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 | Billet d'avion pour Alger (Algerie) |  | | | AlgerHistoire
En effet, la ville devient la capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, et à partir de 1848, préfecture du département de même nom. Elle se développe rapidement, se peuplant d'émigrants européens au cours de la deuxième partie du XIXe siècle, principalement d'origine française. Ceux-ci s'installent principalement dans les faubourgs, comme le quartier populaire de Bab El-Oued. La population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.
La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne. Bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, avec l'accroissement naturel et l'exode rural.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord voit débarquer les forces américano-britanniques, dans le cadre de l'Opération Torch. Mais le débarquement ne réussit d'abord qu'à Alger, grâce au Putsch du 8 novembre 1942, par lequel 400 patriotes français, dont les 2/3 sont juifs[réf. nécessaire], arrêtent les généraux vichystes (Juin, Darlan, etc.) et, sous la direction de José Aboulker et d'Henri d'Astier de La Vigerie, [réf. nécessaire], pendant 15 heures en occupant par surprise la plupart des points stratégiques. Ainsi permettent-ils aux Alliés de débarquer sans opposition, d'encercler Alger, et d'en obtenir la capitulation le jour même.
À Oran et au Maroc, où les putschs prévus ont échoué, les généraux vichystes accueillent partout les Alliés à coup de canon, jusqu'à ce que leurs chefs Darlan et Juin, prisonniers des Alliés à Alger finissent, sous la menace, par leur ordonner au bout de 3 jours le cessez-le-feu. Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.
Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous Darlan et Giraud (voir Régime de Vichy en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale, y convoque l'Assemblée consultative provisoire, ce qui lui vaudra d'être décoré de la croix de la Légion d'honneur par le président français Jacques Chirac le 15 août 2004.
Alger joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants
Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes recourant aux attentats anti-français et l'armée française menant une répression sanglante incluant l'usage quasi-systématique de la torture contre les contestataires de l'ordre colonial, tels que le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin, ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi, honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent leurs noms.
Les manifestations du 13 mai 1958 lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires.
Les Algériens célèbrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Dirigée par les militaires, Alger devient une capitale culturelle, politique et diplomatique[réf. nécessaire] du tiers monde ainsi qu'une ville phare[réf. nécessaire] du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide.
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 | Billet d'avion pour l'Algérie |  | | | AlgérieHistoire
Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l'Algérie fut longue et particulièrement violente puisqu'elle s'est traduite par la disparition de près du tiers de la population algérienne. L'armée française l'a soumise village après village, mais il faut préciser que ce qui caractérise la colonisation de l'Algérie et tient lieu de particularité est qu'il s'agit d'une colonie de peuplement.
En 1794, lorsque la France révolutionnaire était attaquée par les puissances européennes coalisées, et éprouvait des difficultés à nourrir sa population et ses soldats. Le dey d'Alger Hussein offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé, consentant aussi par la suite sous le directoire un prêt d'argent sans intérêts. La guerre terminée, les régimes qui se succèdent n'honorent pas la dette, et quand la France redevient royaliste la dette est revue à la baisse et payée mais à Paris à la caisse des dépôts et consignations; un nombre important de créanciers vrais ou supposés, des commerçants livournais qui avaient servi d'intermédiaires se manifestent alors. Ainsi, sous couvert de satisfaire leurs réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation ». Le dey est donc en froid avec le consul de France car il comprend qu'il ne récupérera pas son argent, et que les livraisons de blé ne lui seront jamais payées.
En 1827, le dey d'Alger découvre que la France avait fortifié à l'extrémité est de la Régence à La Calle un entrepôt dont elle avait la concession pour faire du commerce, et qu'elle s'était engagé à ne pas fortifier. N'obtenant pas d'explications de la part du gouvernement français, le 30 avril 1827 le dey en demanda verbalement au consul de France. Le consul ignorant ouvertement sa demande, prit donc de haut le dey qui s'emporta alors, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son éventail. Si l'on s'en réfère à Robert Louzon, militant anticolonialiste engagé, c'est donc bien l'affaire des fortifications de La Calle et non simplement la dette restée impayée qui était à l'origine de l'énervement du dey d'Alger. Le gouvernement de la restauration et Charles X, soucieux de redorer l'image de la France à l'étranger et de renforcer l'autorité royale en France, trouvèrent alors dans cet incident - un outrage à la France par le biais de son « représentant », le consul - un prétexte pour intervenir militairement.
