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Vol pour Marseille (France)
 

Marseille

Histoire de Marseille

À la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, Marseille se retrouve occupée par l'armée allemande le 12 novembre 1942, comme le reste de la Zone sud. La ville souffrira grandement de l'occupation, et en particulier le quartier du Panier au nord du Vieux-Port, qualifié de quartier criminel par les nazis. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1943, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, et deux jours plus tard, le 24 janvier, le général SS Oberg, assisté du préfet René Bousquet ordonne aux habitants du quartier du Vieux-Port d'évacuer leur domicile dans les deux heures, avec 30 kg de bagages. 30000 personnes sont expulsées. Dans les deux semaines qui suivent, 1500 immeubles sont dynamités, laissant un champ de ruines jusqu'à la libération.

Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2000 victimes.

Le 15 aoĂ»t 1944 a lieu le dĂ©barquement en Provence. A cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulĂ©s et le cĂ©lèbre pont transbordeur dĂ©truit.

Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l'Armée d'Afrique sur la canebière.

Population

Marseille a toujours Ă©tĂ© le « carrefour du monde Â». Ă€ la fin du XVIIIe siècle, la moitiĂ© de la population n'Ă©tait pas d'origine marseillaise : parmi les principaux groupes d'Ă©trangers se trouvaient les Italiens (GĂ©nois ou PiĂ©montais pour la majoritĂ©) ainsi que des Espagnols, Grecs ou Levantins.

La citĂ© phocĂ©enne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs Ă  partir de la fin du XIXe siècle, Russes Ă©migrĂ©s en 1917, ArmĂ©niens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936, MaghrĂ©bins depuis l'entre-deux-guerres, Africains après 1945, Pieds-Noirs après 1962.

Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville armĂ©nienne et compte environ 200 000 musulmans (25% de la population), 80 000 israĂ©lites, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.

Pour commémorer les 2600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies: 6.000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d'être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d'artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.

Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an Ă  la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fĂŞte, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'ĂŞtre marseillais Â» et d'aimer l'OM malgrĂ© ses vicissitudes.

De nombreuses fĂŞtes de quartiers ont lieu, principalement au dĂ©but et Ă  la fin de l'Ă©tĂ©, et permettent Ă  tous de se rencontrer : FĂŞte du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai...

Toutefois l'unanimitĂ© ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille " black, blanc, beur " : Le Front national a obtenu rĂ©gulièrement Ă  Marseille un nombre record de voix Ă  toutes les Ă©lections prĂ©cĂ©dant celles de 2007 oĂą Nicolas Sarkozy a Ă©tĂ© Ă©lu par la majoritĂ© de la population votante.

Après une grave crise dans les annĂ©es 1970 et 1980 (dĂ»e en partie Ă  la fermeture du canal de Suez) qui a vu la population passer de plus de 900 000 Ă  moins de 800 000 habitants, l'État et les autoritĂ©s marseillaises dĂ©cidèrent dans les annĂ©es 1990 et 2000 de relancer l'Ă©conomie de la ville : le programme EuromĂ©diterranĂ©e est un vaste programme visant Ă  attirer les entreprises et s'accompagnant d'une importante rĂ©habilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome.

Deuxième ville de France avec plus de 820 000 habitants, Marseille est aussi la 3e unitĂ© urbaine du pays (après Paris et Lyon) avec 1 350 000 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles Ă  l'ouest et Aubagne Ă  l'est.

Économie

Marseille et ses alentours représentent un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90% sont des TPE.

Marseille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse. Elle gère l'aéroport de Marseille Provence à Marignane, qui est la 3e plateforme aérienne de France.

Un des principaux ports de pĂŞche de la cĂ´te mĂ©diterranĂ©enne française mais loin derrière Sète et Port-Vendres : Pour tout le quartier maritime de Marseille, on ne compte plus que 260 marins pour 125 navires pratiquant une pĂŞche traditionnelle. Les apports annuels sont d'environ 1 000 tonnes.

