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Vol Yerevan

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Vol pour Yerevan (Armenie)
 

Yerevan

Urbanisme

Erevan possède aussi d'anciennes églises, dont Zoravar et Katoghiké (les plus remarquables). Katoghiké (Sainte mère de Dieu) est la plus ancienne : coincée entre deux immeubles de l'époque soviétique, elle date du XIIIe siècle. Zoravar, elle, date de la fin du XVIIe siècle. La capitale possède aussi d'autres églises, moins importantes et plus récentes.

L'islam possède aussi son lieu de culte : la mosquée bleue d'Erevan bâtie en 1766 est la dernière des huit mosquées d'Erevan encore debout. Entièrement restaurée à partir de 1995 par des fonds privé iraniens, elle accueille aujourd'hui un service religieux régulier, notamment pour la population iranienne de la capitale.

Politique

Erevan est la capitale de l'Arménie depuis la Première république en 1918. Alors petite capitale du gouvernorat arménien et située dans la plaine de l'Ararat, terre ancestrale des Arméniens, c'est logiquement qu'elle s'impose comme capitale de la toute jeune république.

Lorsque l'Arménie devient une république de l'Union soviétique, Erevan en reste la capitale et on y installe toutes les institutions politiques. En 1991, à l'avénement de la troisième république arménienne, Erevan reste le centre politique du pays et accueille toutes les institutions nationales : parlement, ministères, palais présidentiel, organismes publics et institutions judiciaires.

Le maire d'Erevan est nommé pour deux ans par le président de la république. La ville étant découpée en 12 districts, le maire est assisté par les maires de districts. Ainsi Erevan possède un hôtel de ville principal et 12 mairies de district. Contrairement à Paris, il n y a qu'un conseil municipal et chaque mairie de district ne possède pas le sien. Outre le conseil municipal, le maire est entouré d'une équipe de 4 secrétaires (dont l'adjoint) dirigeant 11 bureaux (dont les finances, les transports, l'emploi, etc.).

Hambartsoum Galstian fut en même temps le dernier maire de la deuxième république et le premier de la troisième. Depuis l'avénement de celle-ci en 1991, huit maires se sont succédé. Le maire actuel est Yervand Zakarian.

Depuis 1998, la ville est membre de l'Association internationale des maires francophones (AIMF). En tant que telle, elle a par exemple contribué à l'assemblée générale de Casablanca les 24 et 25 octobre 2001.

Erevan est divisé en 12 districts (?), chacun dirigé par un maire de district et son conseil élu. Chacun des douze districts possède donc, un peu comme Paris a des mairies d'arrondissement, sa propre mairie, dépendant de l'hôtel de ville.

Chaque district est lui-même divisé en quartiers (?). Un district peut compter jusqu'à sept quartiers.

Erevan est jumelée ou en partenariat avec 27 villes dans le monde, principalement françaises et russes.

Économie

Du fait de sa position géographique sur les rives de la rivière Hrazdan, la ville d'Erevan a développé la fabrication d'énergie hydroélectrique : deux centrales sont en effet implantées dans la commune. Par ailleurs, une centrale thermique située au sud de la ville produit également un peu d'électricité.

Outre une carrière de sable, l'industrie erevanaise est plus centrée sur la fabrication, la transformation et la manutension. Même si la crise des années 1990 a ravagé l'industrie du pays, il reste néanmoins quelques usines toujours en service. Le secteur pétrochimique y est particulièrement remarqué, et dans une moindre mesure, la fonte d'aluminium.

Les autres industries concernent la fabrication d'éléments automobiles, de turbines, de machines électriques, de compresseurs et de machines outils.

Le secteur du bâtiment connaît une croissance forte et régulière depuis le début de la décennie. Le panorama de la ville inclut maintenant des dizaines de grues éparpillées jusqu'à l'horizon. L'occidentalisation de l'Arménie amène à détruire les bâtiments d'architecture trop soviétique  »” et notamment ceux des deux dernières décennies de l'Union soviétique  »” ou certains autres trop vetustes pour reconstruire du neuf en lieu et place. De plus, les prix de l'immobilier grimpant sans cesse, les trop petites maisons du centre-ville sont rasées pour être remplacées par des immeubles de plusieurs étages.

Les routes, les ponts, les parcs publics et le mobilier urbain laissés à l'abandon durant la décennie 1990 sont reconstruits, voire créés, depuis quelques années. La santé de l'économie se portant mieux, les investissements augmentent et des ouvriers sont demandés par milliers pour remettre à flot un secteur délaissé pendant près de 15 ans.

