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Le Bairro Alto (Quartier Haut) est un quartier du centre de Lisbonne. C'est un secteur commercial, de divertissement et résidentiel. Actuellement, le Bairro Alto est le lieu de réunion des jeunes de la ville et l'une des principales zones de loisir nocturne. Dans ce quartier se concentrent généralement les groupes de tribus urbaines, qui possèdent des établissements et des lieux de réunion propres. Le fado y survit encore. Les gens qui fréquentent le Bairro Alto de nuit sont un mélange de locaux et de touristes.
Sur la rive du Tage, on trouve le quartier historique de Belém. Son principal intérêt touristique est le Monastère des Hiéronymites, dont la construction a commencé en 1501 et n'a été terminée que 70 ans plus tard. Cette construction a coûté l'équivalent de 70 kg d'or par année. La plupart des coûts ont été supportés par le commerce d'épices. C'est le meilleur exemple de ce qui a été appelé le style manuélien, dont l'inspiration provient des territoires visités pendant les grandes découvertes, avec aussi l'influence de l'architecture gothique et du style Renaissance. La tombe de Luís de Camões, auteur de l'oeuvre Les Lusiades, peut être vue dans le monastère, où se trouve aussi celle de Vasco de Gama. Non loin du monastère se trouve la Tour de Belém, ainsi que la pâtisserie fabricant les fameux Pastéis de Belém.
Le coeur de la ville est la Baixa ou la ville basse. Il est surplombé par les vieux quartiers qui ont résisté au tremblement de terre de 1755 : l'Alfama où se situent le château São Jorge et la cathédrale Santa Maria Maior et le Bairro Alto (littéralement le Quartier Haut), quartier le plus animé la nuit, où l'on trouve de nombreuses maisons de fado, une musique traditionnelle portugaise.
Monuments
Parmi les monuments et lieux touristiques de Lisbonne médiévale, on peut citer :
Ces deux derniers édifices, qui datent de l'époque des découvertes, ont été classés par l'UNESCO comme Patrimoine de l'Humanité. Ils se situent dans le quartier de Belém.
Le monument le plus significatif du début du XVIIIe siècle est l'Aqueduc des eaux libres. Après le Séisme, le plan urbain approuvé par le Marquis de Pombal a permis la création des places du Commerce et de Rossio.
A proximité, on trouve des bâtiments ayant un certain intérêt historique ou artistique tels que : la Praça dos restauradores (place des restaurateurs) et l'Elevador de Santa Justa (l'ascenceur de Sainte Justa) conçu à la fin du XIXe siècle par Mesnier du Ponsard, hypothétiquement un disciple de Gustave Eiffel. Le Théâtre National Dona María II est le principal théâtre de la ville.
Dans la partie occidentale de la ville, on trouve le Palais national de Ajuda situé dans la freguesía d'Ajuda. Les autres palais notables sont le Palais des Nécessités, actuel siège du ministère des Affaires extérieures portugais et le Palais de Belem dans la freguesía de Belem, qui est la résidence officielle du président du Portugal.
À la fin du XIXe siècle les plans urbains ont permis d'étendre la ville au-delà de la Baixa, en créant l'actuelle Avenida da Liberdade. En 1934 on a construit la Praça Marquês de Pombal au bout de l'avenue.
Au XXe siècle, on a créé les Avenues Nova et la Ville Universitaire de Lisbonne. En termes d'architecture, les réalisations les plus remarquable de la fin du XXe siècle sont le Parque das Nações (parc des nations) et l'Alta de Lisboa, encore en construction. Les bâtiments de la fin du XXe siècle les plus célèbres sont les Torres das Amoreiras (1985, de l'architecte Tomás Taveira, également auteur du quartier polémique du Comté ex-zone J), le Centre Culturel de Belem (inauguré en 1991), l' Estação do Oriente (de Santiago Calatrava), la Tour Vasco da Gama et l'Océanorium de Lisbonne (de Peter Chermayeff).
Le monument au Christ Roi (le Cristo Rei) se trouve sur l'autre rive du fleuve, dans le conseil municipal d'Almada. Avec les bras ouverts, surveillant la ville, il ressemble à la statue du Christ Rédempteur au sommet du Corcovado à Rio de Janeiro. Ce monument fut offert par Francisco Franco à Salazar après la Seconde Guerre mondiale.
En juin, Lisbonne célèbre les fêtes en l'honneur de l'un de ses saints patrons, saint Antoine de Padoue. On fait de grandes fêtes dans les rues, avec des sardines grillées (nourriture typique). Le saint patron le plus important de la ville, saint Vincent de Saragosse, dont on dit que les restes reposent dans la cathédrale, n'a pas de fête particulière.
Culture
Lisbonne est une ville avec une vie culturelle intense, elle est considérée comme un des grands centres culturels européens. Plus ancienne que Rome, épicentre des découvertes, et capitale d'un vaste empire depuis le XVe siècle, la ville a depuis longtemps été le point de rencontre de diverses cultures, le premier lieu où l'Orient, les Indes, l'Afrique et l'Amérique se sont rencontrés et découverts mutuellement. En maintenant des relations étroites, toujours plus affectives et culturelles qu'économiques, avec les anciennes colonies portugaises désormais indépendantes, Lisbonne est une des villes les plus cosmopolites d'Europe. Il est possible, en un seul voyage en métro, d'entendre parler des langues comme le chinois cantonais, le créole cap-verdien, le guyaratí, ou le portugais avec l'accent mozambicain ou brésilien. Ceci est dû à la population d'origines diverses, et non aux touristes qui visitent la ville.