Entre le XVIIe siècle et le XXe siècle, l'industrie florissante du savon de Marseille, des tuiles et de la cĂ©ramique, des produits alimentaires, huiles ou pâtes, de la construction navale, a Ă©tĂ© une vitrine pour la ville. Tous les chemins de fer du midi de la France convergeaient aussi vers le port et docks de Marseille. Deux financiers ont beaucoup comptĂ© dans la deuxième moitiĂ© du XIXe siècle, en transformant et modernisant l'urbanisme de la ville et son tissu industriel : Paulin Talabot (1799-1886)et Jules Mirès (1809-1871). Jules Mirès a en outre conçu, sans les rĂ©aliser, les plans de rĂ©novation urbaine du port de la Joliette repris aujourd'hui, et il a tracĂ© les grandes avenues haussmanniennes de Marseille. Une rue porte son nom dans la citĂ© phocĂ©enne. En 1854 sa SociĂ©tĂ© sidĂ©rurgique "de l'Ă©clairage au Gaz, des fonderies et hauts fourneaux de Marseille" obtenait le monopole de l'Ă©clairage de la ville et celle d'Arles. La fin des colonies, la crise de l'industrie française et le dĂ©placement gĂ©ographique des implantations (zones de la vallĂ©e de l'Huveaune, de Vitrolles et de l'Etang de Berre-Fos sur Mer) ont quasiment rĂ©duit Ă  nĂ©ant l'emploi industriel dans la ville.

La DĂ©lĂ©gation Provence et Corse, est le second pĂ´le rĂ©gional du CNRS après l'ĂŽle-de-France : par son budget de 140 M?, par ses effectifs : près de 1900 agents CNRS (dont 853 chercheurs) et 2000 personnels (dont plus de 1600 chercheurs) des universitĂ©s d'Aix-Marseille et des autres organismes (INSERM, INRA...) participent activement Ă  la recherche, par ses 110 structures opĂ©rationnelles de recherche et de service dont 90 unitĂ©s de recherche.

La majoritĂ© des structures opĂ©rationnelles (94%) se trouve implantĂ©e Ă  Marseille et Aix-en-Provence, et rĂ©partie sur 23 sites. L'aire Marseille-Aix regroupe, Ă  elle seule, 95 % des agents CNRS de la DĂ©lĂ©gation : 77 % sur la zone marseillaise et 18% sur la zone aixoise.

Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : 3 chercheurs marseillais ont participĂ© Ă  la dĂ©couverte (qui reste Ă  valider) de la « fabrication Â» de « sang universel Â» ; des scientifiques marseillais ont dĂ©couvert de nouvelles exoplanètes.

Tous les principaux domaines de recherche sont reprĂ©sentĂ©s, avec toutefois une prĂ©dominance des sciences de la vie et des sciences de l'homme et de la sociĂ©tĂ© :

L'Assistance publique des hôpitaux de Marseille est spécialisée dans toutes les disciplines, et dispose d'un niveau technologique qui lui permet de prendre en charge les demandes médicales les plus pointues. Son attractivité dépasse les frontières régionales pour les cas qui nécessitent une haute technicité et des équipements sophistiqués.

Le domaines d'excellence sont : hĂ´pital d'enfants (mĂ©decine nĂ©onatale), pathologies rares (grands brĂ»lĂ©s, hĂ©matologie, neurochirurgie) ; transplantation d'organes (traumatologie, greffes osseuses...).

Les principaux Ă©tablissements publics rattachĂ©s Ă  l'Assistance publique des hĂ´pitaux de Marseille sont : l' hĂ´pital Sainte-Marguerite et l'hĂ´pital Salvator (9e arrondissement), l'hĂ´pital de la Timone et l'hĂ´pital de la Conception (5e arrondissement), l'hĂ´pital Nord (15e arrondissement).

L'Hôpital d'instruction des armées (HIA) Laveran (13e arrondissement) participe au service public hospitalier

Les principaux établissements privés sont l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (9e arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (2e arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (8e arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (6e arrondissement).

Il existe trois universitĂ©s sur Marseille regroupant plus de 60 000 Ă©tudiants : l'UniversitĂ© de Provence - U1: Sciences exactes, lettres et sciences humaines, l'UniversitĂ© de la MĂ©diterranĂ©e - U2 : Sciences exactes, santĂ©, sport et Ă©conomie et l'UniversitĂ© Paul CĂ©zanne - U3 : Sciences exactes, droit, science politique, Ă©conomie appliquĂ©e et gestion.

Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus important ensemble de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des 3 universités est en cours.