Avec 380 000 visiteurs en 2006 et plus de 450 000 prévus pour 2007, l'Arménie met l'accent sur le secteur du tourisme. Et la première à en profiter est Erevan : des dizaines d'hôtels et de restaurants créés en cinq ans, extension de l'aéroport, parcs d'attraction, ouvertures d'agences de voyage et de tourisme, sans compter, de manière plus indirecte, le développement du nombre de taxis ou de boutiques prestigieuses.

L'Arménie se rapprochant chaque jour du système économique à l'occidentale, des rues et des centres commerciaux font leur apparition dans toute la ville. Toutes les grandes marques et enseignes sont représentées à Erevan : Adidas, Lacoste, Puma, Levi's, Naf Naf, LG, Philips, Bang & Olufsen, Hertz etc.

Erevan accueille les sièges des principaux médias du pays : organes de presse (Armenian liberty, Azg, etc.), radios (Radio Nationale Arménienne, Radio 2, Radio VEM, Radio Van, City FM, Radio Aurora, RFI, etc.) et chaînes de télévision (Arménie 1, Armenia TV, Yerevan TV, etc.).

Le bon niveau d'études et le faible coût du travail attire fortement les investisseurs étrangers. L'informatique, entre autres, est en plein développement et après l'installation de Lycos Europe à Erevan en juin 2005, c'est Microsoft qui décide d'ouvrir un bureau en Arménie. D'autre part, les sociétés spécialisées dans le domaine d'Internet ou la téléphonie mobile, connaissant une forte croissance, ont installé leur siège à Erevan.

Le niveau de vie augmentant, de nouveaux besoins se font connaître et c'est ainsi que se sont ouvertes depuis la fin des années 1990 de nombreuses agences bancaires, des bureaux d'avocats ou de conseils financiers. Le secteur du bâtiment et du commerce se portant bien, ce sont également des dizaines de cabinets de notaires qui ont vu le jour.

Transports

Outre ses grandes artères en ville  »” les avenues Machtots, Baghramian et Tigran Metz en premier lieu  »” Erevan possède plusieurs dizaines de kilomètres de voies express formant un réseau en toile d'araignée :

Par ailleurs, la forte croissance récente du parc automobile arménien  »”12 000 véhicules/an  »” a saturé le trafic en centre-ville et certaines artères subissent des bouchons parfois plus de la moitié de la journée en semaine. Pour palier à ce problème, la municipalité a décidé d'inverstir dans la construction de nouveaux réseaux routiers. Le chantier le plus visible actuellement est l'aménagement d'une ancienne voie ferrée en route péri-urbaine qui reliera les quartiers nord au centre-ville, en passant derrière une zone résidentielle de luxe en construction, puis sous le monument de la Cascade.

Le métro d'Erevan (? en langue arménienne) comprend une ligne unique de 12 kilomètres avec dix stations. Une extrension de la ligne de deux nouvelles stations vers le nord-ouest est en cours de construction. La date de fin de travaux n'est pas encore définie.

Les projets à plus long terme prévoient la construction de deux nouvelles lignes, mais le déficit de la balance budgétaire ne permet pas d'arrêter une date de début de travaux.

Erevan possède 46 lignes de bus et mini-bus et 24 lignes de trolley bus. Il reste encore en fonction de vieux bus de l'époque soviétique, cependant, la plupart d'entre eux sont peu à peu remplacés et l'on voit émerger de plus en plus de bus et mini-bus jaunes, cette couleur semblant devenir la couleur officielle des transports en commun routier d'Erevan.

Depuis 2006, la municipalité installe des arrêts de bus dans tous les quartiers de la ville. Auparavant, seuls les locaux habitués savaient où attendre leur bus.

Outre les lignes de bus qui parcourent la ville, des cars, au départ de la gare routière centrale située dans le quartier de Nor Kilikia, desservent quasiment toutes les villes d'Arménie ainsi que d'autres à l'étranger, notamment Tbilissi en Géorgie ou Tabriz en Iran.


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Vol pour l'Arménie
 

Arménie

Géographie

L'Arménie est constituée de plateaux et de chaînes montagneuses très élevées. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Son point culminant historique est le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915. Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie. Le point culminant actuel est le mont Aragats et ses quelque 4 095 mètres. Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs, notamment le lac Sevan un grand lac de 1 400 km² situé à 60 km à l'est d'Erevan la capitale. L'Arménie est située au coeur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. Le dernier grand tremblement de terre a fait trente mille morts le 7 décembre 1988 (v. Liens externes). Le climat est continental, la végétation est rare et encore limitée par la déforestation.

