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Vol Bruxelles Pekin

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Vol pour Pekin (Chine)
 

Pekin

Géographie

Six districts correspondent à des banlieues plus distantes ou à des villes satellites de la zone métropolitaine »‰:

Les deux districts restants et les deux comtés correspondent à des zones rurales et semi-rurales »‰:

Ces districts et comtés sont eux-mêmes divisés en 273 subdivisions de niveau canton, comprenant 119 bourgs, 24 cantons, 5 cantons ethniques et 125 sous-districts.

Histoire

En 1115, les Jin du Nord établissent leur capitale à Pékin, qu'ils nomment Zhongdu et qui sera renommée Dadu.


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Vol pour la Chine
 

Chine

Économie

Bien que le Parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu'ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connus des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Le gouvernement chinois reste néanmoins très attentif au sort des paysans, qui restent plus que jamais l'une de ses priorités. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6 % environ du revenu des agriculteurs, contre 20 % aux États-Unis, 34 % dans l'Union européenne et 58 % au Japon.

Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu'environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.

Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, du début des réformes jusqu'en 2003, environ 6,7 millions d'hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10 % du prix du marché.

Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Beijing peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.

Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis: en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la république autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.

Politique

Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considérée comme telle par beaucoup d'observateurs. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes « communiste » et « capitaliste » pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution « socialisme de marché » pour qualifier l'évolution de la RPC.

Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré parler de « capitalisme d'État ».

Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été faits dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertement critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.

La censure est une routine assimilée dans toute l'infrastructure médiatique et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian'anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les médias ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite. Il existe un ministère de la propagande qui applique la censure sur les moyens d'expression, notamment sur internet. Le Bureau du film garde le contrôle sur la diffusion des films : il a par exemple fait retirer des salles le film américain Da Vinci Code au mois de juin 2006. La télévision n'échappe pas à la censure puisque le gouvernement a décrété que les dessins animés (en grande partie japonais et américain) seront interdits entre 17h et 20h à partir du 1er septembre 2006. Internet est également contrôlé (toutes les connexions sont filtrées), et beaucoup de sites web sont donc inaccessibles, comme par exemple www.freetibet.org (libération du Tibet)

Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairement reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis à l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.

Il existe d'autres partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence consultative politique du peuple chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir réel.

Voir les documents de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé qui dépend de l'ONU) sur le système de santé chinois.

Plusieurs problèmes de santé publique d'ampleur émergent en RPC : problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l'air et à la pollution de l'eau, l'épidémie de sida et le tabagisme. L'épidémie de SIDA, en plus des voies classiques de contamination, a été exacerbée par le manque d'hygiène et les collectes de sang en zone rurale. Quant au tabac, le problème provient du monopole exercé par l'état sur la distribution de cigarettes. Le gouvernement, dépendant des revenus de l'industrie du tabac, hésite à prendre des mesures coercitives, préférant s'attacher à d'autres problèmes de santé publique.

L'hépatite B est endémique en Chine continentale, touchant un large pourcentage de la population : environ 10%. Elle entraîne des dérèglements ou des cancers du foie, causes courantes de mort en Chine. Une corrélation a été établie entre l'hépatite et la sous-natalité de filles à la naissance, qui expliquerait en partie la disparité numérique hommes-femmes. Un programme mis en place en 2002 a pour but de vacciner tous les nouveau-nés en Chine continentale.

En novembre 2002, la pneumonie atypique ou SRAS apparait dans la province du Guangdong. La nouvelle étant tenue secrète, l'épidémie s'étend aux pays voisins, Hong Kong, Viêt Nam et par voie aérienne, dans des pays plus éloignés. En Chine même, 5327 cas sont rapportés, dont 348 morts confirmées. En mai 2004, l'OMS annonce la fin de l'épidémie de SRAS en RPC.

La Chine est alors confrontée à une nouvelle épidémie, la grippe aviaire, qui touche diverses espèces d'oiseaux (dont la volaille). Plusieurs cas, parfois mortels, de contamination oiseaux-hommes sont recensés, laissant craindre une mutation de la transmissibilité d'animal-homme vers celle homme-homme.

Enfin, de récentes transmissions de streptocoques des porcs aux humains seraient à l'origine d'un nombre anormalement élevé de morts dans la province du Sichuan.