Entre le 11 et le 18 mai 1830, quelque 37 000 hommes répartis dans 675 bâtiments affrétés par l'entreprise Seillière, c'est-à-dire toute la marine française de l'époque, embarquèrent pour conquérir la bande côtière de l'ancienne régence, par la suite unifiée sous le nom d'Algérie. Le débarquement eut lieu le 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et, le 5 juillet, les troupes françaises du général Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont firent leur entrée dans la forteresse d'Alger, le dey capitula le jour même.
Mais la France se heurte à l'ouest à l'émir Abd el-Kader et à l'est aux tribus berbères dont celles de Kabylie menées par Lalla Fatma N'Soumer. La France entame des négociations avec l'émir Abd el-Kader en 1834 et en 1837, date à laquelle est signé le traité de Tafna. Mais en 1839, Abd el-Kader déclare la guerre à la France considérant l'expédition aux "Portes de fer" (dans la chaîne des Bibans en Kabylie) par l'armée française comme une violation de traité. En mai 1843, la smala et le fameux trésor d'Abd el-Kader sont aux mains des Français.
En 1847, Abd el-Kader déposa les armes et se rendit, l'armée française d'Afrique contrôle alors tout le nord-ouest de l'Algérie. À l'issue de la bataille de Zaatcha, dans les Aurès, en 1848, le Constantinois est conquis. Entre 1849 et 1852, la domination s'étend à la Petite Kabylie. En juillet 1857, les tribus de Grande Kabylie se rendent, et la capture de Lalla Fatma N'Soumer met un terme à la résistance mais les kabyles se soulèveront encore jusqu'au début des années 1870. La conquête du nord de l'Algérie est alors achevée. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la conquête ne s'est pas faite du nord au sud, puisque les montagnes ont encore une fois été le dernier refuge de l'indépendance. Dans le sud, la prise de Laghouat et de Touggourt, la soumission des Beni-M'zab du Mzab (1852) et celle du Souf, reculent les limites de l'Algérie jusqu'au grand désert.
Ce n'est qu'après un ultime soulèvement, en 1871, par des tribus de Kabylie, lors de la révolte dite « des Mokranis », que la mission de « pacification » s'achève. Elle a fait près d'un million de morts, civils la plupart du temps, la perte démographique se concentrant en particulier sur les six dernières années de la conquête comme le fait remarquer le démographe R. Ricoux.
La France a fait venir des colons pour exploiter les terres et les autochtones afin de lancer la machine économique de l'empire français et d'envoyer outre méditerranée des éléments sociaux potentiellement dangereux pour l'ordre social. Les indigènes de culture musulmane ou issus de cette culture étaient sous le régime de l'indigénat et pouvaient en théorie accéder à la citoyenneté française en renonçant à leurs traditions. Patrick Weil, directeur de recherches au CNRS, note toutefois que le musulman algérien, originaire d'un département français, était juridiquement inférieur à un étranger dans la mesure où il était soumis à une procédure beaucoup plus complexe pour obtenir le statut de citoyen français.
Souvent répartis dans des zones pauvres, nombreux sont ceux qui sont devenus ouvriers agricoles dans de grandes exploitations créées par les colons dans des zones gagnées sur les marécages autour de la région de Bône ou dans l'algérois et en Oranie. En marge de la société, ils avaient rarement accès à l'enseignement. Leur culture et leurs langues étaient opprimées, les écoles indigènes ont été supprimées au profit d'écoles françaises en nombre très insuffisant. En 1929, 6 % seulement des enfants « indigènes » allaient à l'école primaire.
Les colons et certains immigrés français purent dominer la société algérienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l'administration, l'enseignement et l'affichage. Selon le géographe Yves Lacoste, « en Algérie ont été soigneusement oubliés non seulement les principes de laïcité de la IIIe République, mais surtout les lois sur l'instruction primaire obligatoire qui, dans l'intérêt même de la colonisation, auraient été des plus utiles pour essayer de franciser la population « indigène ». L'application de ces lois se heurta non pas au refus des musulmans, mais à celui des « pieds-noirs », les citoyens français d'Algérie (venus pour une grande part d'Espagne et d'Italie) qui, jusqu'aux années 1950 et en fait jusqu'à la guerre d'Algérie, s'opposèrent par tous les moyens à l'ouverture d'écoles pour les « Arabes ». Le but d'une telle obstruction, proclamé sans vergogne dans la presse, était que les musulmans n'apprennent pas le français, qu'ils ne puissent pas lire de livres qui leur donneraient des idées subversives, et aussi qu'ils ne puissent pas prétendre à des fonctions que les Français entendaient se réserver.