Les principaux campus sont situĂ©s Ă  Luminy, Saint Charles, Saint JĂ©rĂ´me, Château Gombert, et pour les enseignements mĂ©dicaux La Timone et l'HĂ´pital Nord . Ces universitĂ©s ont aussi des Ă©tablissements principalement sur Aix-en-Provence mais aussi dans toute l'acadĂ©mie. Les universitĂ©s U1 et U3 ayant d'ailleurs leur siège Ă  Aix-en-Provence. Le caractère bicĂ©phale de ces universitĂ©s est principalement hĂ©ritĂ© de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière gĂ©nĂ©rale sur les sciences exactes, alors que sur Aix-en-Provence, ce sont les sciences humaines qui prĂ©dominaient.

Le lycĂ©e Thiers propose les classes prĂ©paratoires les plus rĂ©putĂ©es de la rĂ©gion, toutefois Marseille ne dispose pas de grandes Ă©coles renommĂ©es, les seules ayant leur siège Ă  Marseille Ă©tant : l'École centrale de Marseille, Ecole d'ingĂ©nieurs dont la première promotion est sortie en 2006, nĂ©e de la fusion de divers Ecoles d'ingĂ©nieurs ; Euromed Marseille Ecole de Management, anciennement "École supĂ©rieure de commerce de Marseille" qui n'avait jamais acquis de renom particulier ; l'ESIL (École supĂ©rieure d'ingĂ©nieurs de Luminy), prĂ©sente sur Marseille depuis 1993, qui forme des IngĂ©nieurs spĂ©cialisĂ©s dans 6 domaines : informatique, biomĂ©dical, biotechnologie, matĂ©riaux, rĂ©seaux et multimĂ©dia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ; Polytech'Marseille (Ecole Polytechnique Universitaire de Marseille) nĂ©e du regroupement de 3 Ă©coles d'ingĂ©nieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des IngĂ©nieurs spĂ©cialisĂ©s dans 4 domaines : MĂ©canique-EnergĂ©tique, GĂ©nie Industriel et Informatique, MicroĂ©lectronique et TĂ©lĂ©communication, GĂ©nie Civil.

Parmi les sociĂ©tĂ©s de renommĂ©e on trouve : CMA-CGM (l'un des leaders mondiaux du transport maritime), le Groupe des Eaux de Marseille (quatrième groupe français dans le secteur de l'eau), le Groupe ONET (N°1 national du nettoyage), la Comex (explorations sous-marines), Eurocopter (premier fabricant d'hĂ©licoptères au monde) filiale d'EADS, La Provence, La Marseillaise (quotidiens rĂ©gionaux), l'Olympique de Marseille, la SNCM. (compagnie de navigation qui a en particulier assurĂ© jusqu'Ă  prĂ©sent la continuitĂ© territoriale avec la Corse).

Le renouveau de la ville et la nouvelle image dont elle jouit, matĂ©rialisĂ©s par les travaux importants  Â»Â” notamment dans le cadre du projet EuromĂ©diterranĂ©e, entre la gare Saint-Charles, la Belle de Mai et les anciens docks. La ville se veut le carrefour de la MĂ©diterranĂ©e et de l'Europe  Â»Â” qui sont entrepris en son sein, et une forte mĂ©diatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes : le trafic de la gare Saint-Charles est passĂ© de 7,1 millions de passagers annuels en 2000 Ă  15 millions en 2007 dĂ» Ă  l'effet TGV mettant Marseille Ă  3h de Paris, 1h20 de Lyon et 4h de Lille.

Marseille compte désormais 6 hôtels 4 étoiles ce qui est peu comparé aux 14 de Lyon mais un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d'années, toutefois peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille.

En l'espace de 10 ans, Marseille a multiplié par 30 le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II.

Marseille a même postulé pour l'organisation de la Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les 4 ans), a été retenue dans les 5 finalistes et a organisé l'Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007.

Depuis la fin des annĂ©es 1980, Marseille jouit d'une image positive, lieu de solidaritĂ© et de pacification interethnique. L'image de la ville passe peu Ă  peu d'une CitĂ© mal famĂ©e oĂą prospère le "milieu"  Â»Â” le Chicago français  Â»Â” Ă  une ville largement ouverte sur la mer bĂ©nĂ©ficiant d'un site unique, Ă  la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV MĂ©diterranĂ©e a favorisĂ© cet engouement mettant la Canebière Ă  3 heures de Paris.

Marseille a inauguré en 1999 le Parc du XXVIe centenaire, au sud de la ville, pour exprimer son histoire et écrire son avenir. Néanmoins, derrière cet apparat, la ville souffre toujours d'un taux de chômage élevé qui, bien qu'en forte baisse (Celui-ci a chuté de 8 points de pourcentage entre 1995 (20%) et 2005 (12%), reste préoccupant.