Économie

Après la chute de l'Union soviétique, les Arméniens durent tout reconstruire, repartant presque de zéro après soixante-dix ans de communisme. Comme dans toutes les autres républiques de la CEI, le passage à l'économie de marché ne s'est pas fait sans mal, malgré un important soutien de la diaspora arménienne. Les entreprises ont été privatisées et un grand effort a été entrepris dans le secteur de l'agro-alimentaire afin de pouvoir assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays.

Cependant, l'économie a eu du mal à décoller durant les années 1990, à cause de l'inadaptation de l'outil industriel, le manque d'énergie, de fonds d'investissement et la pauvreté des moyens de communications. Sa croissance fut seulement de 3,3 % en 1997, mais, désormais, la situation semble s'améliorer puisque le PIB a cru de 13,9 % en 2005. Ce qui fait de l'Arménie le pays ayant eu la cinquième plus forte croissance économique mondiale.

L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières (cuivre et aluminium) ou sur l'or. Le pays ne possède pas de ressource pétrolière même si des prospections sont menées. L'essentiel des industries est concentré à Erevan, la capitale (construction mécanique, caoutchouc).

D'un point de vue énergétique, l'Arménie a longtemps été dépendante de ses voisins et a souffert de graves pénuries (ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de l'énergie). Les Arméniens ont donc dû prendre la grave décision de redémarrer la centrale nucléaire de Metsamor (mise à l'arrêt sous la pression des écologistes, suite au tremblement de terre de 1988) afin de pallier ce déficit énergétique.

Équipements

L'Arménie est très handicapée par le blocus terrestre de la frontière par la Turquie. Le pays ne compte que huit cents kilomètres de voies ferrées, le plus souvent en mauvais état. Les routes, quant à elles, sont normalement praticables dans les montagnes. Les télécommunications sont également en développement.

Le pays compte seize chaînes de télévision et autant de stations radiophoniques.

Démographie

Si les autorités arméniennes se félicitent de voir enfin s'inverser en faveur des immigrants la balance migratoire arménienne, après de longues années d'émigration qui, surtout dans la décennie qui a suivi l'indépendance, ont provoqué une véritable saignée démographique, un rapport de la Banque mondiale sur la situation démographique des anciennes républiques d'URSS devrait nuancer leur optimisme en établissant que cela ne suffira pas à freiner le déclin démographique de l'Arménie. Ce rapport en vient notamment à la conclusion que l'Arménie devrait compter 200 000 habitants de moins à l'horizon 2025. L'Arménie est logée à la même enseigne que les autres républiques de l'ex-URSS, toutes confrontées à de graves problèmes démographiques, qui à moyen terme, devraient entraîner une diminution et un vieillissement de leurs populations. Entre 2000 et 2025, les républiques de l'ex-URSS enregistreront un très net déficit démographique selon ce rapport de la Banque mondiale : la Russie devrait perdre 17,3 millions d'habitants (12 % de la population), l'Ukraine 11,8 millions (24 %), la Biélorussie 1,4 million (14 %), la Géorgie 0,8 million (17 %), la Lituanie 0,4 million (11 %), la Lettonie et la Moldavie, 0,3 million chacune (13,7 %) comme le Kazakhstan (2 %), l'Estonie 0,1 million (9 %). La tendance est inversée en revanche pour les républiques musulmanes de l'ex-URSS, enregistrant une croissance démographique considérable jusqu'à l'horizon 2025, à l'exception on l'a vu du Kazakhstan, dont près de la moitié des habitants sont russes : la population de l'Ouzbékistan devrait ainsi augmenter de 9,3 millions d'habitants, celle du Tadjikistan de 2,6 millions, du Turkménistan de 1,6 million, de l'Azerbaïdjan de 1,5 million et du Kirghizstan de 1,3 million. Les experts de la Banque mondiale estiment que l'espace ex-soviétique est la seule région du monde dont la population connaît un tel vieillissement qui, avec les mauvaises conditions de vie et les failles des réformes économiques, sociales et politiques, menacent gravement les économies locales et les structures étatiques. Le rapport précise que la population en diminution constante des régions étudiées sera également en proie au vieillissement, un habitant sur cinq ayant 65 ans et plus à l'horizon 2025.


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