En 1930, le gouvernement colonial célébra avec faste le Centenaire de l'« Algérie française ». Bien qu'ils disposaient d'écoles, et de services publics efficaces, la majorité des pieds-noirs vivaient en dessous du seuil de pauvreté comparé à la métropole [réf. nécessaire] mais leur niveau de vie n'était en aucun cas comparable à celui des Algériens d'origine ou de culture musulmane qui ont souvent pu être comparés à des esclaves tant il est vrai qu'ils étaient pratiquement dépourvus de toutes garanties sociales ou juridiques et constituaient une population presque sans droits. Les riches Européens n'étaient cependant qu'une très faible minorité.
Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d'Algériens dans plusieurs villes de l'Est du pays (la Kabylie et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire. À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l'émeute et la colère des manifestants se retourne contre les « Français » : 27 européens sont assassinés (103 trouveront la mort dans les jours suivants). La répression de l'armée française est d'une extrême brutalité (voir l'article détaillé : Massacres de Sétif et Guelma). Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les autochtones, chiffre sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000 selon l'historien Benjamin Stora. L'historiographie officielle algérienne parle de 45 000 morts. De par la radicalisation qu'ils ont engendré dans les milieux nationalistes, de nombreux historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d'Algérie.
En 1954, l'Algérie compte huit millions de musulmans et un million de « Français d'Algérie » (« pieds-noirs » et juifs séfarades naturalisés). À partir de 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine musulmane et européenne ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis». Le FLN organise son combat sur deux fronts. Sur le plan interne il organise une résistance à travers sa branche armée l'ALN, tandis que sur le front diplomatique, il organise ses activités sous la bannière du GPRA, qui orchestre une campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algérienne, il réussit en 1958 à introduire pour la première fois dans l'agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne. Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l'Indochine française, Madagascar, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Afrique Équatoriale Française et l'Afrique Occidentale Française. Le cas de l'Algérie se différencie des autres en ce sens qu'elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens (les « Pieds-Noirs » et les Juifs séfarades) qui y vivent, souvent depuis plusieurs générations.
Le bilan de la guerre d'Algérie fait état de 25 000 tués chez les soldats français et 2 000 morts de la légion étrangère, un millier de disparus, et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000 Algériens sont morts durant le conflit (les Algériens avancent le chiffre de 1,5 million de morts), mais c'est sans compter les 8 000 villages incendiés, un million d'hectares de forêts incendiés, 2,1 millions de musulmans déplacés dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis massacrés à l'indépendance. En effet, le 5 juillet 1962, jour anniversaire du débarquement français en Algérie, eut lieu à Oran le massacre de plus de 440 européens et harkis (voir l'article détaillé : Massacre d'Oran). Fin 1962, la décolonisation est consommée, il ne reste plus en Algérie que 100 000 européens sur près d'un million d'avant l'indépendance.
L'Algérie est donc devenue indépendante à l'issue d'une guerre longue et coûteuse contre la présence coloniale. Une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le 5 juillet 1962. Cette indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d'autodétermination prévu par les accords d'Évian, et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l'indépendance de l'Algérie. Les revendications culturelles ont donné naissance à un slogan politique : Tahya el Djazaïr, « vive l'Algérie ».
Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l'État, l'Algérie se lance à partir de l'année 1988, dans une expérience inédite de démocratisation suite notamment aux émeutes d'octobre de la même année. Cette ouverture s'accompagne en 1991 de l'entrée des islamistes dans le champ politique, ce qui provoqua l'intervention de l'armée, qui interrompit le processus électoral de l'année 1992 marqué par un très fort taux d'abstention mais lors duquel les islamistes arrivaient largement en tête du premier tour sans pour autant avoir la majorité absolue. Cette évolution entraîna l'Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui aura duré une décennie.
