le dĂ©fi de crĂ©er l'AĂ©ropostale. Avec les anciens avions de guerre, LatĂ©coère dĂ©sire acheminer le courrier de Toulouse Ă  Dakar, et pourquoi pas en AmĂ©rique du Sud. Ainsi de 1920 Ă  1933, plus de 120 pilotes se succĂ©deront sur les pistes de Montaudran, dont les cĂ©lèbres noms de Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-ExupĂ©ry. Il exploitera des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au BrĂ©sil. L'aĂ©ropostale relie bientĂ´t la France Ă  l'AmĂ©rique du Sud, après que la première traversĂ©e de l'ocĂ©an Atlantique Sud est assurĂ©e par Mermoz. Elle dĂ©veloppe de nombreuses autres lignes aĂ©riennes entre les villes de l'AmĂ©rique du Sud, parfois par-dessus la cordillère des Andes. Par ailleurs, les rĂ©cits d'Antoine de Saint-ExupĂ©ry assureront aussi une certaine notoriĂ©tĂ©, tel le roman Vol de nuit. Les premiers pas de l'aĂ©rospatiale seront posĂ© par un ancien mĂ©canicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en mĂ©tal avec pare brise, et cela dès 1920. Par la suite, l'Ă©tat va soutenir l'industrie aĂ©ronautique toulousaine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est Ă©pargnĂ©e par les combats, mais la rĂ©sistance s'y dĂ©veloppe fortement. Elle est abandonnĂ©e par les troupes d'occupation allemandes le 19 aoĂ»t 1944 peu après le dĂ©barquement de Provence. Au dĂ©but des annĂ©es 1960, de nombreux rapatriĂ©s d'AlgĂ©rie viennent s'installer Ă  Toulouse, et s'ajoutent aux nombreux rĂ©fugiĂ©s rĂ©publicains espagnols arrivĂ©s après la victoire de Franco en 1939. La ville est choisie pour devenir l'une des mĂ©tropole d'Ă©quilibre du pays en accueillant les activitĂ©s aĂ©ronautiques et spatiales lors de la dĂ©centralisation. La ville devient rapidement la prĂ©fecture de la rĂ©gion Midi-PyrĂ©nĂ©es. Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 Ă  380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004. Cet afflux dĂ©mographique provoque la mise en place de grandes opĂ©rations d'urbanisme comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et Bagatelle (Toulouse).

Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explose, traumatisant durablement les toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que la France ait connu depuis 1945, fait 30 morts, 10 000 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements, principalement dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident est retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine AZF devrait s'ouvrir fin 2007. Le site de l'usine a, depuis, été rasé et dépollué. Il verra la construction prochaine du cancérôpole, projet impulsé par la municipalité et l'État.

Démographie

En 2005, Toulouse est la quatrième ville de France avec 435 000 habitants (population intra muros) et la cinquième agglomĂ©ration avec 870 000 habitants (estimation 2007). Elle constitue aussi la cinquième aire urbaine avec 1 117 000 habitants (estimation 2007) après Paris, Lyon, Marseille et Lille. C'est le troisième plus grand centre universitaire de France après Paris et Lyon avec près de 97 000 Ă©tudiants en 2006.

La population de la ville augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié lui conférant un climat agréable, une situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques (Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise) et ses terroirs midi-pyrénéens, mais aussi grâce à une image fortement positive sur sa qualité de vie, la variété de ses filières de formation, son positionnement socio-économique sur des industries et ses services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie).

Selon l'AUAT et l'INSEE, en 2007, l'agglomĂ©ration toulousaine aurait gagnĂ© plus de 110 000 habitants depuis le dernier recensement de 1999. Chaque annĂ©e, l'agglomĂ©ration gagne donc environ 14 000 nouveaux habitants et l'aire urbaine 19 000 habitants. Si le rythme de croissance actuel se maintient, Toulouse dĂ©passera Lyon en terme de population pour devenir la 3e ville française (projection 2014 : 507 000 habitants) et son agglomĂ©ration dĂ©trĂ´nera Lille de sa 4e place.