Enfin, les prix de l'immobilier n'ont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©s de toute l'histoire Ă  Marseille (2 652 ? le m² en moyenne), qui se paie dĂ©sormais le « luxe Â» d'ĂŞtre pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 ? le m²) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3636.2 ? le m²).

Marseille et la Mer

La circonscription du port autonome de Marseille s'étend sur 70 km de côtes, allant d'est en ouest du Vieux-Port à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Il traite annuellement 100 millions de tonnes de marchandises (dont 60% d'hydrocarbures), ce qui en fait le premier port français, de la Méditerranée et le troisième port en Europe, et 1,8 million de passagers, essentiellement vers la Corse et l'Afrique du Nord, ainsi que les croisières en Méditerranée. Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes.

Marseille, qui figure dans les 3 premiers complexes de plaisance d'Europe compte 4 ports de plaisance importants : le Vieux-Port : 3500 places Ă  quai 6 mètres de tirant d'eau, la Pointe Rouge : 1800 places Ă  quai tirant d'eau de 4 Ă  6 mètres, Le Frioul : 1500 places Ă  quai dont 150 anneaux rĂ©servĂ©s aux plaisanciers de passage, l'Estaque: 1500 places dont 145 pour la plaisance.


Informations sur Marseille plus d'infos sur Marseille
 
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Vol pour la France
 

France

Géographie

Ă€ l'exception de sa frontière nord-est, le pays est dĂ©limitĂ© principalement par des mers et l'OcĂ©an et des frontières naturelles : Rhin, Jura, Alpes, PyrĂ©nĂ©es.

La France mĂ©tropolitaine a une grande variĂ©tĂ© de paysages, entre les plaines cĂ´tières situĂ©es dans le nord et l'ouest et les chaĂ®nes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les PyrĂ©nĂ©es). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine Ă  4 Â»Â‰810 m. Il existe aussi d'autres rĂ©gions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisĂ©es. La France bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d'un rĂ©seau fluvial Ă©tendu qui est composĂ© principalement par la Loire, le RhĂ´ne (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

Le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il existe aussi un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population françaises. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'en ont pas.

Des collectivitĂ©s françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liĂ©s Ă  leur plus forte autonomie : les collectivitĂ©s de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions gĂ©nĂ©ralement confĂ©rĂ©es aux rĂ©gions et dĂ©partements mĂ©tropolitains. Toutefois, Mayotte Ă©volue depuis 2001 vers le statut de dĂ©partement d'outre-mer, pour une plus forte intĂ©gration. Ces deux collectivitĂ©s, bien que situĂ©es hors de l'Union europĂ©enne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur

les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent le franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitĂ©es sont gĂ©rĂ©es Ă  distance depuis un autre territoire habitĂ©, par un administrateur dĂ©signĂ© par l'État au nom de la rĂ©publique : les Ă®les Éparses (dans l'ocĂ©an Indien, dispersĂ©es autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'ocĂ©an Indien) sont administrĂ©es depuis la RĂ©union, et Clipperton (Ă  l'Est de l'ocĂ©an Pacifique, au large du Mexique) est gĂ©rĂ©e depuis la PolynĂ©sie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

Environnement

La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.

Démographie

La RĂ©publique française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en mĂ©tropole, soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national gĂ©nĂ©ral Ă©tait organisĂ© Ă  intervalles rĂ©guliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance dĂ©mographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalitĂ© supĂ©rieur Ă  la moyenne europĂ©enne (830 900 naissances contre 531 200 dĂ©cès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc Ă©voluĂ© de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fĂ©conditĂ©, il est de 2,01 bĂ©bĂ©s par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fĂ©conditĂ© plus Ă©levĂ©s en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le dĂ©but du XXIe siècle sa structure Ă©voluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgĂ©e, en raison Ă  la fois de la progression de l'espĂ©rance de vie (la France jouit d'une des plus longues espĂ©rances de vie au monde) et de l'arrivĂ©e vers le troisième âge de la gĂ©nĂ©ration du baby boom (ce phĂ©nomène est appelĂ© communĂ©ment le papy boom).