Géographie
L'Algérie est de par sa superficie, le plus grand pays du pourtour méditerranéen et le second au niveau africain, après le Soudan. Dans sa partie sud, il comprend une part notable du Sahara.
Au nord, l'Atlas tellien forme avec l'Atlas saharien, plus au sud, deux ensembles de relief parallèles se rapprochant en allant vers l'est, et entre lesquels s'intercalent de vastes plaines et hauts plateaux. Les deux Atlas tendent à se confondre dans l'est de l'Algérie (Aurès) et en Tunisie.
La bande du Tell, large de 80 km à 190 km, s'étend sur près de 1200 km de côte méditerranéenne. Elle est formée de chaînes de montagnes (l'Ouarsenis, le Chenoua, le Djurdjura, les Babors et les Bibans, ...) longeant le littoral et souvent séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, abritant des cours d'eau comme la vallée du Chelif ou la vallée de la Soummam. Le mont Lalla-Khadîdja, en Kabylie où les montagnes sont recouvertes de neige en hiver, en est le point culminant et s'élève à 2 308 mètres d'altitude. Les plaines du Tell abritent avec les vallées adjacentes la grande majorité des terres fertiles du pays.
Entre les massifs de Tell et l'Atlas saharien, un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides sont creusés par de nombreuses étendues d'eau salée, les chotts, asséchées en fonction des saisons. Le point le plus bas d'Algérie, atteint au Chott Melrhir, descend à -40 m. L'ensemble court depuis les frontières marocaines à l'Ouest jusque dans la vallée du Hodna dont les monts relient parfois les Atlas tellien et saharien.
L'Atlas saharien, relie le Haut Atlas marocain jusqu'à la frontière tunisienne en passant, d'Ouest en Est, par les massifs du Ksour, Djebel Amour, des Ouled-Naïl, des Zibans et les monts Hodna, qui rejoint la bande du Tell, et continue dans les Aurès culminant à plus de 2 300 m. Il est limité au sud par plusieurs oasis constituant ce qui est souvent appelé La porte du désert.
La partie saharienne qui couvre plus de 80% de la superficie de l'Algérie soit environ 2 millions de km², est constitué principalement de regs, d'ergs, d'oasis et de massif montagneux.
Au nord du Sahara algérien, les grand ergs, Occidental à l'ouest, et Oriental à l'est, séparés par des plateaux rocheux telle que la région du Mzab et bordés au sud par le plateau de Tademaït, constituent d'immenses mers de sable ponctuées d'oasis donnant parfois vie à d'importantes palmerais. Au sud-ouest, s'étendent les ergs Iguidi et Chech, immensité de dunes sableuses linéaires largement espacées les unes des autres.
Plus au sud, au coeur du Sahara, le massif du Hoggar, dont le point culminant est le plus haut sommet de l'Algérie avec 3 003 mètres au mont Tahat, est constitué de roches volcaniques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux désertiques. À l'est du Hoggar, le Tassili n'Ajjer, haut plateau aride perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes de sables, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire.
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 | Billet d'avion au départ de Lisbonne (Portugal) |  | | | LisbonneHistoire
Le 1er novembre 1755, Lisbonne a été détruite par un séisme, qui a tué entre 60 000 et 90 000 personnes et a détruit 85 % de la ville. Voltaire a écrit un Poème sur le désastre de Lisbonne, juste après qu'il a eu lieu, et a mentionné le séisme dans son roman Candide en 1759 (de fait, certains font valoir que sa critique de l'optimisme a été inspirée par ce séisme).
Après le séisme de 1755, la ville a été reconstruite selon les plans du marquis de Pombal, c'est pourquoi le centre de la ville s'appelle la Baixa Pombalina. Au lieu de reconstruire la ville médiévale, le marquis de Pombal a décidé de détruire ce qui avait résisté au séisme et de reconstruire la ville selon les principes d'urbanisme de l'époque. La quadrillage adopté sur les plans de reconstruction a permis de concevoir les places de Rossio et de Terreiro do Paço, cette dernière avec une très belle arcade ouverte sur le Tage.