Toulouse possède donc une forte attractivitĂ© vis Ă  vis des autres mĂ©tropoles françaises et europĂ©ennes ; 2/3 des nouveaux toulousains sont originaires d'une rĂ©gion autre que Midi-PyrĂ©nĂ©es. 11 % viennent mĂŞme d'un pays Ă©tranger. Cette arrivĂ©e massive de population renforce le caractère mĂ©tropolitain de Toulouse, les nouveaux toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supĂ©rieures, techniciens, ingĂ©nieurs).

Enfin, de nombreux projets Ă  dimension nationale et internationale contribuent Ă  accroĂ®tre la renommĂ©e de la ville : le plus grand cancĂ©rĂ´pole d'Europe est en construction sur l'ancien site AZF et en 2007-2008, Galileo, l'Ă©quivalent europĂ©en du GPS, devrait avoir son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

La population de Toulouse est très jeune puisque plus de 45% des habitants ont moins de 29 ans. La ville ne suit pas les mĂŞmes tendances que la rĂ©gion Midi-PyrĂ©nĂ©es. La parts des 15-29 ans est les plus reprĂ©sentĂ©es avec 31,0 % de femmes et 31,8 % pour d'hommes en 1999 (respectivement : 19,7 et 18,1 % pour a rĂ©gion). Les personnes âgĂ©es sont peu reprĂ©sentĂ©es avec 9,1 % de femmes et 5,6 % d'hommes en 1999 comme dans le reste de la rĂ©gion (10,9 et 7 %).'.

A l'instar des autres grandes métropoles françaises (Lyon, Marseille), Toulouse est une ville cosmopolite où 7,8% de sa population est étrangère. Métropole aux multiples influences, Toulouse cultive son attractivité à l'échelle internationale.

Les Espagnols reprĂ©sentent l'une des plus importantes communautĂ©s Ă©trangères de la ville avec près de 20 000 Ă  25 000 personnes. Il faut rappeler que Toulouse Ă©tait la capitale de l'exil rĂ©publicain espagnol dans les annĂ©es 30. La ville a mĂŞme fĂŞtĂ© en 2006 le 75e anniversaire de la rĂ©publique espagnole au cours duquel le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a fait un discours qui permit Ă  de nombreux jeunes et nouveaux toulousains de comprendre l'importance de cet exil, « Oui, l'Ă©motion rejoint ici le calendrier de la tragĂ©die de l'Histoire, de la tragĂ©die d'une guerre fratricide qui jeta l'une contre l'autre, l'Espagne rĂ©publicaine et l'Espagne franquiste et conduisit 100 000 rĂ©publicains et leurs familles Ă  Toulouse. Toulouse qui se souvient de la nouvelle topographie politique qu'avaient inventĂ©e les partis politiques en exil, les communistes Ă  la Bourse du travail, les anarchistes au 4 rue de Belfort et autour de la fontaine de la place Wilson, les guĂ©rilleros au cafĂ© de la Paix de la place du Capitole, les socialistes au 69 rue du Taur dans la future cinĂ©mathèque, un peu tous Ă  l'Ateneo de la rue de l'Étoile, les moins politisĂ©s Ă  la Casa de España. Â»

L'empreinte espagnole est donc forte Ă  Toulouse. Son relais direct est la Casa de España qui existe depuis 1986, elle regroupe une association socio-culturelle et socio-Ă©ducative, qui regroupe huit associations espagnoles. Toulouse est donc la plus grande ville espagnole de France. Elle attire aussi plus largement d'autres communautĂ©s du monde hispanique (argentin, cubain ...). Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère très « latine Â», avec de nombreux bars Ă  tapas, des clubs de salsa, de tango, de cha cha et d'autres danses latines ainsi qu'une ambiance nocturne très festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid. L'espagnol est la deuxième langue parlĂ©e Ă  Toulouse.