Crée dans la première moitié du siècle pour chasser l'alliance des huit nations de Chine, La RPC maintient la plus grande armée du monde, ce qui lui vaut des critiques de nombreux observateurs ; toutefois, étant donné la composition de cette armée, son efficacité potentielle en matière militaire est jugée limitée. L'Armée de Libération du Peuple (ALP) comprend les forces navales et aériennes. Le budget officiel de l'ALP en 2005 est de 30 milliards de dollars, non inclus les fonds destinés à l'achat d'armes étrangères, à la recherche et au développement militaires, et aux structures paramilitaires. La RPC est accusée par certains critiques de présenter délibérément un budget sous-estimé. Les dépenses militaires réelles équivaudraient, selon certaines sources, à 140% voire jusqu'à 170% du budget officiel.

Le budget militaire de la Chine représente 1,35 % de son PIB en 2005. Ce budget correspond à 7,4 % des dépenses publiques en 2006. La Chine compte augmenter ses dépenses militaires pour l'année 2007 : cette hausse devrait atteindre 17,8 % et s'établir à 351 milliards de yuans, soit environ 34,4 milliards d'euros. D'après d'autres estimation, la Chine se placerait au second rang mondial, derrière les États-Unis (au moins 400 milliards de dollars). La RPC, malgré sa possession d'un arsenal nucléaire et de son matériel de propulsion, est considéré comme ayant des capacités limitées dans le cas d'un conflit en-dehors de ses frontières, ce qui l'empêcherait de prétendre au statut de « véritable » superpuissance mondiale. Ce constat est notamment lié à ses effectifs navals et aériens (flottes limitées et peu modernes).

La RPC s'équipe militairement en prévision d'un éventuel conflit autour de l'Île de Taiwan. Des chasseurs tels que le Su-27 et le Su-30 ont été achetés à cet effet, parallèlement à une production locale. La défense aérienne s'articule autour des missiles sol/air ultramodernes S-300, considérés comme le meilleur système d'interception au monde. La RPC est également en train d'améliorer rapidement ses forces blindées en y intégrant des fonctions de ciblage électroniques. La RPC est considérée comme leur seul véritable menace conventionnelle par les États-Unis, qui ne cachent pas leur mécontentement à ce sujet, voyant leur chasses gardées menacées en Orient.

L'image internationale de l'ALP a été sérieusement mise à mal lors des manifestations de la place Tian'anmen, au cours desquelles des protestataires pacifiques ont été tués.

Après la scission sino-soviétique, la Chine a commencé à développer son propre programme nucléaire et de systèmes de propulsion pour armes nucléaires. Le programme de lancements de satellites fut une excroissance naturelle de ce projet. Cela résulta en 1970 par le lancement de Dong Fang Hong I, le premier satellite chinois. La Chine devint alors le cinquième pays à avoir lancé indépendamment son satellite.


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Vol au départ de Bruxelles (Belgique)
 

Bruxelles

Statut linguistique

Le bilinguisme de Bruxelles s'explique aussi par l'histoire de cette ville. Les premières décennies de l'indépendance de la Belgique, le néerlandais n'était pas une langue officielle dans le pays. Ceci a motivé beaucoup d'habitants de la capitale, dont la langue usuelle était alors issue du brabançon, proche du flamand, de commencer à parler le français avec leurs enfants afin de leur permettre d'avancer socialement. Graduellement, la ville est devenue presque entièrement francophone, bien que beaucoup de noms de rues, communes etc. soient d'origine flamande (Schaerbeek, Etterbeek, Molenbeek, etc.), et bien que beaucoup de ces francophones aient une partie de leurs racines flamandes.

Étant très largement majoritaires à Bruxelles, les francophones n'ont souvent (mais pas toujours) qu'une connaissance scolaire limitée du néerlandais ; en revanche, les Flamands minoritaires de Bruxelles sont généralement parfaitement bilingues néerlandais/français et n'hésitent pas à utiliser directement le français pour communiquer dans les commerces et autres lieux publics de la capitale.