Au début du XIXe siècle, le Portugal fut envahi par les troupes de Napoléon Ier, obligeant le roi Jean VI à s'enfuir au Brésil. Lisbonne a particulièrement souffert de cette invasion car de nombreuses propriétés furent pillées par les Français. Durant la guerre civile portugaise, vécue intensément par la ville, les premiers cafés et théâtres virent le jour. En 1879, fut créée l'Avenida da Liberdade, ce qui permit à la métropole de s'étendre au-delà de la Baixa.
C'est à Lisbonne, le 5 octobre 1910, qu'a été proclamée la République Portugaise. C'est aussi là qu'a eu lieu l'assassinat de Carlos Ier en 1908.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lisbonne étant un des rares ports neutres de l'Europe atlantique, elle devint une porte de sortie pour les réfugiés vers les États-Unis et un nid d'espions.
C'est à Lisbonne qu'a eu lieu la Révolution des oeillets qui, en 1974, mit fin au régime dictatorial qui avait été instauré en 1928. En 1988, un incendie dans le quartier du Chiado a bouleversé la vie normale dans ce secteur pendant dix années. Lisbonne a été Capitale Européenne de la Culture en 1994. L'Expo '98 a coïncidé avec la commémoration du 500e anniversaire du voyage sur la Route des Indes de Vasco de Gama. Cet évènement a été l'occasion d'une restructuration profonde de la ville.
La Stratégie de Lisbonne est un accord de l'Union Européenne concernant des mesures pour l'amélioration de l'économie européenne, signé à Lisbonne en 1999.
Chaque mois de mars a lieu le semi-marathon de Lisbonne, un des évènements sportifs les plus célèbres dans le monde de l'athlétisme.
Diverses rencontres d'institutions comme l'Union Européenne ou l'OTAN se déroulent régulièrement dans la capitale portugaise.
Le festival Rock in Rio l'a choisie deux fois comme ville d'accueil en 2004 et 2006, réunissant des artistes comme Metallica, Shakira, Guns N' Roses et Roger Waters.
Démographie
La population de la ville est de 564 477 habitants selon le recensement de 2001, bien que le secteur métropolitain en compte plus de 2 900 000, soit près d'un tiers de la population du Portugal. La densité de population de la ville est de 6 518,1 habitants par km². Le secteur métropolitain de Lisbonne est un des secteurs métropolitains européens dont la croissance est la plus rapide, et on estime que sa population augmentera jusqu'à 4,5 millions d'habitants en 2050.
Géographie
Lisbonne se trouve à la latitude 38° 43' N et à la longitude 9° 8' W, ce qui fait d'elle la capitale la plus occidentale d'Europe continentale. Elle se trouve à l'ouest du Portugal, sur la côte de l'océan Atlantique, à l'embouchure du Tage. La ville occupe un secteur de 84,6 km². Les limites de la commune, contrairement à ce qui se produit généralement dans les grandes villes, correspondent au périmètre de la ville ancienne. Ceci a entraîné la création de plusieurs communes autour de Lisbonne, comme Loures, Odivelas, Amadora et Oeiras, qui font partie de son agglomération.
Le centre historique de la ville est composé de sept collines, dont certaines ont des rues trop pentues pour permettre la circulation automobile ; la ville compte trois funiculaires et un ascenseur. La partie occidentale de la ville est occupée par le parc forestier Monsanto, un des parcs urbains les plus grands d'Europe avec une surface de presque 10 km².
Lisbonne est située sur la rive droite ou rive nord de l'estuaire du Tage. Deux ponts relient la ville à la rive sud :
Il y a plusieurs siècles, l'estuaire était plus large, mais il s'est rétréci progressivement, libérant des terrains qui ont été urbanisés. Lisbonne est située dans l'ouest du pays, sur la côte de l'océan Atlantique là où le Tage (Tejo en portugais) se jette dans l'océan. Elle occupe une surface de 84,6 km2. Elle est composé de 53 freguesias (arrondissements disposant d'un conseil élu).
Économie
Lisbonne est la ville la plus riche du Portugal avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne européenne. Le Port de Lisbonne est le port le plus actif de la côte Atlantique européenne. Il est équipé de trois quais pour les bateaux de croisière : Alcântara, Rocha Comte Obidos et Sainte Apolónia. D'autre part, la ville a plusieurs ports secondaires, comme à Belem, Saint Amaro, Bom Sucesso, Alcântara et Olivais.
Lisbonne, par son statut de capitale du Portugal, a une économie fondée sur les services. La majorité des sièges des multinationales représentées dans le pays sont situés à Lisbonne.