On observe aussi Ă  Toulouse près de 80 000 habitants originaires d'Afrique du Nord (Tunisiens, AlgĂ©riens, Marocains, Turcs). Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre ville, auparavant peuplĂ© majoritairement d'immigrĂ©s italiens et espagnols, est surnommĂ© « le petit souk Â», du fait de la prĂ©sence de nombreuses petites Ă©choppes arabes. Cette communautĂ©, Ă©tant majoritairement de religion musulmane, il existe trois MosquĂ©es Ă  Toulouse : une Ă  Empalot et deux dans le quartier du Grand Mirail, Ă  Bellefontaine et Ă  la Reynerie.

La communauté africaine (Afrique noire), antillaise, réunionnaise et malgache est répartie sur l'ensemble de la commune. Outre une présence sur les divers marchés du centre ville, cette communauté s'est particulièrement établie dans le quartier Saint-Cyprien pour y développer des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques. Aussi, le quartier Saint-Michel est connu pour être le quartier de la plus importante communauté caribéenne de Toulouse.

La commune de Toulouse hĂ©berge aussi un peu plus de 15 000 Italiens, une des plus importantes communautĂ©s de la ville. Depuis 1995, le consulat d'Italie de Toulouse gère les rĂ©gions Midi-PyrĂ©nĂ©es, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20% du territoire français. Il n'est donc pas Ă©tonnant de voir un grand drapeau vert-blanc-rouge flotter devant le consulat d'Italie, situĂ© Ă  l'intersection de la rue de Metz et de la rue d'Alsace-Lorraine, en plein centre-ville.

Les Britanniques sont arrivĂ©s plus rĂ©cemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux Ă  rejoindre Toulouse. Ils seraient quelques 10 000 dans l'agglomĂ©ration. Les Allemands, attirĂ©s Ă©galement par l'industrie aĂ©ronautique, sont un peu moins nombreux (ils seraient environ 7 000). D'autres communautĂ©s diverses sont prĂ©sentes : Cubains, Irlandais, AmĂ©ricains, Asiatiques (principalement Vietnamiens).

Transports

L'agglomĂ©ration Ă©tant particulièrement Ă©tendue et morcelĂ©e entre zones d'habitat, zones commerciales et pĂ´les d'emplois bien distincts, les trajets moyens sont longs. Par ailleurs, les usagers sont souvent contraints de composer avec un rĂ©seau de transport en commun encore insuffisant, prenant en charge en 2004 seulement 7% des trajets de l'agglomĂ©ration, et un rĂ©seau de voiries secondaires trop peu dĂ©veloppĂ©. Du fait d'un manque de rĂ©flexion conjoint sur l'ensemble du territoire de l'agglomĂ©ration qui a minĂ© la mise en place des transports collectifs et n'a pas permis la construction d'une agglomĂ©ration compacte, la voiture règne comme le mode principal de dĂ©placements dans l'agglomĂ©ration : 64% des dĂ©placements Ă  comparer aux 50% Lyonnais.

Les déplacements sont difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant souvent encombré aux heures de pointes (jusqu'à 140 000 voitures par jour sur certaines sections selon la DRE, soit le seuil de saturation d'une 2*3 voies). Cependant la construction de nouvelles lignes de transports en commun amorce un mouvement inverse depuis l'ouverture de la seconde ligne de métro fin juin 2007, complété en 2010 par une ligne de tramway qui reliera Toulouse (station métro des Arènes) à la commune de Beauzelle via Blagnac.

Toulouse possède un réseau routier et autoroutier dense et étendue. Six autoroutes se rejoignent sur le périphérique de Toulouse. Le réseau ferré est plus faiblement développé. Les lignes principales est la ligne Bordeaux-Narbonne, Toulouse-Bayonne et Toulouse-Paris qui se rejoignent à la gare Matabiau. Enfin, le transport aérien est très développé autour de l'aéroport de Toulouse Blagnac classé au quatrième rang des aéroports de province.

Administration

La ville est le chef-lieu de la région Midi-Pyrénées, du département de la Haute-Garonne et de l'arrondissement de Toulouse. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Toulouse et de la province ecclésiastique de Toulouse. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse.