En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'immigrés (comprendre nés étrangers hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrĂ©s viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'Ă©trangers (personnes de nationalitĂ© Ă©trangère) en France mĂ©tropolitaine Ă©tait de 3 501 000 personnes, c'est-Ă -dire 5,8% de la population. La proportion de ceux-ci est comparable Ă  la moyenne des pays de l'Europe de l'Ouest comme le Royaume-Uni (4,8% ), l'Allemagne (8,9%), l'Espagne (10%), les Pays-Bas (4,3%), la Suède (5,3%), la Belgique (8,6%) et la Suisse (20,7%) .

Selon Michèle Tribalat, chercheur Ă  l'INED, le nombre d'immigrĂ©s est très difficile Ă  estimer Ă  cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois Ă©tudes ont Ă©tĂ© menĂ©es : en 1927, 1942 et 1986. D'après une Ă©tude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent Ă©tranger.

Économie et développement

La France est la 6e puissance Ă©conomique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale). Avec ses 551 602 km² et ses 63 millions d'habitants, la France ne pourrait ĂŞtre considerĂ©e comme un « grand Â» pays Ă  l'Ă©chelle mondiale. Cependant, son poids Ă©conomique a su en faire un rĂ´le majeur de la scène internationale. La France a très tĂ´t tirĂ© profit d'atouts naturels indĂ©niables, Ă  commencer par sa situation gĂ©ographique, du centre de l'Europe aux dĂ©bouchĂ©s sur les principaux flux commerciaux d'Europe occidentale : MĂ©diterranĂ©e, Manche, Atlantique... Ă€ cet Ă©gard, le MarchĂ© commun europĂ©en mis en place en 1957, a constituĂ© pour les entreprises françaises une vĂ©ritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de reprĂ©senter d'importants partenaires commerciaux.

La France est un grand pays agricole et avec 23 % de la production agricole europĂ©enne en 1999, elle est largement en tĂŞte des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %) notamment du Ă  une modernisation considĂ©rable. La population active agricole continue de diminuer suivant le mouvement qui avait fortement repris après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour autant, il semblerait que cette population connaisse un relatif rajeunissement liĂ© surtout aux dĂ©parts massifs en retraite et prĂ©retraite : 53 % de chefs d'exploitation avaient moins de 50 ans en 2000, contre 42,6 % en 1988. L'activitĂ© agricole occupe 60 % du territoire mĂ©tropolitain Ă  travers ses 28 millions d'hectares, cependant seulement la moitiĂ© sont mis en culture et le reste profite notamment Ă  l'urbanisme mais aussi aux forĂŞts.

En 2000, d'après l'INSEE, la part en valeur de chaque groupe de produits agricoles dans l'ensemble de la production agricole s'établissait ainsi


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Dakar

Culture

Haut-lieu d'échanges et de créativité, l'Institut français Léopold Sédar Senghor assure à la fois la diffusion de la culture française et la promotion de la culture du Sénégal. C'est l'un des derniers endroits où l'on peut voir des films après la fermeture des salles les unes après les autres.

Créé en 1999, le Festival international du film de quartier tente de redynamiser le Septième Art. C'est une vitrine pour les jeunes réalisateurs et le premier marché pour le cinéma, la télévision et le multimédia.

À côté de la scène classique du Théâtre national Daniel Sorano, inauguré en 1965 mais confronté à des difficultés budgétaires, le Festival international de toutes les danses Kaay Fecc, lancé en 2001, offre un nouvel espace à l'expression chorégraphique.

De renommée internationale, la Biennale d'art africain contemporain (Dak'Art) s'expose dans différents quartiers de la capitale depuis 1990.

Le Thiossane, la discothèque de Youssou Ndour, et Metissacana, le cybercafé de la styliste Oumou Sy, sont d'autres lieux qui comptent dans la vie culturelle dakaroise.

Éducation

En 2000 le Forum mondial sur l'éducation a été organisé à Dakar, sous l'égide de l'UNESCO.

Comme d'autres, le secteur de l'éducation doit faire face à l'explosion démographique de la capitale, une croissance qui, pour les plus favorisés, fait parfois la part belle à l'enseignement privé.

Dakar abrite une quinzaine d'établissements d'enseignement secondaire. Les lycées publics sont le gros lycée Blaise-Diagne, le lycée Lamine-Guèye (anciennement Van Vollenhoven), le lycée John-Fitzgerald-Kennedy destiné aux jeunes filles, le lycée Thierno-Seydou-Nourou-Tall (connu auparavant sous le nom de Lycée d'application), le lycée Galandou-Diouf, le lycée Seydina Limamou Laye ainsi que le lycée Maurice-Delafosse qui prépare également aux carrières industrielles ou commerciales.