Depuis qu'elle a été Capitale européenne de la culture en 1994, Lisbonne a accueilli une série d'évènements internationaux (comme l'Expo 1998 ou l'Euro 2004) qui ont eu un grand impact dans le développement des activités culturelles et de leurs infrastructures. En 2005 Lisbonne a été considérée par l'International Congress & Convention Association comme la huitième ville du monde la plus recherchée pour la réalisation d'évènements et de congrès internationaux. Plusieurs grandes manifestations comme la Gymnaestrada, le MTV Europe Music Awards et le Rally Dakar, ou le 50e anniversaire de la Tall Ships 'Races (régate internationale de grands voiliers) sont passées par Lisbonne.
Ainsi, le passage au XXIe siècle a vu les salles de théâtre et de cinéma se multiplier tout comme les constructions de pavillons d'exposition, de musées, d'équipements sportifs, etc. Le développement de l'économie lisbonnaise a entraîné conséquemment une explosion de marketing et de mécénat. Les grandes salles de spectacle, les musées et d'autres institutions exhibent aujourd'hui les logos des plus grandes entreprises du pays et de multinationales.
Le revers de la médaille est la dégradation d'une grande partie du patrimoine architectural moins monumental ou visible, contre laquelle les divers gouvernements locaux ont essayé de combattre, mais sans succès. La spéculation immobilière a détruit, durant les dernières années, des milliers de bâtiments de style ancien, mais non classés dans la liste de l'Institut portugais du Patrimoine Architectural, pour satisfaire la recherche croissante d'habitations modernes. La maison d'Almeida Garrett, démolie en août 2006, a été une des victimes les plus récentes que cette fureur constructrice.
La culture de Lisbonne est aujourd'hui, comme toujours, la culture de la diversité et du mélange. L'axe Alfama-Baixa/Chiado-Bairro Alto est une tribune pour la culture érudite et pour la culture populaire, traditionnelle ou moderne. Dans la nuit lisbonnaise, même en semaine, l'offre est variée. Un dîner avec fado peut être suivi par un spectacle d'opéra dans le São Carlos, ou un concert de rock dans le Coliseu dos Recreios. On peut ensuite aller à un concert de musique électronique ou visiter les pubs et les discothèques de la ville.
À Lisbonne, les saisons sont marquées par différents événements culturels. Le carnaval a lieu dans les écoles et pour les enfants en bas âge, dans les centres de loisirs et dans le Haut Bairro. En mars, des athlètes de tous les pays et des dizaines de milliers de participants traversent le Pont du 25 avril lors du semi-marathon de Lisbonne. Au début du printemps, ont lieu des événements de masse comme l'IndieLisboa, un festival international de cinéma alternatif et la Foire du Livre de Lisbonne, qui a lieu en plein air dans le Parc Eduardo VII.
Durant le mois de juin, se déroulent les festivités populaires des vieux quartiers de Lisbonne tels que l'Alfama, Madragoa, Mouraria, Castelo et autres, qui sont décorés avec des arches de fleurs. Sur chaque place, dans chaque rue, des groupes de voisins et des associations récréatives improvisent des stands ou des cahutes dans lesquels ils vendent des sardines grillées, des sucreries traditionnelles, du vin et de la sangria. Toutes les nuits on entend de la musique populaire mais aussi de la musique pimba (ce terme désigne la chanson de variété facile, aux orchestrations pauvres) qui est considérée de mauvais goût par les gens cultivés, sauf pendant ces nuits où les citoyens s'unissent pour incarner ensemble Povinho, le personnage traditionnel qui symbolise le Portugais par excellence, avec ses défauts et aspirations. La nuit de San Antonio (ou de Fernando Pessoa...), le soir du 13 juin, est l'apogée des festivités. Des centaines de milliers de personnes se pressent dans les rues et font de ce jour la plus grande fête du Portugal, surpassant les fêtes de réveillon de fin d'année. En début de soirée, des groupes traditionnels défilent dans l'Avenida de Liberdade : chaque quartier rivalise pour gagner le prix de la meilleure chorégraphie. Après cela, la foule se dirige vers les vieux quartiers pour manger, boire et danser au son de musiques populaires et modernes jusqu'au lever du jour.
L'été venu, il y a des festivals pour tous les goûts et de toutes dimensions. Il existe des festivals de théâtre et d'arts scéniques, comme le festival d'Almada et le festival Alkantara, ainsi que ceux de musique comme le Super Rock, Hype@Tejo et, tous les deux ans, le Rock in Rio Lisbonne. En août, quand la ville est désertée par les Lisbonnais pendant les vacances, la culture continue avec le Festival de Jazz de la Fondation Calouste Gulbenkian et avec le Festival des Océans qui a lieu dans le Parc das Nações.
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