Le conseil municipal est composé de soixante-neuf membres, dont le maire et vingt-six adjoints au maire, dix conseillers municipaux délégués, dix-sept conseillers municipaux délégués chargés de mission et quinze conseillers municipaux. Dix-sept des adjoints du maire ont en charge une des mairies de quartier de la ville de Toulouse. Elles permettent aux citoyens d'avoir un accès aisé aux administrations de la ville. Le maire de Toulouse est Jean-Luc Moudenc depuis le 6 mai 2004. Il est aussi le vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse et président de la commission des Transports. Le conseil municipal se réunit publiquement plus d'une fois par trimestre dans la salle du conseil municipal en l'Hôtel de ville. De plus, la ville possède un conseil municipal des enfants établi par délibération du Conseil Municipal du 27 juin 2003 modifiée le 14 octobre 2005. Les membres sont élus tous les deux ans au cours du 1er trimestre de l'année scolaire, dans les écoles élémentaires qui adhèrent au projet. Il est formé de 41 élèves de CE2 et CM1, élus le 15 novembre 2005 (21 élèves issus des écoles publiques et 20 des écoles privées).

Politiquement, Toulouse est une ville de gauche comme une grande partie du département même si les électeurs ont voté à droite pour les élections municipales depuis 1970. À noter que le maire de la commune depuis 2004, Jean-Luc Moudenc, est de droite (UMP). Il a succédé à Philippe Douste-Blazy lui-même de droite (UMP). Pour les autres élections, ce sont les candidats de gauche qui arrivent en tête.

Ă€ l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tĂŞte Lionel Jospin avec 20,23 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,34 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 17,65 % et enfin NoĂ«l Mamère avec 8,65 %, aucun autre candidat ne dĂ©passant le seuil des 7 %. Au second tour, les Ă©lecteurs ont votĂ© Ă  86,06 % pour Jacques Chirac contre 13,94 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 21,88 %, rĂ©sultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%) avec cependant quatre points en moins pour Jean-Marie Le Pen.

Au rĂ©fĂ©rendum sur le traitĂ© constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les Toulousains ont votĂ© pour la Constitution EuropĂ©enne, avec 51,31 % de Oui contre 48,69 % de Non avec un taux d'abstention de 33,65 % (France entière : Non Ă  54,67 % ; Oui Ă  45,33 %). Ces chiffres sont contraire Ă  ceux du reste du dĂ©partement de la Haute-Garonne (Non Ă  53,90 % ; Oui Ă  46,10 %), l'Ă©lectorat ayant choisi le vote positif Ă©tant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilĂ©giĂ©e Ă©conomiquement et d'un plus haut niveau d'Ă©ducation que la moyenne des Français.

Ă€ l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, le premier tour a vu se dĂ©marquer en tĂŞte SĂ©golène Royal avec 36,15 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 29.75 %, François Bayrou avec 19,21 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 6,35 %, et Olivier Besancenot avec 3,64 %, aucun autre candidat ne dĂ©passant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tĂŞte SĂ©golène Royal avec 57,60 % (rĂ©sultat national : 46,94 %) contre 42,40 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %).

Toulouse est divisĂ©e en 15 cantons (voir aussi cantons de la Haute-Garonne)  :

Toulouse dépend de l'académie de Toulouse, l'une des plus grandes de France. Christian Merlin est recteur de l'académie de Toulouse depuis le 7 mars 2005.


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France

Histoire

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l'expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.

La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie]], Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l'image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l'Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l'Empire allemand créé Ă  la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche).

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l'influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s'avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l'Ă©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l'État s'est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d'une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.

Politique

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du PrĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a rajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l'organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l'arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L'armĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l'Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN.