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Sénégal

Démographie

Outre celle de Dakar, les régions les plus urbanisées sont Ziguinchor, Thiès et Saint-Louis. Les moins urbanisées sont celles de Kolda, Matam et Fatick. C'est dans la région de Tambacounda que l'on trouve la plus faible densité (11 habitants au km²).

Si le Sénégal accueille en outre des migrants, saisonniers ou non, des pays limitrophes ou lointain, une forte communauté sénégalaise vit à l'extérieur. Cette diaspora représente une ressource essentielle pour le pays, à la fois économique et identitaire. Les NTIC favorisent le maintien des liens familiaux et des réseaux traditionnels.

Ce sont principalement des hommes jeunes qui s'installent en Europe, principalement en France, ou en Amérique du Nord, notamment au Québec avec un projet de retour vers le pays au bout de quelques années. L'accroissement de l'immigration clandestine dans les pires conditions notamment vers les îles Canaries est une préoccupation majeure pour le Sénégal et les pays d'accueil.

Les plus dĂ©sespĂ©rĂ©s veulent ignorer les risques, sensibles Ă  la rĂ©ussite de quelques-uns, et notamment de personnalitĂ©s de la diaspora  Â»Â” nĂ©es au SĂ©nĂ©gal ou de parents sĂ©nĂ©galais  Â»Â” particulièrement dans les milieux artistiques ou sportifs.

On observe une grande diversitĂ© ethnique : Wolofs (43,3 %), Peuls (23,8 %), SĂ©rères (14,7 %), Diolas (3,7 %), MalinkĂ©s (3,0 %), SoninkĂ©s (1,1 %) Mandjacks (2%) et quelques autres ethnies moins nombreuses et plus localisĂ©es, sans compter les EuropĂ©ens et les Libanais assez prĂ©sents en milieu urbain.

Économie et développement

Ă€ l'origine, les colonies ne devaient que produire de la matière première et une main-d'oeuvre gratuite. Il Ă©tait interdit de dĂ©velopper une activitĂ© industrielle. « Pas mĂŞme un clou Â» selon Colbert. - Le SĂ©nĂ©gal possède la troisième Ă©conomie de la sous-rĂ©gion ouest-africaine après le NigĂ©ria et la CĂ´te d'Ivoire. Compte tenu de sa situation gĂ©ographique et de sa stabilitĂ© politique, le SĂ©nĂ©gal fait partie des pays africains les plus industrialisĂ©s avec la prĂ©sence de multinationales qui sont majoritairement d'origine française et dans une moindre mesure amĂ©ricaine.

Son économie est principalement tournée vers l'Europe et l'Inde. Ses principaux partenaires économiques sont la France, l'Inde, l'Italie. Cependant, depuis plusieurs années, la Chine est un partenaire de plus en plus grandissant comme en témoigne les sommets Chine-Afrique.

ComparĂ© aux autres pays du continent africain, le SĂ©nĂ©gal est très pauvre en ressources naturelles, ses principales recettes provenant de la pĂŞche et du tourisme :

Le poids de la dette extérieure de ce pays pauvre très endetté (PPTE) et le secteur agricole qui emploie à peu près 70% de la population sénégalaise laisse peu de marge pour un décollage économique. De plus, l'agriculture sénégalaise est très sensible aux aléas climatiques et aux invasions acridiennes. En 1994, la monnaie est dévaluée et une politique de libéralisation est activement menée. Le Sénégal essaye de rentrer dans les conditions requises par le Fonds monétaire international (FMI) afin de bénéficier d'un allègement de la dette pour le développement du pays. Depuis 2006, le Sénégal est dans la liste des pays éligibles.

L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est le principal point d'entrée aérien vers le Sénégal. Le 25 mai 1971, l'avion supersonique Concorde fait un premier vol de démonstration Paris-Dakar en 2h52mn (dont 2h07 en vol supersonique) et le 21 janvier 1976 ouvre pour la première fois sa ligne commerciale Paris-Dakar-Rio. Le président Senghor assiste à son arrivée à l'aéroport de Dakar ainsi que les premiers passagers supersoniques de l'histoire de l'aviation. Le 1er avril 1982, c'est la fin de la liaison Paris-Rio.