Le secteur métropolitain de Lisbonne est hautement industrialisé, spécialement dans les secteurs suivants : raffinage pétrolier, industrie textile, chantiers navals, sidérurgie et pêche.
Tourisme
La Baixa est le coeur de la ville. Elle occupe la partie de l'ancienne ville qui a été détruite par le tremblement de terre de Lisbonne de 1755. Sa planification urbaine, un quadrillage de rues et des bâtiments semblables, est due au marquis de Pombal. La Baixa est aussi le plus grand quartier commercial de Lisbonne. On y trouve la majorité des monuments, comme le Théâtre National de Dona María II, la Praça do Comércio et le Rossio.
L'Alfama est un quartier aux rues étroites, qui a survécu au séisme de Lisbonne. C'est le berceau d'un style musical portugais : le fado. Dans l'Alfama on trouve la majorité des cafés-concerts de fado, où l'on peut écouter les chansons autour d'un verre ou d'un dîner. Comparé au Bairro Alto, l'Alfama est un quartier beaucoup plus tranquille. On y trouve aussi la cathédrale ainsi que le Castelo de São Jorge.
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 | Billet d'avion au départ du Portugal |  | | | PortugalHistoire
Après la défaite contre le sultan saadien Abu Marwan Abd al-Malik à Ksar el-Kébir, où meurt le jeune roi Sébastien, le pays devient, en 1580, un des royaumes de Philippe II d'Espagne, mais récupère son indépendance en 1640, sous Jean IV, de la dynastie de Bragance. La relation de dépendance vis-à-vis de l'Angleterre, provoquée par des exigences stratégiques et économiques, sera un élément dominant de la politique portugaise pendant les XVIIe et XVIIIe siècles, en même temps que le Portugal connaît un second âge d'or grâce à la colonisation et à l'exploitation des richesses minérales et agricoles du Brésil.
À la suite de l'invasion française de 1807, le gouvernement portugais déménage à Rio de Janeiro. Le Brésil devient indépendant, sous Pierre Ier, en 1822. Presque une trentaine d'années d'instabilité politique s'ensuivent, avec une guerre civile et des interventions de troupes étrangères. Ce n'est qu'en 1852 que la paix intérieure est achevée et que les efforts de développement industriel peuvent commencer.
La monarchie est abolie par la révolution du 5 octobre 1910, mais la Ire République n'arrive pas à faire face aux problèmes du pays qui participe à la Première Guerre mondiale en France et en Afrique et souffre de graves problèmes économiques et financiers. C'est dans ce contexte qu'arrive au pouvoir Salazar, installé au gouvernement par les militaires qui ont fait la révolution du 28 mai 1926.
Salazar réussit à rétablir l'équilibre financier et l'ordre public, sous la dictature militaire qui durera jusqu'en 1933. Une nouvelle constitution instituera l'Estado Novo, régime autoritaire traditionaliste, ayant des affinités avec le fascisme. Le Portugal aide les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et le régime survit. En 1961 commence la guerre coloniale en Angola, en 1963 en Guinée et en 1964 au Mozambique. Salazar ne quittera le pouvoir qu'en 1968, remplacé par Marcelo Caetano.
La révolution des oeillets (25 avril 1974) rétablit la démocratie et accorde aussitôt l'indépendance aux territoires africains sans y avoir organisé d'élections. Les colons portugais chassés par la guerre entre factions indépendantistes rivales partent brusquement pour la métropole dans ce qui sera le plus grand pont aérien du monde.
En 1986, le Portugal devient membre de la CEE et, en 1999, adopte l'euro.
Politique
Le Portugal est une république unitaire parlementaire qui se base sur la Constitution portugaise du 2 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004). Le Chef de l'État est Aníbal Cavaco Silva, élu en janvier 2006 pour 5 ans. Le Premier ministre est depuis les élections de mars 2005 José Sócrates, secrétaire général du parti socialiste portugais.
Le référendum sur la ratification du projet de Constitution européenne était prévu en avril 2005 mais le premier ministre José Socrates a suspendu ce scrutin.
Pouvoir législatif : Assemblée de la République (Assembleia da República) : 230 députés élus pour 4 ans (dont 4 représentent les Portugais de l'étranger)
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