Depuis 1996, l'armĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d'appel (mixte). D'une capacitĂ© de plus de 330 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d'approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie

La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France mĂ©tropolitaine est localisĂ©e en Europe occidentale (voir la liste de points extrĂŞmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous diffĂ©rents statuts administratifs, en dehors du territoire europĂ©en : en AmĂ©rique du Nord, dans les Antilles, en AmĂ©rique du Sud, dans l'ocĂ©an Indien, dans le nord et le sud de l'ocĂ©an Pacifique et en Antarctique. Elle partage en mĂ©tropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km avec le BrĂ©sil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matĂ©rialisĂ©e) sur l'Ă®le de Saint-Martin aux Antilles, sĂ©pare la partie française de celle sous souverainetĂ© des Pays-Bas. Enfin la Terre AdĂ©lie (TAAF) revendiquĂ©e par la France est enclavĂ©e dans une partie de l'Antarctique revendiquĂ©e par l'Australie. Les cĂ´tes françaises prĂ©sentent quatre façades maritimes tournĂ©es vers la mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

D'une superficie mĂ©tropolitaine de 551 500 km² (675 417 km² avec l'outre-mer), la France s'Ă©tend sur 1000 km du nord au sud et d'est en ouest (plus grande distance nord-sud : Bray-Dunes - Cerbère). C'est le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (2e si on compte l'outre-mer) et le plus grand de l'Union EuropĂ©enne. La France mĂ©tropolitaine a quatre façades maritimes sur (du nord au sud) : la Mer du Nord, la Manche, l'ocĂ©an Atlantique et la mer MĂ©diterranĂ©e. La longueur totale de ses cĂ´tes atteint 3427 km. La France est un isthme.


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Dakar

Géographie

Fin 2007, selon les prĂ©visions officielles, le nombre d'habitants serait de 1 075 582 habitants. Ils pourraient ĂŞtre 1 270 631 en dĂ©cembre 2015. Avec 2 525 000 personnes, l'agglomĂ©ration se classe en 159e position dans le monde.

La gare de Dakar est le terminus de la ligne de Chemin de fer du Dakar-Niger.

Sa situation, à mi-chemin entre l'Europe et l'Amérique du Sud, lui a permis d'avoir un port et un aéroport très florissant jusqu'aux années 1980.

Administration

Dakar est le chef-lieu du département de Dakar et la capitale de la région de Dakar.

De plus en plus peuplée, la ville a été découpée en 19 communes d'arrondissement en 1996. La plus étendue est Yoff, au nord, mais c'est à Dakar-Plateau, dans la pointe sud, que se concentrent l'activité économique et la plupart des institutions. Les plus touristiques sont Ngor sur la pointe des Almadies à l'ouest et surtout Gorée à l'est.

Culture

Le Festival mondial des Arts nègres, organisé dans la capitale à l'initiative de Léopold Sédar Senghor en 1966, se voulait un événement sans précédent dans l'histoire culturelle, une affirmation solennelle et festive de la négritude.

Rattaché à l'Institut fondamental d'Afrique noire, le Musée d'Art africain se consacre aujourd'hui aux arts et traditions de l'Afrique de l'Ouest, présentant en permanence environ 300 des 9 000 pièces qui constituent ses collections, tandis que des expositions temporaires mettent l'accent sur des thématiques particulières.

Grâce à l'inscription de l'île de Gorée sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1978, Dakar est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial, créée en 1993.


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Sénégal

Politique

Le premier Président était Léopold Sédar Senghor, leader charismatique et poète de renom. En 1981 son Premier ministre Abdou Diouf prend sa succession, mais en 2000 le Parti démocratique sénégalais l'emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007. L'actuel chef du gouvernement est Cheikh Hadjibou Soumaré.

Longtemps monocaméral, le Parlement du Sénégal est à nouveau doté de deux chambres, puisque le Sénat, supprimé en 2001 à la suite d'un référendum constitutionnel, a été rétabli en mai 2007.

Instituée le 20 août 1960, l'Assemblée nationale accueille 150 députés, élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Le scrutin est majoritaire à un tour au niveau des départements à concurrence de 90 députés et proportionnel sur une liste nationale à concurrence de 60 députés. L'Assemblée est aujourd'hui présidée par Macky Sall, ancien Premier ministre.

Les élections législatives sénégalaises de 2007 se sont soldées par une très large victoire de la coalition présidentielle, mais près des deux-tiers des électeurs ne s'étaient pas rendus aux urnes, notamment en raison d'un mot d'ordre de boycott de la part des partis d'opposition.