Depuis le 23 février 2001, la compagnie aérienne Air Sénégal International, filiale du groupe Royal Air Maroc, propose des destinations vers l'Europe et l'Afrique. Elle a été sacrée meilleure compagnie aérienne africaine en 2003. Elle est membre de l'IATA depuis le 28 mai 2002.

Le rĂ©seau routier est bon Ă  l'ouest, mais se dĂ©grade en allant de plus en plus profondĂ©ment dans le pays. Le rĂ©seau de transport est bien dĂ©veloppĂ© dans les grandes villes avec les taxis, les bus ou les « cars rapides Â» plus ou moins en bon Ă©tat (dans les banlieues et villes secondaires, ce sont des taxis clandos collectifs ou des charrettes). Ă€ l'intĂ©rieur du pays, ce sont des grands cars blancs Ndiaga Ndiaye et taxis-brousse.

La gare de Dakar est la plus ancienne du Sénégal. Elle n'offre plus qu'une seule destination pour les voyageurs, Bamako au Mali - la liaison avec Saint-Louis étant désormais réservée au transport de marchandises.

Le transport maritime est constitué soit de chaloupes pour rejoindre l'île de Gorée à partir de Dakar, soit de bateaux pour des croisières sur le fleuve Sénégal, soit de gros bateaux de transport de marchandises qui bénéficient de l'un des 3 ports en eau profonde de l'Afrique et d'un terminal pour les containers.

Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays le long du littoral mais la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert. Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue également un défi car les moyens de transport restent souvent traditionnels à l'intérieur du pays.

De gros efforts sont effectuĂ©s au niveau des Ă©quipements. Ainsi de nombreux projets sont en cours :

Culture

La Constitution de 2001 a reconnu au français le statut de langue officielle et Ă  six langues celui de langues nationales, le wolof  Â»Â” langue parlĂ©e par le plus grand nombre de personnes mĂŞme appartenant Ă  d'autres ethnies  Â»Â” le sĂ©rère, le peul, le mandingue, le soninkĂ© et le diola. Cinq autres langues vernaculaires ont Ă©tĂ© promues peu après (hassaniya, balante, mancagne, noon et manjaque), et d'autres ajouts de langues codifiĂ©es sont en cours. Au total ce sont près d'une vingtaine de langues qui pourraient bĂ©nĂ©ficier du statut de langue nationale au SĂ©nĂ©gal.

La littérature du Sénégal a longtemps été connue dans le monde surtout à travers la personnalité exceptionnelle de Léopold Sédar Senghor, à la fois poète et homme d'État, chantre de la négritude et figure emblématique de la francophonie. Parmi les autres auteurs désormais classiques figurent notamment les romanciers Cheikh-Hamidou Kane, Birago Diop, Boubacar Boris Diop, mais aussi Ousmane Sembène qui portera à l'écran quelques-uns de ses propres romans. De leur côté les femmes sont particulièrement actives, voire incisives. En 1980, Mariama Bâ décrit avec une grande sensibilité la société polygame dans Une si longue lettre. Aminata Sow Fall, dans la Grève des Bàttu (1986), montre que le petit peuple n'était pas dépourvu de ressources. Plus récemment, Fatou Diome rencontre le succès avec Le Ventre de l'Atlantique (2004), un roman qui met en scène, souvent avec humour, les rêves d'évasion des jeunes Sénégalais.

La colonisation a laissé ses marques sur l'architecture du pays, comme à Gorée ou à Saint-Louis, et ces sites figurent aujourd'hui sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sobre et fonctionnel, mais plus éphémère, l'habitat traditionnel utilise les matériaux locaux (pierre, terre, bois, paille), comme pour les cases peules ou les cases à impluvium casamançaises.

C'est précisément de Casamance qu'est originaire l'architecte diola aujourd'hui le plus productif dans son pays et à l'étranger, Pierre Goudiaby Atepa. Il a conçu plusieurs grandes réalisations contemporaines, telle la Porte du Troisième millénaire à Dakar.

Le cinĂ©ma sĂ©nĂ©galais est l'un des plus anciens d'Afrique. Ses reprĂ©sentants les plus connus sont les cinĂ©astes Ousmane Sembène  Â»Â” Ă©galement romancier  Â»Â” et Djibril Diop MambĂ©ty, auxquels il faut ajouter Safi Faye, rĂ©alisatrice de films documentaires.


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