Les partisans Flamands du maintien du bilinguisme dans la ville et la Région de Bruxelles considèrent que le statut linguistique actuel de la capitale n'est que la juste réciprocité de la parité linguistique qui existe au niveau fédéral (50% des ministres belges sont des francophones alors que les francophones représentent 39% de la population belge). Cette parité n'existe cependant pas au niveau des Chambres. Afin de justifier le statut actuel de Bruxelles, certains Flamands évoquent également le fait historique incontestable selon lequel, dans le passé, jusqu'à la fin du XIXe siècle, Bruxelles est une ville majoritairement de langue flamande (plus exactement de langue brabançonne). Au début du XXème siècle, la langue française devient majoritaire. Cette tendance se poursuit et s'amplifie durant les décennies suivantes. Avec la Flandre française (de Bailleul à Dunkerque), Bruxelles est le seul exemple d'une francisation accélérée et massive, aux XIXème et XXème siècles, dans un territoire d'expression flamande aussi peuplé.

Les partisans francophones d'une limitation du statut bilingue de Bruxelles (mais avec des droits étendus pour la minorité linguistique) estiment, en ce qui les concerne, que le rapport de force linguistique est disproportionné à Bruxelles par rapport à ce qu'il est au niveau fédéral, et que le régime bilingue à Bruxelles est inadapté, voire injuste à l'égard des francophones. Ils insistent sur le fait qu'au niveau fédéral, le taux de 39% de francophones en Belgique est équitablement comparable au pourcentage de 50% de ministres francophones, tandis que, dans le cas de Bruxelles, la proportion de néerlandophones au parlement et surtout au gouvernement est nettement disproportionnée par rapport aux 10% de la population que représentent les néerlandophones à Bruxelles.

Le débat est toujours en cours, mais, à l'heure actuelle, le statu quo prévaut tant au niveau fédéral qu'au niveau bruxellois. Certains affirment que la remise en cause de la parité à Bruxelles entraînerait la même remise en cause de la parité linguistique au sein du gouvernement fédéral. Pour ajouter à la complexité de ce débat, il est à noter que quelques communes situées autour de la région bruxelloise (c'est-à-dire sur le territoire de la région flamande) sont majoritairement peuplées de francophones. Une revendication francophone est donc l'élargissement de la région bruxelloise qui aurait pour effet, notamment, de créer une frontière commune, un couloir, entre la Wallonie et Bruxelles. Le débat est en cours.

Histoire

Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période. Etymologiquement, le nom de "Bruxelles" est expliqué de diverses manières, pour les uns il serait d'origine flamande ("Broeksel") signifiant en vieux flamand "habitation" (sel) "des marais" ("broek"), en effet, jusqu'au voûtement de la Senne en 1871 (rivière qui traversait le centre de la ville du Sud au Nord), Bruxelles était marécageux et sujet à des inondations périodiques. Selon d'autres pour qui l'habitat primitif de Bruxelles est situé sur la Montagne Saint-Michel, il serait d'origine celtique, le lieu ayant été habité bien avant les Francs, et aurait la même étymologie que la ville de Gaule cisalpine « Brixellum », l'actuelle Brescello, et dérive de « briga » (hauteur) et « cella » (le temple), c'est-à-dire le temple sur la hauteur, comme c'est d'ailleurs toujours le cas de la cathédrale Sainte-Gudule.

Économie

L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Son rôle de métropole commerciale nord-européenne en fait aussi une grande ville de congrès. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union européenne :

Transports

Pour le transport aérien, voir aussi l'article détaillé : Aéroports internationaux de Bruxelles

Le TGV Thalys relie Bruxelles à Paris, Amsterdam et Cologne, tandis que le TGV "classique" relie directement la métropole aux villes françaises du sud (Lyon, Marseille, etc.) L'Eurostar relie Bruxelles à Londres. Enfin, les trains Eurocity Iris et Vauban relient Bruxelles respectivement à Zurich et à Brigue, tous les deux via Metz, Strasbourg et Bâle. Bruxelles est desservie par plusieurs gares :

Il existe un projet de RER devant apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés par la ville. Ce projet implique la création de nouveaux points d'arrêt : la Gare de l'Ouest et Simonis, en correspondance avec le métro ; la halte du Germoir à Etterbeek et la gare des Arcades à Watermael, la halte du Vivier d'Oie à Uccle, un arrêt à hauteur du CERIA à Anderlecht et d'autres arrêts qui devraient voir le jour avant, pendant et après la mise en place du RER.

Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Trois lignes de métro desservent également la ville : les deux premières (lignes 1A et 1B) traversent la capitale d'est en ouest ; la troisième (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. À noter qu'une quatrième ligne (ligne 3), reliant la gare du Nord à la gare du Midi et se prolongeant jusqu'à la station Albert, est exploitée avec des tramways souterrains ("prémétro"). Le métro bruxellois compte 69 stations.

Art et Culture

Bruxelles est une ville étendue, l'espace disponible par habitant dépasse la moyenne des autres capitales européennes. Une part importante du bâti est composé de maisons unifamiliales, maintenant divisées en appartements, et d'immeubles de faible hauteur. Dans ce paysage urbain s'élèvent cependant des tours de bureaux modernes (Tour du Midi, Tour Madou, Tour Dexia, Tours Belgacom, Tour des Finances, WTC, etc.), concentrées dans les quartiers d'affaires de la ville : Gare du nord (surnommé le petit Manhattan), quartier européen, avenue Louise. De nombreux parcs jalonnent la ville. La proportion d'espaces verts est également importante bien qu'inégalement répartie. Les jardins privés en intérieur d'îlot sont nombreux.


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Belgique

Genèse du fédéralisme belge : nationalisme flamand, régionalisme wallon et « belgitude » bruxelloise

La régionalisation institutionnelle du pays amorcée dans les années 1970 est pour certains Wallons une manière de concrétiser la vingtaine de projets fédéralistes qu'ils ont rédigés depuis 1905 et, dès 1912, avec l'appui d'une majorité de parlementaires wallons, notamment lors du Congrès wallon de 1913, en 1938 lors du dépôt d'une révision de la Constitution allant dans ce sens par Georges Truffaut. En 1947, la majorité du groupe parlementaire wallon appuya une révision de la Constitution belge allant dans ce sens après la réunion du Congrès national wallon en 1945 et 1946. Une nouvelle tentative eut lieu en 1952 à l'initiative de Joseph Merlot. Le 13 janvier 1961, au plus fort de la grève qui paralysait la Wallonie 400 mandataires socialistes wallons se réunirent à Saint-Servais et rédigèrent une Adresse au Roi dans laquelle ils réclamaient la Wallonie le droit de disposer d'elle-même. Du mouvement social naquit un mouvement le Mouvement populaire wallon puis plus tard le Rassemblement wallon qui permettent de penser que ce sont les politiques wallons qui initièrent le passage de la Belgique de l'État unitaire à l'État fédéral amorcé dans les années 70.

Les Bruxellois francophones demeuraient en revanche partisans d'une Belgique centralisée, de crainte de perdre leur influence de ville-centre de la politique et de l'économie belges. Désormais, les Bruxellois (francophones) soutiennent à leur tour la régionalisation, puisqu'ils ont obtenu en 1989 leur propre Région fédérée et la garantie que celle-ci serait une Région à part entière.

Les Bruxellois francophones ne sont ni Wallons, ni Flamands : en revanche, les Bruxellois francophones ont avec les Wallons une langue commune, le français (en raison de la francisation de Bruxelles). Les Bruxellois de souche ont avec les Flamands de nombreuses ascendances familiales (les Bruxellois étaient en majorité des néerlandophones au XIXe siècle, parlant des dialectes flamands brabançons).

La population bruxelloise s'est enrichie d'une immigration soutenue en provenance de Wallonie aux XIXe et XXe siècles (dans des proportions équivalentes à celle en provenance de la Flandre), puis s'est encore diversifiée avec une immigration d'Europe de l'Est et du Sud au cours du XXe siècle (réfugiés russes fuyant le bolchevisme après 1917 ; travailleurs en provenance d'Italie, d'Espagne et du Portugal autour de la seconde guerre mondiale et pendant les Trente glorieuses ; etc.), et enfin une immigration plus récente (depuis les années 1960-1970) en provenance des anciennes colonies belges mais aussi du Maghreb, de Turquie, d'Amérique latine, etc. Ces vagues d'immigrations successives ont en commun d'avoir adopté la langue française.