Les sénateurs seront au nombre de 100. 35 ont déjà été élus au suffrage indirect dans les départements, les 65 autres seront désignés par le chef de l'État. Pape Diop, le maire de Dakar, est pressenti pour en devenir le Président.

En 1992 la Cour suprême du Sénégal a été supprimée et remplacée par trois organes spécialisés, la Cour de cassation, le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel, assez semblables à leurs homologues français. Leurs magistrats sont nommés par le Président. Ce sont les plus hautes instances judiciaires du pays.

Le SĂ©nĂ©gal a aboli la peine de mort le 10 dĂ©cembre 2004 .

Géographie et climat

Le Sénégal a une importante façade maritime à l'ouest avec l'océan Atlantique. Le fleuve Sénégal constitue une frontière au nord avec la Mauritanie et à l'est avec le Mali. Au sud-est, la frontière avec la Guinée est traversée par les contreforts de la montagne du Fouta-Djalon et au sud-ouest avec la Guinée-Bissau par une forêt tropicale. La Gambie forme une enclave et sépare la région de la Casamance avec le reste du pays.

Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe ouest (la presqu'île du Cap-Vert, et particulièrement l'emplacement du Club Med de Dakar) constitue la partie la plus occidentale de toute l'Afrique continentale.

Le pays s'étend sur 196 192 km². Si on le compare à ses voisins, le Mali et la Mauritanie, le Sénégal est un pays de petite taille.

Sur le littoral, la mer apporte de la fraîcheur, les températures sont de l'ordre de 16°C à 30°C mais le centre et l'est du Sénégal peuvent avoir des températures allant jusqu'à 41°C.

Pendant l'hiver en Europe, le Sénégal devient une destination appréciée permettant de développer une activité touristique.

Défini par un décret de 1996, le découpage administratif actuel a cependant subi quelques retouches dans l'intervalle, par exemple la création de la région de Matam en 2001 ou celle du département de Koungheul en 2006.

En 2007, le Sénégal compte 11 régions, 35 départements, 92 arrondissements, 43 communes d'arrondissement, 67 communes et 324 communautés rurales.

Parcs et réserves naturelles représentent 8% du territoire national. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de l'environnement et contribuent de manière significative à l'essor touristique.

Dans ces aires protégées on dénombre au total 169 espèces de mammifères et 540 espèces d'oiseaux.

Le SĂ©nĂ©gal compte six parcs nationaux : le Parc national du Niokolo-Koba dans l'est du pays ; le Parc national des oiseaux du Djoudj et le Parc national de la Langue de Barbarie dans la rĂ©gion de Saint-Louis ; le Parc national des Ă®les de la Madeleine au large de Dakar ; le Parc national du delta du Saloum dans le sud, ainsi que le Parc national de la Basse-Casamance, fermĂ© depuis quelques annĂ©es en raison des troubles dans la rĂ©gion.

Le pays compte également une trentaine de réserves naturelles de plus petite taille, telles que la Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la Réserve naturelle de Popenguine ou l'Aire marine protégée de Bamboung.

Démographie

La plupart des Ă©tudes dĂ©mographiques rĂ©alisĂ©es au SĂ©nĂ©gal s'appuient sur les trois recensements effectuĂ©s en 1976, 1988 et surtout 2002. En 2004, la Direction de la PrĂ©vision et de la Statistique a publiĂ© en outre des « Projections de populations du SĂ©nĂ©gal issues du recensement de 2002 Â» anticipant l'Ă©volution probable de la population du pays jusqu'en 2015 .

Selon ces sources, la population du Sénégal - qui comptait environ 1 million d'habitants en 1900 et 2,8 millions au moment de l'indépendance en 1960 - s'élèverait aujourd'hui à 11 343 328 personnes (estimation au 31/12/2007) et pourrait atteindre 13 709 845 fin 2015.

Cette population croît donc très rapidement, avec un taux de fécondité supérieur à 4 enfants par femme.

Depuis longtemps la population était plutôt concentrée sur la façade atlantique, mais l'exode rural a accru l'inégalité de cette répartition. Désormais un Sénégalais sur quatre vit dans la presqu'île du Cap-Vert et la capitale est au bord de l'asphyxie.


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