Les Flamands de Bruxelles ont une position fort différente: ils défendent l'autonomie de la région-capitale, mais revendiquent avec force leur appartenance à la Communauté Flamande. Aucun de leurs élus ne voudrait laisser tomber cela. Ils se définissent comme Flamands et Bruxellois à la fois, l'une étant leur communauté (voir pour certains d'eux, leur 'nation'), l'autre leur ville.

Les deux Régions très majoritairement francophones de Belgique (Région wallonne et Région Bruxelles-Capitale), vivent dans le même espace linguistique, artistique et médiatique. Des solidarités multiples et fortes existent donc entre Wallons et Bruxellois. Les partis politiques belges se divisent selon la langue. Il existe depuis peu un consensus à l'intérieur des partis belges francophones pour faire face à l'indéniable puissance du mouvement nationaliste flamand (tous les partis politiques modérés de Flandre se déclarent "nationalistes flamands" aujourd'hui, le parti du ministre-président flamand envisage même l'indépendance à long terme). Wallons et Bruxellois demeurent très attachés à l'existence de leur région respective, tout en conservant une loyauté politique à la Belgique (cette dernière se manifestant à des degrés divers tant à Bruxelles qu'en Wallonie, mais également, dans une moindre mesure, en Flandre, cf. Sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie).

Le fédéralisme belge donne de fait la préséance aux Régions sur les Communautés puisque les députés des Parlements wallon et bruxellois sont élus directement, une partie des députés bruxellois francophones directement élus formant alors, avec la totalité des parlementaires wallons directement élus, le Parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles, institution parfois remise en cause par des Wallons, comme l'indique régulièrement le baromètre politique saisonnier de la Libre Belgique. Depuis, une contestation semblable a surgi à Bruxelles même avec un texte publié le 20 décembre 2006 dans le journal Le Soir, auquel des Wallons ont répondu positivement le 7 mai 2007. Il semble bien qu'on puisse dire que si la solidarité francophone n'est pas contestée, la manière de l'organiser institutionnellement pose actuellement problème puisque la Région bruxelloise, bien que majoritairement francophone, a à sa tête un Gouvernement où le nombre des ministres en titre flamands est strictement identique à celui des ministres francophones (alors que les Flamands représentent 10 % de la population bruxelloise comme le rappelle Philippe Van Parijs), ce qui constitue une asymétrie au niveau de la représentation démographique de la capitale. Comme nombre d'habitants francophones de Bruxelles ne votent pas, la représentation flamande tourne cependant autour de 14 % des suffrages, mais ces suffrages élisent 19% des sièges du Conseil régional (17 sièges contre 72 aux francophones). On a calculé qu'un siège francophone "coûtait" 44 % de voix de plus qu'un siège flamand. Dans le gouvernement fédéral, le nombre des ministres francophones équivaut à celui des néerlandophones (sans compter le premier ministre), bien que les francophones soient dans une position minoritaire (40 à 45 % au niveau fédéral, si l'on y ajoute aussi les francophones de Flandre). Mais ces deux positions minoritaires ne sont pas comparables. L'une (les Flamands de Bruxelles), constitue une communauté au sein d'une ville, l'autre - les Wallons et des Bruxellois francophones - soit constituent la population presque toute entière d'une entité fédérée (la Région wallonne), vivant sur la plus grande partie du territoire belge, soit constituent la grande majorité d'une ville qui a fait du français sa lingua franca.

Organisation de l'État fédéral belge

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et un État fédéral, dont le chef d'État actuel est le roi Albert II. En pratique le pays conserve quelques caractéristiques confédérales.

La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d'éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l'indépendance de la Flandre à court terme tandis qu'un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d'obédience républicaine par nature.

Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d'équipollence des normes, c'est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n'a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l'essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l'État belge.

En 1980 lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l'autorise la Constitution. Les 6 députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant les matières régionales.

Le pouvoir fédéral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les élections de juin 2003 le gouvernement est une coalition de quatre partis politiques menée par Guy Verhofstadt, composée des partis socialistes francophone et néerlandophone, ainsi que des partis libéraux francophone et néerlandophone.

L'État fédéral est compétent dans tous les domaines d'intérêt national, tels que la défense et les affaires internationales, toute la sécurité sociale, 95% de la fiscalité, l'économie, les télécommunications et d'importantes compétences semi-fédéralisées, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l'enseignement (âge de l'obligation scolaire, diplômes, etc.).


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